Maroc: Passage à la deuxième phase de la réforme du régime de change

Maroc: Passage à la deuxième phase de la réforme du régime de change

Le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, après avis de Bank Al-Maghrib, a décidé de procéder, à partir du 9 mars 2020, à un élargissement de la bande de fluctuation du dirham de ±2,5% à ±5% par rapport à un cours central fixé par Bank Al-Maghrib sur la base d’un panier de devises composé de l’euro (EUR) et du dollar américain (USD) à hauteur, respectivement ,de 60% et 40%. Cet élargissement s’inscrit dans le cadre de la poursuite du processus de réforme du régime de change, qui a été initié en janvier 2018, et intervient après l’atteinte des objectifs assignés à la première phase. La deuxième phase est entamée dans un contexte macro-économique et financier interne favorable, marqué notamment par un niveau approprié des réserves de change, une inflation maîtrisée, une dette publique soutenable et un secteur financier solide. La réforme du régime de change, qui est un processus volontaire, progressif et ordonné s’étalant sur plusieurs étapes, permettra de renforcer la capacité de l’économie marocaine à absorber les chocs externes, soutenir sa compétitivité et contribuer ainsi à améliorer sa croissance. Bank Al-Maghrib continue, conformément à son statut, de veiller au bon fonctionnement du marché des changes et interviendra, si nécessaire, sur ce marché pour assurer sa liquidité.

Kako Nubukpo: «Un débat va pouvoir s’ouvrir sur la taille de la zone monétaire de l’Eco et sur le régime de change »

Kako Nubukpo: «Un débat va pouvoir s’ouvrir sur la taille de la zone monétaire de l’Eco et sur le régime de change »

Réagissant à la fin prochaine du franc CFA, annoncée le 21 décembre 2019 par le président ivoirien Alassane Ouattara, l’économiste togolais Kako Nubukpo a déclaré que le principal avantage de l’Eco, s’il est « adopté par les 15 Etats de la région, c’est un marché de 350 millions d’habitants ». « Cela va réduire les coûts de transaction, favoriser l’investissement et créer un marché intérieur plus dynamique », a-t-il affirmé dans un entretien accordé à nos confrères de FranceInfo.fr Pour l’économiste togolais, le noyau dur aujourd’hui de l’Eco, ce sont les 8 pays de l’UEMOA, auxquels peuvent s’ajouter demain des pays comme le Ghana, le Liberia, le Cap-Vert, la Guinée-Conakry. Kako Nubukpo poursuit en ajoutant que « la seconde étape sera la négociation avec le Nigeria, ou il faudra mettre un principe de solidarité monétaire et budgétaire ». Cette phase est très importante d’autant plus que « si le Nigeria, qui représente 71% du PIB de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), n’y est pas, on aura un demi-succès », a-t-il expliqué. Qu’à cela ne tienne, « ce qui est nouveau, c’est qu’un débat va pouvoir s’ouvrir entre économistes sur la taille de la zone monétaire de l’Eco et sur le régime de change », a-t-il soutenu. Martin Kam