Les danseurs du prestigieux Ballet de Milan salués par le public casablancais

Les danseurs du prestigieux Ballet de Milan salués par le public casablancais

Grand gala de danse italienne à Casablanca Le Balletto di Milano (Ballet de Milan), l’une des compagnies de danse classico-moderne les plus prestigieuses d’Italie, a récemment illuminé la scène du Centre culturel « Studio des arts vivants » lors de son Grand gala de danse, une soirée d’exception portée par le Consulat général d’Italie et Dante Alighieri de Casablanca. Dirigée par Carlo Pesta, la célèbre et prestigieuse compagnie a offert aux Casablancais « un voyage émotionnel et artistique » d’une grande classe à travers des performances chorégraphiques qui confirment le talent de ses danseurs. « Une expérience unique pour tous, en particulier pour les passionnés de danse ». C’est la promesse formulée par le Consulat général d’Italie et la Dante Alighieri de Casablanca, à l’occasion de ce Grand gala de danse. Une promesse largement tenue au regard de la qualité du spectacle proposé  par le ballet, mondialement reconnu pour ses interprétations classiques et contemporaines de haut niveau. Un public cosmopolite, près d’un demi-millier de spectateurs venus nombreux des quatre coins de la ville, n’a cessé d’applaudir la troupe tout au long du spectacle. Malgré les humeurs de la nature – rafales de vent, froid persistant et pluie menaçante – rien n’a empêché les Casablancais de faire le déplacement, parfois de loin, pour assister à ce spectacle alliant prouesses chorégraphiques et musique de divers auteurs, dans un décor soigné, servi par des artistes réputés pour leur technique parfaite et l’intensité de leur interprétation. Il faut dire que le spectacle présenté ce soir-là « représente un voyage au cœur de l’art de la danse », comme l’a souligné, dans son mot de présentation, la présidente de la Dante Alighieri de Casablanca, Dr Marina Sganga Menjour. « Le Grand gala de danse du Balletto di Milano est bien plus qu’un simple spectacle : c’est une immersion totale dans les multiples expressions de l’art chorégraphique, capable d’enchanter, d’émouvoir et de célébrer la danse dans toute sa beauté », a-t-elle ajouté avant que les danseurs ne prennent possession de la scène. Décliné en deux temps, le spectacle a émerveillé la salle dans le premier comme dans le second acte. Parents, enfants, professionnels de danse et nombreux curieux ont été tour à tour éblouis et captivés. Les salves d’applaudissements ponctuant chaque prestation témoignaient de l’enthousiasme du public. Un voyage au cœur de l’art de la danse Il faut dire que les 16 danseurs dont 7 danseuses ont proposé ce soir-là un parcours artistique d’une grande richesse, entraînant le public de la magie lyrique du Lac des Cygnes, symbole absolu du Ballet romantique, au dynamisme moderne des ballets Frida et Lux Aeterna, extraits de leur dernière production « La Dolce Vita ». Comme l’avait annoncé un peu plus tôt la présidente de l’association culturelle italienne, chaque tableau exprimait « la polyvalence et la passion des danseurs ».  Il est à souligner que le programme de cette soirée, qui s’est achevé avec une création exclusive du Balletto di Milano, le célèbre Boléro, sur la musique de Ravel, devenu une œuvre culte de la compagnie, a rendu également hommage au grand répertoire classique comme Les flammes de Paris et Casse-Noisette. Nul doute que ce spectacle a suscité des vocations chez les jeunes et les moins jeunes et ravivé chez nombre de professionnels le souvenir de leurs débuts dans la danse. A 21h38, une première haie de danseuses s’est formée pour saluer la salle, suivie d’une seconde composée de leurs collègues danseurs, avant que l’ensemble de la compagnie ne rejoigne la scène, comme le veut la tradition, pour clore un spectacle salué par une longue ovation. Deuxième compagnie de Milan après la Scala de Milan, le Balletto di Milano est considéré parmi les plus prestigieux d’Italie. Il a été nommé Ambassadeur de la danse italienne à travers le monde. « Notre mission est de représenter notre spectacle à travers le monde, y compris en Italie », a confié Carlo Pesta, directeur du ballet et Chevalier officier de la République italienne pour ses mérites dans le domaine artistique et théâtral. Sa renommée est telle que « tous les artistes veulent venir travailler chez nous, ce qui nous permet de recruter les meilleurs danseurs », a-t-il poursuivi. La compagnie, qui s’est produite dans 14 pays à l’étranger depuis le début de l’année, revenait de Paris où elle a donné une série de représentations. «Nous sommes venus directement au Maroc et poursuivrons en Italie pour deux spectacles avant de nous envoler pour le sud de la France, à Marseille. Tout cela grâce à des collaborations, notamment avec la société Dante Alighieri à l’étranger», a précisé Carlos Pesta. Et d’annoncer également d’autres productions prévues d’ici la fin d’année à Malte et dans le sud de la France. Alain Bouithy     

Maroc/Voyage musical en terres napolitaines: La voix de Fiorenza Calogero envoûte le public casablancais

Maroc/Voyage musical en terres napolitaines: La voix de Fiorenza Calogero envoûte le public casablancais

Fiorenza Calogero a illuminé la scène du Théâtre Italia à Casa blanca lors d’une magnifique soirée qui a récemment rassemblé de nombreux mélomanes de Casablanca et des villes alentours, curieux et amoureux de musiques napolitaines. Considérée comme l’une des plus grandes interprètes de la chanson na politaine, l’Italienne à la voix très sen suelle, aux tons chauds et profonds, a offert un concert de grande qualité à l’occasion de la 33e édition du Festival de musique populaire contemporaine (« SETE SóIS SETE LUAS »). Lors de cette soirée musicale, or ganisée par le Consulat général d’Italie et le Dante Alighieri de Casablanca, la chanteuse – qui était accompagnée de Michele Boné (guitare classique), Gennaro Esposito (guitare battante) et Raffaella Coppola (danses et tambou rins), a transporté le public présent au cœur de Naples. Intitulé « Animafolk », le concert présenté ce soir-là est né en 2022. « Il puise ses racines dans les sonorités du sud de l’Italie. Tammurriate, taren telles, chansons d’auteurs et classiques napolitaines s’entremêlent dans un spectacle qui unit passion et culture », a déclaré dans son mot de présenta tion la présidente de la Dante Ali ghieri de Casablanca, Dr Marina Sganga Menjour. A 20h23 et sous les applaudisse ments nourris du public, les pre mières notes de sonorités résonnent dans la salle avec à la manœuvre les deux guitaristes. Quelques minutes après, tambourin à la main, voix pleine de grâce, Fiorenza Calogero entre en scène pour une première prestation de quatre minutes qu’elle conclura par un échange chaleureux avec le public. Dès lors, une belle com plicité s’installe, le public exulte, l’ac compagne pendant plusieurs minutes, avant une nouvelle interac tion suivie de l’entrée sur scène de la danseuse vêtue de rouge et d’un fou lard noir. Dix-sept minutes après le début du concert, l’ambiance reste vive et intense. Le public, faisant preuve d’un enthousiasme manifeste, continue d’accompagner la chanteuse et la danseuse dans ses chorégraphies. Puis, une longue séquence instrumen tale vient mettre en lumière tout le ta lent des musiciens. Juste après ce moment musical, la danseuse se joint au public qui joue le jeu avec joie et enthousiasme. L’espace entre la scène et la salle est rapidement pris d’assaut par les mélomanes. L’am biance atteint alors son comble. Après un repli marqué par un rythme plus doux, le ton remonte avec d’autres nouveaux titres et une nou velle chorégraphie. Il est 21h01 : autour d’elle, un cerce de spectateurs s’élargit au fil des minutes, rassemblant jeunes garçons, filles et parents visiblement heureux d’être présents à ce concert, sous le regard ému de la chanteuse qui savoure ce moment. Tout autour et au fond de la salle, les spectateurs, débout, tentent d’im mortaliser l’instant magique. Les flashes crépitent, les sourires fusent, la joie est perceptible. Après plus d’une heure d’un spec tacle intense et enthousiaste ponctué de multiples échanges avec la salle, Fiorenza Calogero remercie chaleureu sement le public qui en redemande. Une demande à laquelle la chanteuse répondra volontiers. Comme l’a déclaré Marina Sganga Menjour un peu plus tôt, « le Festival de musique populaire contemporaine est un événement culturel annuel qui soutient des projets de musique popu laire contemporaine ». Cet important rendez-vous « est promu par un réseau culturel de 30 villes de 11 pays diffé rents, parmi lesquelles l’Italie et le Maroc, bien sûr, et puis encore l’Es pagne, la France, le Portugal, la Tuni sie, etc. », a-t-elle précisé. En ce qui concerne Fiorenza Calo gero, présentée comme l’une des voix les plus emblématiques de Naples, la présidente de l’association culturelle italienne a rappelé que « sa carrière est un parcours mêlant théâtre, cinéma et surtout concerts ». Elle ajoute que « la versatilité de sa voix, son approche passionnée de l’écriture et son expres sivité scénique » font d’elle « l’une des interprètes les plus profondes de la chanson traditionnelle italienne ». Il est important de noter que la chanteuse italienne représente réguliè rement la musique napolitaine lors des événements internationaux les plus prestigieux. Alain Bouithy

Un spectacle mêlant opéra, musique symphonique et théâtre enchante le public casablancais

Un spectacle mêlant opéra, musique symphonique et théâtre enchante le public casablancais

Avec le baryton Matteo Peirone, la soprano Linda Campanella et les solistes de Crémone MAROC. Le Théâtre Italia (Consulat général d’Italie à Casablanca) a abrité récemment un spectacle remarquable mêlant subtilement opéra, musique symphonique et théâtre, qui a rencontré un grand succès auprès du public casablancais. Composé de trois petits tableaux entrecoupés de trois morceaux musicaux, ce spectacle est un petit chef-d’œuvre de l’opéra buffa (genre d’opéra tout à fait à la napolitaine), intitulé «Le malade imaginaire». Malgré le froid qui sévissait ce soir-là sur la ville et la pluie menaçante, des Casablancais sont venus nombreux assister à la présentation de cette pièce écrite par Léonardo Davidti, considéré comme l’un des plus grands représentants de l’école musicale napolitaine des années 1700, manifestement inspirée du chef d’œuvre de Molière, «Le malade imaginaire ». Après l’entrée en musique des solistes de Crémone, un groupe fondé en 1992 par le maestro Marco Fracassi avec d’autres musiciens de grand talent, qui a suscité les applaudissements de la salle, l’opéra buffa s’est mis en branle dans les minutes suivantes, alternant de longs moments de monologue, de musique et d’humour, avec Matteo Peirone (baryton bass) et Linda Campanella (soprano). Pendant un peu plus d’une heure, opéra, musique symphonique et   théâtre s’uniront en une parfaite harmonie dans une ambiance empreinte de solennité et de raffinement interrompue par des rires discrets et des applaudissements d’un public visiblement séduit par ce spectacle offert par le Consulat général d’Italie et Dante Alighieri Casablanca. Il est à noter que le texte original de ce spectacle «a été enrichi d’airs modernes et de textes théâtraux sur le thème de l’hypocondrie : des maladies réelles ou présumées, soignées par des médecins réels ou improbables», a annoncé un peu plus tôt la présidente de la Dante Alighieri Casablanca, Marina Sganga Menjour. Comme l’a expliqué la présidente de l’association italienne, en tant que metteur en scène de la pièce, «Matteo Peirone a voulu traiter ce thème avec légèreté et avec le sourire, en le situant au XVIIIe siècle, mais avec des références constantes à l’actualité». «C’était un grand plaisir, comme toujours, parce que c’est merveilleux de faire sourire le public. Je dis toujours qu’il est plus facile de trouver les larmes que les sourires. Voir l’enthousiasme et l’applaudissement du public a été un véritable plaisir», a confié satisfait Matteo Peirone. Pour le baryton, qui a étudié le chant avec Franca Mattiucci, Paolo Montarsolo et Renata Scotto, «Le Malade imaginaire» est une histoire qui, 5 ans après la période de la Covid-19, résonne de manière universelle. «Tout le monde, d’une certaine manière, est devenu un peu malade imaginaire. L’hypocondrie est devenue la maladie de notre époque», a-t-il confié. Cette soirée «était vraiment géniale parce que le public était jeune et qu’il a apprécié la musique et l’aspect comique de notre jeu. C’est un jeu très italien, où nous avons utilisé les masques de la tradition du carnaval. Cela nous a permis de créer une connexion très forte avec le public», a poursuivi Matteo Peirone. Pourtant, le programme de ce soir n’était pas aussi facile à préparer et à réaliser, comme cela aurait pu paraître. Et pour cause: «Il faut parvenir à trouver toute la naturalité possible dans un travail intense. Derrière cette apparente simplicité, il y a beaucoup de travail. Heureusement, nous avons eu la chance de travailler avec les solistes de Cremona, avec Linda et Antonella, pendant trois jours en Italie. Nous avons ainsi pu préparer tout le spectacle avant notre arrivée ici au Maroc, où nous étions déjà parfaitement prêts», a-t-il expliqué. Mais au final, le plus important est que le spectacle a apporté le sourire au public qui est resté jusqu’à la fin du spectacle, malgré l’heure avancée. Il faut dire que «le sourire est ce qu’il y a de plus important. Je dis toujours que dans la vie, il y a beaucoup de larmes, et c’est magnifique de réussir à apporter des sourires aussi». A souligner que les costumes élégants que le public a pu apprécier sur la scène sont signés Simone Martini, l’un des plus importants costumiers et stylistes de théâtre italiens et européens. Alain Bouthy

Paolo Fresu et Uri Caine captivent le public casablancais

Paolo Fresu et Uri Caine captivent le public casablancais

Le trompettiste italien et le pianiste américain ont offert un concert de jazz mémorable La grande cour adjassante au Théâtre du Consulat général d’Italie à Casablanca a accueilli récemment deux figures majeures du jazz moderne pour un concert unique intitulé « IMPROVVISI ». Il s’agit du trompettiste italien Paolo Fresu et du pianiste américain Uri Caine. Devant un public nombreux et cosmopolite, conquis par les premières notes du duo, ces deux musiciens de renommée internationale ont offert une prestation exceptionnelle qui a tenu en haleine les mélomanes casablancais du début jusqu’à la fin de la soirée. Il faut dire que le duo a proposé ce soir-là un programme mêlant habillement  des éléments de la chanson américaine, du blues, du jazz traditionnel et avant-gardiste ainsi que des influences classiques, comme l’a annoncé plus tôt dans la soirée la présidente de la Dante Allighieri de Casablanca, Marina Sganga Menjour. Avant d’en dire plus sur les deux musiciens, il faut reconnaître qu’avec son timbre mélancolique et onirique, la trompette lyrique de Paolo Fresu s’accorde parfaitement avec le jeu raffiné d’Uri Caine au piano. Ce qui a offert au public friand de bonne musique une soirée d’une grande intensité, au cours de laquelle il a pu apprécier la grande complicité entre les deux virtuoses. Il convient de souligner que ce jazz live concert clôturait une riche tournée des deux artistes et marquait également la reprise des événements culturels organisés par l’Association culturelle italienne en partenariat avec le Consulat général d’Italie après la pause estivale. Pour la petite histoire, le duo Fresu-Caine est né de la fructueuse rencontre entre deux grands noms du jazz moderne, considérée dans le milieu musical et en particulier jazzy comme l’un des événements les plus marquants des dernières années dans le monde du jazz. Paolo Fresu a plus d’une corde à son arc : en plus d’être un compositeur talentueux, le virtuose italien joue à la fois de la trompette et du bugle avec une certaine aisance à séduire son public. Il est aussi connu pour son travail d’écriture. Le trompettiste n’était pas à sa première prestation au Maroc puisqu’il a déjà joué à Fès, Essaouira, Marrakech, Casablanca et à plusieurs  reprises à Rabat. Il a découvert sa passion pour le jazz au tout début de ses études musicales, alors qu’il n’avait que 11 ans. C’est à partir de là que débute véritablement sa carrière de trompettiste qui ne l’éloigne toutefois pas des projets de jazz-musiques ethniques, world musiques et musiques contemporaines. « J’ai évidemment ressenti l’énergie du public durant la soirée : il y avait vraiment du monde et une grande attention à notre prestation. Cela montre qu’il a vraiment apprécié le répertoire varié et dynamique que nous lui avons proposé à travers de nombreux standards du jazz», a confié Paolo Fresu avec satisfaction. Paolo Fresu et Uri Caine jouent ensemble depuis 22 ans. A la question de savoir comment parvient-on à maintenir une telle collaboration aussi longtemps, le trompettiste – qui a reçu de nombreux prix au cours de sa riche et longue carrière – a expliqué : «D’abord Je joue depuis longtemps avec beaucoup de musiciens. Ensuite, j’établis toujours une relation humaine dans toute collaboration musicale. Aussi, je pense que l’écoute, le respect, la confiance et le silence, qui sont si souvent absents dans notre société actuelle sont essentiels dans une collaboration. Pour moi, la musique doit toujours s’accompagner d’une relation humaine ». Il est à souligner que vers la fin du concert, salué par de nombreuses ovations, les deux musiciens ont rendu hommage aux femmes face à la montée des féminicides : « Ces dernières années, de plus en plus de femmes sont tuées par des hommes pour des motifs absurdes comme la jalousie ou le divorce », a déploré le trompettiste affirmant qu’il est crucial de discuter de la condition des femmes dans la société. « L’art et la musique ont le pouvoir de faire évoluer la société, non seulement en faveur des femmes, mais pour tous. Comme il y avait beaucoup de femmes dans le public ce soir, nous avons voulu leur rendre hommage », a conclu Paolo Fresu. Alain Bouithy

Le public casablancais sous le charme de Mario Biondi

Le public casablancais sous le charme de Mario Biondi

CONCERT. Le public casablancais était récemment sous le charme de Mario Biondi. Le célèbre chanteur et compositeur italien a donné un concert exceptionnel et très relevé en plein air, dans le magnifique cadre adjacent au Théâtre Italia à Casablanca. Accompagné par The Italian jazz players, le chanteur à la voix chaude, profonde et sensuelle a séduit un public nombreux et impressionné par la qualité de la prestation, la prestance et le talent de cet immense artiste. Organisée par l’Association culturelle Dante Alighieri Casablanca en partenariat avec le Consulat général d’Italie de Casablanca, cette soirée de haut niveau a été digne de celui que l’on considère comme l’un des plus grands chanteurs et compositeurs italiens de Soul et de Jazz. Célèbre en Italie et à l’étranger, l’Italien dont le timbre vocal rappelle des figures importantes américaines de la musique soul et de rhythm and blues, Barry White, Isaac Hayes ou encore de Teddy Pendergrass, a enflammé la scène dès les premières notes. Ses titres et ses sonorités inspirés ont entrainé le public dans une ambiance joyeuse, conviviale et enthousiaste tout au long de la soirée. «Mario Bioni donne vie à une musique soul passionnante et chaleureuse», comme l’a décrit la présidente de la Dante Alighieri Casablanca, Marina Sganga Menjour dans une brève présentation du chanteur. Grande admiratrice du crooner originaire de Catane, ville entretenant une relation particulière avec la musique italienne, la nouvelle vice-consule italienne, Maria Grazia Duminuco, a un peu plutôt exprimé sa joie d’accueillir Mario Bioni pour la première fois au Maroc, avant de saluer le public venu nombreux assister à ce concert  haut en couleur. Issu d’une famille d’artistes – un grand-père artiste peintre, une grand-mère chanteuse au Théâtre et un père chanteur populaire en Sicile – il était naturel que celui qui devient des années plus tard le phénomène italien de Soul et de jazz se lance très tôt dans la musique. A seulement 12 ans, et sans grande surprise, Mario Biondi bravait déjà le regard curieux et l’oreille attentive du public. Il s’est ensuite distingué dans un club réputé de Taormina et a été invité à chanter aux côtés de grands noms de la scène italienne et internationale de l’époque. Marina Sganga Menjour a rappelé qu’«il a abordé très jeune le monde de la musique en chantant dans des chorales de jeunes et dans la chorale de l’Eglise. Au fil du temps, ses talents musicaux l’ont amené à collaborer avec des compositeurs renommés comme Ray Charles et à accompagner des chanteurs  italiens de l’époque lors de leurs tournées de concert». En 2006, il connait le succès avec son premier album intitulé «Handful of soul», fruit d’une collaboration avec The High Five Quintet, qui lui vaudra deux disques de platine en quelques mois seulement. Sa carrière, dès lors bien tracée, l’a conduit à chanter en duo avec de grands chanteurs italiens. «Une carrière réussie qui continue de se consolider de plus en plus avec d’autres albums», a noté la présidente de l’Association Dante Alighieri-Casablanca, parmi lesquels «If» (2010), «Sun» (2013) et «Best of soul» (2016)», et plus récemment «Romantic» (2022) et «Crooning Undercover» (2023) Alain Bouity