La FM6SS et AstraZeneca renforcent leur collaboration pour faire progresser la prise en charge des maladies rares au Maroc

Journée internationale des maladies rares La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) AstraZeneca ont marqué la Journée internationale des maladies rares par l’ouverture en douceur (soft opening) du Hub de Médecine de Précision au sein du Complexe Hospitalier Universitaire International Mohammed VI à Rabat. Cette étape constitue une avancée majeure dans le renforcement du diagnostic des maladies rares, de la coordination des soins et de l’accès aux technologies avancées de médecine de précision au Maroc, souligne un communiqué. Cette initiative, annoncée en présence d’invités institutionnels et de représentants de la société civile, tels que la Société Marocaine de Génétique Médicale et l’Alliance Marocaine des Maladies Rares, s’inscrit dans le prolongement du Protocole d’Accord (MoU) signé en juillet 2025 entre la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et AstraZeneca pour la création d’un Centre d’Excellence des Maladies Rares (RD CoE). Les deux institutions œuvrent conjointement à transformer le parcours patient en réduisant les délais diagnostiques, en structurant des parcours de soins multidisciplinaires et en intégrant le profilage génomique et moléculaire dans la pratique clinique courante. Les maladies rares touchent collectivement des milliers de personnes au Maroc. Pourtant, les patients sont souvent confrontés à des parcours diagnostiques prolongés, à un accès limité aux examens spécialisés et à une prise en charge fragmentée. L’activation du Hub de Médecine de Précision marque ainsi une réponse nationale coordonnée, fondée sur la médecine de précision et des réseaux de soins intégrés. Organisé au sein du Complexe Hospitalier Universitaire International Mohammed VI, l’événement a réuni des leaders cliniques, des représentants de patients et des décideurs publics afin d’identifier les lacunes actuelles dans la prise en charge des maladies rares et de définir des solutions concrètes pour améliorer les résultats cliniques. En positionnant la FM6SS comme centre national de référence, l’initiative vise à standardiser les parcours de soins, à permettre la mise en place de registres patients et la production de données en vie réelle, ainsi qu’à renforcer les capacités des professionnels de santé. Dans le cadre du MoU signé en juillet 2025, la FM6SS et AstraZeneca collaborent autour de plusieurs axes stratégiques : détection précoce, optimisation des parcours d’orientation et de soins, développement des compétences et partage des connaissances. Le Centre d’Excellence des Maladies Rares est conçu comme une plateforme nationale de référence, capable de soutenir une prise en charge multidisciplinaire, de favoriser la recherche translationnelle et de déployer des modèles innovants de gestion des patients à l’échelle du Royaume. Amine Sekhri, Country Director d’AstraZeneca, a déclaré : « Dans le prolongement du protocole d’accord signé en juillet 2025 avec la FM6SS, l’ouverture du Hub de Médecine de Précision représente une avancée concrète vers notre vision commune d’un Centre d’Excellence national dédié aux maladies rares. Nous sommes engagés à contribuer à la réduction des délais diagnostiques, à élargir l’accès aux tests génomiques avancés et à promouvoir des modèles de soins intégrés générant des améliorations mesurables pour les patients et leurs familles à travers le Maroc. » Pour la FM6SS, ce Hub constitue une avancée structurelle majeure dans le paysage sanitaire marocain. Le Professeur Saber Boutayeb, Directeur Général du Centre Mohammed VI de la Recherche et de l’Innovation, relevant de la FM6SS, a ajouté : « Avec l’ouverture du Hub de Médecine de Précision, la FM6SS concrétise la promesse de la médecine de précision au bénéfice des patients atteints de maladies rares. En renforçant les parcours nationaux d’orientation, en développant les diagnostics génomiques et moléculaires et en structurant des équipes multidisciplinaires, nous posons les bases d’une prise en charge plus rapide, experte et équitable. » Au-delà de sa dimension scientifique et institutionnelle, l’événement a également mis en lumière l’engagement des patients comme pilier central de la prise en charge des maladies rares. Un Mur d’Empreintes symbolique ainsi qu’un espace dédié à la sensibilisation des patients ont illustré les expériences vécues par les personnes concernées et souligné l’importance d’un diagnostic précoce et d’une coordination efficace des soins. Cette initiative reflète un engagement plus large en faveur du partenariat, réunissant institutions publiques, professionnels de santé, acteurs industriels et communautés de patients afin de combler les lacunes persistantes dans la prise en charge des maladies rares.
Insécurité au sahel : Le Niger et le Mali échangent sur la prise en charge des ex-combattants issus des groupes armés non étatiques

Le Ministre d’Etat de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de brigade Mohamed Toumba a présidé, dans la matinée de ce mardi 20 août 2024 au Centre des Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, l’ouverture de la réunion ministérielle d’échanges avec une délégation malienne portant sur la démobilisation, la déradicalisation et la réintégration (DDR) des ex-combattants des groupes armés non étatiques. Cette rencontre de haut niveau, qui s’est déroulée en présence des membres du gouvernement nigérien ainsi que ceux du Mali, du Gouverneur de la région de Niamey, des chefs religieux et traditionnels, a pour objectif principal de discuter avec la délégation malienne de la prise en charge et la réintégration des anciens terroristes en vue de faire régner la paix dans l’espace AES. Prononçant son discours d’ouverture, le Général de Brigade Mohamed Toumba a tenu à saluer la présence de la délégation malienne au Niger pour cette mission d’échanges, qui ‘’traduit la volonté des Présidents du Mali, Col. Assimi Goita et du Niger, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani dont la vision première est de renforcer la cohésion d’actions de nos pays pour une paix durable et la stabilité su sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES)’’. ‘’Dans le cadre de l’opérationnalisation de notre Confédération, la machine est très bien lancée car cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne de la tenue des réunions ministérielles au niveau sectoriel et permettra à nos délégations respectives d’échanger et d’apprendre les uns des autres’’ a affirmé le Général Toumba notant que ‘’la question de la prise en charge des ex-combattants des groupes armés non étatiques ne date pas d’aujourd’hui’’. A ce sujet, ‘’le Niger a organisé au cours de l’année 2000 la flamme de la paix, sanctionnant la reddition des ex-combattants du Nord du Niger suivie d’un programme de réintégration’’ a-t-il rappelé, indiquant que depuis plus d’une dizaine d’années, le Niger ‘’qui partage avec le Mali le même défi sécuritaire, est au centre de plusieurs foyers de crises sécuritaires et de criminalité transnationale organisées’’ dans plusieurs localités. Ces crises, a-t-il fait savoir, ‘’menacent régulièrement l’existence de nos communautés et la mise en œuvre des politiques publiques en matière de développement économique et social’’ et la réponse à celles-ci ‘’est passée non seulement par des actions militaires vigoureuses mais également par des initiatives civiles’’. Ainsi en 2015, ‘’le Niger a élaboré une stratégie de sortie de crise dans le Bassin du Lac Tchad et les recommandations qui en sont issues ont débouché en 2016 sur un appel solennel à la reddition à l’endroit de nos concitoyens partis, soit par errement, soit par mimétisme, au sein des groupes terroristes de Boko Haram’’ a-t-il encore rappelé. Cet appel fut entendu, selon le Général de Brigade Toumba Mohamed, ‘’au regard de l’engouement qu’a suscité la première vague des personnes en reddition volontaire et cela a amené le gouvernement à créer, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, le centre de réinsertion socio-économique de Goudoumaria non loin de Diffa’’. Ce centre, a-t-il fait souligné, ‘’a enregistré plusieurs centaines de nos pensionnaires composés d’hommes, des femmes et des enfants qui ont subi avec succès le processus de re-socialisation’’. Quant à la zone du Liptako Gourma, ‘’au vu de l’urgence des besoins de repentance, le Gouvernement a pris des mesures urgentes et nécessaires pour prendre en charge à Niamey plusieurs repentis, en attendant l’opérationnalisation du Centre d’Accueil de Hamadallaye qui est pratiquement achevé’’ a poursuivi le ministre d’Etat selon qui, ‘’certains ont été recrutés à la Garde Nationale du Niger et d’autres ont opté pour les Activités Génératrices de Revenus’’. ‘’Tous ces résultats découlent de la mise en œuvre du Programme National de Prise en charge de la Reddition au Niger qui a connu une évolution positive allant du niveau local au niveau national’’ a-t-il fait remarquer expliquant qu’il en est ‘’de même de la réadaptation du cadre légal qui a été initiée pour répondre au besoin du processus en modifiant le code pénal pour la première fois afin de prendre en compte la notion de reddition volontaire’’. A cet effet, il a tenu à saluer les communautés pour leur adhésion, raison pour laquelle depuis les premières heures du processus, ‘’d’intenses activités de cohésion sociale et de consolidation de la paix sont menées à travers des forums, des caravanes de paix et des tribunes d’expression populaire ainsi que la mise en place des comités communaux de paix pour renforcer le dispositif de prévention et de gestion de crises’’. Ainsi, ‘’l’élaboration et la mise en œuvre d’une Stratégie Nationale de DDR inclusive qui prendra en compte les défis du moment conformément à la nouvelle vision de l’Etat’’ s’avère primordiale, s’est engagé le Général de Brigade Toumba annonçant à cet effet, la mise en place d’un comité technique qui sera appuyé par deux consultants recrutés pour la circonstance. Pour sa part, le chef de la délégation malienne, M. Mahamadou Kassogue, ministre de la justice et des droits de l’homme, s’est réjoui de prendre part à cette rencontre saluant ainsi les plus hautes autorités du Niger ainsi que sa population, au nom de la délégation malienne pour l’accueil reçu. Ainsi, le chef de la délégation malienne a, à cette occasion, expliqué que le motif de leur mission au Niger, qui consiste à partager leurs expériences avec le Niger, s’inscrit dans cette dynamique de prise en charge des ex-combattants issus des groupes armés non étatiques, mutualisant ainsi leurs ressources pour la stabilisation de la paix et la cohésion sociale dans ces deux pays affectés par le terrorisme. Auparavant, le gouverneur de la région de Niamey, le Général de Brigade Assoumane Abdou Harouna a pris la parole pour souhaiter la chaleureuse bienvenue à la délégation malienne arrivée au Niger dans le cadre de cette mission si bien importante pour la Confédération de l’AES. ANP
RD Congo. Le Président F. Antoine Tshisekedi s’implique pour la prise en charge des étudiants congolais de l’Ukraine

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rassuré quant à son implication personnelle, face à la situation des étudiants congolais en détresse, fuyant la guerre en Ukraine.es étudiants congolais doivent impérativement poursuivre leurs études dans d’autres universités de l’Union européenne qui accepteront de les accueillir, a souligné le Chef de l’État. Serge Nyangi, homme d’affaires congolais vivant en Ukraine, l’a fait savoir au sortir de l’audience que le Président de la République lui a accordée, mardi dans la soirée, à la Cité de l’Union africaine. Ce compatriote, qui est allé à la rescousse des étudiants congolais de l’Ukraine, a déclaré à la presse, au sortir de l’audience, qu’il a été invité par le Chef de l’État pour échanger sur cette épineuse question. Aussi, a-t-il sollicité auprès du chef de l’État le renforcement du budget et de la logistique dans nos ambassades, notamment celle de la Roumanie, pays où sont réfugiés de nombreux étudiants. Il a affirmé que le Président de la République, en père de famille, a rassuré quant à son implication personnelle, pour que tous ces étudiants congolais, éparpillés dans plusieurs pays de l’Union Européenne, puissent poursuivre leurs études dans des universités européennes qui les accepteront.
Congo. Santé publique : Vers la prise en charge de la césarienne

Le Conseil des ministres a décidé, le 17 janvier 2020 à Brazzaville, de la prise d’un projet de décret portant création, attributions et organisation du Programme national de prise en charge de la césarienne, la grossesse extra-utérine et des soins d’urgence du nouveau-né d’une césarienne. Ce décret en lien avec ce programme obéit à la nécessité de renforcer les programmes de santé pour une meilleure efficacité de la prise en charge des pathologies responsables de la grande majorité des maux qui font souffrir la population. Le texte aidera à la fiabilisation et le financement et favorisera une meilleure traçabilité de prise en charge de la santé de la reproduction maternelle, néo-natale et infantile par césarienne. Lors de la Journée mondiale de la population, le 11 juillet 2022, le ministre de la Santé rappelait que la mortalité maternelle restait élevée avec 378 décès pour 100 000 naissances vivantes. Il précisait çà cette occasion que la tranche d’âge la plus touchée concernait les jeunes femmes de 20 à 34 ans. Florent Sogni Zaou