La BAD débloque un prêt en faveur du Maroc pour stimuler la relance économique

La BAD débloque un prêt en faveur du Maroc pour stimuler la relance économique

La Banque africaine de développement (BAD) annonce qu’elle va mobiliser 120 millions d’euros en faveur du Maroc en vue de soutenir les entrepreneurs, les TPME et de stimuler la relance économique. Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine a, en effet, approuvé un prêt de 120 millions d’euros en faveur du Maroc, a annoncé l’institution financière panafricaine dans un communiqué publié mercredi. Cette opération va permettre de mettre en œuvre le Programme d’appui à l’inclusion financière, à l’entrepreneuriat et aux très petites et moyennes entreprises, a indiqué la BAD.Selon les explications fournies par l’institution financière, l’appui de la Banque africaine au Maroc aidera les entreprises en difficulté à relancer leur activité et à préserver les emplois dans le but de réussir la sortie de crise liée à la pandémie de Covid-19. La Banque africaine de développement, dont la présence au Maroc remonte à plus d’un demi-siècle, précise que le programme appuiera les réformes en matière d’inclusion financière afin de faciliter l’accès au financement pour les ménages et les très petites et moyennes entreprises (TPME). Il permettra aussi de renforcer le dispositif de soutien aux entrepreneurs, aux start-up et aux TPME. Ce programme contribuera également à diversifier les sources de financement qui leur sont offertes en renforçant le caractère inclusif du marché des capitaux, a affirmé l’institution financière. Et d’ajouter qu’il soutiendra en outre l’écosystème d’appui à l’entrepreneuriat tout en contribuant à l’amélioration du climat des affaires à travers la simplification des procédures administratives. La Banque africaine de développement dont l’engagement au Maroc totalise à ce jour plus de 12 milliards de dollars américains, insiste sur le fait que son appui porte sur un projet en adéquation avec deux de ses cinq grandes priorités, les «High 5». A savoir : «Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique» et «industrialiser l’Afrique». Comme elle l’a relevé dans son communiqué, ce projet «s’inscrit aussi dans le cadre de la Stratégie décennale 2013-2022 de la Banque, dont l’objectif est d’asseoir les conditions d’une croissance durable et inclusive sur le continent», a insisté l’institution panafricaine. Pour Achraf Hassan Tarsim, responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Maroc, la poursuite de la double priorité «Relancer et inclure» permettra de redynamiser l’activité, de protéger les emplois et de retrouver la croissance. Cité dans le communiqué, il précise que «nous le faisons aux côtés des jeunes et des femmes entrepreneurs et des TPME qui jouent un rôle incontournable dans la dynamique de relance avec plus de 70% des emplois créés». Stefan Nalletamby, directeur du Département du développement du secteur financier à la Banque africaine de développement, a, pour sa part, indiqué que l’institution panafricaine poursuit dans le cas présent «deux grandes priorités : diversifier l’offre de financement à destination des TPME et approfondir les marchés financiers grâce à des instruments comme la titrisation et le crowdfunding». Ainsi, a-t-il poursuivi, «notre seule ambition est de renforcer la dynamique d’inclusion financière des entreprises». Présente au Maroc depuis 1970, la BAD a soutenu plusieurs projets dans divers secteurs. Ceux-ci ont porté notamment sur les secteurs de la santé, de l’énergie, de l’eau, des transports, du développement humain, de l’agriculture ainsi que celui financier, rappelle-t-on. Précisons que c’est dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement que le tout-premier projet a été financé dans le Royaume en 1978, comme le rappelle également l’institution financière sur son site Internet. Depuis cette année-là et jusqu’à fin 2020, elle a déployé plus de 170 opérations dans différents secteurs pour un total de plus de onze milliards de dollars américains. Alain Bouithy

Madagascar : la Banque africaine de développement accorde un prêt de 178 millions de dollars pour stimuler les échanges commerciaux régionaux

Madagascar : la Banque africaine de développement accorde un prêt de 178 millions de dollars pour stimuler les échanges commerciaux régionaux

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi à Abidjan, l’octroi d’un prêt de 178,75 millions de dollars américains au gouvernement de Madagascar pour la mise en œuvre du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce. « Le projet contribuera au désenclavement du sud de Madagascar et participera au renforcement de la résilience des populations, face à l’insécurité alimentaire récurrente dans cette partie du pays », a souligné Adam Amoumoun, le responsable-pays à Madagascar de la Banque africaine de développement. Le projet, qui constitue la deuxième phase du projet de développement de corridors et de facilitation du commerce, bénéficie du soutien financier du Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque. Il comporte trois objectifs principaux. Le premier est l’amélioration des conditions d’accessibilité du Sud de Madagascar. Le deuxième se présente sous la promotion du commerce et de l’investissement à travers la facilitation des procédures d’exportation, d’importation et d’investissement, ainsi que le développement de la culture de la concurrence. Le troisième objectif est le soutien aux liens d’inter-modalité entre la route et les voies navigables qui, dans ce cas sont assurés par la connexion entre des corridors routiers dans le Sud de Madagascar et le port de Tuléar qui s’ouvre sur le Canal du Mozambique. Ce dernier débouche sur le réseau portuaire mozambicain, dont la cible est, pour ce projet, le port de Beira qui va constituer la porte d’entrée pour relier le Mozambique, le Zimbabwe, le Malawi, la Zambie jusqu’à la RDC. Au-delà de ce corridor, il s’agit d’une connexion importante aux pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Le Mozambique, à travers le port de Beira, sera concerné essentiellement par les études et autres cadres d’influence sur la facilitation du commerce, mais aussi par les interconnections avec le port de Tuléar à Madagascar. Le projet consistera notamment en la réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage de deux sections de routes essentielles connectées au port de Tuléar : il s’agit de la RNT 12A sur 121 km avec 11 ponts dans le sud-est et de la RN 9 d’une longueur de 185 km dans le sud-ouest donc environ 306 km. La Banque couvrira entièrement la RNT 12A et d’autres partenaires  ont exprimé leur volonté d’intervenir dans le financement du projet dans sa totalité. Sont également programmées la mise en place d’un laboratoire national de contrôle de la qualité et des chambres froides pour les marchandises périssables au niveau des frontières. D’une manière générale, le projet soutenu par la Banque africaine de développement vise à améliorer les conditions de vie des populations par la création de sources de revenus. Ainsi, les bénéficiaires seront appelés à participer aux travaux de construction de la route et aux aménagements connexes à travers la livraison de services, de travail et d’opportunités d’échange. En outre, les formations des entités de production procureront des connaissances nouvelles à la population, en particulier aux femmes. Le projet doit avoir un impact significatif sur le dynamisme économique des zones d’influence, par un effet induit sur le développement des secteurs agricoles et touristiques des zones qui disposent d’un grand potentiel, jusqu’alors non exploitable en raison de l’enclavement. Le projet couvre les régions d’Anôsy et d’Atsimo Atsinanana dans le sud-est, ainsi que les régions du Menabe et Atsimo Andrefana dans le sud-ouest qui constituent les principales zones d’influence. Les populations bénéficiaires directes sont essentiellement les agriculteurs, les pêcheurs et les agro-pasteurs et surtout les commerçants, estimés à environ 800 000 personnes. Le 15 novembre 2021, le portefeuille actif de la Banque africaine de développement à Madagascar comprenait 19 opérations, d’un montant total de 573,84 millions de dollars, notamment dans trois grands secteurs : l’énergie (32,4%), l’agriculture (17,6%), multi secteur (8,1%), l’industrialisation (7,9%) et l’environnement (0,2%).

Madagascar : la BAD renforce les secteurs industriel et financier avec plus de 14 millions d’euros

Madagascar : la BAD renforce les secteurs industriel et financier avec plus de 14 millions d’euros

La Banque africaine de développement annonce qu’elle a approuvé, mercredi 28 octobre dernier, le Projet d’appui à l’industrialisation et au secteur financier (PAISF) pour un prêt d’environ 14,52 millions d’euros (12,08 millions d’UC) à travers le Fonds africain de développement, le guichet de prêt à taux concessionnel de la Banque. En appui direct au Plan Emergence Madagascar, le PAISF est orienté vers le secteur industriel, considéré comme essentiel pour renforcer la résilience de Madagascar et pour réduire, de façon significative, la pauvreté par la création d’emplois décents et la promotion de l’investissement. L’industrialisation constitue ainsi un moteur de développement durable et une option stratégique de premier plan. La crise du Covid 19, qui a touché de plein fouet les économies africaines, a démontré l’importance d’une stratégie industrielle prenant en compte la couverture de la demande intérieure en produits alimentaires afin de garantir la sécurité des populations. La crise sanitaire a posé avec acuité la question urgente de la sécurité alimentaire des pays africains. Le projet appuiera notamment le plan de relance post-COVID développé par les autorités. D’autre part, le PAISF met l’accent sur le rôle du secteur financier, dont l’accès doit être facilité aux petites et moyennes entreprises pour favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur industrielle. Il souligne aussi l’importance d’un système de formation adapté aux besoins du marché du travail. Le projet vise à répondre au besoin spécifique du secteur industriel malgache, en accord avec l’une des cinq priorités stratégiques de la Banque appelées les « High 5 », à savoir l’industrialisation du continent. Il a pour objectif de transformer le secteur industriel de Madagascar pour en faire le principal moteur de la croissance et de la création d’emplois décents, ouvrant des opportunités aux plus vulnérables, notamment les femmes et les jeunes diplômés. Dans sa mise en œuvre, le PAISF devrait favoriser les conditions de l’investissement privé dans le secteur manufacturier de Madagascar, notamment dans les filières où le pays dispose d’avantages comparatifs comme le textile et l’agroalimentaire. Le projet pourra aider à accélérer le développement des « zones d’émergence industrielles » (ZEI) qui permettront de capitaliser sur ces avantages comparatifs, développer des chaînes de valeur dans la perspective de la Zone de libre-échange continental et attirer des investisseurs internationaux. Dans son approche, le PAISF appuiera l’industrialisation régionale sur le modèle « une zone, une usine » (« one district, one factory ») adopté au Ghana pour un développement industriel inclusif. Le projet facilitera la création d’un fonds de partenariat public-privé (PPP), viable à long terme, pour mieux inciter le secteur privé à s’impliquer dans le développement d’infrastructures. Enfin, le Fonds national de développement industriel (FNDI) fournira une aide financière aux PME malgaches tout en accompagnant leur intégration dans la chaîne de valeur industrielle. L’État malgache sera le bénéficiaire principal du PAISF par le renforcement des capacités institutionnelles des structures en charge du développement industriel, de la promotion des investissements privés, y compris les structures en charge des PPP. Le projet profitera également aux PME, qui bénéficieront d’un cadre institutionnel plus favorable à l’investissement et d’un meilleur accès au financement. Il bénéficiera également aux femmes et jeunes entrepreneurs soutenus par le FNDI. Le PAISF profitera à l’ensemble de la population grâce aux effets positifs du développement industriel et à la création d’emplois, favorisée par les investissements dans le secteur. Le projet facilitera également l’intégration régionale en favorisant les investissements régionaux dans les ZEI malgaches, notamment depuis Maurice et l’Afrique du Sud dans les secteurs textile et agroalimentaire. « Ce projet vient en complément à d’autres opérations de la Banque en cours à Madagascar, notamment le Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce et le Projet de développement de la zone de transformation agro-industrielle dans la région du Sud-Ouest de Madagascar (PTASO) » a expliqué M. Mohamed CHERIF, responsable-pays de la Banque à Madagascar. Le PAISF est aligné sur la stratégie-pays (DSP 2017 2021), notamment sur son pilier 2 (Soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie) ainsi que sur la priorité de la Banque « Industrialiser l’Afrique » (2016-2025) et sa stratégie à long terme (2013-2022).

Gabon : la Banque mondiale approuve un prêt de 9 millions de dollars pour lutter contre le coronavirus

Gabon : la Banque mondiale approuve un prêt de 9 millions de dollars pour lutter contre le coronavirus

Mardi 19 mai dernier, la Banque mondiale a approuvé un prêt de 9 millions de dollars, de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Ce financement est destiné à renforcer la lutte contre la pandémie de COVID-19 (coronavirus) au Gabon, a indiqué l’institution financière internationale. Comme l’a relevé la Banque mondiale dans un communiqué, le Projet de préparation et de riposte stratégiques au COVID-19 vise à renforcer le système de santé notamment dans la prévention, la détection et la prise en charge des cas, conformément au Plan de préparation et de riposte au COVID-19 du Gabon. La même source explique que « cet appui prévoit entre autres la mise à disposition d’équipements et de fournitures, tels que des ambulances médicalisées, équipements de protection individuelle et kits de diagnostic pour le dépistage en laboratoire », a-t-elle souligné. Et d’ajouter: il financera aussi la formation du personnel de santé et la mise en place de deux nouveaux centres de diagnostic du COVID-19. Alice OUEDRAOGO, représentante résidente de la Banque mondiale au Gabon, précise que « ce projets’inscrit dans la continuité de l’engagement de long terme fourni par la Banque mondiale pour renforcer les systèmes de santé au Gabon, y compris le projet en cours de préparation sur les soins de santé de base ». Et de conclure qu’il vient complémenter les efforts d’autres partenaires au développement dans le cadre d’une riposte coordonnée ». Martin KAM

Infrastructures: la BAD octroie un prêt de 140 millions d’euros au Gabon

Infrastructures: la BAD octroie un prêt de 140 millions d’euros au Gabon

La Banque africaine de développement annonce qu’elle a approuvé dernièrement à Abidjan, un prêt de 140 millions d’euros destiné à financer la phase 1 du projet d’appui au secteur des infrastructures (PASIG) au Gabon. Soulignons que la phase 1 du PASIG consiste principalement en la construction et le bitumage de la section Ndendé-Doussala (49 km) et du pont frontalier entre le Gabon et le Congo, sur la rivière Ngongo, ainsi que la construction et le bitumage de quelque 21 kilomètres de voiries à Libreville, a rappelé la Banque africaine. Cette phase, a poursuivi la BAD dans un communiqué, comprend aussi un appui institutionnel portant sur des études stratégiques capables d’alimenter une réserve de projets bancables dans le secteur routier. Racine Kane, directeur général adjoint de la Banque pour la région d’Afrique centrale, estime que « c’est un projet ambitieux pour le Gabon, une importante opération pour la Banque ». Cité dans le communiqué, il a ajouté: « En contribuant aux efforts visant à relier le Gabon et le Congo par une infrastructure routière pérenne, praticable en toutes saisons, le projet permettra à la Banque de consolider son rôle d’accompagnement dans la mise en œuvre du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale adopté en janvier 2004 ». Pour sa part, Robert Masumbuko, représentant-pays de la Banque africaine de développement au Gabon, a expliqué que « cette nouvelle opération est une réponse concrète qui permettra de relier le sud du Gabon au Transgabonais ». Selon lui, « c’est un projet inclusif qui concernera quelque 100 000 habitants, dont plus de la moitié sont des femmes ». Un projet qui, comme le rappelle la banque dans le même communiqué, facilitera les déplacements entre villes et communautés, en améliorant l’efficacité de la chaîne logistique de transport, en réduisant les coûts d’acheminement entre Libreville et Brazzaville, en améliorant les conditions de déplacement à Libreville et en contribuant à l’amélioration de l’accès des populations de la zone d’influence du projet aux infrastructures socio-économiques de base. A titre de rappel, la Banque africaine a déjà approuvé, en 2012, un financement de plus de 250 millions d’euros (165 milliards de francs CFA) pour l’aménagement des sections Fougamou-Mouila, Ndendé-Lébamba et Laléyou-Lastoursville. Martin Kam

Côte d’Ivoire : la BAD approuve un prêt de 112 millions d’euros pour renforcer le programme social du gouvernement

Côte d’Ivoire : la BAD approuve un prêt de 112 millions d’euros pour renforcer le programme social du gouvernement

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé dernièrement un prêt de 112,09 millions d’euros destiné à financer le Projet d’appui au programme social du gouvernement (PA-PS Gouv) ivoirien. Ce projet a pour objectif de pérenniser les actions du plan national de développement (PND) de la Côte d’Ivoire, qui a permis de baisser le taux de pauvreté de 51 à 46,3% entre 2011 et 2015, a expliqué la Banque africaine. Selon la BAD, les réalisations du Projet d’appui au PS Gouv couvriront 17 régions de la Côte d’Ivoire et la population bénéficiaire du projet est estimée à environ 3,5 millions. Les efforts du gouvernement depuis 2012, à la sortie de la crise, se sont traduits par une forte croissance du PIB d’environ 8% par an, faisant de la Côte d’Ivoire, l’un des pays les plus dynamiques au monde, a relevé la directrice à la BAD en charge de l’Afrique de l’Ouest, Marie Laure Akin-Olugbade. Malgré tous ces efforts, elle a estimé que le gouvernement ivoirien a noté, et la Banque partage ce constat, que des mesures additionnelles devraient être prises, pour intensifier ses actions sociales afin de satisfaire les attentes des populations vulnérables, surtout en milieu rural. Ainsi, les principaux résultats attendus sont l’amélioration de la production et des revenus pour environ 20 000 agriculteurs, dont plus 50 % de femmes. Dans un communiqué, la Banque africaine a affirmé que ce projet permettra également d’améliorer l’accès aux services sociaux de base pour les populations de la zone du projet ainsi que l’employabilité pour 20 000 jeunes, ajoutant que la création de 1 360 petites et moyennes entreprises est escomptée ainsi que la création d’au moins 17 600 emplois permanents et environ 8 500 emplois temporaires pendant la phase de réhabilitation des infrastructures. Crée en 2018 dans le but d’amplifier l’impact des interventions du PND sur les populations vulnérables, le programme social du gouvernement ivoirien prend en compte non seulement les opérations en cours d’exécution dans le cadre du PND, mais il élargit aussi ses actions dans de nombreux secteurs, , a rappelé la Banque. Il s’agit de la santé et de la protection sociale, de l’agriculture, de la nutrition, de l’emploi des jeunes, du renforcement du pouvoir économique des femmes, du transport, de l’hydraulique rurale. Martin Kam

La BAD, le Crédit Suisse, la Banque industrielle et commerciale de Chine et l’Office du cacao du Ghana signent un accord de prêt de 600 millions de dollars américains pour relancer la production de cacao

La BAD, le Crédit Suisse, la Banque industrielle et commerciale de Chine et l’Office du cacao du Ghana signent un accord de prêt de 600 millions de dollars américains pour relancer la production de cacao

La Banque africaine de développement, le Crédit Suisse AG, la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) et l’Office du cacao du Ghana (COCOBOD) ont signé récemment un prêt à terme adossé à des créances syndiquées de 600 millions de dollars américains ; il est destiné à stimuler la capacité de production de cacao au Ghana, deuxième producteur mondial de ce produit. Le président du Ghana, M. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, et des hauts responsables du Crédit Suisse et de l’ICBC ont supervisé la signature de l’accord lors d’une cérémonie intervenue la seconde journée de l’Africa Investment Forum 2019. Cet accord portant sur plusieurs millions de dollars, marque une étape importante pour l’Africa Investment Forum organisé par la Banque. L’AIF est une plateforme transactionnelle ayant pour mission de transformer le programme d’investissement et de développement du continent ; il a débuté lundi à Sandton City, à Johannesburg. Cette transaction dont la COCOBOD bénéficie, a été initiée lors de l’édition 2018 de l’Africa Investment Forum. Sa signature un an plus tard, témoigne de la capacité de celui-ci à mobiliser les financements nécessaires, notamment auprès des organismes de financement internationaux, pour des projets en Afrique. Avant cet accord, le COCOBOD n’avait pas accès aux emprunts à long terme. Lors d’une conférence de presse suivant la signature, le président Akufo-Addo a déclaré que cet accord contribuerait à accroître les revenus des producteurs de cacao du Ghana. « Il était indispensable de trouver un mécanisme permettant de renforcer la chaîne de valeur pour nos agriculteurs, et c’est là que la Banque est entrée en scène », a déclaré M. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. « Nous considérons cet accord comme un tournant important et… qui montre ce qui est possible sur ce continent. » La Banque, comme prêteur IFD initial et principal arrangeur mandaté initial, collabore avec le Crédit Suisse comme prêteur commercial initial, coordonnateur commercial international et arrangeur principal co-mandaté. Le Crédit Suisse agit également en tant que souscripteur commercial et teneur de livre associé pour structurer et financer un accord en deux tranches comprenant une tranche IFD de 250 millions de dollars sur sept ans avec la Banque, ainsi qu’une tranche de 350 millions de dollars pour une tranche commerciale de cinq ans. La succursale de Londres de la Banque industrielle et commerciale de Chine s’est jointe à l’opération en tant que prêteur commercial initial, arrangeur principal co-mandaté et souscripteur commercial et teneur de livre en amont de la syndication. La syndication financière de l’accord fait actuellement l’objet d’une mise en place. « Veiller à ce que l’Afrique arrive en tête de la chaîne de valeur est l’une des priorités de la Banque africaine de développement », a déclaré le président Adesina, ajoutant que l’Afrique était capable de devenir une plaque tournante mondiale pour le cacao et les produits à base de cacao. « Tous les pays producteurs de cacao recevront un soutien similaire (de la Banque). Le Ghana est viable, le cacao est une activité viable et, bien sûr, l’Afrique est viable », a affirmé Akinwumi A. Adesina. Le COCOBOD utilisera cet accord de prêt pour faire progresser les rendements de cacao à l’hectare et augmenter la production globale au Ghana. Il est assorti d’interventions financières destinées à augmenter durablement la fertilité des plants de cacao, à améliorer les systèmes d’irrigation et à remettre en état les exploitations agricoles vieillissantes et infectées par les maladies. Ces fonds aideront également à augmenter les capacités d’entreposage et à apporter un soutien aux entreprises locales de transformation du cacao. Madthav Patki, qui a signé l’accord pour le Crédit Suisse, a déclaré que cette transaction « historique » faciliterait les futurs investissements à long terme au Ghana dans le secteur du cacao. « Il s’agit d’une contribution positive à un secteur clé de l’économie du Ghana. C’est un moment de grande fierté… C’est exactement la raison d’être de l’Africa Investment Forum », a affirmé Madthav Patki. Il a également salué le savoir-faire de la Banque en matière d’outils financiers qui lui a permis de mobiliser les fonds pour la transaction. L’Africa Investment Forum, une initiative de la Banque africaine de développement, est un marché transactionnel novateur et multipartite consacré à la mobilisation de capitaux, au développement de projets jusqu’à un niveau viable et à l’accélération du bouclage du plan de financement des transactions.  La filière cacao du Ghana occupe quelque 800 000 familles en milieu rural et produit chaque année des récoltes d’une valeur d’environ 2 milliards de dollars en devises étrangères. Le COCOBOD est une entreprise entièrement détenue par l’État, seule responsable de l’industrie cacaoyère du Ghana et qui contrôle l’achat, la commercialisation et l’exportation de toutes les fèves de cacao produites dans le pays. Avec CM

La Mauritanie recevra une aide de 163,9 millions de dollars du FMI

La Mauritanie recevra une aide de 163,9 millions de dollars du FMI

La Mauritanie a obtenu un prêt sur trois ans du FMI afin de soutenir le programme des autorités pour renforcer la reprise économique, a annoncé dernièrement le Fonds monétaire international. « Le programme des autorités, soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), porte sur un montant de 163,9 millions de dollars et suit les recommandations du dernier bilan de santé économique, qui visent à renforcer la stabilité de l’économie tout en appuyant la reprise », a indiqué le FMI. A travers cette aide, l’institution de Bretton Woods entend renforcer la stabilité économique et accélérer la croissance de ce pays d’Afrique du Nord, à forte tradition de pêche qui est également un exportateur de minerai de fer, d’or et de cuivre. Pour avoir ce prêt, soulignons que « la Mauritanie a dû procéder à des ajustements à la suite de la chute des cours des métaux en 2014–15, mais les coupes budgétaires, la dépréciation de la monnaie et les emprunts qui s’imposaient ont entraîné une baisse de la croissance, une hausse de la dette extérieure et une augmentation des risques pour la stabilité financière », a indiqué le Fonds dans un communiqué. Avec le concours du FMI et d’autres bailleurs de fonds, les autorités devront améliorer le niveau de vie grâce à une croissance plus diversifiée et inclusive, recouvrer plus d’impôts et assurer la stabilité du système financier en renforçant la supervision bancaire et en diminuant le grand nombre de prêts et de banques non productifs. Autre objectif à réaliser : « réduire la dette publique, qui est passée à 72 % du PIB en raison d’emprunts considérables, et donner la priorité aux emprunts concessionnels (c’est-à-dire à taux d’intérêt nul), tout en consacrant des ressources aux investissements dans les infrastructures, notamment le développement du réseau électrique et des projets dans le secteur de l’eau », a précisé le FMI.