Infrastructures : La Banque africaine de développement finance le désenclavement de l’Est du Cameroun

Infrastructures : La Banque africaine de développement finance le désenclavement de l’Est du Cameroun

La Banque africaine de développement (BAD) annonce avoir approuvé un prêt au Cameroun destiné à désenclaver l’Est de ce pays d’Afrique centrale et de renforcer la connectivité transfrontalière « Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a accordé un prêt de 309,93 millions d’euros au Cameroun pour financer la première phase du Programme de désenclavement et de connectivité des bassins économiques transfrontaliers dans la région de l’Est (PDCBET) », indique l’institution financière panafricaine.    Dans un communiqué, la BAD précise que le financement approuvé le 18 février dernier, doit permettre l’aménagement et le bitumage de la section de la route Ngoura II – Yokadouma, longue de 156 kilomètres, sur l’axe stratégique Bertoua-Batouri-Ngoura II – Yokadouma – Moloundou – frontière du Congo. Pour Léandre Bassolé, directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale, « en améliorant la connectivité de la région de l’Est et son intégration aux corridors frontaliers, nous contribuons à libérer le potentiel productif et à renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale ». Selon l’institution financière, la construction de cette route permettra de répondre à trois priorités majeures consistant à désenclaver la région de l’Est et à renforcer l’intégration régionale en reliant le Congo voisin, à créer des emplois et à renforcer l’inclusion socio-économique, ainsi qu’à contribuer à renforcer la promotion du secteur privé, la durabilité environnementale et la résilience climatique, souligne-t-elle dans son communiqué. La même source estime que la mise en œuvre du programme devrait générer au moins 2 500 emplois directs et indirects, notamment en faveur des jeunes, des femmes et des minorités vulnérables. En outre, « la mise en place d’une infrastructure routière moderne et praticable en toute saison facilitera les échanges entre les zones de production et les centres de commercialisation », affirme la BAD assurant que cette route permettra de réduire les coûts de transport et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations ainsi que la compétitivité des opérateurs économiques. Avec une superficie de 109 000 km2 représentant près de 23 % du territoire national, la région de l’Est est la plus vaste du Cameroun. Elle affiche un taux de bitumage d’environ 6,25 % et une densité routière de 0,70 kilomètre pour 1 000 habitants, ce qui « constitue un frein majeur à la valorisation du potentiel productif local et au développement du secteur privé », conclut l’institution. Martin Kam

La Banque africaine de développement approuve un prêt de 16,5 millions de dollars pour stimuler la transition vers les énergies propres au Kenya

La Banque africaine de développement approuve un prêt de 16,5 millions de dollars pour stimuler la transition vers les énergies propres au Kenya

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé en novembre dernier, un prêt de 16,5 millions de dollars américains pour soutenir le développement de la centrale géothermique OrPower Twenty-Two (OTTL) de 35 mégawatts, un projet phare d’énergie renouvelable qui permettra d’accroître la production de base du Kenya et accélérera sa transition vers l’énergie propre. OTTL, un producteur d’électricité indépendant (IPP) développe ce projet dans le champ géothermique de Menengai, au nord de la ville de Nakuru, à 180 kilomètres au nord-ouest de Nairobi, la capitale. Il s’agit de la troisième centrale électrique de ce champ. Elle vient s’ajouter à la centrale géothermique de Sosian Menengai, d’une capacité de 35 mégawatts et au projet géothermique de Globeleq Menengai, de 35 mégawatts de capacité également, ce dernier étant encore en cours de construction grâce à un financement distinct de la Banque. L’ensemble de ces projets permettront de libérer pleinement le potentiel de 105 mégawatts de la première phase du champ géothermique de Menengai qui a été développé grâce à un précédent financement de 145 millions de dollars de la Banque africaine de développement accordé à la Geothermal Development Company (GDC). GDC, une entreprise publique, est chargée du forage, de la production et de la fourniture de vapeur de qualité à la nouvelle centrale électrique. La Kenya Power and Lighting Company, qui est également une entreprise publique, sera l’unique acheteur de l’électricité produite par la centrale géothermique, dans le cadre d’un Contrat d’achat d’électricité (CAE) d’une durée de 25 ans. Outre l’augmentation de la capacité de production, ce projet fournira au réseau électrique national kenyan une électricité de base abordable et durable, avec l’un des tarifs les plus bas du pays, ce qui contribuera à réduire le coût global de l’électricité. Une fois pleinement opérationnelle, la centrale produira environ 301 gigawattheures d’énergie propre et fiable par an, renforçant ainsi la stabilité de l’approvisionnement du pays. Elle jouera également un rôle essentiel dans la diversification du bouquet énergétique du Kenya et dans la réduction de la dépendance à l’égard de la production coûteuse alimentée par le diesel. La centrale devrait avoir des effets bénéfiques considérables sur le climat. Elle permettra de réduire notamment les émissions de gaz à effet de serre de 1,9 million de tonnes au cours de la période de 25 ans couverte par le Contrat d’achat d’électricité.  « Le modèle de Menengai démontre la puissance du partenariat public-privé, où le développement des ressources mené par le gouvernement débloque l’investissement privé dans la production géothermique, procurant ainsi des bénéfices mutuels : Geothermal Development Company tire des revenus stables de la vente de vapeur, ce qui lui permet de rentabiliser son important investissement à Menengai et de réinvestir dans l’expansion du développement géothermique à l’échelle nationale, tandis que le secteur privé assure une production d’électricité efficace », a souligné Wale Shonibare, directeur du Département des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement. « Nous sommes honorés de construire la centrale géothermique Orpower Menengai en utilisant une technologie géothermique de nouvelle génération développée de manière indépendante et entièrement brevetée, accomplissant ainsi notre mission d’entreprise, qui est de “contribuer à la sauvegarde de la planète” », a déclaré Qi Jingwen, directeur d’OTTL. « Le soutien des institutions financières internationales permettra une plus grande participation au développement des nouvelles énergies vertes en Afrique », a-t-il ajouté. Ce projet renforce les priorités de la Banque en matière d’énergie tout en faisant progresser le programme de développement plus large du Kenya en soutenant directement le pilier I du Pacte énergétique Mission 300 du pays. En contribuant à l’objectif du pays d’accroître la capacité géothermique pour la faire passer de 940 mégawatts à 1 824 mégawatt d’ici 2030, il permet également d’accélérer la transition du Kenya vers une énergie 100 % propre grâce à l’investissement du secteur privé. Ce financement de la Banque africaine de développement vient compléter un financement supplémentaire attendu de la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Ce qui portera le financement total du projet à 64,4 millions de dollars pour un coût total de 91,9 millions de dollars environ.

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde une garantie de crédit partielle de 120 millions d’euros à Mota-Engil Africa pour soutenir son prêt lié au développement durable

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde une garantie de crédit partielle de 120 millions d’euros à Mota-Engil Africa pour soutenir son prêt lié au développement durable

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 11 juillet 2025 à Abidjan, une garantie partielle de crédit non souveraine d’un montant maximal de 120 millions d’euros afin de permettre à Mota-Engil Africa, un leader du secteur de la construction et des infrastructures en Afrique, de lever un prêt lié à la durabilité (SLL) d’au moins 170 millions d’euros auprès de prêteurs commerciaux. Cette transaction marque le premier soutien direct de la Banque à une entreprise d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC), reconnaissant ainsi la contribution essentielle du secteur à la croissance économique inclusive, à la création d’emplois et à la construction d’infrastructures résilientes au climat. La garantie partielle de crédit de la Banque permettra à Mota-Engil Africa de mobiliser des financements commerciaux à long terme et d’allonger la maturité moyenne de sa dette, renforçant ainsi sa situation financière et sa capacité à mettre en œuvre des projets d’infrastructures durables en Afrique. Cette transaction reflète l’engagement de la Banque à diversifier son engagement auprès du secteur privé et à soutenir la mise en place d’infrastructures durables à grande échelle, conformément à sa Stratégie décennale 2024-2033. « Cette transaction historique sous forme de garantie témoigne de l’engagement de la Banque africaine de développement à utiliser les garanties pour attirer des capitaux privés mondiaux et régionaux en faveur d’une croissance verte et inclusive. Cette garantie permettra à Mota-Engil Africa de consolider son bilan et de mener des projets conformes à ses objectifs de développement durable et aux priorités de développement de l’Afrique », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation. La Banque africaine de développement reconnaît l’importance de renforcer les acteurs régionaux comme Mota-Engil Africa, qui dispose de près de 80 ans d’expérience sur le continent, d’un carnet de commandes de 10 milliards d’euros et d’une présence dans 14 pays africains. L’entreprise emploie plus de 24 500 personnes en Afrique, dont plus de 95 % sont locales. Elle fournit également des infrastructures clés en main, de l’ingénierie industrielle, des services environnementaux et des concessions de transport, outre une solide expérience en matière de réalisation de projets et de gestion des risques. Le portefeuille de projets de l’entreprise comprend des projets dans les secteurs des transports, des mines, de l’eau et des infrastructures urbaines, notamment la concession historique du corridor de Lobito, qui s’étend de l’Angola à la République démocratique du Congo. L’intervention de la Banque vise à renforcer le rôle de Mota-Engil Africa en tant que partenaire d’infrastructures résilientes et durables pour l’avenir de l’Afrique. Le produit du prêt financera un portefeuille de projets d’infrastructures à fort impact éligibles, alignés sur le Cadre de financement lié à la durabilité de l’entreprise. Il s’agit notamment d’infrastructures de transport, de services environnementaux, de systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, et de travaux de génie civil à haut rendement énergétique dans plus d’une douzaine de pays africains. La stratégie de développement durable de Mota-Engil Africa s’appuie sur des indicateurs clés de performance mesurables, notamment des objectifs d’amélioration des performances en matière de santé et de sécurité, d’augmentation de la représentation des femmes au sein des instances dirigeantes et de renforcement de la création d’emplois locaux et du développement des compétences. « Nous sommes fiers d’être le premier partenaire EPC à bénéficier de cet instrument innovant, a déclaré Manuel Mota, président de Mota-Engil Africa. La garantie de la Banque soutiendra nos efforts pour réaliser des projets d’infrastructures à fort impact, tout en améliorant le profil de maturité de notre dette et en accélérant la réalisation de nos engagements ESG. » Cette opération est alignée sur les priorités opérationnelles de la Banque, « les High 5 », en particulier « Industrialiser l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », et contribue au double objectif de la Stratégie décennale : accélérer une croissance verte inclusive et favoriser des économies prospères et résilientes. Afdb.

Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

La Banque africaine de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et British International Investment (BII), l’institution de financement du développement et investisseur d’impact du Royaume-Uni, accordent un financement de 479,1 millions de dollars à Obelisk Solar Power SAE, un véhicule ad hoc enregistré en Égypte et détenu par Scatec ASA. Ce financement soutiendra le développement d’une centrale solaire photovoltaïque (PV) d’un gigawatt (GW) équipée d’un système de stockage d’énergie par batterie (BESS) de 200 MWh dans la région de Nagaa Hammadi, en Égypte. Le financement du Groupe de la Banque africaine de développement, d’un montant de 184,1 millions de dollars, comprend 125,5 millions de dollars de prêts commerciaux, ainsi qu’un financement concessionnel provenant de deux fonds spéciaux gérés par le Groupe de la Banque, le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) à hauteur de 20 millions de dollars, et le Fonds climatique Canada-Banque africaine de développement, un partenariat entre la Banque africaine de développement et le gouvernement du Canada, à hauteur de 18,6 millions de dollars. Un montant supplémentaire de 20 millions de dollars sera canalisé par le Fonds pour les technologies propres des Fonds d’investissement climatiques, par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement. Le Conseil d’administration de la Banque a approuvé le financement le 11 juin 2025. La BERD fournira un financement pouvant atteindre 173,5 millions de dollars, dont 101,9 millions de dollars bénéficieront d’une garantie de couverture des premières pertes du Fonds européen pour le développement durable (FEDD+) pendant les 18 premières années, en plus d’un don de 6,5 millions de dollars provenant du Fonds spécial des actionnaires de la BERD. Le financement de la BII comprend un prêt concessionnel de 100 millions de dollars et un don remboursable de 15 millions de dollars qui contribue à réduire le coût global du volet BESS du projet, le rendant ainsi plus viable et abordable financièrement, tout en attirant la participation du secteur privé et en créant des modèles pour de futurs investissements. Le financement de la BII est soumis à des conditions de décaissement. Le financement mixte du projet, d’un montant de 475,6 millions de dollars, correspond à environ 80 % du total des dépenses d’investissement estimées à 590 millions de dollars. La centrale électrique intégrée sera développée par Scatec, fournisseur leader de solutions d’énergie renouvelable, et construite en deux phases. La première phase, d’une capacité de 561 MW d’énergie solaire et de 100 MW/200 MWh de stockage par batterie, devrait être opérationnelle au premier semestre 2026. La seconde phase, d’une capacité de 564 MW d’énergie solaire, devrait être opérationnelle au second semestre 2026. L’énergie sera vendue dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 25 ans, libellé en dollars américains, avec la Compagnie égyptienne de transport d’électricité, assorti d’une garantie souveraine. Une fois achevé, ce projet sera le premier projet intégré d’énergie solaire photovoltaïque et de stockage par batterie de cette envergure en Égypte, ce qui représente une étape importante dans la transition énergétique du pays. L’Égypte vise à atteindre 42 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030. La centrale solaire devrait produire environ 3 000 GWh par an d’électricité renouvelable supplémentaire, ce qui améliorera la stabilité du réseau et permettra de gérer les pics de demande. Elle permettra également de réduire jusqu’à 1,4 million de tonnes par an les émissions de dioxyde de carbone. Cette installation favorisera la diversification du mix énergétique de l’Égypte et accroîtra la part des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la réalisation des objectifs de décarbonisation du pays. Pour la ministre égyptienne de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, Mme Rania A. Al-Mashat, « le projet Obelisk Solar Power marque une étape importante dans la transition de l’Égypte vers une énergie propre, non seulement en tant que première installation intégrée d’énergie solaire et de stockage par batterie, mais aussi en tant que modèle de financement innovant grâce à des partenariats multilatéraux efficaces. Il reflète nos efforts continus pour développer les énergies renouvelables, renforcer la résilience du réseau et faire progresser la mise en œuvre de la plateforme nationale égyptienne Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie (NWFE), faisant ainsi progresser nos ambitions climatiques et créant de nouvelles opportunités pour l’engagement du secteur privé et le développement durable. » « Ce projet illustre l’ampleur du potentiel des énergies renouvelables en Afrique et démontre comment des partenariats solides et des solutions innovantes peuvent faire progresser la transition énergétique et favoriser un développement économique durable », a souligné Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement. « Il présente un fort potentiel de démonstration et de reproduction pour des initiatives similaires à travers le continent. » Selon Iain Macaulay, directeur à la BII et responsable du financement de projets en Afrique et au Pakistan, « cet accord souligne l’engagement de la BII en faveur de solutions énergétiques innovantes et durables. L’intégration du stockage par batterie à l’énergie solaire photovoltaïque change la donne pour le secteur énergétique égyptien, en fournissant une énergie renouvelable fiable et répartissable, tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles. Ce projet répond non seulement aux besoins énergétiques actuels de l’Égypte, mais il crée également un précédent pour de futurs projets d’énergie renouvelable hybride répartissable dans la région. » « Nous sommes ravis de travailler avec nos partenaires de longue date, SCATEC, la Banque africaine de développement et la BII, pour soutenir ce projet transformateur, qui fait passer la transition énergétique de l’Égypte à un niveau supérieur en exploitant l’énergie solaire non seulement pendant la journée, mais aussi pendant la nuit, grâce à la combinaison de l’énergie solaire et du stockage par batterie. Il répond à la demande croissante d’électricité et réduit la nécessité d’importer des combustibles fossiles coûteux. Le projet contribue aux objectifs du programme phare égyptien “Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie”, lancé lors de la COP27 à Charm el Cheikh, et pour lequel la BERD est le principal partenaire

L’ATIDI assure le prêt de 507,5 millions d’euros de la Deutsche Bank au Bénin

L’ATIDI assure le prêt de 507,5 millions d’euros de la Deutsche Bank au Bénin

La facilité permettra au gouvernement du Bénin d’entreprendre un exercice critique de reprofilage de la dette pour racheter une partie des euro-obligations du pays. L’African Trade & Investment Development Insurance (ATIDI) a soutenu la dernière transaction financière de la République du Bénin, en fournissant une garantie de deuxième perte pour le prêt de 507,5 millions d’euros de la Deutsche Bank au pays. Ce prêt, d’une durée de 15 ans, soutiendra le programme de développement durable du pays. Cette transaction importante renforce l’engagement d’ATIDI à débloquer l’accès à des solutions financières innovantes qui renforcent la stabilité économique et le développement durable dans toute l’Afrique. Le prêt à terme amortissable de premier rang non garanti, arrangé uniquement par la Deutsche Bank, bénéficie d’une garantie en première perte de 200 millions d’euros de la part de l’Association internationale de développement (IDA), qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale. La garantie de deuxième perte de l’ATIDI complète cette structure en couvrant le solde du principal et des intérêts, renforçant ainsi la confiance des investisseurs et réduisant les coûts de financement pour le Bénin. « Ce financement historique démontre le pouvoir des partenariats stratégiques dans le déblocage d’investissements durables pour les économies africaines. Notre collaboration avec la Deutsche Bank pour soutenir la République du Bénin souligne le rôle essentiel de l’ATIDI dans la facilitation de solutions financières innovantes qui renforcent la résilience fiscale. En fournissant une garantie de deuxième perte, nous contribuons à assurer au Bénin un financement à long terme et rentable, renforçant ainsi sa stabilité économique tout en canalisant les ressources vers ses objectifs de développement durable », a déclaré Manuel Moses, directeur général de l’ATIDI. La participation de l’ATIDI souligne son rôle unique dans la fourniture de solutions d’atténuation des risques qui permettent aux États africains d’accéder à des financements à long terme, rentables et à des conditions favorables. Cette transaction est la première garantie soutenue par l’IDA dans le cadre de la nouvelle plateforme de garantie de la Banque mondiale lancée en juillet 2024. Principales caractéristiques La facilité permettra au Bénin de disposer d’une marge de manœuvre budgétaire pour reprofiler sa dette, assurant ainsi sa viabilité financière à long terme. Les économies réalisées grâce à cette transaction seront affectées à des projets prioritaires relevant du cadre des ODD du Bénin. La garantie partielle de risque de l’IDA et la couverture d’assurance en deuxième perte de l’ATIDI offrent une solide atténuation des risques, renforçant la confiance des investisseurs et assurant la bonne exécution de la facilité. Maryam Khosrowshahi, directrice générale de la Deutsche Bank, a déclaré que cette opération consolidait la position de la banque en tant qu’arrangeur de premier plan pour les transactions complexes sur le continent africain. « Nous sommes fiers d’avoir agi en tant qu’unique chef de file et unique prêteur de la République du Bénin dans le cadre de cette transaction inédite avec l’IDA et l’ATIDI. Nous avons tiré parti de notre expérience en matière de financement avec la République du Bénin, de nos excellentes relations avec le conseiller de la République, Rothschild & Co, et de notre vaste expérience en matière de transactions avec le Groupe de la Banque mondiale et l’ATIDI pour mettre en place ce financement crucial de manière efficace et opportune. Le timing était en effet essentiel puisque la facilité a été signée le 8 janvier 2025, en même temps que l’annonce d’une offre publique d’achat visant jusqu’à 250 millions d’euros d’obligations EUR2032 du Bénin et d’une nouvelle émission obligataire de 500 millions d’USD pour compléter les besoins budgétaires du pays à l’horizon 2025 », a-t-elle déclaré. Le prêt a été conclu parallèlement au retour du Bénin sur les marchés internationaux des capitaux par le biais d’une émission obligataire de 500 millions d’USD. Une partie du produit du prêt a été affectée à un exercice de reprofilage de la dette, y compris le rachat de l’obligation EUR 2032 du Bénin. En allongeant la maturité moyenne de son portefeuille de dette publique et en réalisant des économies substantielles sur le service de la dette, le Bénin peut réorienter les fonds vers des initiatives stratégiques dans le cadre du financement des ODD, ce qui aura un impact social et économique à long terme. L’ATIDI reste à l’avant-garde de la réduction des risques des économies africaines et de la facilitation des solutions financières transformatrices. Grâce à des partenariats avec des institutions financières mondiales comme la Deutsche Bank et des partenaires de développement comme le Groupe de la Banque mondiale, l’ATIDI continue de fournir des produits d’assurance-crédit et d’assurance-investissement innovants qui favorisent une croissance durable en Afrique.

Maroc: Cérémonie de signature de la documentation juridique relative à un prêt de 110 M€ accordé par la BERD à la Société Nador West Med

Maroc: Cérémonie de signature de la documentation juridique relative à un prêt de 110 M€ accordé par la BERD à la Société Nador West Med

Madame Nadia FETTAH – Ministre de l’Economie et des Finances a présidé, le 17 mars 2025, au siège de son Département, la cérémonie de signature de la documentation juridique relative au financement par la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) des travaux d’aménagement de la zone d’activité du complexe industrialo- portuaire de Nador West Med. ​A cette occasion, Monsieur Antoine SALLE DE CHOU – Directeur de la BERD au Maroc et Monsieur Mohamed Jamal BENJELLOUN –  Directeur Général de la Société Nador West Med (NWM), ont procédé à la signature d’un contrat de financement de 110 M€. Ce financement constitue la troisième contribution de la Banque en faveur de NWM, confirmant son engagement à soutenir le Royaume dans le déploiement de ses projets stratégiques. Les deux responsables ont procédé également à la signature de trois contrats de dons d’un montant global d’environ 10 M€, mobilisés respectivement auprès du Fonds multi-donateurs « Partenariat à Fort Impact sur l’Action pour le Climat » du Royaume-Uni, représenté à cette cérémonie par la Chargée d’affaires auprès de l’Ambassade, du Fonds Spécial des Actionnaires de la BERD et du Fonds pour l’Environnement Mondial. Lors de son intervention, Madame Nadia FETTAH a mis en avant l’importance du lancement des travaux de la zone d’activités, qui marque une nouvelle étape clé après l’achèvement du port en eau profonde. Cette infrastructure, conçue selon les standards internationaux, ambitionne de créer un écosystème propice à l’investissement et aux échanges commerciaux, contribuant ainsi à l’essor économique de la Région de l’Oriental. Au terme de la cérémonie, Madame Nadia FETTAH et les responsables de la BERD se sont réjouis de la solidité et de la qualité des relations de coopération entre le Maroc et l’institution. Ils ont également réaffirmé leur engagement commun à renforcer et à approfondir davantage ce partenariat.

Tunisie : la Banque africaine de développement accorde un prêt de plus de 80 millions d’euros pour la modernisation d’infrastructures routières dans sept gouvernorats du pays

Tunisie : la Banque africaine de développement accorde un prêt de plus de 80 millions d’euros pour la modernisation d’infrastructures routières dans sept gouvernorats du pays

La Banque africaine de développement a accordé à la Tunisie, un prêt de 80,16 millions d’euros pour mettre en œuvre la phase 3 du Programme de modernisation des infrastructures routières. Le projet approuvé par le Conseil d’administration de la Banque le 9 décembre dernier, pour un coût total de 86,21 millions d’euros, est cofinancé sur un prêt de 80,16 millions d’euros de la Banque (92,98% du coût total du projet) et une contrepartie du gouvernement de Tunisie pour 6,05 millions d’euros. Le projet consiste notamment au renforcement de 188,9 kilomètres de routes classées dans sept gouvernorats : Kef, Kasserine, Sousse, Sfax, Kairouan, Siliana et Gafsa qui, malgré les nombreuses potentialités dont ils regorgent, sont confrontés à des contraintes de transports liées à la dégradation du réseau routier. L’intervention de la Banque permettra d’améliorer la qualité du réseau routier classé de Tunisie et les conditions de circulation des usagers dans les zones ciblées. Elle contribuera à la promotion d’un système de transport efficient et durable de façon à soutenir la croissance et créer les conditions favorables à la circulation des biens et des personnes dans les différentes régions. Le secteur des transports joue un rôle important dans l’économie tunisienne. Il contribue pour environ 5 % à la constitution du PIB et génère quelques 160 000 emplois directs et indirects. Le projet qui sera exécuté de 2025 à 2030, s’inscrit dans la continuité des deux précédentes phases du programme. « La Banque africaine de développement a, au cours des 10 dernières années, contribué à rénover et à moderniser environ 4 000 kilomètres de routes, 104 kilomètres d’autoroutes et à construire plusieurs ouvrages d’art en Tunisie. Ces interventions ont permis une amélioration sensible du niveau de service du réseau, en sécurisant différents itinéraires par des ouvrages de franchissement permanent, et facilitant l’accès aux centres socio-économiques en désenclavant des régions. La réhabilitation et l’entretien des infrastructures routières dans le cadre de la troisième phase du Projet de modernisation des infrastructures routières, contribueront à la promotion du secteur privé et des PME locales, ainsi qu’à la création d’emplois pour les jeunes », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation. « L’intervention de la Banque bénéficiera aussi aux micro-entreprises d’entretien routier permettant la pérennisation des infrastructures et créera en même temps des opportunités de marché pour les entrepreneurs. Cette opération améliorera, en outre, la desserte des régions à haute valeur ajoutée agricole contribuant ainsi à la sécurité alimentaire de la Tunisie, grâce, notamment, au développement de chaînes de valeur portées par le secteur privé », a-t-il ajouté. En permettant la mise à niveau des tronçons reliant les régions frontalières de la Tunisie à l’Algérie, le projet induira, non seulement, un équilibrage régional en matière d’infrastructures routières des zones les plus défavorisées. En outre, il contribuera à une baisse du chômage des jeunes par la création d’emplois pour l’entretien du réseau et, par conséquent, à l’atténuation de la pauvreté dans des zones vulnérables du pays. Le projet renforce deux des « High5 », les cinq priorités opérationnelles de la Stratégie décennale 2024-2033 de la Banque : « intégrer l’Afrique », « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », contribuant ainsi à concrétiser la vision de la Banque pour une Afrique prospère, inclusive, résiliente et intégrée. BAD

Afrique du Sud : la Banque africaine de développement approuve un prêt de 18,85 milliards de ZAR (un milliard de dollars) à Transnet pour son plan de redressement

Afrique du Sud : la Banque africaine de développement approuve un prêt de 18,85 milliards de ZAR (un milliard de dollars) à Transnet pour son plan de redressement

La Banque africaine de développement a approuvé, vendredi 12 juin 2024 à Abidjan, un prêt d’entreprise adossé à une garantie souveraine de 18,85 milliards de ZAR (un milliard de dollars américains) à Transnet, l’opérateur ferroviaire public sud-africain qui gère également les ports et les oléoducs. Le prêt de 25 ans approuvé par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque facilitera la première phase du plan d’investissement quinquennal de 152,8 milliards de ZAR (8,1 milliards de dollars) de la société, qui vise à améliorer sa capacité existante avant de l’étendre aux segments prioritaires de l’ensemble de la chaîne de valeur du transport. Transnet a été confrontée à des défis opérationnels, principalement dans les secteurs critiques des chemins de fer et des ports, en raison du sous-investissement dans les infrastructures et les équipements, du vol et du vandalisme, et de chocs externes tels que les inondations et les effets de la pandémie de Covid-19. La compagnie s’est engagée à relever les défis du passé, à promouvoir l’intégrité et à améliorer l’efficacité au sein de l’organisation. Elle a progressé dans certains domaines clés, notamment dans les réformes de la gouvernance, de la passation des marchés et de la gestion financière. Le plan de redressement, lancé en octobre 2023, vise à réhabiliter l’infrastructure et à accélérer la relance des opérations sur une période de dix-huit mois, en se concentrant sur le rétablissement des performances opérationnelles et des volumes de fret pour répondre aux demandes des clients. Après l’approbation, Solomon Quaynor, vice-président de la Banque africaine de développement chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation, a souligné l’importance de ce soutien : « Transnet, gardien des infrastructures de transport et de logistique essentielles de l’Afrique du Sud, joue un rôle indispensable dans l’économie du pays, en assurant un système de fret compétitif et en servant de porte d’entrée à la région de la Communauté de développement des États de l’Afrique australe (SADC) ». « Notre partenariat permettra à Transnet de mettre en œuvre un plan de redressement complet, en s’attaquant aux inefficacités opérationnelles, en particulier dans les secteurs ferroviaire et portuaire. Ce plan est aligné sur la feuille de route stratégique de l’Afrique du Sud pour le système logistique du fret et supervisé par le comité national de crise logistique, présidé par la présidence. Cette initiative témoigne de notre engagement à renforcer les capacités logistiques nationales et à favoriser une croissance économique durable », a-t-il ajouté. Client de longue date de la Banque africaine de développement depuis 2010, Transnet emploie plus de 50 000 personnes et joue un rôle essentiel dans l’intégration et la connexion de l’Afrique du Sud à l’économie mondiale. Les activités du système de fret de Transnet contribuent de manière significative à l’économie sud-africaine. Ses opérations servent de portes d’entrée pour les échanges commerciaux en Afrique du Sud et avec les pays enclavés de la région tels que le Botswana, la Zambie, le Zimbabwe et la République démocratique du Congo, par l’intermédiaire du port de Durban. Réagissant à l’approbation du prêt, Michelle Phillips, directrice générale de Transnet, a déclaré : « Nous apprécions le soutien manifesté par la Banque africaine de développement. Le prêt accordé par la Banque contribuera de manière significative au plan d’investissement de Transnet visant à stabiliser et à améliorer le réseau ferroviaire et à contribuer à l’économie sud-africaine dans son ensemble. L’aide non remboursable qui accompagne le prêt aidera aussi considérablement Transnet dans ses efforts d’efficacité énergétique et dans ses initiatives de préparation de projets d’infrastructure. » Le Conseil d’administration a félicité le gouvernement sud-africain pour sa vision et son engagement en faveur des réformes de Transnet et de l’ensemble des secteurs des transports et de la logistique du pays. Il a également félicité Transnet pour les progrès réalisés dans le déploiement de son programme d’amélioration de la conformité et de la gouvernance, ainsi que pour ses plans de décarbonisation et d’efficacité énergétique, conformément à sa stratégie net zéro carbone et à sa stratégie « fret vert » (« Green Freight »). Le prêt de la Banque africaine de développement est complété par deux dons : le premier de 750 000 dollars sous forme d’appui technique du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA), – un fonds multidonateurs administré par la Banque – pour développer l’efficacité énergétique et les mesures afférentes, conformément à la stratégie énergétique de Transnet en matière d’énergie ; le second d’un million de dollars du Fonds spécial pour la préparation de projets d’infrastructure du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (IPPF-NEPAD), qui consiste en une assistance technique pour accélérer les réformes ferroviaires et remédier aux inefficacités structurelles et réglementaires.