Lancement de la campagne électorale en Algérie

La campagne électorale pour l’élection présidentielle algérienne du 7 septembre prochain a débuté jeudi par l’organisation de meetings populaires et rencontres de proximité animés par les trois candidats ou les formations politiques qui les soutiennent, a rapporté jeudi l’Algérie Presse Service (APS). Les trois candidats en lice sont Abdelmadjid Tebboune en tant que candidat indépendant, Aouchiche Youcef pour le Front des forces socialistes (FFS), et Hassani Cherif Abdelaâli pour le Mouvement de la société pour la paix (MSP). Pour leur part, plusieurs partis soutenant le candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune, dont le programme électoral porte le slogan « Pour une Algérie triomphante », ont investi le terrain, en ce premier jour de campagne, par l’organisation de meetings et rencontres de proximité avec les citoyens à travers plusieurs wilayas du pays, selon l’APS. Le candidat du MSP qui a choisi « Opportunité » comme slogan pour son programme électoral, a entamé la campagne au niveau du siège de son parti où il anime une série d’activités de proximité dans la capitale. Le candidat du FFS a, de son côté, choisi Alger pour lancer sa campagne électorale en animant des activités de proximité, une occasion pour lui de déployer les grands axes de son programme électoral qui porte le slogan « Vision pour demain », a rapporté l’APS. Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a affirmé que son instance était prête pour organiser l’élection présidentielle, dans le cadre de ses engagements constitutionnels de « neutralité, de transparence et de préservation du libre choix de l’électeur », a ajouté l’APS. Selon l’ANIE, 24.351.551 inscrits sur les listes électorales ont été recensés, à savoir 23.486.061 électeurs à l’intérieur du pays et 865.490 à l’étranger.
Algérie: clôture des candidatures pour l’élection présidentielle

Les candidats à l’élection présidentielle du 7 septembre 2024 en Algérie ont déposé jeudi 18 juillet 2024 leurs dossiers avec les formulaires de signatures soutenant leurs candidatures. Parmi les candidats, le président sortant Abdelmadjid Tebboune qui se représente pour un second mandat de cinq ans. Abdelaali Hassani Cherif, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), a été le premier à déposer son dossier au niveau de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), au Palais des nations, à l’ouest Alger. L’élection présidentielle du 7 septembre 2024 est, pour ce leader islamiste, une opportunité pour « la réforme, le changement et le dépassement de toutes les contraintes qu’a connues l’Algérie par le passé »… Lire la suite sur RFI
Rejet massif du plan Bouteflika

TRIBUNE.La colère des Algériens contre le régime d’Alger s’est exprimée, le 15 mars 2019, dans toute l’Algérie mais aussi à l’étranger, notamment en France le 17 mars 2019. A Alger, à Oran et à Bejaïa ils étaient plus de 07 millions de personnes à contester le régime du Président Bouteflika et un peu plus du double si l’on y ajoute les autres grandes agglomérations. Une nouvelle démonstration de force, au-delà du rejet de l’offre politique du pouvoir qui consacre définitivement le divorce entre le régime Bouteflika et les Algériens. La très grande majorité des manifestants à Alger étaient porteurs d’affiches dont la plus marquante fût la réponse aux propositions faite au régime incarné par le clan Bouteflika par de nombreux manifestants à Alger et qui se libelle comme suit « Soldes du Printemps. FLN : fin de série. Système : 2ème démarque. Peuple : nouvel arrivage ». A noter qu’à la fin des grandioses manifestations de ce 15 mars 2019 contre le pouvoir, des policiers anti-émeutes déployés à Alger ont rejoint les manifestants pour fêter, dans une remarquable symbiose, la réussite de la marche millionième contre le système Bouteflika. Les autres villes algériennes ont connu également d’importants rassemblements comme ce fût le cas à Boumerdès, à Béjaia, à Annaba ou, à Tizi Ouzou ou à Constantine pour dire non au prolongement du quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Même sur le champ gazier de Hassi R’mel, le plus important d’Algérie, un rassemblement de salariés s’était tenu le 15 mars 2019 ; un secteur des hydrocarbures ultrasensible et stratégique d’où l’Algérie tire la majorité de ses rentrées en devises de ses exportations de pétrole et de gaz. En France, ils étaient des milliers d’Algériens ou de Français d’origine algérienne à manifester, le 17 mars 2019, contre le régime d’Alger que ce soit à Paris, où ils étaient plus de 9000 personnes, ou en province comme à Saint-Etienne, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nancy, Toulouse, Lille ou Strasbourg et tant d’autres villes sans oublier les villes européennes et d’Amérique du Nord. A remarquer que de nombreuses pancartes à Alger ont fustigé la France, ancienne puissance coloniale, et son Président Emmanuel Macron qui a « salué la décision du Président Bouteflika », tout en appelant à une « transition d’une durée raisonnable ». « C’est le peuple qui choisit, pas la France », proclamait une grande banderole. « L’Elysée, stop ! On est en 2019, pas en 1830 », date de la conquête de l’Algérie par la France, rappelait une pancarte. On peut donc affirmer que les manifestations qui ont secoué l’Algérie sont inédites depuis l’indépendance et, si elles devaient avoir un comparant, ce serait les célébrations de l’indépendance en juillet 1962. Ni les manifestations du Printemps berbère en 1980 qui étaient circonscrites à la Kabylie et à Alger, tout comme celles de 2001, ni celles d’octobre 1988 réprimées violemment n’ont suscité autant d’union, d’espoirs et de joie. Les manifestations de cette année n’ont pas les mêmes ressorts que celles d’octobre 1988. A l’époque, c’était essentiellement des jeunes qui manifestaient. Aujourd’hui, c’est toute la société qui se retrouve ; on a vu des poussettes, des jeunes, des personnes âgées. Toutes les couches de la société étaient dans la rue. Il est temps que les dirigeants construisent leur légitimité, non plus sur des références historiques, mais sur des projets, sur le vivre-ensemble. Mais l’État algérien est-il capable d’assumer une telle révolution et d’en finir avec la réitération des violences coloniales ? Quoi qu’il en soit, l’heure a sonné pour la jeunesse actuelle algérienne de décider de déraciner ce système qui est en place depuis 1962. En Algérie, la rue, si elle veut, à le pouvoir de tout faire, et elle peut changer n’importe qu’elle décision de ce système corrompu et dictateur ! L’économie est stagnante et le chômage massif en Algérie. Les Algériens ont-ils une âme et ont-ils tiré des leçons de la guerre civile bis ? Espérons qu’ils soient vaccinés de l’islamisme des années 1990 ! C’est pourquoi, à l’heure où la révolte gronde, où le cadre constitutionnel se trouve hypothéqué et où le compromis demeure introuvable le dénouement pourrait venir, non plus d’une nouvelle « brèche dans un cercle » du pouvoir, désormais passée de mode et de culture, mais d’une simple remise en question du soutien apporté par une partie de l’État-Major au pouvoir présidentiel. En d’autres termes, il s’agit de racheter le péché des « janviéristes », qui avaient annulé en janvier 1992 le deuxième tour des législatives, remettant en selle le scrutin présidentiel dans les meilleurs délais. Au final, le scénario du pire serait de s’entêter et s’accrocher au pouvoir dans un contexte où le caractère pacifique des protestations est menacé, la répression étant la seule arme du système pour faire taire les Algériens. Et, au vu de la mobilisation d’aujourd’hui, ceux-ci ne vont certainement pas se taire car ce serait alors un plongeon vers l’inconnu et, sans aucun doute, un retour vers les années noires de l’Algérie. D’autant que certains responsables sont prêts à rester aux commandes de l’Algérie, quitte à sacrifier tous les Algériens. Farid Mnebhi.
Algérie: joie et prudence après le renoncement de Bouteflika à un 5e mandat

Abdelaziz Bouteflika a adressé ce 11 mars une lettre aux Algériens, dans laquelle il annonce notamment ne pas vouloir briguer un cinquième mandat ainsi qu’un report des élections présidentielle, rapporte la chaîne d’information russe RT France indiquant que des manifestations de joie ont éclaté dans le pays. A voir ci-dessous:
Immenses manifestations en Algérie pour écrire l’histoire

TRIBUNE. Le 08 mars 2019, jour de la Femme, de grandes marches populaires et imposantes ont été organisées dans toute l’Algérie, ainsi que dans de nombreux pays étrangers, au cours desquelles les manifestants se sont opposés au scénario dicté par le pouvoir, qui veut imposer un cinquième mandat en faveur d’Abdelaziz Bouteflika. Du jamais vu en Algérie, de nombreuses femmes, de tous âges, des jeunes filles, des grand-mères, certaines portaient même des tenues traditionnelles et des roses en raison de la Journée Internationale des Droits des Femmes, ont manifesté. Ont également participé à ces manifestations de nombreux maires démissionnaires et tous les partis d’opposition auxquelles des millions d’Algériens à travers le pays, des femmes, des hommes, des personnes âgées, des enfants, tel une déferlante, une multitude ou un torrent, étaient sortis ce 08 mars historique avec, plus que jamais, un seul mot d’ordre : « pas de cinquième mandat pour Bouteflika ! « . Mais au-delà de Bouteflika, c’est l’ensemble de la caste dirigeante qui était visée par les manifestants. « Dites aux voleurs que nous n’allons pas nous taire », ont scandé les protestataires. A remarquer que le peuple algérien a apporté, par ces cinglantes manifestations la réponse qu’il fallait au Général Ahmed Gaïd Salah pour avoir adressé une sévère mise en garde contre ceux qui, selon lui, veulent déstabiliser le pays. Il avait accusé la contestation d’être le fait de certaines parties, qu’il n’a pas nommées, « dérangées de voir l’Algérie stable et sûre » et désireuses de ramener l’Algérie aux « années de braises ». La réponse des manifestants est celle-ci : « Hé, Bouteflika, il n’y aura pas de 5ème mandat. Ramenez les commandos de l’armée et la BRI, il n’y aura pas de 5ème mandat ». Il est à noter qu’un vent de dissidence a touché particulièrement des organisations favorables au 5ème mandat de Bouteflika telle l’Organisation Nationale des Moudjahidine, l’Organisation Nationale des Enfants de Chouhada, l’Association des Anciens du Ministère de l’Armement et des Liaisons Générales (service de renseignement de l’armée nationale de Libération durant la guerre d’indépendance), les patrons et les syndicats qui ont apporté leur soutien aux manifestants, apportant la preuve irréfutable que l’alliance autour de Bouteflika commence à se liquéfier. Des manifestations se sont également déroulés en France, notamment à Paris, à Marseille, à Lyon, à Bordeaux, à Lille et à Nancy entre autres villes, et en Tunisie ainsi qu’en Belgique, en Suisse, en Italie, en Allemagne, aux pays scandinaves, au Canada et aux Etats-Unis d’Amérique. Le bilan humain de cette journée de ces manifestations pour la seule ville d’Alger est d’environ 200 arrestations et 112 blessés ainsi que le saccage d’une partie du Musée National des Antiquités et Arts Islamiques de la capitale algérienne. Force est donc de constater que le pouvoir algérien voit ses soutiens s’évaporer au fil des heures et de confirmer que ce qui se passe actuellement en Algérie ressemble en tout point à une « révolution de velours », pacifique, à l’image des manifestations dans les pays de l’Est avant la chute du Mur de Berlin de 1989. Les Algériennes et Algériens réclament aujourd’hui de la transparence et de la visibilité face à un pouvoir fermé, opaque et destructeur et ont annoncé des grèves générales dans tous les secteurs de la vie sociale ainsi que la poursuite des manifestations. Farid Mnebhi.
Le peuple algérien refuse ce régime datant de 1962

TRIBUNE. Les dispositifs sécuritaires impressionnant, mis en place les 22 et 24 février 2019 pour contrôler les manifestations sur tout le territoire algérien, n’ont pas empêché le peuple algérien, dans sa très large majorité, à crier haut et fort leur hostilité à Bouteflika et aux hauts gradés militaires. Bien que le gouvernement algérien avait espéré étouffer ces mouvements de protestations en obligeant les Imams des Mosquées à faire un prêche hostile à toute manifestation, le peuple algérien a bien battu le pavé dans les rues algériennes en chantant à l’envi « Chaab et Chorta khawa khawa (peuple et policiers sont des frères), « chaab yourid tagh’yir nidham » (le peuple veut changer le système), franchissant un nouveau palier dans leurs revendications en exigeant désormais le changement de régime et non uniquement le départ d’Abdelaziz Bouteflika. Pour les journées des 22 et 24 février 2019, des dizaines de milliers de citoyens se sont rassemblés à Bordj Menaïel (Boumerdès), Annaba et Bougaa (Blida) à Relizane et M’Chedallah (Bouira), à Oran, à Tiaret et à Sétif ainsi que d’autres villes au cours desquelles près de 41 personnes au moins ont été interpellées « pour troubles à l’ordre public, actes de vandalisme, dégradation des biens, violence et voies de fait ». Des manifestations qui ont eu lieu également le 24 février 2019 à Montréal, Londres, Genève, Paris, Marseille. A noter qu’à Batna des milliers de citoyens se sont présentés, le 22 février 2019, lors des manifestations contre le cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika, devant le domicile de l’ex-président algérien Liamine Zéroual qui les a salué et apporté tout son soutien. Quant à Rachid Nekkaz, candidat déclaré à la présidentielle en Algérie, très populaire grâce à son activité sur les réseaux sociaux, il a été sommé par la police de quitter Alger le 23 février 2019, après avoir drainé plusieurs centaines de personnes dans la capitale.S’agissant d’Ali Belhajd, ancien leader du Front Islamique du Salut (FIS), dissous au tout début des années 90, il a été hospitalisé, le 23 février 2019, à Alger, après avoir été violemment tabassé par des policiers en civil, à proximité de son domicile situé en banlieue algéroise. Il y a lieu de signaler que les antennes et chaînes de la radio et télévision publiques algériennes ont totalement passé sous silence ces manifestations. Une décision qui a mis en colère Meriem Abdou, Rédactrice en Chef de l’antenne francophone de la Radio Nationale, la Chaîne 3, qui a confirmé qu’elle démissionnait de ses fonctions. Face à ce vent de colère, l’aéroport Houari Boumediène d’Alger est pris d’assaut depuis le 19 février 2019 par des passagers inhabituels. Il s’agit de familles de hauts fonctionnaires Algériens qui voyagent vers l’Europe par mesure de sécurité car elles fuient ce pays qui risque de s’embrasser d’un moment à l’autre par des millions de jeunes abandonnés à leur sort. Quant à voir Bouteflika inaugurer la Grande Mosquée d’Alger et un nouveau terminal aéroportuaire de la capitale algérienne le 24 février 2019, cela est devenu utopique du fait qu’il se trouve en Suisse pour des examens médicaux. Au final, l’Algérie s’installe inexorablement dans l’instabilité, un peu comme au Venezuela, son fidèle allié, du fait que la rue algérienne se lève contre Bouteflika, rejetant la rhétorique de la peur. Du jamais-vu dans l’histoire de l’Algérie ! L’heure de la vérité vient de sonner pour les dirigeants algériens ! Farid Mnebhi.
Les algériens refusent la dictature qui la gouverne depuis 1962

TRIBUNE. Une impressionnante vague de contestation vient d’éclore en Algérie depuis l’annonce de la candidature de Bouteflika, le 10 février 2019 à un 5ème mandat présidentiel ; une annonce que la très grande majorité d’algériens considère comme le « mandat de la honte ». C’est pourquoi à Alger, Oran, Chlef, Bordj Bou-Arréridj, Annaba, Batna, Béjaïa, Kherata, Biskra, Tizi Ouzou, Oum El-Bouaghi, El-Tarf ou encore à Jijel de nombreux manifestants ont battu le pavé pour dénoncer la candidature d’Abdelaziz Bouteflika aux élections présidentielles prévues le 18 avril 2019. Une fièvre qui a même touché les stades de football sans oublier les réseaux sociaux où un appel à manifester, le 22 février 2019, dans les 48 wilayas a été lancé pour exprimer l’opposition à ce 5ème mandat de Bouteflika, tandis que le mouvement Mouwatana a appelé pour des actions similaires durant la journée du 24 février 2019. Aussi, les manifestants, scandant « Pouvoir assassin », « Bouteflika dégage », « barra !”, “Non au 5ème mandat”, “Contre la dictature de la honte”, “Ulac smah ulac”, “Le peuple veut le changement”, ont lancé un appel au peuple algérien à se mobiliser davantage pour réussir les prochaines marches citoyennes. Même la population Kabyle rejette majoritairement l’option du 5ème mandat pour Bouteflika et exige un changement du régime politique.Paris a , elle aussi, connu, le 17 février 2019, un rassemblement de plus d’un milliers d’algériens sur la Place de la République, le 17 février 2019, pour crier haut et fort leur rejet de cette candidature bouteflikienne en scandant « Y’en a marre, y’en a marre de ce pouvoir ». Paris a , elle aussi, connu, le 17 février 2019, un rassemblement de plus d’un milliers d’algériens sur la Place de la République, le 17 février 2019, pour crier haut et fort leur rejet de cette candidature bouteflikienne en scandant « Y’en a marre, y’en a marre de ce pouvoir ». Cette tentative du pouvoir algérien ne cherche en fait qu’à bâillonner les voix qui n’applaudissent pas la candidature de Bouteflika et dont l’Agence France Presse (AFP) vient d’en subir le sort puisque son Chef de Bureau à Alger vient d’être déclaré persona non grata et sommé de quitter le territoire algérien au plus tard le 28 février 2019. Une situation tellement chaotique, qu’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), filiale du groupe terroriste Daech, s’en est pris en particulier à l’Algérie en publiant un message via la Fondation Al-Andalus (outil de propagande d’AQMI sur les réseaux sociaux) dans lequel elle incite « les fidèles musulmans » algériens à combattre les meneurs de la « guerre contre l’islam ». Une menace qui intervient dans un contexte préélectoral délétère et quelques jours après la publication par l’ONU d’un rapport alertant sur la menace des djihadistes qui s’activent fortement en Algérie. Quoi qu’il en soit, ces séries de manifestations ne constituent en fait qu’une cinglante réponse du peuple algérien brimé, oppressé, méprisé et marginalisé et permettront à la population de se libérer de la torpeur dans laquelle elle l’a été plongée depuis deux décennies pour l’empêcher de s’émanciper. Farid Mnebhi