LU POUR VOUS : cinq confessions de Steve Bannon pour comprendre la psychoologie profonde de Trump

BON A SAVOIR. Je viens de terminer la lecture du livre de F. Wenner intitulé « Steve Bannon, l’homme qui voulait le chaos » publié en 2020 aux éditions Grasset décrit de nombreuses facettes de la personnalité du président Trump grâce au témoignage qu’en fait Steve Bannon, l’alors très proche de Donald Trump, son stratège lors de sa première campagne présidentielle tout comme durant son premier mandat à la Maison Blanche. Des confessions croustillantes qui nous permettent de cerner la personnalité de l’actuel locataire de la Maison Blanche et son modus operandi d’imposer sa vision et ses intérêts politiques à ses interlocuteurs. Les points numéros 1, 4 et 5 ci-dessous nous éclairent davantage sur la méthode de Trump et de ses accointances avec les officiels de la RD Congo. 1.“Steve Bannon décrit Trump comme une machine relativement simple. Son bouton “ON” délivre un déluge de flatteries. Son bouton “OFF” un torrent de calomnies Les flatteries coulent nombreuses, pleines de superlatifs et entièrement déconnectées de la réalité. Après tout, les flatteries n’ont pas d’effet, les calomnies peuvent se révéler payantes. Bannon pense que Trump peut passer facilement de ON” au “OFF”. ( page 60) 2.“Qui avez-vous autour de vous? l’interroge un jour Joe Scarborough sur un ton inquiet. En qui avez-vous confiance? Jared? Qui peut vous aider à analyser cette question avant que vous ne décidiez d’agir? Eh bien, répond le président Trump, vous n’allez pas aimer ma réponse, mais c’est moi. Je me parle.” ( page 78) 3.“ On peut lui dire tout ce qu’on veut, il sait ce qu’il sait. Et si vous cherchez à le contredire, c’est très simple, il ne vous croit pas” ( page 79) 4.Sa nature de comploteur/ conspirateur est bien connue : Attaquer avant d’être attaqué. Anticiper les mouvements des autres, les contrer avant qu’ils ne puissent agir. Il faut voir loin, se focaliser sur un ensemble d’objectifs “ 5.Trump se définit par les réactions de ses adversaires. Pour lui, le conflit c’est l’appât des médias. Sa nouvelle politique n’est pas l’art du compromis mais celui de conflit. Le but c’est d’exposer au grand jour l’hypocrisie de l’adversaire. Ici les armes du pouvoir sont le choc et l’effroi.Dominer plutôt que négocier. (Page 102). Germain Nzinga
Etats-Unis : le président Trump signe la fin des politiques en faveur des personnes transgenres

Le président Donald Trump a décidé de « mettre fin au délire transgenre », comme il s’était engagé lors de sa campagne présidentielle. « À partir d’aujourd’hui, la politique officielle du gouvernement des États-Unis sera de dire qu’il n’y a que deux sexes, masculin et féminin, définis à la naissance », a déclaré le 47e Président américain. Un décret publié par la Maison Blanche dans la soirée affirme que « ces sexes ne sont pas modifiables et sont ancrés dans une réalité fondamentale et incontestable », rapporte France 24 précisant qu’il devra être appliqué par toutes les agences fédérales,. Le même décret, qui veut « restaurer la vérité biologique », ajoute que « les fonds fédéraux ne doivent pas être utilisés pour promouvoir l’idéologie de genre », poursuit la chaîne française. Dans un article intitulé « Immigration, climat, Panama, transgenre : une pluie de décrets signés par Trump à peine investi », la même source annonce qu’un autre texte ordonne la fin de tout programme de diversité et d’inclusion au sein du gouvernement fédéral. Un responsable de l’administration entrante, qui s’est confié à la presse, a déclaré que des mesures ont été décidées précisant qu’elles portent sur : la suppression du genre « X » pour les personnes non binaires et l’obligation de refléter fidèlement le sexe de naissance sur les documents officiels du gouvernement, y compris les passeports et les visas. Adrien Thyg
Bolton viré tel un malpropre par le Président Trump

TRIBUNE. Il est un fait indéniable, celui que le Monde se trouve soulagé après la mise à la porte, le 10 septembre 2019, du Conseiller à la Sécurité Nationale américaine, le va-t’en guerre John Bolton par le Président Trump. Le départ, la queue entre ses pattes, du sieur Bolton, faucon et fervent partisan des guerres préventives depuis les années Bush père et fils, a affolé les terro-polisariens et a provoqué une syncope chez ses protecteurs algériens dont il défendait, bec et ongles, les intérêts avec les groupes pétroliers. C’est pourquoi, ce faucon déplumé a usé de tout le poids de Washington au Conseil de Sécurité de l’ONU pour prolonger le mandatde la MINURSO à six mois seulement, au lieu de la période d’un an qui était d’usage auparavant. Par ailleurs, il est notoirement connu dans toutes les chancelleries de Washington pour être un belliciste et, surtout, pour avoir des opinions qui ne sont pas favorables au Maroc. Mais la manœuvre n’a pas servi à grand-chose. Le dossier du Sahara marocain est toujours au point mort, même après les deux réunions à Genève entre les quatre protagonistes du conflit régional sur le Sahara : Maroc, Algérie, Mauritanie et polisario. Sur le plan interne, la situation est encore plus grave pour les chefs du polisario, Brahim Ghali en tête, avec une situation quasi insurrectionnelle dans les camps de Tindouf où les protestations sont quotidiennes. Il est acquis que Bolton ne soutenait aucunement l’option marocaine d’autonomie élargie pour les provinces du Sud marocain tout comme son ancien maître et mentor James Baker, qui avait toujours eu un faible pour l’Algérie depuis qu’il avait présidé aux destinées du lobby gazier et pétrolier texan, aux fortes accointances avec la Sonatrach algérienne, Bolton était sensible à la centralité géographique de l’Algérie et, surtout, à son régime soumis à la férule de l’armée. D’autant plus, fait paradoxal, que les partisans du polisario à Washington étaient surtout composés de conservateurs, pour la plupart liés à des think tanks tels que la « Defense Forum Foundation » de l’activiste proche de l’Algérie, Suzanne Sholte, « l’American Conservative Union » et « l’American Enterprise Institute », dont Bolton était membre actif, mais aussi les poids lourds « néo-cons » Richard Perle, Jeane Kirkpatrick et Newt Gingrich. « Ceux qui connaissent Bolton disent qu’il est fortement en faveur d’un référendum pour les Sahraouis, après avoir visité les camps de réfugiés », disaient de lui ses fervents supporters. Il est donc clair qu’avec le limogeage de Bolton, une page se tourne, celle des roulements de tambour de la guerre et que c’est une très belle surprise qui arrive au Maroc des États-Unis, plus précisément de Washington et, encore plus, de la Maison Blanche. Le Maroc, Institutions et peuple, se réjouissent, aujourd’hui, de sa mise au placard par le Président Trump ; un individu des plus hostiles sur le dossier du Sahara marocain. Le Monde également se réjouira de sa mise à la porte par le Président américain pour la préservation de la paix mondiale car Bolton était effectivement un faiseur de guerres pour défendre son lobby et se faire des tunes. Il est certain que, désormais, Bolton n’a plus la moindre compétence internationale, aussi minime soit-elle, pour continuer de taquiner le Maroc sur les supposées violations commises à l’encontre du peuple sahraoui marocain sans se couvrir de ridicule. Ne dit-on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même. Ce dicton s’applique parfaitement au sieur Bolton qui, aujourd’hui, est rattrapé par ses propres contradictions et doit désormais tourner sept fois sa langue avant de s’en prendre à nouveau au Maroc. Dit autrement, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Bye, bye Bolton ! Personne ne vous regrettera, soyez en sûr, et bon débarras ! N’oubliez surtout pas de vous tondre cette affreuse moustache, vous ressemblez étrangement à l’homme des cavernes ! Farid Mnebhi.