Maroc. Les exportions aéronautiques en forte hausse au premier semestre

Le déficit commercial s’est cependant accentué à fin juin 2024 Le déficit commercial du Maroc s’est légèrement creusé durant les six premiers mois de l’année 2024, constate l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs (IMEE- 2024). Selon l’institution publique, il s’est établi à 139,43 milliards de dirhams (MMDH) au cours du premier semestre, au lieu de 138,81 MMDH un an auparavant. Ce qui correspond à un accroissement de 0,4% à fin juin 2024. Cette variation s’explique par la hausse des importations de biens de +2% (+7,302 MMDH) à 365,87 MMDH à fin juin 2024 contre 358,57 MMDH une année auparavant et l’accroissement des exportations de +3% (+6,680 MMDH) à 226,43 MMDH contre 219,75 MMDH à fin juin 2023. Dans le détail, les données montrent que les importations des produits finis d’équipement ont bondi de +6,8% (+5,40 MMDH) au cours des six premiers mois de l’année à 85,269 MMDH contre 79,86 MMDH un an auparavant. Selon les explications de l’Office des changes, cette « hausse est tributaire de l’augmentation des achats des voitures utilitaires (+51,8% ou +1,82 MMDH), des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+16,5% ou +1,15 MMDH) et des diodes, transistors thyristors, et des dispositifs photosensibles (+60,7% ou +523MDH) ». A fin juin 2024, les importations de Demi produits se sont accrues de +6,1% (+4,59 MMDH, suite à l’accroissement des achats de demi-produits en fer ou en aciers non alliés (+1,62 MMDH), des produits chimiques (+898MDH) et des papiers et cartons (+650MDH), a-t-il souligné dans son bulletin. Les importations de produits finis de consommation ont pour leur part cru de +3,1% (+2,46 MMDH), a également fait savoir l’Office attribuant cette hausse « à l’augmentation des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+8,4% ou +1,27 MMDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+22,1% ou +936MDH) ». En revanche, les chiffres font état de la baisse des importations de produits alimentaires de 0,9% au terme du premier semestre de l’année en cours (-410MDH), justifiée par le recul des importations des tourteaux (-1.472MDH) et du blé (-1.024MDH). L’Office note cependant que « cette baisse est contrebalancée par la hausse des achats des animaux vivants (+831MDH). Egalement en baisse, les importations de produits bruts ont accusé une baisse de 9,3% (-1,67 MMDH), attribuée à celle des importations de l’huile de soja brute ou raffinée (-1,33 MMDH) et de ferraille, déchets et autres minerais (-500MDH), atténuée par la hausse des importations des graines et fruits oléagineux (+343MDH). Enfin, la facture énergétique recule de 5,2% (-3.153MDH) à fin 2024. Une évolution qui « fait suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures de -24,1% et en houilles, cokes et combustibles de 29,7% », selon les explications de l’Office qui précise que ce recul est atténué par la hausse des achats du gas-oil et du fuel-oil de 8,9%. Parallèlement, les exportations du secteur automobile ont progressé de +9% (+6,63 MMDH), atteignant 80,54 MMDH à fin juin 2024 au lieu de 73,91 MMDH en 2023, grâce à l’accroissement des ventes du segment de la construction (+2,73 MMDH), du segment du câblage (+2,14 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+752MDH). Egalement en hausse, les exportations de phosphates et dérivés ont crû de +7,5% (+2,69 MMDH) à 38,57 MMDH au terme des six premiers mois de l’année contre 35,87 MMDH un an auparavant, suite principalement à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques et des phosphates dont les ventes ont progressé respectivement de +1,70 MMDH et de +1,00 MMDH. Du côté du secteur aéronautique, les chiffres font état d’une progression des exportations de +16,5% (+1,84 MMDH) pour atteindre 12,97 MMDH à fin juin 2024 contre 11,13 MMDH un an auparavant; suite, essentiellement, à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,83 MMDH. Les mêmes données suggèrent en revanche un recul des exportations de l’« Electronique et électricité » de 4,4% (-400MDH) à 8,65 MMDH au lieu de 9,05 MMDH, s’expliquant par la baisse des ventes des composants électroniques (-451MDH), toutefois contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+149MDH). En ce qui concerne les exportations dans le secteur de l’agriculture et de l’agro-alimentaire, l’Office annonce une baisse de 2,6% (-1,24 MMDH), à 46,24 MMDH contre 47,48 MMDH un an auparavant, due principalement au recul des ventes de l’industrie alimentaire (-1,24 MMDH). Quant aux exportations du textile et cuir, elles ont accusé une baisse de -7,2% (-1826MDH), à 23,44 MMDH contre 25,26 MMDH à fin juin 2023, « tributaire, essentiellement, de la baisse des exportations des vêtements confectionnés (-1.214MDH), et des chaussures (-237MDH) », selon l’Office. Alain Bouithy
Résultats du commerce extérieur français au premier semestre 2024

Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité, de la Francophonie et des Français de l’étranger, a présenté les résultats du commerce extérieur au premier semestre 2024, publiés ce mercredi 7 août par la direction générale des Douanes et la Banque de France. La DG Trésor publie son analyse. Un solde commerce qui s’améliore au 1er semestre 2024 Au 1er semestre 2024, le solde commercial de la France s’est amélioré, atteignant -40 milliards d’euros, contre -45 milliards d’euros au 2nd semestre 2023. Cette amélioration est principalement due à la composante hors énergie et matériel militaire, dont le solde semestriel a progressé de 6 milliards d’euros, retrouvant ainsi son niveau du 2nd semestre 2019 à -18 milliards d’euros. La facture énergétique continue également de se réduire, bien que de manière moins marquée qu’auparavant, passant de 32 milliards d’euros au 2nd semestre 2023 à 31 milliards d’euros au 1er semestre 2024. Concernant les échanges, les importations de biens en valeur ont reculé de 1,2 % par rapport au 2nd semestre 2023, tandis que les exportations ont connu une légère augmentation de 0,4 %. Cette croissance des exportations est principalement tirée par les secteurs pharmaceutique et des parfums et cosmétiques, qui continuent de performer favorablement sur les marchés internationaux. L’excédent du solde des services a également progressé de manière significative, atteignant +26 milliards d’euros au 1er semestre 2024. Cette augmentation est soutenue par la bonne performance des services de voyage, qui enregistrent leur excédent le plus élevé depuis plus de dix ans, ainsi que par les services financiers, qui atteignent un nouvel excédent record. En conséquence, le solde courant s’est amélioré, s’élevant à -8 milliards d’euros au 1er semestre 2024 après -11 milliards d’euros au 2nd semestre 2023. La réduction du déficit commercial des biens et services à son niveau le plus bas depuis huit ans est cependant contrebalancée par une forte détérioration de la balance des revenus. Au 2e trimestre 2024, les exportations en volume ont poursuivi leur progression avec une hausse de 0,6 %, après une augmentation de 0,7 % au trimestre précédent. Les importations, quant à elles, ont stagné après une légère baisse de 0,3 % précédemment. La contribution en volume du commerce extérieur à la croissance économique reste donc positive, à hauteur de +0,2 point au 2e trimestre 2024, après +0,3 point au 1er trimestre 2024. Enfin, la France conserve son statut de pays le plus attractif d’Europe pour les investisseurs étrangers en 2023, pour la cinquième année consécutive. Cela témoigne de la confiance continue des investisseurs dans l’économie française et de sa capacité à attirer des capitaux internationaux.