Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

PRESIDENTIELLE. Maillon essentiel du dispositif de campagne, Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint chargé des questions juridiques, livre une lecture éthique et doctrinale de la réélection de Denis Sassou-N’Guesso. Le président Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin des 12 et 15 mars 2026, a été reconduit dans ses fonctions avec 94,82 % des suffrages. Le scrutin, marqué par une mobilisation de plus de 84 % de l’électorat, n’a pas manqué de retenir l’attention des observateurs au Congo et au-delà des frontières. Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint, chargé des questions juridiques, a déclaré que : « cette victoire est un renouvellement mérité du contrat de confiance entre Denis Sassou-N’Guesso et le peuple souverain de la République du Congo. La réélection de Denis Sassou-N’Guesso est, non seulement l’expression d’un choix politique affirmé et assumé, mais également la manifestation d’une conscience collective aboutie du peuple congolais. En effet, le peuple congolais dans sa souveraineté a réaffirmé son attachement à Denis Sassou-N’Guesso et à la continuité de son action publique multiforme qu’il incarne, notamment dans l’instauration et la pérennisation de la paix dans le monde, en Afrique et au Congo en particulier ainsi que dans le développement économique et social de la République du Congo. » Pour le 3ème directeur national de campagne adjoint du président Denis Sassou-N’Guesso : « Cette victoire électorale de Denis Sassou-N’Guesso ne saurait être réduite à une simple reconduction politique, elle engage, en profondeur, une responsabilité renouvelée. La victoire électorale du candidat de la Majorité Présidentielle invite à repenser les rapports entre gouvernants et gouvernés, car la gouvernance étatique ne consiste pas, uniquement, à administrer, elle consiste aussi à incarner une éthique en vue du bien-être commun des populations, où chaque décision participe à l’édification d’un ordre social harmonieux. Puisse la réélection de Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026, ouvrir la voie d’un approfondissement des idéaux républicains et d’une gouvernance éclairée, fidèle aux aspirations les plus profondes du peuple congolais. C’est donc à juste titre que le Président Denis Sassou-N’Guesso appelle les congolais à l’accélération de la marche vers le développement », a renchéri Pierre Mabiala. La fidélité du Niari Pierre Mabiala a insisté sur le fait que le Niari reste fidèle à Denis Sassou N’Guesso. « Le Niari a encore besoin de vous à la magistrature suprême de notre pays pour pérenniser et garantir la stabilité de nos institutions, la paix, la cohésion sociale, l’unité nationale, le développement économique et social. C’est ce que le Niari a continué d’appeler, depuis 2015, la nécessité Républicaine de continuité », a soutenu Pierre Mabiala. Il a assuré que les suffrages du Niari seront toujours en faveur de Denis Sassou-N’Guesso, affirmant que « la relation fusionnelle entre Denis Sassou-N’Guesso et le Niari ne sera jamais brisée par un vote qui serait défavorable ». Un héritage historique Denis Sassou-N’Guesso bénéficie d’un héritage historique et sacré au Niari, marqué par une alliance de raison et de cœur entre Simon Pierre Kikhounga-Ngot et Jacques Opangault, deux figures politiques majeures du passé. Cette alliance renforce l’attachement du Niari en la personne de Denis Sassou-N’Guesso, solidifiant ainsi son soutien inébranlable. Wilfrid Lawilla

Les ministres Gilbert Mokoki et Pierre Mabiala lancent officiellement le paiement des expropriations

Les ministres Gilbert Mokoki et Pierre Mabiala lancent officiellement le paiement des expropriations

Considéré comme un préalable au démarrage des travaux de la zone économique spéciale de Pointe-Noire, le paiement des indemnités d’expropriation aux hommes et aux femmes dont les propriétés ont été identifiées lors des enquêtes parcellaires a commencé. Le lancement officiel de cette phase a eu lieu le 21 septembre 2019, à Pointe-Noire sous le patronage des ministres Gilbert Mokoki, des Zones économiques spéciales et de Pierre Mabiala, des Affaires foncières et du Domaine public, chargé des relations avec le parlement. Cette cérémonie qui a eu pour cadre la salle de conférence de l’hôtel Elaïs s’est déroulée en présence des autorités civiles et militaires des départements de Pointe-Noire et du Kouilou, des membres de la Commission d’enquête parcellaire, des propriétaires terriens et des ayant droits. Ce travail mené pendant plus d’un an, par les membres de la Commission d’enquête parcellaire leur a permis de repérer les parcelles de terrains, d’identifier les vrais propriétaires et de les évaluer conformément aux lois et règlements en vigueur dans le pays. L’opération d’expropriation va commencer avec ceux ayant des propriétés dans la zone démarrage. Les autres expropriés prendront le relais au fur et à mesure. « Les expropriés sont classés en trois catégories : les expropriés réguliers qui sont propriétaires de leur terrain et qui y ont érigé des bâtisses. Puis, viennent les expropriés de la catégorie des contentieux, c’est-à-dire ceux qui se disputent les mêmes propriétés à deux, trois ou plus. Ceux là ne pourront être payés qu’après épuisement du contentieux par les juridictions de la place. La troisième catégorie concerne les expropriés ayant des propriétés mais dont les propriétaires n’on pas été identifiés sur le terrain. La commission les a enregistrés comme propriétaires inconnus. Ils ne percevront l’indemnisation qu’une fois identifiés ou s’ils délèguent des représentants munis d’une procuration », a expliqué Pierre Mabiala. Il a renchéri que le paiement ne se fera que par voie bancaire, famille par famille. Chaque exproprié est appelé à ouvrir un compte dans l’une des banques de la place pour se faire payer car le paiement par espèces est exclu. Les maraîchers jouissant du droit de superficie exerçant sur les terrains à exproprier seront également payés, selon des montants évalués par la commission. Pour cela, ils devront ouvrir un compte d’ensemble et percevoir le montant affecté à chacun. Le ministre Pierre Mabiala a aussi indiqué que le paiement commence cette semaine avec les expropriés de la famille Tchignoka-Koufoli. La liste des expropriés et des familles sera affichée au siège des différentes mairies concernées. Dans les faits, le paiement des indemnités des expropriations ouvre la voie à la construction de la zone économique spéciale de Pointe-Noire, grâce au partenariat stratégique que la République du Congo a signé avec la République Populaire de Chine. Fruit du partenariat Congo- Chine, la création de cette zone économique obéit à la politique gouvernementale de diversifier l’économie nationale mais aussi de réduire la pauvreté et d’améliorer le cadre de vie de la population. « La Zone économique spéciale de Pointe-Noire va se construire progressivement en trois phases : la phase de démarrage, qui verra la construction d’un quai multifonctions dans le Port autonome, la construction d’une autoroute de 14 km en bordure de mer qui va relier le Port et la zone économique spéciale. Seront aussi construites dans cette zone, une centrale électrique à gaz d’une puissance de 1100 mégawatts, une grande usine d’eau de très grande capacité qui va satisfaire les besoins et de la zone économique spéciale et de la ville de Pointe-Noire. Aussi, il va se développer des industries de transformation d’aluminium, de fabrication de ferro-alliages à partir du manganèse sans oublier les industries légères de production d’aliments et de boissons qui verront le jour tout comme l’industrie du bois qui y sera construite », a dit le ministre Gilbert Mokoki. Il a poursuivi que le développement de cette phase de démarrage durera quatre à cinq ans. Elle générera près de dix mille emplois avec un impact sur le produit intérieur brut de un milliard de dollars américains. Puis s’en suivront tour à tour la phase 1 et la phase 2. CMP

Pierre Mabiala : de la bêtise à l’incompétence notoire.

Pierre Mabiala : de la bêtise à l’incompétence notoire.

Selon les principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature, « les magistrats règlent les affaires dont ils sont saisis impartialement, d’après les faits et conformément à la loi, sans restrictions et sans être l’objet d’influences, incitations, pressions, menaces ou interventions indues, directes ou indirectes, de la part de qui que ce soit ou pour quelque raison que ce soit1. » En faisant pression au Parquet du procureur de la République en déclarant lors d’une conférence presse que : « Monsieur le procureur de la République, il faut activer la procédure judiciaire qui avait déjà été ouverte contre le général Mokoko Jean-Marie Michel ! Parce que les procédures pénales ne doivent pas être rangées dans les tiroirs de la justice ! Donc je vous donne ces deux instructions, en tant que Garde des sceaux. Nous voulons vous annoncer, pour faire d’une pierre deux coups, que le pasteur Ntumi fera l’objet de poursuites pénales, qu’il soit là ou pas. Nous procèderons à l’ouverture d’une information jusqu’au niveau de la cour criminelle, quitte à le juger même par contumace, s’il est absent des assises2 » Pierre Mabiala a violé de façon éhontée et cynique non seulement le code de procédure pénale mais aussi les constitutions du 20/02/2002 ( articles 136 et 137 alinéa 2 ) et du 25/10/2015 ( articles 168 et 169 alinéa 2 ), les principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature (adoptés à Milan le 6/09/1985 confirmés par les résolutions 40/32 du 29/11/1985 et 40/146 du 13/12/1985 de l’assemblée générale des Nations Unies) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ( article 14 ) Au regard de cette violation inique, contre-productive et régressive, la question que l’on se pose est donc la suivante : peut-on combattre les anti-valeurs par les anti-valeurs ? – Le fait de faire pression à un magistrat dont les pouvoirs sont bien définis par la loi pour le contraindre à mettre aux arrêts un adversaire politique de taille qui conteste les résultats biaisés de l’élection présidentielle du 20/03/2016 est un anti-valeur et – Le fait de tricher dans une élection et de voler la victoire d’autrui en utilisant la force pour se maintenir au pouvoir est aussi un anti-valeur. Par contre: – Le fait de savoir perdre dans la dignité une élection ou une autre compétition constitue une valeur et cette valeur est indispensable à tout responsable politique et – Le fait d’agir dans le respect de ses attributions légales est une valeur aussi. Cet éclairage nous permet d’affirmer avec certitude qu’on ne peut combattre les anti-valeurs par les anti-valeurs par conséquent, la nouvelle République tant vantée n’est autre qu’un leurre utilisé par les vautours3 du pouvoir pour se maintenir ad vitam aeternam au pouvoir Demander dans une conférence de presse à un procureur de la République ( dont les pouvoirs sont bien limités par le code de procédure pénale ) d’accélérer une procédure pénale relève non seulement de l’abus de pouvoir mais aussi de l’excès de pouvoir. – L’abus de pouvoir Un abus de pouvoir est l’acte d’une personne qui dépasse les limites légales de sa fonction, qui en fait un usage déloyal. L’abus de pouvoir peut se traduire par des actes d’intimidation, de harcèlement, de menace, de chantage, de coercition, de pression,… Pour un haut responsable, l’abus de pouvoir est le fait d’outrepasser le pouvoir qui lui est confié par la loi et d’accomplir des actes qui ne lui sont pas permis. Le ministre de la justice n’est pas un super procureur et par conséquent il n’est pas non plus une autorité judiciaire ; il est au contraire une autorité politique dont les missions sont bien définies : – Préparation des textes de lois et des règlements dans certains domaines, comme le droit de la famille, la nationalité congolaise , la Justice civile et la Justice pénale, etc. ; – Gestion des juridictions, services et moyens de la Justice : personnel , équipements, constructions… – Prise en charge des populations qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire : les mineurs délinquants ou en danger et les personnes placées sous main de justice; – Définition et mise en oeuvre des politiques publiques en matière de Justice: aide aux victimes d’infraction, politique pénale , lutte contre la criminalité organisée, accès au droit et à la Justice… – Conseiller le gouvernement et ses ministères sur la légalité de leurs actions et dans la rédaction des lois et des règlements; – Conseiller les autorités sur les stratégies à adopter pour adapter et améliorer la justice par rapport aux jeunes, aux femmes, à la famille, aux victimes… ; – Etablir et assurer les droits fonciers du gouvernement et de ses ministères; – Veiller au respect, à la protection et à la garantie les droits humains. Ses actions reposent sur des valeurs suivantes : le respect, la confiance, l’équité et l’intégrité. Le ministre de la justice n’a pas le droit ni les prérogatives d’adresser aux magistrats du Parquet des instructions dans des affaires individuelles. Par contre il a la responsabilité de conduire la politique pénale déterminée par le gouvernement et d’en préciser, par instructions générales, les grandes orientations pour assurer sa cohérence et son efficacité. La pression exercée par monsieur Pierre Mabiala, ministre de la Justice d’un gouvernement illégal et illégitime sur le Parquet du procureur de la République n’a pas de base légale; elle est par conséquent illégale dans la mesure où elle porte atteinte au principe de l’indépendance de la magistrature. – L’excès de pouvoir Le procureur de la République excède ses pouvoirs lorsqu’il refuse d’exercer les compétences et prérogatives que la loi lui attribue. En cédant aux pressions et aux menaces de Pierre Mabiala, ministre de la justice, Monsieur Oko Ngakala a failli a sa mission celle protéger les libertés individuelles et d’assurer le respect de la loi pénale au sens stricto sensu. Mettre en oeuvre la politique pénale du gouvernement n’est pas synonyme de recevoir des pressions et injonctions du ministre de la Justice dans les affaires individuelles. La mission

Pierre Mabiala: accélérer la procédure contre Jean-Marie Mokoko et Pasteur Ntumi

Pierre Mabiala: accélérer la procédure contre Jean-Marie Mokoko et Pasteur Ntumi

« Il faut activer la procédure judiciaire qui avait déjà été ouverte contre le général Mokoko Jean-Marie Michel ! Parce que les procédures pénales ne doivent pas être rangées dans les tiroirs de la justice ! », a déclaré récemment le ministre de la Justice Pierre Mabiala. « Pour faire d’une pierre deux coups», le Garde des Sceaux a également annoncé, lors d’une conférence, que « le pasteur Ntumi fera l’objet de poursuites pénales, qu’il soit là ou pas. Nous procèderons à l’ouverture d’une information jusqu’au niveau de la cour criminelle, quitte à le juger même par contumace, s’il est absent des assises », rapporte la chaîne RFI.

Les errements de Pierre Mabiala, ministre de la justice d’un pays de non-droit

Les errements de Pierre Mabiala, ministre de la justice d’un pays de non-droit

Selon un article publié par le journal les ECHOS du Congo-Brazzaville en date du 17 mai 2016, le ministre congolais de la Justice, monsieur Pierre Mabiala a lancé un mandat d’arrêt contre l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou pour délit de propagande de fausse information sur le Congo et ses Institutions et outrage à magistrat. Dans ce mandat d’arrêt, il est reproché de façon inique à l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou d’avoir commis deux délits en dénonçant le hold up électoral et les injustices du pouvoir tyrannique de Brazzaville : le délit de propagande de fausse information sur le Congo et ses institutions et le délit d’outrage à magistrat Ce mandat d’arrêt, lancé de façon cynique et inique, met à nu le système judiciaire congolais et permet de constater avec force que la République du Congo n’est autre qu’un Etat voyou autrement dit un Etat de non-droit. En effet, ce mandat d’arrêt, émis avec intention expresse de nuire et d’étouffer la vérité dont le peuple congolais a droit, dénie à un intellectuel le droit de s’exprimer librement tout en étant de façon éhontée en marge de l’évolution du droit positif. Il constitue à ce titre un obstacle à deux réalités évidences : le pouvoir d’un intellectuel et l’importance primordiale de la liberté d’expression dans une discussion d’intérêt général Le pouvoir d’un intellectuel Un l’intellectuel est tenu humainement d’éclairer les populations sur leurs droits et obligations afin qu’elles vivent en paix dans l’amour, la justice, la vérité et le respect de la dignité sacrée de chacun. Le pouvoir de l’intellectuel est de guider sa communauté dans la lutte contre toutes les anti-valeurs. Pour ce faire , il utilise des armes invincibles comme : la vérité, la justice, la liberté et le dialogue. Le pouvoir de l’intellectuel est donc d’éclairer la société, de défendre les valeurs, de promouvoir le respect de l’Etat de droit… Un Etat de droit est un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit. Il est fondé sur le principe essentiel du respect les norme juridiques (ou « primauté du droit »), chacun étant soumis au même droit, que ce soit l’individu ou bien la puissance publique. Il est donc possible pour un particulier de contester les actions de l’Etat ou d’un dirigeant politique s’il les considère comme illégales. Hans Kelsen définit l’Etat de droit comme un « Etat dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée » L’Etat de droit est caractérisé par : une hiérarchie des normes, où chaque règle tire sa légitimité de sa conformité aux règles supérieures; une séparation des pouvoirs, organisée par une constitution, notamment l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux pouvoir exécutif et législatif; l’égalité de tous, personnes physique ou morale, devant les règles de droit; la soumission de l’Etat considéré comme une personne morale au respect des règles de droit; la responsabilité des gouvernants, face à leurs actes ou décisions. Si l’intellectuel a un pouvoir d’éclairer la société et de promouvoir les valeurs de justice, de vérité et du dialogue, alors qu’est-ce qu’un intellectuel ? Le terme intellectuel aurait été créé par Saint-Simon, en 1821 et s’est répandu dans le contexte de l’Affaire Dreyfus. En 1898, paraissait dans l’Aurore, un Manifeste des intellectuels en faveur du capitaine Dreyfus. Dreyfus, officier d’Etat-major juif, est accusé d’espionnage pour l’Allemagne, condamné à tort et embastillé à perpétuité à l’île du diable en Guyane française. Mais quand la vérité éclate et que le commandant Esterhazy, le vrai responsable, est découvert, l’on se livre à une parodie de justice, on l’acquitte, sans pour autant libérer l’innocent. C’est là qu’Emile Zola, écrivain bien connu, écrit son fameux « J’accuse », deux jours après l’acquittement. Cet article paru dans l’Aurore du 13 janvier 1898, est une lettre ouverte au Président de la République, Félix Faure. Ce courage de se dresser contre l’injustice commise au nom de la raison d’Etat, d’un nationalisme aveugle et antisémite, inspirait d’autres intellectuels comme Voltaire dans l’affaire Jean Calas. Celui-ci, accusé d’avoir tué son fils Marc-Antoine pour des raisons religieuses avait été torturé, étranglé et brûlé. Voltaire se battra jusqu’à faire destituer l’officier municipal de Toulouse qui avait fabriqué les fausses accusations contre Calas, à faire réviser le procès et réhabiliter sa mémoire en 1765. Zola devait également se souvenir de la résistance de Victor Hugo contre Louis- Napoléon Bonaparte qu’il appelait « Napoléon le petit ». Hugo, écrivain romantique a été en butte à la censure. Sa pièce Le roi s’amuse écrite en 1832 ayant été interdite, il sera amené à plaider, lors d’un procès, pour la liberté d’expression. Député à l’Assemblée, Hugo, fait scandale en prononçant un discours sur la misère. Il n’hésite pas à s’opposer à Louis- Napoléon Bonaparte dont il dénonce la tyrannie. Le 15 janvier 1850, il prononce un discours à l’Assemblée sur la liberté de l’enseignement, le suffrage universel et la liberté de la presse. En butte à la tyrannie, il vivra en exil pendant quinze ans, continuant à écrire des satires contre « Napoléon le petit.» C’est donc forts de cet exemple de courage et d’engagement, que les partisans de Dreyfus vont écrire ce manifeste. Il s’agissait d’une énergique prise de position, en faveur du capitaine Dreyfus, mieux, en faveur de la justice, par plusieurs écrivains et universitaires dont Marcel Proust, Anatole France, Gustave Lanson et Lucie Her. Un intellectuel est une personne dont l’activité repose sur l’exercice de l’esprit, qui s’engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses, de ses points de vue sur les sujets les plus variés ou pour défendre des valeurs, qui n’assume généralement pas de responsabilité directe dans les affaires pratiques, et qui dispose d’une forme d’autorité. Pour Jean Paul Sartre, l’intellectuel « est quelqu’un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas » En effet, l’intellectuel, pour Sartre, est forcément « engagé » pour la cause de la justice, et donc en rupture avec toutes les institutions jugées oppressives. Edward SAID pense pour sa part que : « L’intellectuel est

Pierre Mabiala: Les propos du président Obama ont été purement émotionnels

Pierre Mabiala: Les propos du président Obama ont été purement émotionnels

Le ministre des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala, a réagi à la récente sortie du président américain, Barack Obama, sur la démocratie en Afrique «les chefs d’Etat inamovibles ». Cité par nos confrères des Dépêches de Brazzaville,le ministre congolais a déclaré: « Je pense que le président Obama a tout dit sauf qu’il a allègrement ignoré l’existence du droit souverain de chaque peuple à disposer de lui-même. Vous savez que cet exercice s’exprime toujours par la voie référendaire et non par voie d’injonction d’un président étranger… Nous devons aussi savoir que le droit de chaque peuple à disposer de lui –même vient de la charte des Nations unies. J’ai du respect pour ses propos mais je crains qu’ils n’aient été purement émotionnels».