La République du Congo améliore la gestion durable des ressources naturelles pour les peuples autochtones et les communautés locales
La Banque mondiale a approuvé un don de $4,5 millions du Programme d’Investissement Forestier (PIF) pour améliorer la gestion durable des ressources naturelles en République du Congo aux bénéfices des communautés locales. Le projet de soutien aux peuples autochtones et aux communautés locales pour la gestion durable des ressources permettra de promouvoir les moyens de subsistance pour les populations autochtones et les communautés locales, et de renforcer leur capacité à participer pleinement et effectivement à la gestion durable des ressources naturelles dans le cadre des processus REDD+. « Tout l’intérêt de ce projet est d’appuyer les efforts fournis par la République du Congo pour réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts et promouvoir la gestion durable des forêts et l’augmentation des stocks de carbone forestier (REDD+). Il est donc crucial d’appuyer et d’accroître la participation pleine et effective des peuples autochtones et des populations locales à la gestion durable des ressources naturelles, en leur permettant de participer efficacement au Programme d’investissement forestier et à d’autres initiatives, notamment les processus nationaux et mondiaux REDD+ », a expliqué Abdoulaye Seck, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la République du Congo. L’appui apporté grâce au projet de mécanisme spécial de dons aux peuples autochtones et aux communautés locales, permettra au Congo de rationaliser et de financer les activités de subsistance qui assurent une gestion traditionnelle et durable des ressources naturelles. En plus de promouvoir le développement économique et d’améliorer les moyens de subsistance des populations rurales, le projet encouragera des pratiques qui mettent l’accent sur l’atténuation et l’adaptation aux effets du changement climatique. Globalement, le projet couvrira près de 5 000 ménages et 50 ONG et associations dans trois départements ciblés de la République du Congo qui sont tributaires des ressources naturelles et de petites exploitations agricoles notamment la Sangha, la Likouala et les Plateaux. Le projet sera mis en œuvre dans le contexte de reprise résiliente face à la pandémie de COVID 19.
Une Semaine Culturelle pour découvrir les Peuples Autochtones « AKA » – Avec le Groupe « NDIMA »

Brazzaville accueillera du 14 au 18 mai 2019 une Semaine culturelle qui aura pour objectif la promotion et la sauvegarde de la culture des Peuples Autochtones « Aka » ainsi que la promotion du dialogue de culture entre les Peuples Autochtones, les Bantous et d’autres peuples. Qu’est ce que sont les Peuples Autochtones « AKA » ? Il s’agit d’une des plus anciennes ethnies de toute l’Afrique dont l’existence est mentionnée dès la plus haute antiquité. Ils constituent un groupe ethnique réparti sur plusieurs pays africains. Longtemps appelés Pygmées Aka, ils ont pour aires géographiques : Centrafrique, Congo, Cameroun, RDC… On distingue cependant trois grands groupes géographiques auxquels se rattachent plusieurs de ces ethnies Pygmées Aka, notamment : 1-« Babinga » ou « Babenga » : disséminées au Congo, au Cameroun, au Gabon en Centrafrique – 2- « Batwa » ou « Twa »: au Rwanda et en RDC – 3- « Mbuti » ou « Bambuti » : en RDC. La situation actuelle des peuples autochtones « AKA » en République du Congo. L’influence croissante du modernisme en milieux autochtones résidant en République du Congo, entraine des modifications inquiétantes sur les pratiques traditionnelles de ces peuples encore dépositaires du savoir ancestral. Rester passif devant les menaces qui pèsent sur cette culture en voie de disparition, serait non seulement un manquement grave dont la réparation serait complexe, mais aussi et surtout une responsabilité des institutions, des chercheurs, des intellectuels…chargés de sa préservation. L’utilisation du fusil moderne au détriment de certaines pratiques traditionnelles liées à la chasse, la substitution par complexe de l’usage de certains objets traditionnels à l’usage des objets modernes, le changement de statut des musiques autrefois liées à des activités précises aux musiques de simple divertissement, l’attrait des enfants autochtones aux musiques dites modernes, la substitution par complexe de l’usage des produits pharmaceutiques modernes au détriment de certains végétaux médicinaux… prouvent à suffisance l’intérêt d’urger le processus de collecte du patrimoine culturel immatériel, d’archivage, de valorisation et de diffusion de cette culture menacée d’extinction. Pour atteindre ses objectifs, la Semaine culturelle a programmé plusieurs activités dont des expositions, spectacles, conférences, ateliers et rencontres qui se dérouleront suivant le programme ci-après : Centre culturel russe Mardi 14 mai : 11h : Vernissage de l’exposition sur le patrimoine matériel et photographies illustrant la vie des Aka dans la forêt – 18h : Spectacle par le Groupe Ndima (Chant et danse des peuples autochtones Aka) – Mercredi 15 mai : De 10h à 12h : Visite guidée de l’exposition – Jeudi 16 mai : De 10h à 12h : Visite guidée de l’exposition 16h : Conférence Lieu : Thème : Les peuples autochtones Aka et les menaces d’extinction de leur culture Par Sorel ETA et les Aka. Centre culturel Sony Labou Tansi Vendredi 17 mai : De 15 à 18 h Atelier de chant et danse animé par le Groupe Ndima – Centre culturel russe Samedi 18 mai : De 10 h à 12 h Concert scolaire avec les élèves de l’école Joseph Perfection 18h : Lieu : Restaurant Hakuna Matata, Avenue du Palais des Congrès, à côté de l’entrée principale du parc zoologique – Spectacle par le Groupe Ndima (Chant et danse des peuples autochtones Aka). Au centre de cette programmation, l’animation du groupe Aka « NDIMA » connu à travers l’Europe pour avoir effectué plusieurs représentations qui ont fait vibrer des grandes salles de spectacles. Le groupe « Ndima » qui est basé dans le département de la Likouala est dirigé par son manager SOREL ETA, ethnologue, chercheur et musicologue. A son actif, deux CD avec le groupe musical pygmée. Clément Ossinondé