La Banque africaine de développement appuie la BCI avec une facilité de garantie pour dynamiser les PME au Mozambique

La Banque africaine de développement appuie la BCI avec une facilité de garantie pour dynamiser les PME au Mozambique

La Banque africaine de développement (BAD) annonce avoir approuvé une facilité de garantie de transaction de 20 millions de dollars en faveur de la Banco Comercial e de Investimentos (BCI), la principale banque commerciale du Mozambique, afin de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) du pays. D’une durée de trois ans, cette facilité vise concrètement à élargir l’accès des PME au financement du commerce. Elle « fournira aux banques confirmatrices internationales une couverture de garantie pouvant aller jusqu’à 100 % pour les transactions de financement du commerce émises par la BCI, contribuant ainsi à combler le déficit croissant de financement du commerce du Mozambique, précise l’insitution panafricaine dans un communiqué. La même source ajoute que, grâce aux opérations de roulement (« transaction rollovers »), la facilité devrait soutenir jusqu’à 120 millions de dollars de flux commerciaux sur trois ans. D’après Rômulo Corrêa, chef du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Mozambique : « cette garantie de transaction s’appuie sur la notation AAA de la Banque pour débloquer des capitaux supplémentaires au sein du système financier du Mozambique, soutenant ainsi la stabilité et la liquidité du marché au sens large ». Selon lui : « en diminuant les risques sur les transactions commerciales, la Banque africaine de développement permet à la BCI de réorienter ses maigres ressources en devises vers le soutien aux entreprises qui en ont le plus besoin, à savoir les PME et les sociétés locales qui stimulent la croissance économique. » Il est à souligner que cette facilité spécifique aux transactions renforcera le rôle de la BCI dans l’expansion du financement du commerce au Mozambique, en renforçant le soutien aux entreprises locales et aux activités d’import -export des PME, relève le communiqué qui affirme que l’initiative stimulera l’activité économique et améliorera la fourniture de biens et de services dans le pays. « Ce partenariat avec le Groupe de la Banque africaine de développement marque une étape importante dans le renforcement du soutien de la BCI à l’économie réelle », a salué Francisco Pinto Machado da Costa, directeur général de la BCI. « La banque est déterminée à développer le financement du commerce pour les PME et les entreprises détenues par des femmes, conformément à son objectif plus large de promotion d’une croissance inclusive et durable. » Martin Kam

Mali-Financement : La Société financière internationale octroie 40 M USD à la BNDA pour les Petites et moyennes entreprises

Mali-Financement : La Société financière internationale octroie 40 M USD à la BNDA pour les Petites et moyennes entreprises

La Société financière internationale (SFI), dédiée au financement du secteur privé dans le Groupe de la Banque mondiale, a signé jeudi à Bamako une convention de financement de 40 millions de dollars (environ 23,341 milliards Fcfa) avec la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Ce prêt vise à renforcer le programme de crédits de la BNDA aux petites et moyennes entreprises (PME), en priorité celles dirigées par des femmes, aux PME agricoles et aux projets de financement durable. Il devrait générer entre 8 600 et 14 200 emplois directs et indirects sur cinq ans et augmenter de près de 90 % le portefeuille de financements verts de la banque. Au moins 25 % du montant seront destinés aux femmes entrepreneures ou aux entreprises qu’elles détiennent. Une facilité additionnelle de 10 millions USD est prévue pour le financement du commerce international, afin de soutenir l’import-export de biens essentiels. « Cette convention symbolise la reconnaissance de la solidité, du professionnalisme et du potentiel transformateur de la BNDA », a déclaré Badra Aliou Coulibaly, directeur général de la BNDA. « C’est la deuxième opération du genre avec une banque de développement agricole en Afrique depuis 2006 », a souligné, pour sa part, Aliou Maiga, directeur Afrique de la SFI, saluant « la transparence et la gouvernance » de l’établissement bancaire malienne. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé la cérémonie, en présence de Partenaires techniques et financiers du Mali, a salué en la BNDA une banque d’État exemplaire, soulignant son accréditation récente au Fonds Vert pour le Climat, depuis le 21 octobre 2024. Elle est la seule banque malienne accréditée au Fonds Vert pour le Climat. Créée en 1981, la BNDA compte 50 agences, 85 GAB et a injecté plus de 432 milliards FCFA dans l’économie malienne en 2024. La SFI a engagé 71,7 milliards USD dans les pays en développement en 2025, dont 3,5 milliards USD en Afrique. Membre du Groupe de la Banque mondiale, la SFI est une organisation internationale qui se concentre sur le développement du secteur privé dans les économies émergentes. Sa mission est de soutenir des entreprises et des institutions financières pour créer des emplois, stimuler la croissance et améliorer la vie des gens. AMP

La Banque mondiale contribue à la croissance et au financement des micro, petites et moyennes entreprises au Tchad

La Banque mondiale contribue à la croissance et au financement des micro, petites et moyennes entreprises au Tchad

La Banque mondiale a approuvé un don de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 100 millions dollars, afin de promouvoir la croissance et l’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises. Le Projet de développement et d’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) au Tchad contribuera à améliorer le climat des affaires en facilitant, notamment, la création d’entreprises, le fonctionnement des tribunaux de commerce et un meilleur accès à des informations actualisées et pertinentes sur les réglementations applicables aux entreprises. Il renforcera l’écosystème de soutien à l’entrepreneuriat en mettant en œuvre un nouveau Centre de développement des entreprises (CDE) qui déploiera plusieurs programmes de soutien aux entrepreneurs et aux PMEs, avec une attention particulière sur les projets portés par les jeunes et les femmes. Le projet favorisera l’inclusion financière et l’accès au financement des MPME, en opérationnalisant un fonds de garantie et en créant un programme d’éducation financière pour ces dernières. Le projet améliorera ainsi la capacité des entreprises à accéder aux financements et réduira le risque lié aux prêts accordés par les institutions financières. « Ce projet est centré sur l’approche de la Banque mondiale en matière de développement du secteur privé visant à renforcer la capacité du secteur privé à investir, créer des emplois, catalyser la transition verte et stimuler la transformation économique » a déclaré Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad. « Il offrira au Tchad un meilleur accès aux services financiers de base pour permettre aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME), secteur essentiel de l’économie, d’investir et de se développer. » D’une durée de 6 ans, ce projet bénéficiera principalement aux MPME à travers le pays. Il permettra de réduire le temps moyen pour résoudre un litige dans un tribunal de commerce, favorisera l’accès de près de 8 000 MPME au crédit tandis que 2 000 MPME bénéficieront des services d’accompagnement proposés par le Centre de Développement des Entreprises. Pour finir, 200 000 personnes seront bénéficiaires du programme d’éducation financière. BM

Le programme AfriCircular Innovators de la Banque africaine de développement sélectionne 30 petites et moyennes entreprises pour développer des solutions d’économie circulaire

Le programme AfriCircular Innovators de la Banque africaine de développement sélectionne 30 petites et moyennes entreprises pour développer des solutions d’économie circulaire

Le Programme AfriCircular Innovators soutenu par la Banque africaine de développement a sélectionné 30 petites et moyennes entreprises qui vont bénéficier d’un financement et d’une assistance technique pour développer des initiatives d’économie circulaire. Cette première cohorte de PME de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Rwanda, a participé à un événement d’accueil en ligne le 9 août 2024. Le programme AfriCircular Innovators, financé par la Facilité pour l’économie circulaire en Afrique (ACEF) de la Banque africaine de développement et mis en œuvre en partenariat avec l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA), vise à soutenir des solutions innovantes en matière d’économie circulaire qui favorisent une croissance durable et inclusive. Les entreprises sélectionnées recevront une aide pour développer leurs initiatives circulaires dans les cinq secteurs stratégiques (« big bets ») identifiés par l’ACEA pour leur fort potentiel de création d’emplois et de croissance économique : l’emballage, les systèmes alimentaires, l’environnement bâti, l’électronique, la mode et le textile. Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) représentent 80 % des entreprises africaines, tandis que l’économie circulaire en Afrique a le potentiel de générer 11 millions d’emplois. Parmi les bénéficiaires figurent des entreprises qui développent des compteurs d’énergie intelligents, repensent l’industrie du bâtiment en utilisant des coques de noix de coco, transforment les déchets plastiques en blocs de construction durables et numérisent la collecte et le traitement des déchets électroniques. Ndintambwe Feeds Limited, une entreprise rwandaise qui produit des aliments bon marché pour animaux à base d’insectes et d’asticots comme alternative écologique aux farines de soja et de poisson, figure parmi les entreprises sélectionnées. « En tant que PME, nous sommes confrontés à de nombreux défis, a déclaré, Jean Bosco Nshutiyimana, fondateur de Ndintambwe Feeds Limited lors de l’événement. Les plus importants concernent les capacités financières insuffisantes pour mettre pleinement en œuvre notre projet et le manque des compétences nécessaires pour maintenir une activité de recyclage rentable sans nuire à l’environnement. » Une autre bénéficiaire, Fatou Emilienne Koumbem, représentante de Siboré Luxury Hair, a insisté sur « la participation au programme AfriCircular Innovators qui représente une opportunité précieuse pour Siboré Luxury Hair, dans la lignée de notre engagement en faveur de la durabilité ». « Grâce à ce programme, nous bénéficierons de l’expertise et des ressources nécessaires pour optimiser nos processus de production, réduire les déchets et améliorer l’efficacité énergétique. Le soutien financier et l’accès aux technologies de pointe renforceront notre capacité de production et notre impact positif sur l’environnement », a-t-elle souligné. Le programme AfriCircular Innovators est aligné sur la Stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique (JfYA) de la Banque africaine de développement. La population jeune de l’Afrique devrait doubler pour atteindre plus de 830 millions de personnes d’ici 2050. L’exploitation de ce dividende démographique est essentielle pour la croissance économique, dans un contexte de chômage et de sous-emploi élevés et persistants. L’Alliance africaine pour l’économie circulaire, en tant qu’unique fonds fiduciaire multi-donateurs dédié à la généralisation de l’économie circulaire en Afrique, finance stratégiquement des initiatives qui favorisent une croissance inclusive et verte. Ce faisant, elle optimise l’efficacité des ressources, encourage l’innovation et créent des opportunités d’emplois durables.

Le Prix Zayed pour le développement durable ouvre les candidatures pour le cycle 2025

Le Prix Zayed pour le développement durable ouvre les candidatures pour le cycle 2025

Le Prix Zayed pour le développement durable, le prix pionnier des EAU en matière d’impact environnemental et humanitaire, a annoncé être officiellement ouvert aux candidatures pour son cycle 2025. Les candidatures seront acceptées jusqu’au 23 juin 2024 à travers le portail web du prix. Sont invités à soumettre une candidature les petites et moyennes entreprises (PME), les organisations à but non lucratif et les lycées proposant des solutions durables dans l’une des cinq catégories suivantes : santé, alimentation, énergie, eau et action climatique. Le Dr. Sultan Ahmed Al Jaber, ministre de l’industrie et des technologies avancées des Émirats arabes unis, directeur général du prix Zayed pour la durabilité et président de la COP28, a commenté le lancement des candidatures 2025 : « Depuis 2008, le prix Zayed pour le développement durable honore l’héritage du cheikh Zayed en encourageant un développement soutenable, humanitaire et inclusif dans le monde entier. En cette décennie décisive pour la cause climatique, ces valeurs sont plus importantes que jamais. Je suis convaincu que le prix contribuera à l’action climatique mondiale en accord avec le UAE Consensus, qui ouvre la voie pour une réponse efficace au Bilan mondial dressé lors de la COP28. » Depuis 2008, les solutions des 106 anciens lauréats du prix ont transformé la vie de 384 millions de personnes dans le monde. Le 1er décembre, lors d’une cérémonie organisée dans le cadre de la COP28, onze nouveaux lauréats les ont rejoints pour faire croître encore l’impact du prix. En réponse à la crise climatique et afin de continuer à soutenir les efforts des Émirats en matière d’action climatique et de soutien pratique aux communautés les plus vulnérables de la planète, le Prix a augmenté son fonds de dotation de 3,6 à 5,9 millions de dollars US. Dorénavant, le prix récompense chaque lauréat à hauteur d’un million de dollars dans les catégories Santé, Alimentation, Énergie, Eau et Action Climatique. Dans la catégorie « Lycées Mondiaux », elle-même divisée en six régions du monde, chaque école peut désormais prétendre à un maximum de 150 000 dollars pour développer son projet. Les six régions de la catégorie Lycées Mondiaux sont les suivantes : les Amériques, l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Asie centrale, l’Asie du Sud et l’Asie de l’Est et du Pacifique. Les derniers lauréats ont été récompensés à la COP28. Afin d’encourager un plus grand nombre d’organisations et de lycées à participer, le prix acceptera des candidatures dans plusieurs langues : le français, l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le russe et le portugais. Cela permettra d’identifier et de récompenser davantage de solutions innovantes issues de contextes linguistiques et culturels différents. Pour les catégories Santé, Alimentation, Énergie, Eau et Action Climatique, dans leurs candidatures, les organisations doivent prouver qu’elles améliorent l’accès à des produits ou services essentiels à leurs communautés et qu’elles sont en mesure de mettre en œuvre, à long terme, de meilleures conditions de vie et de travail. Pour la catégorie Lycées Mondiaux, les projets doivent être menés par des étudiants et démontrer une approche innovante aux défis du développement durable. L’évaluation de chaque candidature requiert un processus rigoureux en trois étapes. Tout d’abord, un premier contrôle est effectué sur toutes les candidatures afin de s’assurer qu’elles répondent aux critères d’évaluation du prix, à savoir l’impact, l’innovation et l’inspiration. Cela permet un premier tri et d’identifier les candidatures qualifiées et les candidats éligibles. Ensuite, chaque candidature est évaluée par un comité de sélection par catégorie, composé d’experts internationaux indépendants. Il en sort une liste de finalistes, qui est envoyée au jury du prix qui élit, à l’unanimité, les lauréats des six catégories.  Les lauréats du prix Zayed pour le développement durable seront annoncés lors d’une cérémonie organisée dans le cadre de la Semaine du développement durable d’Abu Dhabi 2025 (ADSW).

Verdant Capital et KfW créent un nouveau fonds pour soutenir la croissance des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en Afrique

Verdant Capital et KfW créent un nouveau fonds pour soutenir la croissance des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en Afrique

Le Verdant Capital Hybrid Fund (VCHF) a finalisé sa première levée de fonds avec un capital engagé de 36 millions USD. Le fonds a pour objectif de produire un fort impact sur le développement, notamment grâce à la création d’emplois et à la génération de revenus par les MPME et le micro‑entrepreneuriat. Le fonds investira des capitaux hybrides et des instruments de dette subordonnée dans des établissements financiers inclusifs à travers le continent africain. Il ciblera les banques spécialisées, les organismes de microfinance, les sociétés de crédit-bail et d’affacturage, les fintechs et d’autres organismes financiers non bancaires. Le fonds veillera particulièrement à ce que les investissements soient conformes à des normes environnementales et sociales élevées. Il prévoit d’organiser deux autres levées de fonds dont le montant de clôture final ciblé est de 100 millions USD. La KfW Development Bank, agissant pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération et du développement économique (BMZ), contribue au VCHF à hauteur d’environ 34 millions USD. Outre l’apport de la KfW, le fonds bénéficie d’engagements financiers d’investisseurs privés, notamment de Verdant Capital, le gestionnaire de fonds du VCHF. Verdant Capital, un gestionnaire d’investissement qui opère à l’échelle du continent africain, possède une expérience exceptionnelle du conseil et de l’investissement dans le marché des services financiers pour les MPME en Afrique. Le fonds est domicilié en Allemagne, mais la majorité des membres de son équipe de gestion sont basés dans les bureaux de Verdant Capital à travers l’Afrique. Le VCHF a pour mission de combler le vide du marché en matière de disponibilité de capitaux propres, de capitaux assimilables à des fonds propres et de capitaux hybrides dans le secteur des établissements financiers inclusifs en Afrique. Ces types de capitaux sont en effet particulièrement nécessaires étant donné que la pandémie de Covid-19 a érodé les fonds propres des prêteurs africains. Les investissements réalisés par le VCHF peuvent être complétés par des financements traditionnels par emprunt qui attireront d’autres investisseurs et, en fin de compte, accroîtront les prêts accordés aux MPME. Le fonds entend également élargir l’utilisation de ces instruments financiers hybrides en Afrique et contribuer au développement global des marchés de capitaux du continent. Le gouvernement fédéral allemand a octroyé un budget supplémentaire de 4,5 millions USD, allouable à des mesures de soutien et d’accompagnement. Le Mécanisme d’assistance technique du VCHF aidera les établissements financiers africains à développer leurs portefeuilles de prêt aux MPME, en renforçant leurs capacités organisationnelles et en améliorant les normes en matière de finance responsable. Le Mécanisme est une composante essentielle de la stratégie de valeur ajoutée post‑investissement du fonds.

Les PME jouent un rôle crucial dans la création d’emplois décents

Les PME jouent un rôle crucial dans la création d’emplois décents

Les entreprises, et en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), jouent un rôle crucial dans la création d’emplois décents à travers le monde, a affirmé l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport sur l’«Emploi et questions sociales dans le monde 2017: entreprises et emplois durables ». Dans son rapport, rendu public récemment, l’organisation a indiqué que le nombre d’employés à plein temps dans les PME a quasiment doublé entre 2003 et 2016, précisant que la proportion du total d’emplois imputable aux PME est passée de 31 à 35%. Selon l’OIT, cette évolution aurait connu une ombre l’année passée du fait que leur contribution à l’emploi total aurait stagné. Elle a noté, en effet, qu’entre 2015 et 2016, la contribution des PME à l’emploi total est restée pratiquement inchangée, passant de 34,6 à 34,8 %. S l’on en croit le rapport, les entreprises du secteur privé auraient assuré l’essentiel de l’emploi mondial en 2016 avec quelque 2,8 milliards d’employés, correspondant à 87% de l’emploi total. « La croissance des emplois à temps plein dans les PME était plus forte que dans les grandes entreprises entre 2003 et 2008 – en moyenne de 4,7 points de pourcentage plus élevée dans les petites entreprises et 3,3 points plus élevée dans les moyennes entreprises par rapport aux grandes entreprises », a relevé l’agence soulignant toutefois que cette croissance de l’emploi dans les PME a disparu pendant la période 2009-2014. D’après le rapport phare de l’OIT, les PME représenteraient 52% de l’emploi total dans les économies en développement, contre 34% dans les économies émergentes et 41% dans les économies développées. Le document a aussi noté le ralentissement de la dynamique de l’emploi permanent à temps plein dans les jeunes entreprises. Une tendance qui est apparue depuis la crise financière mondiale. « Le taux de croissance de l’emploi permanent à temps plein dans les jeunes entreprises était en moyenne de 6,9 points de pourcentage supérieure à celle des entreprises bien établies avant la crise, mais la différence s’est atténuée à 5,5 points de pourcentage après la crise », a indiqué l’OIT. Pour l’organisation, ce changement reflète l’évolution du climat général des affaires, tandis que les nouvelles entreprises supprimaient des emplois à un rythme beaucoup plus rapide qu’auparavant. Pour endiguer la montée du chômage mondial, le rapport exhorte les économies du monde à investir dans le personnel, l’innovation, et stimuler le commerce et le dialogue social qui restent essentiels. A propos du personnel, le rapport a soutenu qu’en moyenne les entreprises qui proposent une formation formelle à leurs employés permanents à plein temps paient des salaires 14% plus élevés, sont 19,6% plus productives et ont des coûts unitaires de main-d’œuvre inférieurs de 5,3% à celles qui n’offrent pas de formation. Parallèlement, le rapport a constaté qu’« en moyenne, les entreprises qui ont une proportion de 10 points de pourcentage plus forte d’employés temporaires versent des salaires de 2,6% inférieurs, sont 1,9% moins productives et ne sont plus compétitives en termes de coûts unitaires de main-d’œuvre ». S’agissant de l’innovation et du commerce, le rapport indique qu’ils stimuleraient l’emploi et la productivité. A ce propos, il a été constaté qu’« en général, les firmes innovantes ont tendance à être plus productives, à créer plus d’emplois et à employer des travailleurs plus qualifiés et à proposer davantage de formations », a souligné le rapport ajoutant que les entreprises innovantes embauchent aussi davantage de femmes. Le rapport a également noté que le commerce et la participation des entreprises aux chaînes d’approvisionnement mondiales demeurent aussi d’importants stimuli pour la création d’emplois et la hausse de la productivité, même si le commerce a stagné ces dernières années et par conséquent les emplois liés à ce secteur. Autre enseignement et non des moindres : les PME seraient d’importantes pourvoyeuses d’emploi féminin. En effet, les recherches menées par l’organisation tendent à montrer que, dans le secteur formel, les PME employaient plus en permanence à temps plein les femmes que dans les grandes entreprises. « En moyenne, et dans toutes les régions du monde, environ 30% des employés permanents à temps plein dans les PME sont des femmes, contre 27% dans les grandes entreprises », a relevé l’OIT. Ce n’est pas tout. Le rapport a relevé, en outre, que « la proportion d’emploi des femmes, notamment dans les PME, est fortement corrélée avec le revenu par habitant d’un pays », ajoutant que la micro-entreprise et les PME sont souvent le point d’entrée des femmes sur le marché du travail formel. Signalons que le rapport s’est aussi intéressé au dialogue social qui jouerait un rôle fondamental dans la pérennité des entreprises.

Economie : Dix milliards de francs CFA dédiés au financement des petites et moyennes entreprises locales

Economie : Dix milliards de francs CFA dédiés au financement des petites et moyennes entreprises locales

IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, a conclu un accord de partage des risques avec le Crédit du Congo, filiale du Groupe Attijariwafa Bank. IFC et le Crédit du Congo ont décidé de partager les risques pour un portefeuille de 10 milliards de francs CFA (environ 17,5 millions de dollars) dédié au financement des petites et moyennes entreprises locales soumissionnaires auprès du Groupe Total en République du Congo, sur la base de son dispositif de contenu local. Selon un communiqué de presse de la Banque Mondiale parvenu à la rédaction de Pagesafrik (ex-Starducongo), ce mécanisme de partage des risques devrait s’avérer particulièrement utile aux entreprises féminines, agricoles, et celles engagées dans la cause écologique. Par le biais de son dispositif dédié au financement des PME, dénommé Global SME Finance Facility, IFC permettra au Crédit du Congo d’octroyer des crédits aux fournisseurs locaux sélectionnés par Total E & P, accroissant ainsi leur capacité à participer en tant que prestataires aux marchés découlant du projet pétrolier de Total Moho Nord. Pierre Jessua, Directeur Général de Total E&P Congo, a déclaré : « Travailler sur nos installations ou pour d’autres grandes entreprises de la place requiert souvent de la part des sociétés contractées un minimum d’infrastructures et d’équipements. Ce dispositif leur permettra d’acquérir les outils adéquats pour réaliser dans les temps, la sécurité et à moindre coût les travaux qui leurs seront confiés. » D’après Mohammed Mejbar, Directeur Général du Crédit du Congo, « le Crédit du Congo est déterminé à participer au développement économique et social du pays à travers l’expansion du tissu des PME. Ce partenariat nous donne l’opportunité de le faire de manière soutenue. » Lancé en avril 2012 en réponse à un appel du G-20 pour combler un déficit de financement des PME s’élevant a près d’un millier de milliards de dollars, le Global SME Finance Facility est un dispositif de financement mixte intégrant à la fois investissements et services conseil, destiné à appuyer les banques dans l’accompagnement d’un nombre croissant d’entreprises florissantes. Grâce à la mobilisation de financements de la part de divers bailleurs, d’institutions financières internationales, et du secteur privé, Il fournit des produits autrement inenvisageables, permettant aux banques d’atténuer les risques tout en accélérant l’octroi de crédits aux PME. Ce dispositif cible les PME souffrant particulièrement du manque d’accès au crédit, a l’instar des entreprises féminines, agricoles, ou engagées dans la cause écologique, et celles œuvrant au sein d’états fragiles. Mehita Sylla, Représentante Régionale de IFC pour l’Afrique Centrale, a ajouté : « L’accès au crédit pour les PME est une préoccupation réelle en République du Congo, où le taux de bancarisation est la moitié de la moyenne régionale. Ce partenariat entre IFC, le Groupe Total et le Crédit du Congo permettra d’améliorer l’accès au crédit pour les PME sélectionnées. La couverture géographique du Global SME Finance Facility s’étend à un grand nombre de pays aux revenus limités. Il s’est engagé au financement de 92 projets au sein de 27 pays, dont 15 sont classés fragiles et affectés par des conflits. Fin décembre 2015, le dispositif avait déjà octroyé plus de 100 000 prêts à des PME, pour un montant global de 6,4 milliards de dollars. Partenaire primordial, le Département britannique pour le développement International (DfID), y apporte une contribution de 120 millions de dollars servant aux services conseils et au financement mixte. À ce jour, IFC ‘est engagé à l’ordre de 595 millions de dollars en projets dans le cadre de ce dispositif. À propos d’IFC IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la plus grande institution mondiale de développement dédiée au secteur privé au sein de pays émergents. Avec la collaboration plus de 2 000 entreprises à travers le monde, nous nous appuyons sur nos six décennies d’expérience pour créer des opportunités là où le plus besoin se fait le plus sentir. Au cours de l’exercice 2016, nos investissements à long terme au sein de pays en développement ont frôlé la barre des 19 milliards de dollars, ayant consacré nos capitaux, nos compétences et notre influence à l’appui au secteur privé pour l’éradication de l’extrême pauvreté et la promotion d’une prospérité partagée.