A quoi servent au juste les partis politiques en RDC ?

A quoi servent au juste les partis politiques en RDC ?

TRIBUNE. Le Ministère de l’intérieur congolais venait de publier la liste complète des partis politiques et regroupements politiques autorisés à fonctionner en République à démocratiser du Congo. Au total donc sont mentionnés nommément 599 partis politiques et 77 groupements politiques. Beaucoup de ces partis politiques sont formés juste de quelques membres de famille biologique, privés de ligne idéologique et pour seul projet de société l’enrichissement personnel de son leader. Pour ce faire, en échange des espèces sonnantes et trébuchantes, ils fonctionnent comme partis alimentaires destinés à gonfler les voix électorales du parti qui détient le pouvoir organisateur du scrutin et qui tient à se les associer, par tous les moyens, pour la conquête des urnes. La plupart de ces partis sont nés de la conviction fort répandue en RDC et d’après laquelle la seule entreprise qui marche et où l’on peut s’enrichir facilement, sans rien faire de sérieux. c’est bel et bien l’activité politique au parlement, au gouvernement ou encore dans l’”opposition” alimentaire. Ceux qui sont censés travailler d’arrache-pied, faire des réformes ou constituer l’alternative au parti au pouvoir, versent dans le clientélisme politique, convaincus d’être en politique avec le seul projet de s’enrichir VITE et MALHONNÊTEMENT. Au Congo de Lumumba, la décomposition sociale s’observe avant tout dans le chef de ceux qui ont la mission de montrer la bonne direction au peuple. C’est là un très mauvais signal pour les générations futures et pour le destin du pays! Pour faire mieux dans les prochains jours, ne serait-il pas mieux de suivre l’exemple américain de regrouper tous ces partis en DEUX SEULES GRANDES FAMILLES POLITIQUES à statuer par les législateurs au prorata de l’idéologie de chaque parti politique et de la qualité du projet de société qu’il présente pour le mieux-être national? Par Germain Nzinga

Coup d’État du MPSR au Burkina : Vers un « chômage technique » des partis politiques !

Coup d’État du MPSR au Burkina : Vers un « chômage technique » des partis politiques !

Le président du MPSR, Chef de l’État, Paul-Henri Damiba, a rencontré les partis politiques, ce mardi 1er février 2022. Des sources, « plus rien ne sera vraiment comme avant », sous cette transition. En clair, le « cafroumaillé » (cafouillage) n’aura visiblement plus de droit de cité sous cette transition. Paul-Henri Damiba et son équipe semblent tirer leçons de la transition qui a fait suite à l’insurrection populaire de 2014. Une transition où se sont disputés les intérêts de groupes et faits des placements politiques. Terminé ! Aime-t-on couper court du côté des bidasses ! « Les gars (parlant des militaires au pouvoir, ndlr) ne veulent pas se laisser faire. En allant à l’appel du Chef d’État Damiba, beaucoup s’attendaient à ce qu’on leur dise : voilà, nous allons vous réserver un quota au gouvernement par exemple. Mais ils ont été désillusionnés… Lire la suite la suite sur Lefaso.net

RD Congo : Déclaration des Mouvements citoyens et partis politiques sur les reformes électorales et l’entérinement de Ronsard Malonda

RD Congo : Déclaration des Mouvements citoyens et partis politiques sur les reformes électorales et l’entérinement de Ronsard Malonda

La République Démocratique du Congo a connu un passé électoral très tumultueux, moins transparent depuis 2006 donnant cours à une série des crises post-électorales. C’est notamment celle liée aux résultats contestés de 2006 qui a opposé le président Kabila à son vice-président Jean Pierre Bemba occasionnant des graves pertes en vies humaines et d’énormes dégât matériels. Le processus électoral suivant, celui de 2011 a été entaché de beaucoup d’irrégularité et contesté par plusieurs observateurs et la population congolaise dans sa majorité, celui de 2018 est venu confirmé cet état de chose ; un processus chaotique, moins transparent dont les résultats ont été sources des controverses au niveau national. A la base de cette succession des simulacres d’élections, on note notamment l’emprise d’une classe politique prédatrice sur une institution sensée être indépendante et crédible. Il est en effet malheureux de constater que même le mode de désignation des animateurs de cette institution ne garantit pas son indépendance. Conformément à la loi organique numéro 10/013 du 28 juillet 2010 tel que modifiée et complétée à ce jour par la loi numéro 13/012 du 19 avril 2013 portant organisation et fonctionnement de la CENI, 10 membres sur 13 proviennent des formations politiques en raison de 6 membres pour la majorité, 4 membres pour l’opposition et enfin 3 membres pour la société civile. Cette configuration étaye de manière claire à quel degré les forces politiques ont des implications sur l’indépendance et la neutralité de la CENI. Il est donc urgent de déclencher un certain nombre de réformes à la fois dans le mode de désignation et de fonctionnement de la commission électorale et indépendante gage d’un processus crédible et transparent sans lequel la lutte pour un Congo réellement démocratique et paisible ne sera possible. Le récent passage en force du bureau de l’assemblée nationale à travers une démarche cavalière et cachotière dans l’entérinement de Monsieur Ronsard Malonda pourtant issu d’un processus controversé par les confessions religieuses, explique les velléités exprimées de vouloir encore une fois assujettir cette institution d’appui à la démocratie. En outre monsieur Ronsard Malonda est présenté par ses soutiens comme un érudit en matière électoral avec une expérience indiquée, néanmoins nul n’ignore son rôle joué dans le tricotage des résultats électoraux de 2018. Ainsi dit, l’article 12 de la loi modifiée et complétée du 19 avril 2013 portant organisation et fonctionnement de la CENI notamment à qui insiste sur les choix des animateurs indépendants et reconnus pour leur compétence, intégrité morale, probité et honnêteté intellectuelle l’exclu explicitement. Eu égard à ce qui précède, les mouvements citoyens, les organisations associatives et les partis politiques réunis en synergie en ce jour exigent : 1. L’annulation de l’entérinement de monsieur Ronsard Malonda comme président de la CENI.2. La mise en œuvre des réformes urgentes et nécessaires dans le mode de désignation, de fonctionnement et d’organisation de la CENI avant la désignation de ses nouveaux animateurs pour garantir son indépendance et sa crédibilité.3. Diligenter un audit général de la CENI avant toute désignation de ses animateurs. Ces revendications requièrent un caractère urgent et appellent à des réponses urgentes. Nous annonçons donc la tenue d’une grande marche populaire demain mercredi 08 juillet avec deux itinéraires, l’un partant de la station Mutinga-Signers et l’autre Terminus Katinda-Signers. Au point de chute signers se tiendra un sit-in continu jusqu’à ce que nos revendications seront répondues. Nous en appelons donc à tous nos compatriotes de se joindre à cette mobilisation populaire pour barrer la route à ceux-là, qui part tous les moyens veulent hypothéquer notre avenir. Le Congo est grand et exige de nous de la grandeur. Fait à Goma, le 07 juillet 2020 Pour les mouvements citoyens : LUCHA : FILIMBI : AMKA CONGO : RAIYA ANA SIMAMA : MNC : Pour les organisations associatives : EMK : AJMK : Pour les partis politiques : UDPS : ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT : ECIDE : LAMUKA :

Congo-Brazza: les masques tombent

Congo-Brazza: les masques tombent

TRIBUNE. Plusieurs partis politiques qui s’étaient pendant longtemps couverts d’un faux masque en se faisant passer, les uns pour des partis du centre, les autres pour des partis de l’opposition,viennent de jeter bas leurs masques. Le Congo-Brazzaville va mal, voire très, très mal. Pour reprendre la belle formule de la rue congolaise : « il est sous terre ». A de très rares exceptions, la classe politique qui devrait servir de levier du redressement national, a malheureusement versé dans la politique du ventre et se compromet chaque jour davantage avec le pouvoir de Brazzaville, le principal responsable de la faillite actuelle du pays. Aujourd’hui, avec l’approche de l’élection présidentielle de 2021, les masques tombent. Ainsi, plusieurs partis politiques qui s’étaient pendant longtemps couverts d’un faux masque en se faisant passer, les uns pour des partis du centre, les autres pour des partis de l’opposition, viennent de jeter bas leurs masques. En effet, des partis qui se donnaient à voir à cor et à cri comme des partis du centre, c’est-à-dire, qui disaient n’appartenir ni à la mouvance présidentielle, ni à l’opposition, avancent désormais à visage découvert et révèlent au grand jour leur vraie appartenance politique. Dans ce cadre, sans porter le moindre gant, la plateforme des partis politiques du centre, dirigée par l’ancien syndicaliste, Jean-Michel Bokamba Yangouma, a annoncé, tambour battant, au sortir d’une réunion avec le secrétariat du bureau politique du PCT, son soutien à la candidature à l’élection présidentielle de 2021, du candidat du pouvoir, le président Denis Sassou Nguesso. Peu de temps avant, au nom de leur tendance respective, d’autres leaders des partis du centre, notamment le député de Ngo et le président du parti : « le Congo en marche » avaient déjà apporté leur soutien au candidat du PCT. Quant au Copar du ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Nick Fylla, on sait dans quelles eaux nauséabondes, il nage. Plus aucun doute n’est permis : les partis politiques congolais qui se réclament du centre ne trompent plus personne ; ils sont bel et bien ancrés à la mouvance présidentielle, aux côtés de leur chef de file, le PCT. Comme dit le proverbe : « dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es » ou encore « qui s’assemblent, se ressemblent ». Du côté de l’opposition, les masques sont également tombés. En effet, le chef de l’opposition choisie, monsieur Pascal Tsaty Mabiala a mis lui aussi les pieds dans le plat. Au cours d’une conférence de presse tenue à Brazzaville dans la deuxième quinzaine du mois de janvier 2020, pour tenter de justifier sa proposition très contestée, visant à proroger de deux ans, le mandat du président congolais, le Premier secrétaire de l’UPDS a déclaré : « … je propose la prorogation de deux ans du mandat du président de la République en exercice. Il ne s’agit pas de n’importe qui. Il s’agit du président Denis Sassou Nguesso qui est le porte étendard de la paix, de la démocratie et des libertés en Afrique ». Cette déclaration, pour le moins surprenante et étonnante de la part d’un soi-disant chef de l’opposition a suscité la colère des responsables de la vraie opposition. Ainsi, monsieur Mathias Dzon, président du Collectif des partis de l’opposition congolaise a indiqué que : « la proposition de Tsaty Mabiala est une catastrophe, car, elle équivaut à une prolongation de la crise multidimensionnelle qui traverse actuellement le Congo et donc à une aggravation de la situation sociale tragique des populations congolaises ». De son côté, madame Claudine Munari, présidente du Front de l’opposition congolaise s’est demandée dans quel pays a-t-on vu celui qui est censé être le chef de l’opposition, encenser le pouvoir ? Dans son propre parti, l’UPADS, le Premier secrétaire, Pascal Tsaty Mabiala a été accusé de trahison par plusieurs militants, dont son adjoint, le colonel à la retraite, Emmanuel Boungouandza, deuxième personnalité du parti. D’autres responsables de l’opposition choisie ont à leur tour suivi la voie tracée par Pascal Tsaty Mabiala. C’est le cas de monsieur Paul-Marie Pouelé, président du parti des Républicains et de monsieur Mboussa Ella, président du Comité d’action pour la République (CAR) qui, au cours d’interventions publiques, ont repris à leur compte la funeste proposition de Pascal Tsaty Mabiala. Dans la même veine, des appendices du PCT que l’on nomme par abus de langage, « organisations de la société civile », ont emboîté le pas aux partis du centre. C’est le cas de l’association « L’œil du peuple » qui a annoncé sans surprise sur les antennes de Vox TV, son soutien au candidat du PCT à l’élection présidentielle de 2021. Comme on peut le constater, à l’approche de la prochaine élection présidentielle, le paysage politique congolais s’éclaircit. Les tortues à double carapace se démasquent. Pendant ce temps, le pouvoir de Brazzaville, incapable d’apporter la moindre solution à la crise actuelle et d’appliquer les 48 mesures du programme qu’il a signé avec le FMI, continue de rejeter catégoriquement le dialogue politique national inclusif, seule vraie solution de sortie de crise. Dans le dessein de se maintenir à la barre par la force des armes, la corruption et la tricherie électorale, il prépare actuellement un nouveau monologue dans le cadre du Conseil national du dialogue, à l’instar des monologues de Brazzaville en 2009, d’Ewo en 2011, de Dolisie en 2013, de Sibiti en 2015 et de Ouesso en 2017. Pour sa part, le PCT, miné par des contradictions internes devenues antagonistes, fait de l’élection présidentielle de 2021 la priorité des priorités, au mépris de la grave crise multidimensionnelle qui étrangle le Congo, et espère ainsi, conserver le pouvoir à la faveur d’un nouveau coup de force électoral en 2021, comme ce fut le cas en mars 2016. Du fait du blocage politique actuel du pays par le pouvoir, le Congo est aujourd’hui assis sur un volcan qui menace d’exploser à tout moment. Or, le Congo a besoin d’apaisement. Dans ce contexte général, les forces politiques et sociales saines, qui œuvrent réellement pour une alternance

Boycottage, maturité des marocains et démence des partis politiques !

Boycottage, maturité des marocains et démence des partis politiques !

TRIBUNE. Depuis toujours, je considère les partis politiques comme des équipes de foot en perpétuelle compétition. Et malgré la médiocrité des équipes, leurs supporters espèrent la réussite. Pourquoi alors malgré les échecs consécutifs, les supporters soutiennent leurs équipes politiques ? Quelle est donc l’analyse de ce paradoxe ? Pour faire simple, comparons la société marocaine à un corps humain, qui évolue en passant par plusieurs stades, du nourrisson à la vieillesse. Quelles sont alors les étapes d’évolution de notre société ? L’enfance Durant cette période, chaque groupe de société considère son parti politique comme étant le meilleur, comme un enfant prenant son père pour superman, bien que ce dernier le frappe, le punisse et ne satisfasse pas tous ses désirs. Adolescence L’adolescent découvre finalement la réalité de son père « Il n’est pas superman » ! Il découvre ainsi qu’il ment, qu’il contourne la loi et que ses idées sont archaïques. La situation se complique d’avantage lorsque le père use de tous les moyens pour imposer à son ado son image de superman. L’ado ne supportant pas l’injustice, rentre alors en conflit avec le père et s’éloigne progressivement de lui. Il a effectivement découvert la contradiction du père, entre ses actes et ses belles paroles. Malgré ceci, l’adolescent continue à glorifier son père devant les autres. C’est exactement ce qu’il se passe entre les partis politiques et leurs supporters. L’âge adulte L’adolescent, en devenant adulte, devient indépendant du père et responsable de son présent et de son avenir, en ignorant alors les conseils dépassés du père. Le boycottage auquel nous assistons actuellement, est un signe de la maturité des ex-supporters des partis politiques ! Maturité des parents Il est possible que l’adolescent arrive vite à maturité sans conflits avec son père, mais ceci seulement si ce dernier est capable de se remettre en question, d’évoluer et de progresser en parallèle avec son ado, en l’encourageant à être responsable et indépendant. Réfléchissons un instant, si les partis politiques avaient évolué en fonction de l’évolution des marocains, que serait-il notre présent sociétal ?     A quel stade de son évolution est actuellement notre société ? Selon mon analyse, une partie de la société marocaine est devenue mature et l’autre est en fin de l’adolescence. Ceci est naturel, c’est l’évolution organique de tout être vivant. La partie sociétale mature Cette partie de la société est devenue indépendante des partis politiques et a commencé à prendre des décisions. Peut-être que le boycottage actuel est une preuve de la maturité de cette partie de la société. La partie sociétale adolescente Bien que cette partie de population soit bien consciente de la médiocrité des partis politiques, elle veut quand même soigner et sauver l’image de « Superman » de ses partis. Mais tôt ou tard, cette partie de la population va mûrir, c’est le principe de l’évolution organique ! Partis politiques Tristement, les partis politiques agissent encore de façon parentale en infantilisant la société et en refusant de lui donner son autonomie, d’où le retard de progression. Tôt ou tard, l’ado (la société) aura son indépendance, soit par l’accompagnement du père (parti politique), soit suite au décès de ce dernier ! Selon mon analyse, certains partis politiques commencent à vieillir et d’autres sont déjà dans la démence ! Docteur Jaouad MABROUKI, Expert en psychanalyse de la société marocaine et arabe