La vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033 présentées aux partenaires

La vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033 présentées aux partenaires

Mardi 09 septembre 2025, Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires et de la Coopération internationale et son Collègue de l’Économie et des Finances, Monsieur Alousséni SANOU, ont tenu avec les Partenaires techniques et financiers, membres du groupe exécutif de coopération, une réunion d’immersion et de dissémination des documents de la vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033, en présence de Monsieur Khassim DIAGNE, Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies au Mali. Pour le Ministre DIOP, la mise en place de la vision Mali 2063 découle de la volonté politique des plus Hautes Autorités du Mali de prendre en charge les aspirations profondes des populations pour l’avènement d’un Mali nouveau, un Mali émergent tel que voulu par son peuple. Exprimant sa satisfaction pour cette séance d’immersion, il a réaffirmé la disponibilité constante de notre pays à développer des liens de coopération mutuellement avantageux avec tous ses partenaires et amis, dans le respect des principes constitutionnels qui régissent l’action publique au Mali. Quant au Ministre SANOU, il a indiqué que la vision Mali 2063, un référentiel des politiques publiques au Mali, incarne l’ambition des Autorités maliennes de bâtir à l’horizon 2063, une nation souveraine et unie dans diversité culturelle, une société solidaire et juste, un pays bien gouverné et sécurisé, une économie forte et avancée, un niveau de développement humain élevé et un environnement durablement préservé. Dans cette perspective, la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033 constitue la déclinaison opérationnelle de la première phase de cette vision, et prend en compte les grandes priorités nationales en matière de transformation économique, de développement durable, de gouvernance et de résilience face aux crises. Les Partenaires techniques et financiers ont salué cet exercice important de partage et de compréhension commune du contenu de ces documents de planification stratégique, et réaffirmé leur accompagnement pour leur mise en œuvre concertée et efficace, dans un cadre de coopération renforcée et mutuellement bénéfique.

Crédit Agricole du Maroc réunit experts et partenaires pour échanger sur les enjeux majeurs de la cybersécurité

Crédit Agricole du Maroc réunit experts et partenaires pour échanger sur les enjeux majeurs de la cybersécurité

Crédit Agricole du Maroc a organisé récemment un événement autour de la thématique de la cybersécurité dans le domaine bancaire au profit de ses collaborateurs et de ses partenaires stratégiques avec la participation d’experts renommés dans le domaine. « Cette initiative visait à échanger sur les enjeux clés liés à la sécurité du numérique et à partager les meilleures pratiques pour lutter contre les menaces cybernétiques croissantes auxquelles sont confrontées les institutions financières », a indiqué le Groupe dans un communiqué Des membres du Conseil de Surveillance du Groupe, ainsi que de représentants de la Direction générale de la Sécurité des Systèmes d’Information, relevant de l’Administration de Défense Nationale, de Bank Al Maghrib et de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), ont pris part à cette rencontre qui « a  permis de consolider les relations avec les acteurs de cet écosystème », a souligné la même source. Cette initiative a également permis de « renforcer la culture de la sécurité au sein du Groupe tout enstimulant l’innovation pour anticiper les menaces futures et en soulignant l’importance capitale de la cybersécurité pour l’avenir du secteur bancaire », a précisé le groupe dans son communiqué. Elle a donné aux participants une vision approfondie du socle réglementaire et de la stratégie nationale relative à la cybersécurité et leur a permis de s’informer sur les dernières tendances en matière, de découvrir des solutions innovantes et d’échanger sur les défis actuels pour la protection des données de nos clients, -t-il poursuivi. Il est à noter que des experts reconnus, notamment des consultants en cybersécurité, des entrepreneurs et des professionnels de la technologie, ont présenté des analyses approfondies sur des sujets tels que la protection des données sensibles, la gestion des risques cyber et les meilleures stratégies pour prévenir, détecter et réagir aux attaques cybernétiques. Pour le président du Groupe Crédit Agricole du Maroc, Mohammed FIKRAT, « cet événement souligne notre engagement à être alignés aux bonnes pratiques de cybersécurité du secteur bancaire, non seulement pour protéger les données de nos clients, mais aussi pour participer activement à la construction d’un écosystème numérique sécurisé ». Il a à cette occasion rappelé que la cybersécurité est une priorité stratégique pour le Groupe, assurant que l’institution qu’il dirige est heureuse « de pouvoir échanger avec les meilleurs experts du secteur afin de mieux comprendre les enjeux et d’enrichir notre approche ». Soulignons enfin que la présence des dirigeants et collaborateurs du Groupe, de ses partenaires, ainsi que les diverses interventions ont permis de consolider la vision partagée d’une sécurité numérique renforcée. La banque a également mis en avant son ambition de continuer à développer des solutions digitales innovantes tout en restant agile face aux nouvelles menaces. Martin KAm

Burkina Faso : la Banque africaine de développement et ses partenaires engagent un dialogue stratégique pour renforcer la résilience au Sahel

Burkina Faso : la Banque africaine de développement et ses partenaires engagent un dialogue stratégique pour renforcer la résilience au Sahel

La Banque africaine de développement, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque islamique de développement (BID), a organisé les 14 et 15 novembre derniers à Ouagadougou, un atelier de concertation qui visait à élaborer un plan d’action pour renforcer la résilience des communautés sahéliennes. Les échanges étaient centrés sur cinq thématiques clés : gouvernance et justice, sécurité et décentralisation, adaptation aux changements climatiques, infrastructures sociales et développement économique. L’atelier s’inscrit dans le cadre de l’initiative Sahel, soutenue par la vice-présidence du Groupe de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, et fait suite à une évaluation approfondie de la fragilité au Sahel central. Placé sous la responsabilité du Bureau de coordination des États en transition du Groupe de la Banque, il a rassemblé des représentants des ministères sectoriels du Burkina Faso et du Niger, de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), de l’Autorité de développement intégré du Liptako-Gourma et des collectivités locales du Burkina Faso et du Niger. « Cet atelier arrive à point nommé au regard de la pertinence de la thématique pour nos pays qui sont dans une nouvelle dynamique consistant à relever les défis internes pour de nouvelles opportunités de résilience », a déclaré Inoussa Ouiminga, directeur général de la coopération au ministère de l’Économie et des Finances du Burkina Faso. Responsable pays de la Banque africaine de développement au Burkina, Daniel Ndoye a rappelé qu’en mars 2024, les quatre institutions partenaires avaient initié des réflexions en vue de contribuer à l’amélioration de la résilience au Sahel, particulièrement au Burkina Faso, au Mali et au Niger. « Cette initiative a pour but de renforcer les partenariats et d’améliorer les synergies d’action entre les institutions des Nations unies et les banques multilatérales de développement, en particulier la Banque africaine de développement, conformément aux ambitions portées par sa Stratégie pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique sur la période 2022-2026 », a -t-il souligné. Pour Riadh Ben Messaoud, coordinateur en chef de la Banque sur la fragilité et la résilience, « cet atelier démontre l’engagement concret de la Banque et de ses partenaires à répondre aux besoins des communautés les plus vulnérables. Les recommandations formulées guideront nos interventions futures et mobiliseront davantage de ressources pour la région. »

Le Sénégal compte réviser les contrats miniers et pétroliers signés avec ses partenaires

Le Sénégal compte réviser les contrats miniers et pétroliers signés avec ses partenaires

Le gouvernement sénégalais a annoncé lundi son intention de renégocier les contrats miniers et gaziers, avec la mise en place d’une commission d’experts, a annoncé le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko. La commission aura pour tache de « réexaminer » les contrats signés par l’État du Sénégal avec des partenaires dans les secteurs stratégiques des mines, du pétrole et de la fiscalité, en vue de défendre les intérêts du pays, a précisé le premier ministre lors de l’installation des membres de cette instance composée d’avocats et d’experts de nombreux domaines d’activités. Pour M. Sonko, la création de cette commission découle de « la volonté […] du président de la République de respecter l’engagement qui a été le nôtre pendant longtemps, en tant que parti d’opposition’’ et matérialise une promesse faite au peuple sénégalais. « Nous avions pris l’engagement ferme de revenir sur ces différents accords, de les réexaminer et de travailler à les rééquilibrer dans le sens de l’intérêt national », a-t-il dit, regrettant la manière dont les accords et les conventions ont été signés, le plus souvent au détriment des intérêts stratégiques du Sénégal et de son peuple. Le Sénégal est devenu producteur de pétrole en juin et devait commencer à exploiter son gaz naturel au second trimestre 2024. D’importantes multinationales exercent des activités au Sénégal sur la base de contrats signés avec l’État dans divers secteurs, dont les mines et le pétrole.

Multinational : la Banque africaine de développement et ses partenaires lancent un projet de 3,9 millions de dollars pour aider à catalyser les investissements de la diaspora dans huit pays africains

Multinational : la Banque africaine de développement et ses partenaires lancent un projet de 3,9 millions de dollars pour aider à catalyser les investissements de la diaspora dans huit pays africains

La Banque africaine de développement, la Commission de l’Union africaine et l’Organisation internationale pour les migrations ont signé un protocole d’accord portant sur un financement de 3,9 millions de dollars sous forme de dons pour renforcer l’investissement, le capital humain et l’engagement philanthropique de la diaspora dans huit pays africains. L’accord a été signé à Addis-Abeba, en Éthiopie. Cet accord tripartite de financement et de mise en œuvre soutiendra le projet « Streamlining Diaspora Engagement to Catalyze Private Investments and Entrepreneurship for Enhanced Resilience » (Rationaliser l’engagement de la diaspora pour catalyser les investissements privés et l’esprit d’entreprise afin de renforcer la résilience, SDE4R de son acronyme en anglais). Les pays cibles sont la Gambie, le Liberia, Madagascar, le Mali, la Somalie, le Soudan du Sud, le Togo et le Zimbabwe. Le projet aidera les pays bénéficiaires à identifier les meilleures méthodes pour mobiliser efficacement le capital humain et financier de la diaspora, soit pour soutenir le développement socioéconomique en relançant le secteur privé national, soit pour se relever à la suite d’une crise politique ou humanitaire en tirant parti de l’expertise et des réseaux des groupes de la diaspora. Abdul Kamara, directeur général adjoint pour la région Afrique de l’Est de la Banque africaine de développement, a déclaré que le projet stimulera les opportunités d’affaires et le soutien technique à la résilience socioéconomique à travers le continent en promouvant des outils de financement innovants et des initiatives de transfert de compétences. « La signature aujourd’hui de l’accord de don du projet SDE4R est une étape importante dans l’exploitation de l’engagement de la diaspora pour catalyser les investissements privés et l’entrepreneuriat afin de renforcer la résilience des populations, notamment des femmes, des jeunes et des habitants des zones rurales. Cette intervention contribuera à stimuler les investissements en faveur des groupes les plus vulnérables dans les pays bénéficiaires, y compris les populations déplacées de force et les communautés d’accueil », a-t-il indiqué. Mme Betty Mupenda Wangozi, directrice par intérim de la Direction des citoyens et de la diaspora de la Commission de l’Union africaine, a souligné l’opportunité de l’accord, compte tenu du rôle de chef de file de son organisation dans la coordination des efforts visant à exploiter la contribution de la diaspora au développement de l’Afrique. Elle a ajouté que le projet SDE4R fera considérablement progresser l’Agenda 2063 de l’Union africaine dans les pays bénéficiaires. Mme Mariama Cissé Mohamed, directrice du Bureau de liaison spécial de l’Organisation internationale pour les migrations à Addis-Abeba, a déclaré que le projet s’alignait sur le mandat de son organisation, qui vise à promouvoir le développement socioéconomique par la migration tout en fournissant une assistance humanitaire aux migrants dans le besoin, y compris les réfugiés et les populations déplacées internes. « En tant que tel, cet accord constitue un tremplin pour des interventions plus globales envisagées à travers le continent africain, sur la base d’initiatives existantes et évolutives sur l’engagement de la diaspora pour le développement du secteur privé. » Outre les gouvernements des huit pays cibles, le projet devrait compter 10 000 bénéficiaires directs et 40 000 bénéficiaires indirects dans les communautés touchées par des conflits, les changements climatiques et d’autres catastrophes humanitaires et environnementales. La Banque a approuvé le projet SDE4R le 4 juillet 2023, avec un financement provenant de sa Facilité d’appui à la transition. L’Organisation internationale pour les migrations mettra en œuvre le projet sur trois ans, avec la supervision stratégique, les orientations et les conseils de la Commission de l’Union africaine. Il s’agit là d’un exemple concret de partenariat du nexus humanitaire-développement-paix axé sur la mise en œuvre de cadres stratégiques et de priorités communes. On estime à 160 millions le nombre d’Africains de la diaspora ; les quelque 96 milliards de dollars qu’ils ont envoyés sur le continent en 2021 ont largement dépassé les 35 milliards de dollars d’aide publique au développement qui ont été versés à l’Afrique la même année.

Forum économique RDC-France-Union-Européenne de Kinshasa:  le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde appelle à des échanges transparents et équitables sur les enjeux et défis d’un avenir économique commun entre la RDC et ses partenaires

Forum économique RDC-France-Union-Européenne de Kinshasa:  le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde appelle à des échanges transparents et équitables sur les enjeux et défis d’un avenir économique commun entre la RDC et ses partenaires

En marge de la visite du Président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, qui a lancé, ce samedi 04 mars 2023 au Pullman hôtel, le forum économique de Kinshasa, a appelé à des échanges transparents et équitables sur les enjeux et défis d’un avenir économique commun entre la RDC, la France et l’Union Européenne. Dans ce forum visant à renforcer des liens dans les domaines prioritaires notamment les mines, le numérique et les infrastructures, le Chef du Gouvernement congolais a appelé à la requalification du partenariat.  » Permettrez-moi d’entrer dans le vif du sujet en relevant la pertinence des trois tables rondes alignés par les organisateurs du Forum économique RDC-France et Union Européenne. Mon gouvernement suit avec la plus grande attention l’issue de ces assises dont la portée historique participera, à n’en point douter, à la requalification du partenariat que nous voudrions mutuellement avantageux. Et comme ça l’a été acté ici, par le concept gagnant-gagnant que nous voulons entre la RDC, la France et l’Union Européenne », a-t-il lancé, d’entrée de jeu.  Pour le Premier Ministre Sama Lukonde, cette rencontre est une opportunité pour parvenir à ce partenariat de référence mutuellement avantageux (gagnant-gagnant). A cette ère de l’urgence climatique, a-t-il dit, la RDC offre à l’humanité entière les ingrédients nécessaires à la transition énergétique.  » Ce Forum économique de Kinshasa représente, en effet, une nouvelle opportunité d’échanger de manière transparente et équitable sur les enjeux et défis de notre avenir économique commun. Je vous invite, pour ce faire, à prendre part activement aux trois tables rondes, respectivement sur les métaux stratégiques et la transition énergétique, sur les infrastructures urbaines et les villes durables ainsi que sur le numérique. Éminemment stratégique, ces trois thématiques se retrouvent non seulement au cœur des politiques publiques et des stratégies de développement de tous les pays du monde. Elles offrent aussi les opportunités de partenariats entre nos économies respectives. En prélude de vos échanges, permettez-moi de partager avec vous quelques considérations pertinentes de chacune de ces thématiques pour le développement de l’Afrique et singulièrement, pour la République démocratique du Congo, notre pays. En ce qui concerne les métaux stratégiques et la transition énergétique, il me faudrait rappeler que l’urgence climatique à laquelle l’humanité fait face aujourd’hui, nécessite une transition énergétique. Et celle-ci impacte nos modes de production et de consommation. A cet effet, ces éléments   (le cobalt, le cuivre, le lithium notamment) font partie des métaux nécessaires à la production des véhicules électriques, des batteries et de nombreux autres piliers clés de la transition énergétique. Comme vous le savez ce pays, la RDC, est dotée de tous ces métaux, a-t-il affirmé. Le Chef du Gouvernement congolais appelle les grands décideurs présents à ce forum à accompagner la RDC dans la valorisation de ces ressources pour le bien-être collectif entre ses populations et le reste du monde qui en bénéficie. » …Mais, il ne suffit pas de les avoir. Il faudra les valoriser au bénéfice de nos populations. Dans ces conditions, la politique de mon gouvernement consiste à valoriser nos ressources pour assurer le bien-être de nos populations et la préservation des équilibres écologiques. La multiplication de nos efforts doit nous permettre avec nos partenaires régionaux et internationaux de fournir au monde entier les métaux nécessaires pour faire face à cette urgence climatique en assurant les flux financiers et environnementaux soutenables. C’est d’ailleurs la vision du Président de la République, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ne cesse de rappeler la singularité du statut de notre pays, pays solution au monde pour ces problèmes environnementaux. Vous allez aborder dans la deuxième table ronde, la thématique sur les infrastructures urbaines et les villes durables. Nous le savons tous. La problématique de l’urbanisation en Afrique nous impose des défis multiples de nature à la fois démographique, économique, sociologique, infrastructurelle, et environnementale, sans oublier le déficit énergétique et la fracture numérique, et bien sûr la taille immense de notre pays. En guise d’illustration de ces enjeux, en perspectives de 2050, selon les projections de nos centres de recherches, ici en RDC, nous allons compter plus de 200 millions d’habitants, dont 30 millions rien que pour la ville de Kinshasa, soit 15% de la population nationale. Enfin, la troisième table ronde se penchera sur l’enjeu numérique et technologique comme outil de développement humain et économique. La problématique du développement numérique touche tous les secteurs de la vie nationale. Pour ne pas tous les citer, je relève les Infrastructures numériques, le développement des compétences de nos populations dans l’usage de ces outils. Ce qui conforte nos efforts dans l’amélioration de la qualité de l’éducation et de son accès. Les autres secteurs concernent les services financiers digitalisés, la santé numérique, l’énergie, etc, mais aussi la prise en compte des risques au sujet de la protection des données personnelles face à la montée de la cybercriminalité. Cet enjeu requiert le renforcement du cadre institutionnel, légal et réglementaire. Conscient de l’enjeu, notre pays avait produit, en 2019, le Plan national numérique à l’horizon 2025″, a dit le Premier Ministre Sama Lukonde. 

Congo. Rigobert Roger Andely: « Le développement de l’affacturage dans la sous-région bénéficiera de l’appui technique et financier des partenaires »

Congo. Rigobert Roger Andely: « Le développement de l’affacturage dans la sous-région bénéficiera de l’appui technique et financier des partenaires »

Après deux jours de séminaire, le Ministre congolais des finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely a clôturé, vendredi 13 mai 2022 au Centre international de conférence de Kintélé (banlieue nord de Brazzaville), les travaux de la Conférence régionale pour la promotion de l’affacturage et le financement des créances en Afrique centrale. Pendant les 2 jours qu’a duré la conférence, plusieurs tables rondes ont été animées et de nombreux thèmes ont été débattus. Parmi lesquels : Comment l’affacturage peut-il aider les PME : les difficultés et les solutions ; L’expérience de l’affacturage en Afrique centrale : le cas de la Banque postale du Congo (BPC). Les participants ont posé des questions pertinentes et ont obtenu des réponses convaincantes sur l’affacturage.  Ce qui leur a permis d’adhérer à ce nouveau produit, sans l’ombre d’aucun doute. « Les échanges, riches, francs et directs ont mis en lumière quelques aspects importants qu’il convient de souligner ici, pour marquer la particularité de ce mode de financement alternatif. Notamment : une distinction nette et claire entre l’affacturage et les autres modes de financement, faisant ressortir ses avantages spécifiques ; la notion de subrogation, propre à l’affacturage ; l’épineuse question des garanties exigées des banques, qui, dans le cas de l’affacturage, n’est plus à l’ordre du jour », a indiqué Rigobert Roger Andely. Ajoutant qu’ « il ne fait aucun doute que l’organisation d’une telle conférence en Afrique centrale aura un impact sur le lancement et le développement de l’affacturage dans notre sous-région , surtout que les activités d’affacturage bénéficieront de l’appui technique et financier des partenaires comme Afreximbank ou la FCI » . L’orateur a saisi cette occasion pour inviter les acteurs de la ‘’chaîne d’affacturage’’ à s’approprier cette loi, afin de créer l’écosystème nécessaire et utile au développement de ce mécanisme dans la sous-région Afrique centrale. « A l’issue de cette conférence, il est nécessaire d’engager la réflexion sur l’identification, à l’instar de la Centrale des Incidents de Paiement, ou de la Centrale des Risques Bancaires, des opérateurs économiques reconnus comme ne respectant pas leurs engagements, afin de les écarter de l’écosystème, de manière à garantir la confiance dans la ‘’ chaîne d’affacturage’’ à mettre en place », a suggéré le Ministre congolais des Finances.  Rigobert Roger Andely n’a pas manqué de remercier les partenaires de cette conférence, comme afreximbank et Factors Chain International (FCI) pour les moyens très importants mis en jeu, afin de promouvoir l’affacturage et participer, ainsi, au développement futur du commerce intra et extra-africain.

La BAD et plusieurs partenaires lancent le réseau « Femmes pour l’éthique et la conformité en Afrique »

La BAD et plusieurs partenaires lancent le réseau « Femmes pour l’éthique et la conformité en Afrique »

La Banque africaine de développement et plusieurs partenaires ont lancé, lors d’un webinaire organisé jeudi 22 octobre, le réseau « Femmes pour l’éthique et la conformité en Afrique » (WECA, « Women in Ethics and Compliance in Africa »), une initiative qui regroupe des femmes africaines cadres et dirigeantes impliquées dans la lutte contre la corruption et la non-conformité dans les entreprises et activités commerciales. Les dirigeants de la Banque, de la Coalition pour les opérations éthiques (COE) et du Pacte mondial des Nations unies ont ainsi annoncé officiellement la création de la seule organisation de soutien aux femmes cadres et dirigeantes qui s’efforcent de lutter contre les pratiques d’entreprise contraires à l’éthique en Afrique. « La création de ce réseau est une réaffirmation de l’engagement de la Banque africaine de développement à travailler pour que le développement durable repose sur la réduction des inégalités entre les sexes, en mettant l’accent sur des axes essentiels comme l’éthique et la conformité. Nous invitons les femmes cadres ou dirigeantes, qui sont dans les secteurs privé et public en Afrique, à nous rejoindre pour participer à la réalisation des objectifs de ce réseau », a déclaré Vanessa Moungar, directrice chargée du Genre, des femmes et de la société civile au sein de la Banque africaine de développement. Sanda Ojiambo, directrice générale du Pacte mondial des Nations unies, a réitéré le soutien de son organisation aux missions de WECA. « Le Pacte mondial des Nations unies est tout à fait en phase avec les objectifs du réseau « Femmes pour l’éthique et la conformité en Afrique » afin de faire progresser, de façon coordonnée, les pratiques d’entreprises conformes à l’éthique, les mesures anti-corruption à travers le continent, et pour permettre à une nouvelle génération de femmes dirigeantes opérant sur le terrain de disposer de nouveaux moyens », a-t-elle déclaré devant l’auditoire virtuel composé de spécialistes confirmés dans les domaines de l’éthique et de la conformité. Les participants ont débattu des multiples obstacles auxquels sont confrontées les femmes qui occupent des postes de direction dans le monde des affaires en Afrique, largement dominé par les hommes. Les membres fondateurs du réseau WECA se sont engagés à remédier au manque de moyens et de soutien auquel doivent faire face les dirigeants en matière d’éthique. Le réseau s’est également engagé à réduire le déficit en ressources humaines sur le continent dans le domaine de l’éthique et de la conformité. Les participants entendent ainsi conseiller et encadrer les jeunes professionnelles pour leur permettre de progresser dans leur carrière. Pour certains ce soutien devrait commencer dès le plus jeune âge pour les filles. « Il est nécessaire de créer une prise de conscience et une pédagogie au niveau mondial pour aborder la question de l’égalité des sexes d’un point de vue culturel », a déclaré Rhibetnan Yaktal, responsable à l’international de la conformité chez Puma Energy. Cette rencontre a également permis de se pencher sur les difficultés liées au déclenchement de la pandémie de Covid-19 qui pose aussi des préoccupations éthiques pour l’ensemble des dirigeants, en particulier les femmes. Une table ronde était organisée sur le thème : « Les femmes et la conformité en Afrique : enjeux et opportunités, s’adapter à la période actuelle de pandémie de Covid-19 ». Selon ses intervenants, la conformité est un problème d’actualité. Certains participants ont relevé que les femmes jouent un rôle important dans la lutte contre la pandémie, ce qui entraîne des changements majeurs dans le fonctionnement et les interactions des entreprises. D’autres ont déclaré que la pandémie ne saurait être une excuse pour les entreprises qui ignorent les problèmes d’éthique et d’intégrité. « Les femmes sont particulièrement bien placées pour faire face aux difficultés, aux obstacles et aux crises. Par exemple, les femmes occupant des postes de direction gèrent mieux les effets de l’actuelle pandémie, produisant plus de résultats reposant sur un leadership éthique et une forte intégrité », a déclaré Lisa Miller, chargée de l’Ethique et de l’intégrité à la Banque mondiale. Favoriser une culture de l’éthique et de l’intégrité au sein des entreprises et des sociétés Les secteurs public et privé en Afrique et les organisations de la société civile accusent un retard dans la mise en place d’une culture de l’éthique et de la conformité dans les entreprises, selon Olajobi Makinwa, cheffe des relations intergouvernementales et de l’Afrique pour le Pacte mondial des Nations unies (UNGC), également membre fondatrice du réseau WECA. « Le réseau WECA soutiendra la participation des pairs, l’échange d’idées et d’informations sur les meilleures pratiques en matière d’éthique et de conformité, le dialogue sur les problèmes émergents en la matière, et défendra le leadership des femmes dans ce domaine à travers le continent. » Le webinaire comportait également un volet consacré au harcèlement sexuel subi par les femmes. Paula Santos Da Costa, responsable du Bureau de l’éthique à la Banque africaine de développement, a déclaré qu’il fallait travailler sur une « culture de la parole » et « mettre en œuvre une politique de tolérance zéro sur le lieu de travail. » Vanessa Moungar a rappelé aux participants que la Banque pratiquait la tolérance zéro en matière de corruption et veillait à ce que toute vulnérabilité liée aux affaires de fraude et de corruption soit détectée rapidement et que de tels risques soient contrôlés tout au long de la mise en œuvre de ses projets et programmes. Sorita Botha, conseillère juridique et conformité chez Distell, s’est réjouie du lancement du réseau WECA : « Je suis sûre que nous connaîtrons des exemples de réussite chez les femmes en matière d’éthique et de conformité dans les mois et années à venir. C’est le début d’une ère nouvelle dans le renforcement de l’autonomie des femmes et de leur capacité à occuper des fonctions de premier plan en Afrique. »