121 ans du Rotary international : Une épopée humanitaire célébrée, à Brazzaville, sous le signe de la paix

121 ans du Rotary international : Une épopée humanitaire célébrée, à Brazzaville, sous le signe de la paix

En ce mois de février 2026, les Rotary clubs de Brazzaville membres du Rotary International se sont réunis, au Kimpeski hôtel, pour célébrer les 121 ans de la création de leur organisation, sous le thème « la jeunesse au service de la paix ». Le rendez-vous a donné lieu à un récit sur l’épopée humanitaire née d’une vision simple qui est devenue une force diplomatique mondiale. Entre bilan humanitaire, renforcement des liens de camaraderie et engagement renouvelé pour la paix, la soirée de gala a constitué un moment pour la famille rotarienne en République du Congo de renouveler leur engagement en faveur de leur mouvement. Agir pour la paix et la santé Le mois de février dédié à la prévention des conflits, rappelle que le service est un levier de stabilité. À travers sa Fondation, le Rotary finance sept centres de formation pour la paix, dont le premier centre africain à l’université de Makerere, en Ouganda. Ces boursiers deviennent des médiateurs essentiels dans les zones de tension, selon le l’ancien gouverneur du district 9150 du Rotary international, Hervé Ilocky.Parallèlement à la promotion de la paix, le combat contre la poliomyélite reste une priorité absolue pour le Rotary international. En partenariat avec l’OMS, l’UNICEF et la Fondation Bill et Melinda Gates, le Rotary a déjà mobilisé plus de 700 millions de dollars pour cette cause dans la période 2022-2026, avec pour objectif : éradiquer définitivement cette maladie invalidante. Qu’il s’agisse d’accès à l’eau, d’éducation ou de protection de l’environnement, les Rotariens restent fidèles à leur devise : « Servir d’abord », a martelé monsieur Hervé Iloky citant Paul Harris : « le Rotary sera toujours connu par ses résultats ». Une influence diplomatique historique Dans son discours évocateur du Rotary international, le PDG (Past District Gouvenement), Hervé Iloky a affirmé que tout a commencé, le 23 février 1905 à Chicago quand Paul Percy Harris, avocat, s’entourant de trois compagnons — un ingénieur, un négociant et un tailleur — a fondé le premier club-service au monde. Leur ambition a été de retrouver l’esprit de convivialité et d’altruisme des petites villes de leur jeunesse. Le nom « Rotary » fut alors choisi pour illustrer la rotation des réunions entre les bureaux des quatre membres. Selon le PDG Hervé Iloky, « aujourd’hui, l’organisation a largement dépassé le cadre des réunions amicales. Forte de son 1,4 million de membres répartis dans plus de 46 000 clubs, elle jouit d’une légitimité internationale unique », a poursuivi l’orateur qui, s’appuyant sur les faits a ajouté que « le Rotary n’a jamais été un simple spectateur de l’histoire ». a titre d’exemple, l’organisation « a participé à la rédaction de la Charte des Nations Unies en 1945 et a inspiré la création de l’UNESCO ». Dans son intervention, la Représentante de l’UNICEF a souligné la convergence parfaite entre les missions des deux organisations. Saluant l’engagement de la communauté sénégalaise et des Rotariens, elle a rappelé que leurs priorités communes : santé, éducation et éradication de la polio, sont vitales pour la jeunesse congolaise. « Partenaire historique du système des Nations-Unies, le Rotary est qualifié d’allié incontournable pour le plaidoyer et la mobilisation. Ce discours célèbre une vision humanitaire partagée, ancrée dans l’histoire, pour relever les défis de demain », a-t-elle conclu. Cette cérémonie respectant les traditions séculaires du mouvement, symbolise, non seulement la vitalité des Clubs Rotary de Brazzaville, mais aussi le renouvellement des forces, prêtes à s’investir dans les sept axes stratégiques de l’organisation. Wilfrid Lawilla DIANKABAKANA

Congo : la DGSP prend un camouflé en voulant hypothéquer la paix sans juguler la crise ( lecture en 5 minutes)

Congo : la DGSP prend un camouflé en voulant hypothéquer la paix sans juguler la crise ( lecture en 5 minutes)

HAUT ET FORT. Au lieu de s’attaquer aux problèmes majeurs du pays, les généraux Denis Sassou Nguesso et Serges Oboa ont choisi la pire stratégie et la doctrine de la Bandenbekämpfung. Entre la résurgence des violences dans le Pool et l’organisation d’une présidentielle sans enjeu, les indicateurs financiers, économiques et sociaux passent du rouge au noir . Dimanche 11 janvier 2026, les hordes de soudards de la DGSP se sont rendues dans le département du Pool et du Kouilou pour tuer et semer le chaos, encouragées par leur chef Serges OBOA dont le discours calamiteux, menaçant et condescendant, prononcé lors du port des insignes a suscité indignation et émoi chez les Congolais qui craignent pour leur démocratie. Avec des mots empreints d’autoritarisme, ce général aux pieds d’argile s’est fondu dans une confusion de rôles, crachant sur les dispositions constitutionnelles. À « Mounkala », Ses soudards ont violé le domicile privé de NTUMI, brûlé une moto et menacé de mort, à l’aide d’un poignard, le sieur Brazza. Le convoi d’une dizaine de véhicules, bourré d’éléments, a poursuivi sa route jusqu’au village « NGandou » où ils ont brûlé une deuxième moto. À “Mindu”, ces derniers ont pénétré dans le lieu de culte de Ntumi où ils ont embarqué une moto et son propriétaire. Dans la foulée, les membres du CNR ont prévenu leurs collègues de Mindouli qui ont barricadé la route nationale, revendiquant la remise en liberté du paroissien enlevé, la restitution de la moto et l’arrêt de l’élan machiavélique de la DGSP. La tension est vite montée d’un cran à Mindouli, laissant les coups de feu prendre le dessus. Bilan : 17 morts de part et d’autre. Les combats se sont poursuivis dans la nuit avec les hommes de Ntumi qui ne comprenaient pas pourquoi les corps de Hervé et de Franck ont été brûlés après qu’ils aient été abattus, ou, pour dire mieux, assassinés. En guise de représailles, les éléments de la DGSP à bord de 9 véhicules qui font des allers et retours ont enlevé au village dépôt, MM. Mouanga et Boris qui venaient de la chasse. Quoique l’on dise, c’est un véritable camouflé pour ce corps d’élite qui s’est fait ravir des armes et a enregistré des morts. Les renseignements dont parlait Oboa ne sont que du bla-bla et pures fanfaronades. La preuve, il n’a vu que du feu sur le “voyage” des Américains qui ont fait un aller-retour Washington-Brazzaville via Paris. Pire, il ignore la loi à laquelle il faisait allusion dimanche à Mpila. Or, cette loi n’a jamais été adoptée ni promulguée. Donc, elle ne dispose pas encore de texte d’application. Si Serges Oboa était bien renseigné comme il le prétend, comment n’arrive t,-il pas à se défaire d’un petit nombre de kulunas depuis bientôt 4 mois. À l’évidence, il poursuit cette opération par goût du sang et pour se faire du beurre. S’il veut la tête du criminel ou terroriste Ntumi, pourquoi ne pas agir à l’image de Donald Trump qui a capturé Maduro ? Ntumi n’a-t-il pas signé des accords de paix avec le gouvernement ? Pour ce qui est des élections, les dés ne sont-ils pas déjà pipés ? En tout état de cause, ces élections n’ont pas d’enjeux. Les candidats en lice ne sont que des accompagnateurs du dictateur. Dès lors, il est probable que les violences électorales déstabilisant la paix ne se passent que dans la tête de Serge Oboa qui, disons-le encore, veut se faire du blé et une réputation à la tonton macoute. La paix avec des indicateurs financiers et sociaux au noir intense? Dans son livre « Parler vrai pour l’Afrique », Denis Sassou Nguesso déclare : « La paix signifie la possibilité et la capacité pour nos sociétés et nos économies d’assurer pour chaque humain la satisfaction sans cesse accrue de ses besoins fondamentaux… ». Le vrai problème de la paix, c’est la gouvernance économique, financière et sociale.Selon la loi de finances 2026 (version DGB au 1ᵉʳ octobre), le ministre des Finances Yoka Christian retient un pilotage très « pétrole-centré » tout en affichant un excédent budgétaire global ; mais cet excédent coexiste avec un déficit primaire hors pétrole fortement négatif, ce qui révèle une soutenabilité encore conditionnelle à la rente et au refinancement. Nous y reviendrons avec des chiffres à l’appui. En attendant, il sied de dire haut et fort que la situation du Congo est chaotique contrairement aux mensonges que distillent Anatole Collinet Makosso et ses incompétents qui ont un bilan négatif. Pourquoi n’arrivent-ils pas à payer les 50 mois d’arriérés de pensions de retraite, les bourses, les salaires et émoluments des enseignants communautaures, des agents de santé ou des personnels émargeant au budget de transfert ? Enfin, le communiqué appelant à l’apaisement signé conjointement ce 15 janvier entre les hommes de Ntumi et le ministère de l’intérieur n’accouchera que de souris devant un Serges Oboa qui… Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Le Congo en paix… sauf avec les salaires, les factures et la vérité

Le Congo en paix… sauf avec les salaires, les factures et la vérité

PARLONS-EN. Au Congo, la paix est proclamée chaque matin comme un bulletin météo : permanente, stable et garantie par le Parti Congolais du Travail (PCT). Une paix officielle, certifiée conforme par les discours, les communiqués et les congrès. Une paix si robuste qu’elle semble capable de survivre à tout : à l’absence prolongée de salaires, à l’effondrement des services publics, à l’asphyxie du secteur privé et même à la disparition progressive de la vérité. Une paix déclarative, militante, incantatoire. Une paix de mots, rarement de vécu. Les salaires impayés : quand les chiffres démentent la paix Dès que l’on quitte les tribunes politiques pour regarder la réalité en face, le décor change. À la mairie de Brazzaville, les agents cumulent quatorze mois de salaires impayés. À Dolisie, cinquante mois. À Mossendjo, quatre-vingts mois, À Nkayi, soixante-dix mois, (…) Des chiffres vertigineux qui devraient provoquer un électrochoc national. Mais au PCT, on applaudit, on sourit, et l’on parle d’un bilan « satisfaisant », comme si l’accumulation d’arriérés n’avait aucune conséquence humaine. L’Université Marien Ngouabi : le savoir sans salaire L’Université Marien Ngouabi, jadis symbole du savoir et de l’avenir, est devenue le laboratoire du mépris social. Les travailleurs y manquent de paix depuis longtemps. Non par goût de la contestation, mais parce que la faim, elle, ne se nourrit pas de discours politiques. Après l’université, les mairies du Congo sont entrées dans la danse. Une danse sociale macabre, sans musique, sans cachet, sans dignité, rappelant que la paix sociale ne se proclame pas : elle se construit. Les mairies en grève et le silence de l’État Face aux grèves, aux cris et aux détresses, l’État oppose le silence. Dans ce Congo officiel, l’absence de réponse est devenue une stratégie de gouvernance. Tant que les revendications n’atteignent pas les salons climatisés, tant que les travailleurs crient sans micro et que les agents ferment sans caméra, la paix est déclarée sauve. Le silence est confondu avec la stabilité, la résignation avec l’adhésion, l’épuisement avec la satisfaction. Le secteur privé étranglé par la dette intérieure Il serait pourtant injuste de croire que seuls les agents publics manquent de paix. Les opérateurs économiques du secteur privé vivent eux aussi une profonde insécurité financière. L’État congolais leur doit des milliards au titre de la dette intérieure. Des entreprises ont livré, exécuté des marchés publics, investi et créé des emplois. En retour : des factures impayées, des promesses reportées, des faillites en chaîne. Une économie réelle sacrifiée pendant que le discours officiel se veut rassurant. Un bilan chanté dans les congrès, absent dans les foyers Malgré ce tableau social et économique alarmant, les cadres du parti au pouvoir sillonnent le pays. Ils descendent dans leurs bases pour préparer le congrès du PCT et réclamer, avec une ferveur quasi religieuse, la candidature de Denis Sassou Nguesso, président sortant et candidat perpétuel. Ils vantent les succès de son mandat, louent la paix retrouvée et célèbrent un bilan qu’aucun salarié impayé, aucun agent municipal en grève, aucun entrepreneur ruiné n’a jamais vu passer. La paix selon le PCT : le règne du silence Dans les réunions politiques, le récit est parfaitement huilé : stabilité institutionnelle, réalisations structurantes, vision stratégique. On cite des routes que personne n’emprunte, des réformes que personne ne ressent, des chiffres que personne ne vérifie. Au Congo officiel, la paix n’a rien à voir avec le bien-être. Elle est définie comme l’absence de contestation audible. Et lorsque certains osent poser des questions, on les accuse de troubler l’ordre public. Les questions que le pouvoir refuse d’entendre Alors posons-les clairement. Qui a parlé de paix ? Est-ce l’agent municipal non payé ? Le travailleur universitaire abandonné ? L’entrepreneur ruiné par un État débiteur ? Certainement pas. Qui a dit que le bilan de Denis Sassou Nguesso est bon ? Ceux qui vivent de l’État sans jamais subir ses retards. Ceux qui confondent longévité au pouvoir et réussite politique. Peut-on gagner une élection sans la paix sociale ? Et surtout, qui a dit que Denis Sassou Nguesso gagnera les élections, alors qu’il n’y a pas de paix sociale à l’université, pas de paix dans les mairies, pas de paix économique dans le secteur privé, et pas de paix morale dans un pays où l’État ne respecte plus ses engagements fondamentaux ? Une victoire électorale ne se proclame pas dans un congrès : elle se construit dans la confiance du peuple. Le mensonge comme méthode de gouvernance Au PCT, le mensonge n’est pas un accident. C’est une méthode de gouvernance. On peut ne pas payer pendant des années, pourvu que l’on parle de paix. On peut accumuler les dettes, pourvu que l’on proclame un bilan positif. On peut échouer socialement, pourvu que l’on réussisse politiquement. Le Congo officiel face au Congo réel Ainsi va le Congo officiel : un pays où l’on prépare des congrès pendant que le peuple survit, où l’on proclame la paix pendant que la réalité crie famine, où l’on annonce des victoires électorales avant même d’avoir rétabli la justice sociale. Une paix sans justice. Un bilan sans vérité. Un pouvoir sans mémoire. Mais à force de confondre silence et adhésion, un jour viendra où même les slogans ne suffiront plus à masquer l’absence de paix réelle. Serge Armand Zanzala Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire, Initiateur du projet Kongo Ya Sika

Madagascar/Unité dans la diversité : Des milliers de personnes se rassemblent pour une célébration interreligieuse historique pour la paix à Bemasoandro

Madagascar/Unité dans la diversité : Des milliers de personnes se rassemblent pour une célébration interreligieuse historique pour la paix à Bemasoandro

Le samedi 21 juin, plus de 400 participants issus de diverses communautés religieuses et culturelles se sont réunis sur le terrain municipal de Bemasoandro pour un événement marquant : le Rassemblement interreligieux pour la paix. Cet événement était co-organisé par HWPL (Culture céleste, Paix mondiale, Restauration de la lumière) et l’UMMI Madagascar (Union des Mouballighs malgaches IthnaAshari), dans le cadre du lancement des célébrations du 65e anniversaire de l’indépendance de Madagascar. Présentant le thème « Unité dans la diversité », l’événement a servi de plateforme pour promouvoir l’espoir, la tolérance et l’harmonie dans un contexte de divisions mondiales croissantes. Des personnes de tous horizons – musulmans, chrétiens, bouddhistes et laïcs – se sont réunies pour réaffirmer leur engagement commun en faveur de la coexistence pacifique et du respect mutuel. C’est vraiment important pour nous, car la foi islamique appelle à l’unité et à l’amour entre toutes les créatures de Dieu. La discrimination et le racisme n’ont pas leur place en Islam, et c’est précisément pourquoi nous n’avons pas hésité à nous joindre à vous lorsque nous avons été invités. Cette initiative s’inscrit parfaitement dans nos convictions et constitue un principe de vie qui nous est enseigné. Pour nous, musulmans, cet événement est précieux car il renforce et soutient notre mission de diffuser ce beau message à la société : le message de paix. Chaque être vivant sur cette terre mérite de vivre en paix. C’est pourquoi nous nous engageons pleinement à vous soutenir dans la diffusion de ce message jusqu’au bout. La journée s’est poursuivie par une série d’activités axées sur le dialogue et la coopération. Des chefs religieux ont prononcé des discours mettant l’accent sur l’importance de la communication, de la compréhension et de la collaboration entre différentes croyances. … Les spectacles ont reflété non seulement la richesse de la culture malgache, mais aussi l’esprit collectif de fierté nationale qui a marqué les festivités de l’indépendance. Alors que les célébrations se poursuivaient avec la « Fête de la musique », musiciens et artistes locaux sont montés sur scène pour partager diverses expressions musicales. Le programme comprenait des éléments traditionnels et contemporains. À travers ces spectacles, les participants ont présenté des aspects des pratiques culturelles malgaches et contribué à la célébration nationale de la fête de l’indépendance. Plus tard dans la journée, des représentants d’organisations partenaires ont participé à la cérémonie de signature d’un protocole d’accord. Cet accord marquait une volonté commune de soutenir le dialogue interreligieux et la poursuite des efforts en faveur de la paix. Un porte-parole de HWPL a ajouté : « Le thème de l’événement est « Unité dans la diversité ». Dans le contexte de la célébration de la fête nationale malgache, cet événement nous rappelle que nous, les Malgaches, sommes unis, malgré nos différences, et que l’unité doit prévaloir. La séance de ce matin se concentre spécifiquement sur les différences religieuses, encourageant la compréhension mutuelle et le dialogue afin de les surmonter. » Nomena Rafidison, porte-parole de HWPL. Plusieurs participants ont exprimé leur intérêt à poursuivre des initiatives interconfessionnelles et interculturelles similaires au sein de leurs communautés locales, notamment dans les milieux éducatifs, religieux et publics.

RDC /Consultations politiques : Bahati encourage Tshisekedi à explorer toutes les voies susceptibles de conduire vers la paix

RDC /Consultations politiques : Bahati encourage Tshisekedi à explorer toutes les voies susceptibles de conduire vers la paix

Le président du parti politique Alliance des forces démocratique du Congo, (AFDC-A), Bahati Lukwebo, a encouragé, lundi 24 mars, le chef de l’Etat, Felix Tshisekedi a exploré toutes les voies possibles pour mettre fin à la guerre dans la partie Est de la RDC. Bahati Lukwebo s’est exprimé à l’issue de son échange avec le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité dans le cadre des consultations politiques, en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale pour notamment mettre fin à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC. Ce leader politique estime qu’il est nécessaire de parler aussi avec les agresseurs de la RDC. Pour lui, toutes les autres négociations en cours sont utiles pourvu qu’elles aboutissent à la paix. Radio Okapi

Congo-paix : Sassou, Ntumi et Cie veulent-ils rééditer leurs desseins machiaveliques ?

Congo-paix : Sassou, Ntumi et Cie veulent-ils rééditer leurs desseins machiaveliques ?

LIBRES PROPOS. La nomination du Dr Gustave Ntondo au poste de Haut- commissaire adjoint par M. Sassou soulève des vagues sous lesquelles se cachent divers agendas, y compris ceux qui pourraient replonger le Pool et le Congo dans « la bêtise humaine ». Au regard des enjeux de l’heure, un rappel sur les sacrifices de chacun pour la paix s’impose. (lecture en 5 min). Le 23 décembre 2017 à Kinkala, un accord de paix avait été signé d’une part par, Jean Gustave NTONDO, représentant de Frédéric Bintsamou (et non du CNR qui était suspendu à l’époque) et d’autre part, par François NDE représentant le gouvernement. Conformément à cet accord de paix, le Gouvernement avait pris des engagements. Dans ce cadre, il est mentionné à l’alinéa 3 de ces engagements « le processus de démobilisation et de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex combattants… ». A la lecture de cette disposition, force est de comprendre que la nomination d’un ou des cadres de Ntumi relève des compétences et de la volonté du gouvernement. Dans le même ordre d’idée, l’article 88 de la Constitution du 25 mars 2015 stipule : « le Président de la République signe les ordonnances et les décrets (…) nomme en conseil des ministres aux hauts emplois civils et militaires ». En des termes un peu plus simples, la responsabilité de nomination incombe à M. Sassou, président du conseil des ministres. Le secrétaire général du CNR et Cie veulent-ils porter les fardeaux des agendas cachés ? Il est difficile de respecter un Homme ou un parti supposé diriger le peuple quand ces derniers ne discernent pas les signes des temps ou encore ne peuvent pas mettre de l’ordre dans leur petite famille. Loin de prendre position pour X, Y ou Z, il est important de rappeler que notre modeste personne a contribué et continue au péril de sa vie pour la paix dans le pool, le Congo et ailleurs. Les cadres du système des Nations Unies, des grandes puissances, des Églises, des sociétés spirituelles secrètes et des FAC peuvent témoigner que depuis1997 jusqu’à ce jour, votre serviteur a été l’unique personne à convaincre et emmener Ntumi et son noyau dur au centre-ville (notamment à la Tour Nabemba) discuter avec le représentant personnel de M. Sassou, Émile Ouosso. Ce dernier avait d’ailleurs pris des risques considérables, bravant les faucons de la paix et divers ministres. Les discussions entre les deux Hommes le 10/09/2011 avaient facilités la tenue de la municipalisation du département du Pool et mettre en échec, les actes de violences que préparaient certains politiques. Avec l’aide de Anatole Collinet Makosso, notre implication a aussi servi à rouvrir les écoles dans le département du Pool. Des officiers supérieurs des services de sécurité qui nous avaient fait signer des documents et même madame Collinet Makosso, nous mettons en garde si le courageux ministre Collinet de l’époque ne rentrait pas vivant à Brazzaville, toute ma famille devrait être decimée. Dans le cas du Pool et même celui du Congo en général, il est dommage de constater que les pacificateurs ou les illuminés soient toujours mal perçus par les obscurantistes. Cet état de choses constitue en soi une menace sérieuse à une paix durable. Pour cette raison, les Congolais doivent se réveiller pour sauver leur pays. Agir autrement serait condamné le pays des décennies de recul sur tous les plans pendant que les pays tels que le Burkina Faso, le Mali ou la Guinée relèvent la tête et osent des nouveaux paradigmes de développement. La paix ne se résume pas à l’absence de la guerre seulement comme le rappelle Denis Sassou Nguesso dans son ouvrage  » Parler vrai pour l’Afrique…  » édition Michel Lafon 2009. Il est temps de plancher sur les vrais problèmes tels que : le système éducatif, sanitaire, juridique et énergétique qui sont aux creux de la vague. Posons nous des vraies questions pour tirer le pays qui se trouve dans la gadoue. Élevons nos débats au dessus des minables contingences matérielles qui font trembler les gueux et haut les cœurs aux Hommes de bonne volonté. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Brookings Institution : « nous sommes déterminés à ramener la paix en RDC à n’importe quel prix ! » a déclaré le Président Félix Tshisekedi

Brookings Institution : « nous sommes déterminés à ramener la paix en RDC à n’importe quel prix ! » a déclaré le Président Félix Tshisekedi

Le Président Félix Tshisekedi a participé, ce mercredi par visioconférence, à un panel de discussion sur les défis auxquels fait face la République Démocratique du Congo (RDC). Ces échanges, ouverts au public, étaient organisés par « The Brookings Institution », un centre de recherche indépendant basé à Washington, aux États-Unis d’Amérique (USA). Sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays, le Chef de l’État a rappelé la genèse de ce conflit qui est clairement une agression de la RDC par le Rwanda et ses supplétifs terroristes du M23 : « nous sommes déterminés à ramener la paix à n’importe quel prix car sans la paix, il n’y a pas de développement. » Il a par ailleurs expliqué sa stratégie pour que le pays tire mieux profit de ses richesses naturelles. Selon lui, après une révision des contrats miniers existants, il est question de mettre l’accent sur une exploitation profitable et une transformation des minerais sur place pour créer de l’emploi et une industrie locale. Cela va de pair avec une diversification de l’économie congolaise et la promotion de l’agriculture.  » La revanche du sol sur le sous-sol ! « , tel est le leitmotiv du Chef de l’État. Le Président Tshisekedi a aussi insisté sur la lutte contre la corruption, la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. « La jeunesse est notre principal capital. En 2100, il y aura plus de Congolais que d’Américains », a-t-il relevé. « La RDC, de part sa population, sa dimension et ses ressources, est la solution aux grands défis actuels de l’humanité : la lutte contre le réchauffement climatique, la transition énergétique et l’autosuffisance alimentaire », a-t-il rajouté. Enfin, le Chef de l’État a bouclé cette rencontre en ligne en remerciant les USA pour leur implication positive dans la recherche de la paix dans l’Est du Congo. Il a recommandé aux leaders américains présents et futurs de plus s’intéresser à la RDC car « nous sommes de vieux alliés, nous partageons les mêmes valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté et de démocratie ». Fondé en 1907, « The Brookings Institution » est l’un des plus anciens et des plus puissants « Think tank »  (groupe de réflexion) américain. Il est spécialisé dans la recherche en économie, gouvernance, politique étrangère et développement.

Les Présidents Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron ensemble pour le développement et la paix en RDC

Les Présidents Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron ensemble pour le développement et la paix en RDC

Après leur tête-à-tête, ce mardi au Palais de l’Élysée, les Présidents Emmanuel Macron et Félix Tshisekedi ont animé un point de presse. Les deux dirigeants ont passé en revue les questions de coopération bilatérale et de sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). « La France ne transigera jamais sur l’intégrité de la RDC, elle condamne toute agression et demande au Rwanda de cesser tout soutien au M23 », a déclaré le Président Macron. Selon lui, « la France défend la consolidation de la souveraineté de la RDC ». « L’urgence est au désescalade », a rajouté le Président français qui soutient, par ailleurs, le Processus de Luanda. Pour sa part, le Président Tshisekedi a affirmé : « je pense qu’avec les discussions d’aujourd’hui, une lueur d’espoir pointe à l’horizon. On peut compter sur la France qui sera à nos côtés pour trouver cette paix ». « Ce qui a le plus retenu mon attention est l’engagement encore plus grand de la France aux côtés du peuple congolais, surtout dans cette guerre d’agression que nous mène le Rwanda » a-t-il renchéri. Le Chef de l’État estime que « de cette paix dépendront beaucoup d’autres choses maintenant, notamment le développement par les opérateurs économiques français dans tout ce qu’il y a comme opportunité à saisir en RDC ». « Je me réjouis de l’intensification des investissements et des échanges commerciaux entre nos deux pays », s’est satisfait à son tour le Chef d’État français, au sujet de la coopération entre la France et la RDC. Le Président Macron dit avoir abordé des questions de coopération dans les domaines de la sécurité, de l’économie, de l’environnement, des infrastructures , du sport , de l’éducation et de la jeunesse.