RD Congo. Projet de changement de la Constitution : la Nouvelle société civile et l’opposition politique contre Felix Tshisekedi

RD Congo. Projet de changement de la Constitution : la Nouvelle société civile et l’opposition politique contre Felix Tshisekedi

La Nouvelle société civile congolaise estime que le projet du Chef de l’Etat pour la rédaction d’une nouvelle Constitution est inopportun pour le pays. Le président de la République, Felix Tshisekedi, a annoncé mercredi 23 octobre à Kisangani qu’il mettrait en place, l’année prochaine, une commission nationale multisectorielle pour proposer une nouvelle Constitution « adaptée aux réalités congolaises et rédigée par des Congolais ». L’actuelle avait été rédigée à l’étranger et par des étrangers, a-t-il souligné. Mais pour le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise, Jonas Tshiomblea, le pays vit sous l’état de siège, ce qui ne permet pas de changer ou modifier la loi fondamentale. Le projet de Felix Tshisekedi est aussi contesté par la plateforme politique Lamuka de Martin Fayulu. Selon Prince Epenge, porte-parole de ce regroupement de l’opposition, l’actuelle Constitution a cimenté l’unité du peuple congolais. « Autant le peuple avait dit non à sa modification sous le règne de l’ancien président Joseph Kabila, Il en sera autant sous le pouvoir de Felix Tshisekedi », a fait savoir l’opposant. Radio Okapi

Congo. Destin Gavet: Pascal Tsaty Mabiala n’est plus en mesure d’être le représentant de l’opposition politique

Congo. Destin Gavet: Pascal Tsaty Mabiala n’est plus en mesure d’être le représentant de l’opposition politique

Pascal Tsaty Mabiala, premier Secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), un parti se réclamant de l’opposition, a adressée au Ministre de l’Intérieur et au Secrétaire Général du Parti congolais du travail (PCT), Pierre Moussa, une lettre dans laquelle il demande le retrait des candidats dissidents de son parti politique aux élections sénatoriales de 2023. Comme bon nombre de citoyens congolais, militants et sympathisants de l’UPADS, Destin Gavet, président du Mouvement républicain (MR), un parti de l’opposition, s’est interrogé sur l’intérêt et la raison d’adresser une telle correspondance au Secrétaire Général du PCT, parti gouvernemental, « qui n’est pas en ma connaissance le gestionnaire de l’organisation des élections au Congo », s’offusque-t-il. Pur lui, l’acte du chef de l’opposition congolaise révélerait « la vraie nature de l’alliance tenue secrète jusqu’à présent, entre le PCT et l’UPADS. Celle qui consisterait donc à faire valider par avance quelques candidats de l’UPADS, avec pour contrepartie : l’acceptation silencieuse du pillage du Congo et la suppression de la démocratie par le PCT ». En dehors du fait d’avoir un membre dans le gouvernement du PCT, Pascal Tsaty Mabiala vient de prouver que la formation qu’il dirige « continue d’avoir des relations obscures avec ce Parti sous l’œil impuissant des membres de ce Parti », écrit-il dans un message publié sur sa page Facebook. Le jeune opposant congolais en déduit que l’ »UPADS est complice de la gestion catastrophique et opaque du PCT depuis 50 ans et estime, par ailleurs, que cet acte « met en évidence les faiblesses, la peur et l’incapacité de Monsieur Pascal Tsaty Mabiala à gérer le parti politique si cher au Professeur Pascal Lissouba ». En conséquence, « Tsaty Mabiala n’est plus en mesure d’être le représentant de l’opposition politique; car il vient de démontrer au yeux de l’opinion nationale et internationale son allégeance au PCT, donc au pouvoir de Brazzaville », a-t-il estimé. Il invite ainsi tous les citoyens congolais éclairés (conscients de l’état actuel du pays), les militants et sympathisants de l’UPDAS, l’opposition politique congolaise et surtout le peuple congolais « à manifester de la vigilance, à boycotter la classe politique dirigeante actuelle et à soutenir le projet que nous avons pour la refondation de notre pays ». Précisons que la lettre en question demandait le retrait aux élections sénatoriales de 2023 des candidats dissidents de l’UPADS Gaspard Lingouala, Célestin Nzahou Tsimbi, Jeanne Catherine Louzolo, Fabrice Poungui Manda et Elton Nzahou. Adrien Thyg