RDC. L’opposant Delly Sesanga accuse le régime Tshisekedi d’exploiter la guerre pour se maintenir au pouvoir

RDC. L’opposant Delly Sesanga accuse le régime Tshisekedi d’exploiter la guerre pour se maintenir au pouvoir

Le parti d’opposition Envol a tenu une conférence de presse ce samedi 21 mars à Kinshasa, au cours de laquelle son président, Delly Sesanga, s’est exprimé sur la situation sécuritaire et politique du pays. Il a fermement condamné ce qu’il qualifie d’agression du Rwanda contre la République démocratique du Congo, tout en dénonçant une dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Une guerre « instrumentalisée » ? Au-delà de la condamnation de l’agression extérieure, Delly Sesanga a pointé du doigt la gestion politique du conflit par les autorités en place. Selon lui, la guerre est devenue « un alibi » utilisé pour servir des intérêts politiques internes. Il s’interroge notamment sur les intentions réelles du pouvoir : « Le pouvoir cherche-t-il réellement la paix ou entretient-il la guerre pour des besoins politiques ? »  Appel à la défense de l’intégrité territoriale Le président d’Envol a réaffirmé sa position de principe contre toute ingérence étrangère. Il a exigé le retrait des forces étrangères et des mercenaires présents sur le territoire congolais. Dans le même temps, il a appelé la population à se mobiliser pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC face aux menaces extérieures. Entre lucidité et critique de la gouvernance Delly Sesanga a toutefois insisté sur la nécessité de garder une lecture critique de la situation. Pour lui, la condamnation de l’agression ne doit pas servir à légitimer la gouvernance actuelle. « La condamnation de l’agression rwandaise ne saurait valoir validation de la gouvernance en place », a-t-il martelé. Par cette prise de position, l’opposant relance le débat sur la gestion de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC et ses implications politiques. Alors que le pays reste confronté à des défis sécuritaires majeurs, ces déclarations illustrent les tensions persistantes entre pouvoir et opposition autour de la conduite des affaires nationales. Radio Okapi

RD Congo : L’appel pressant de l’opposant Martin Fayulu à Félix Tshisekedi pour un dialogue national inclusif

RD Congo : L’appel pressant de l’opposant Martin Fayulu à Félix Tshisekedi pour un dialogue national inclusif

Dans une vidéo diffusée sur son compte X (anciennement Twitter), l’opposant Martin Fayulu a interpellé directement le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, l’exhortant à ouvrir sans délai un dialogue national inclusif. S’exprimant au nom d’un « peuple meurtri mais toujours debout », le président de la plateforme politique Lamuka  insiste sur l’urgence de restaurer une cohésion nationale capable de répondre à la menace qui vise l’existence même, l’identité, l’unité, la dignité et l’honneur existentielles de la RDC. Martin Fayulu invite ainsi le chef d’Etat congolais « à convoquer sans délai un dialogue national inclusif afin de dégager la Cohésion Nationale nécessaire pour faire face aux menaces existenties ». Son message, solennel et empreint de gravité, se veut avant tout un appel à la responsabilité. Il rappelle au chef de l’État que « Dieu et l’histoire » observent chacune des décisions prises en cette période jugée critique pour l’avenir du pays. Dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu, cette prise de position relance le débat sur la nécessité d’un espace de concertation élargi, capable d’apaiser les tensions et de rassembler les forces vives autour des priorités nationales. Nous y reviendrons plus en détail dans une prochaine édition.

République du Congo/ Élections présidentielles de mars 2026. De mauvais signes annonciateurs.

République du Congo/ Élections présidentielles de mars 2026. De mauvais signes annonciateurs.

HAUT-ET-FORT. Les élections présidentielles de mars 2026, en République du Congo, semblent s’annoncer, sous de mauvais auspices. Les brutalités exercées sur M. Mbouity Lassy, à Brazzaville, suscitent de vives inquiétudes et de l’indignation, dans l’opinion congolaise. Un Mbouity Lassy, pourtant citoyen libre, pas du tout, sous le coup d’une procédure judiciaire, et qui n’en est qu’à l’état d’une déclaration d’intention de candidature à ces présidentielles. A dire qu’il n’est pas d’avance établi que le dossier de M. Mbouity Lassy soit accepté par la Cour Constitutionnelle. . Ces inquiétudes de l’opinion congolaise reposeraient, par ailleurs, sur des contraintes qui pourraient restreindre la liberté des mouvements des candidats aux présidentielles, sur le territoire national, avant ou après la validation de leurs dossiers. De ces craintes, phénomène normal, dans ce genre de situation, seraient conséquemment déduites des soucis légitimes sur la transparence, le caractère juste et démocratique du processus électoral. Et la victoire du gagnant considéré, en dernier ressort, comme volée. Face aux actes de violences sur la personne de M. Mbouity Lassy, qui sont un précédent dangereux pour la cohésion nationale et pour des élections apaisées, il devient urgent que M. le Président Denis Sassou Nguesso convoque une concertation nationale, sans exclusive, des forces vives de la Nation, pour statuer sur des modalités républicaines de garantir l’organisation des présidentielles libres, justes, et démocratiques. Surtout que depuis les événements du 5 juin 1997, à Brazzaville, ayant conduit à un changement de l’ensemble des institutions de la République, de lourds soupçons de non transparence et de non démocratie pèsent sur le processus électoral congolais et sur la crédibilité de celui ci. Le cas Mbouity Lassy est particulièrement alarmant. D’abord menacé à mort, M Mbouity Lassy a ensuite été victime d’un enlèvement, en sa résidence de Brazzaville, le 11 mai 2025, devant sa famille, pour enfin être retrouvé, en slip, torturé, fragilisé et amaigri, dans les eaux sales d’un ruisseau non drainé qui coule à Poto Poto Brazzaville, après dix jours de disparition. Ainsi, sur la personne de M Mbouity Lassy, une succession d’actes, on ne peut plus odieux qui interpellent la conscience du monde civilisé et suscitent quelque angoisse sur la sécurité et la liberté des candidats aux présidentielles congolaises, avant et lors du processus de la campagne électorale. Aux fins d’éviter que de tels ignobles incidents, qui ne sont ni plus ni moins que des faits de criminalité sciemment perpétrés, ne se reproduisent, il est crucial de mettre en place des mesures de protection de l’ensemble des candidats et de garantir leur liberté d’expression et de réunion. Dans l’entre temps, une enquête indépendante s’impose sur les déconvenues de M. Mbouity Lassy pour punir les coupables. Prendre soin de ne pas en faire un dossier qui se refermera sur lui même sans qu’on ait décelé les auteurs et leurs complices. Parce que ces auteurs et ces complices existent, d’autant que l’enlèvement de M. Mbouity Lassy a été opéré devant témoin, dont Mme Mbouity Lassy à qui j’exprime ici ma solidarité, dans l’épreuve qu’elle traverse avec la souffrance de son cher époux. Au Gouvernement congolais, pour sa part, de procéder à l’évacuation sanitaire de M. Mbouity Lassy, dans un hôpital spécialisé, pour des soins médicaux appropriés. De la concertation nationale, sans exclusive, sur la question électorale, laquelle devient indispensable pour discuter des conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, justes, transparentes et démocratiques, il est capital d’éviter de rééditer les expériences antérieures de.ces autres dialogues qui n’ont, ni améliorer d’un pouce le système électoral actuel, ni lever les récriminations populaires et celles de l’opposition congolaise sur le côté obscur du système électoral. . Les actes clôturant les assises de la concertation devraient viser à garantir la crédibilité et l’intégrité du processus électoral, afin que le gagnant soit véritablement le choix du peuple congolais. Un vainqueur, digne représentant de la Nation entière, élu de manière libre et démocratique. Le Congo a besoin d’avancer. Plus que jamais les autorités congolaises devraient se délester de cette idée, un préjugé pesant selon lequel, tout dialogue, toute concertation ou toute autre assise nationale, sans exclusive, sur la vie de la Nation, est un complot larvé déstabilisant contre le pouvoir en place à Brazzaville et des institutions du pays. . Le préjugé vient de l’œil et non du cœur. On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible avec les yeux. Paris 21 mai 2025 Ouabari Mariotti

Denis Sassou Nguesso en France : 48 heures pour faire la manche et sauver Antoinette Tchibota ?( lecture 5 minutes)

Denis Sassou Nguesso en France : 48 heures pour faire la manche et sauver Antoinette Tchibota ?( lecture 5 minutes)

Après les ministres Gakosso, Yoka, Mikolo, Ngouolondélé, Collinet Makosso et le conseiller Malanda, le président de la république du Congo, Denis Sassou Nguesso atterrit en France ce 22 mai 2025 pour une visite officielle de 48 heures. Objectif principal : revisiter certains accords. Mais, face au poids de la dette, M. Sassou sera obligé de tendre la paix à qui veut la saisir. La délégation de la mission présidentielle composée des ministres Jean Jacques Bouya, Christel Denis Sassou Nguesso, Arlette Soudan Nonault, Ingrid Ebouka Babakas, Christian Yoka arrivé depuis mardi, Aimé Ange Bininga et Jolie la vipère rwandaise. C’est un indice qui confirme que le Gouvernement congolais est à la recherche des moyens de survie. Dans l’agenda de cette mission, une descente est prévue au MEDEF où l’homme d’affaires, Issa Attié et Cie ont préparé le terrain après plusieurs aller et retour. Difficile de prédire ce qu’elle accouchera avec les opposants interne du système Sassou dont certains ont tenté de faucher l’opposant Lassy Mbouty. Toutefois, l’on sait qu’au moment où M. Sassou entame une visite en France, le Congo se trouve devant une rude équation qui consiste à rembourser près de 1500 milliards de fcfa d’ici décembre 2025. Une situation financière qui impose un recentrage stratégique sur les « créanciers domestiques ». Ce recentrage soulève autant d’interrogations structurelles que d’opportunités de réforme dans un pays marqué par une dictature et une gestion opaque. Mais dans un pays où le climat des affaires n’est pas garanti et l’insécurité s’amplifie, les choses semblent être complexes pour M. Sassou. De même, les normes économiques de la CEMAC et démocratique, les principes de soutenabilité budgétaire et des logiques de captation rentière, dans un contexte marqué par une dette publique culminant à 94,74 % du PIB, ne rassurent pas pour le Congo. Une architecture de désendettement partielle et asymétrique D’après les données de la Caisse congolaise d’amortissement (CCA), 80,54 % du service de la dette en 2025 sera consacré aux engagements intérieurs. Ce recentrage traduit moins une stratégie de consolidation structurelle qu’un arbitrage conjoncturel entre pression extérieure (bailleurs multilatéraux, crédibilité internationale) et souplesse interne (contrôle institutionnel des créanciers domestiques). Il renforce le risque d’éviction du secteur privé par l’État sur les marchés financiers locaux, tout en masquant l’incapacité à restructurer en profondeur le profil d’endettement du pays. En clair, les « barons suspectés dans le vol » des deniers publics dont nombreux ont « lavé » leurs vols en achetant les OTA/BTA* sont ceux qui posent des problèmes actuellement. On cite de plus en plus, le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso, le conseiller à la dette du Président de la République, Rodrigues Nguesso, le Chef de service des titres et valeurs au trésor public Raymond Yoka-Ikama et son homologue à la BEAC Gatien Ondaye Obili. Idem pour Gilles Tchamba de l’Archer Capital et Yannick Mefane de Premium Securities Capital pour les arrangeurs privés. Rechignant à remettre l’argent au pot, les fameux « créanciers » du Congo (Pierre Mabiala, ya Bruno Jean Richard Itoua, Jean jacques Bouya, Gilbert Ondongo…) ont l’épée de Damoclès qui pèse sur leur tête. Il n’y a pas que Dongou Armel Sylvère qu’il faut inéluctablement relancer, loin s’en faut ! Temporalité et fragilité de trésorerie Le pic attendu en octobre 2025, avec 309,86 milliards FCFA de service de la dette intérieure, illustre un défaut majeur de lissage des échéances des OTA et BTA distribués tous azimuts. Ce désalignement temporel met en tension la trésorerie publique et révèle une absence de stratégie intemporelle cohérente, pourtant essentielle dans les contextes de forte volatilité des recettes pétrolières. À défaut d’un mécanisme anti-procyclique institutionnalisé, l’État se condamne à des arbitrages d’urgence, potentiellement récessifs. En termes clairs, le Congo est en quasi-cessation de paiements et il faut rassurer les créanciers externes et maîtriser les apporteurs de fonds voleurs internes (cités plus haut). En attendant que les fonds négociés autrefois par le groupe de Raould Ominga, Louis Marc Sakala et Cie au Moyen Orient et çà et là renflouent les caisses congolaises, les mois de mai et juin sont rudes. Témoins, les retards d’échéances qui s’accumulent partout et toutes les échéances qui arrivent à maturité au même moment. Si le recentrage sur la dette domestique pourrait donner l’illusion d’une maîtrise retrouvée dans la gestion de la dette, il s’agit en réalité d’une transformation du risque externe en vulnérabilité interne, exposant les finances publiques à une concentration du risque de refinancement. L’absence de transparence sur les conditions d’émission (collusion d’entente des spécialistes en valeur du trésor avec les fameux créanciers internes), les taux servis (usuraire de plus de 6,5% au lieu de 2-3%) et les bénéficiaires (cf. arrêté n° 1859 du 10 mars 2017 octroyant 1% au cabinet et au trésor public gratuitement) aggrave cette situation. La dette intérieure est en grande partie détenue par des acteurs institutionnels liés à l’exécutif (gouvernement), créant une opacité systémique. Absence d’ancrage dans un cadre macro-fiscal de discipline Le maintien du ratio dette/PIB au-dessus de 94 % témoigne de l’échec des mécanismes d’ajustement automatique pourtant requis par les normes CEMAC (dont le PNOT à 2314 milliards de J-B Ondaye, Rodrigues Nguesso et Ibrahim Magassa). À l’absence de règle d’or budgétaire s’ajoute le manque d’instruments techniques de gouvernance : pas de plafond de déficit primaire, pas d’audit public annuel des engagements, pas de publication des risques contingentés (dettes garanties, PPP). Cette faiblesse institutionnelle neutralise toute tentative de consolidation budgétaire crédible. Prélude d’y revenir, il sied de dire que l’unique garantie qui est donnée à cette délégation c’est l’argent que fait gagner Arlette Soudan Nonault via les créneaux environnementaux et la révision des accords juridiques pour sauver Antoinette Tchibota. Mais le reste ne sera que promesse. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE *OTA : obligations du trésor assimilables, ce sont des titres de créance à moyen et long termes, à capital fixe. *BTA, bons assimilables du trésor, ce sont des titres de créance à court terme émis par l’État par voie d’adjudication.

Congo : la justice congolaise à l’épreuve de l’affaire Okombi Salissa

Congo : la justice congolaise à l’épreuve de l’affaire Okombi Salissa

PARLONS-EN. Quoique la justice soit rendue au nom du peuple selon la constitution congolaise, mais tous ses citoyens ne sont pas égaux devant la loi. L’expulsion de la famille d’André Okombi Salissa du domicile de sa fille le 16 janvier 2024 relance la question de l’indépendance de l’appareil judiciaire, de ses compétences et de l’éthique des magistrats face à une dégradation de la fonction et même des menaces d’assassinat. L’expulsion de la famille d’André Okombi Salissa suite à l’arrêt de la Cour d’Appel du 2 décembre 2024 à l’issue des débats non-contradictoires entre l’ambassade de la Bulgarie et dame Gisèle Ngoma vire à la cacophonie judiciaire. Cette affaire devrait concerner en principe Cynthia Kidzié, propriétaire déclarée et reconnue de la parcelle, et fille d’André Okombi Salissa. C’est curieusement sa mère qui est citée en comparution. Pourtant, le Code de procédure pénale précise que, la nullité de la citation doit être soulevée, car la personne ne peut être jugée pour des faits ne la concernant pas (articles 195 et 198 du Code de procédure pénale). En plus, en matière de revendications d’une propriété immobilière, la preuve se fait par la production d’une attestation de vente, d’un permis d’occuper ou d’un titre foncier. Or, l’ambassade de la Bulgarie n’a versé aucune des pièces précitées ! Nos recherches à la conservation foncière et des hypothèques du Congo révèlent que le numéro 1571 du titre foncier auquel se réfère le représentant de l’ambassade de Bulgarie citée par les dépêches de Brazzaville, ne correspond nullement à la parcelle querellée. Les informations de ladite parcelle sont conformes au titre foncier numéro 1930 appartenant à Kidzié Cynthia. Questions Que dire des Cours et tribunaux du Congo ? Comment un tribunal peut-il siéger sans que l’accusation ne produise une preuve de propriété alléguée de son bien ? Pourquoi l’ambassade n’a-t-elle produit au dossier que sa requête et le jugement rendu le 12 avril 2024 par le TGI en sa faveur ? Un président de chambre civile de la Cour d’Appel de Brazzaville peut-il rendre une décision de cette nature sans procéder à un transport sur les lieux, en l’espèce, la Conservation des hypothèques ? Comment Jean Ngombo a-t-il pu se baser sur un prétendu titre n•1571 de l’ambassade de la Bulgarie mais sans qu’il ne soit versé au dossier et à toutes les parties ? Que dire de Jean Ngombo, président de la chambre civile de la Cour d’Appel qui a rendu un arrêt qui ébranle le moral de la nation au moment où le pays est confronté à une crise systémique ? Doit-on encore croire en cette justice ? La décrépitude de la magistrature, naguère noble, s’est accélérée depuis l’entrée en fonction en 2018 de M. Henri Bouka, actuel premier Président de la Cour Suprême qui devrait déposer le tablier cette année sauf changement de la dernière seconde. Ce dernier est simultanément président de la Haute Cour de justice et président de la Commission électorale nationale indépendante depuis 2016 sans discontinuer en passant par la Commission nationale d’organisation des élections (CONEL) de 2002 à 2016. Soit 23 ans de forfaiture assumée sans que jamais son incompatibilité manifeste ne soit relevée par le Chef du Conseil Suprême de la Magistrature, M. Sassou ! Pourtant plusieurs affaires illustratives des pratiques peu orthodoxe au plus haut niveau de la magistrature sont palpables : l’affaire airtel / Daniel Mbéré qui rebondit à Abidjan sur les cendres de l’arrêt de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) n° 338/2020 conforte, à Addis Abeba (Union Africaine ), Ministère public/Baty Patheli ( nous y reviendrons), la pseudo affaire général Pierre Oba(Peter) /Ghys Fortune BEMBA DOMBE. Parlant de la dernière, il sied de dire, qu’en novembre 2017, n’ayant trouvé aucune preuve liant Ghys Fortune BEMBA DOMBE à Ntumi et pour justifier sa prolongation de détention et le garder à vie en prison tout en le dépouillant de ses biens legués aujourd’hui à des tiers, ses bourreaux, les OPJ et des magistrats bidons, l’avaient boutiqué deux affaires grave en sus de l’atteinte à la sûreté intérieur de l’État : Valérie Engambé, président de la chambre correctionnelle l’avait collé un procès virtuel qui le condamnait à payer des centaines de millions d’amendes et dommages intérêts à un certain général Pierre Oba pour diffamation. En attente de son procès sur l’atteinte à la sûreté intérieur de l’État, Ghys fut surpris d’un jugement que l’huissier de justice et le colonel Oba Opounou lui tendirent. Il faillit tomber en syncope car, nul part une affaire de ce genre n’a été enrôlé, ni instruite, ni plaider, moins encore un jugement était rendue sauf dans les laboratoires diaboliques de Peter et Cie. Ce coup fourré fut vite dénoncé par des médias, des ONG internationales, des personnalités éprises de justice et de paix à travers le monde et par l’avocat Serge Nzouzi ; Bien avant cela, ses bourreaux l’avaient collé une autre affaire très grave selon laquelle, il sortait avec la première dame Antoinette Sassou Nguesso. Dans un calme olympien, Me Philippe Esseau démonta l’accusation :  » certes, il y a quelques années, mon client sortait avec la femme d’un ministre et avec une fille d’un autre membre du gouvernement mais delà à pousser le bouchon à l’institution président de la République, c’est méchant. Pouvez-vous m’apporter les preuves , des vidéos des relations intimes avec la première dame (…) c’est par ces genres des mensonges que vous avez assassiné le maire Faignand de poto poto « . C.f. le livre de l’Enfer à la liberté ». Comment des O.P.J , des magistrats, des dignitaires peuvent être médiocres jusqu’à faire des montages qui se démontent facilement comme celui sur Okombi Salissa qui ridiculise la justice ? à suivre dans notre prochaine publication ( formation, éthique des magistrats et les assassinats) Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Mort de Chérubin Okende : Firmin Mvonde expose Félix Tshisekedi et son régime

Mort de Chérubin Okende : Firmin Mvonde expose Félix Tshisekedi et son régime

PARLONS-EN. Félix Tshisekedi ou l’un de ses proches a assassiné l’ancien ministre, opposant et député Chérubin Okende. C’est la conclusion à laquelle tout Congolais arrive en écoutant le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde. Ce dernier a annoncé lors d’une conférence de presse à Kinshasa que Monsieur Okende s’était suicidé. Une déclaration qui ne résiste pas à l’analyse serrée des faits. On ne le dira jamais assez : la plupart des gens qui entourent Félix Tshisekedi ou travaillent pour son régime ont un rapport conflictuel avec l’intelligence et la raison. Qui peut croire que Chérubin Okende s’est donné la mort, après avoir vu les images de son corps ensanglanté qui ont circulé sur le Net et entendu les premières déclarations des autorités congolaises à ce sujet ? Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, n’avait-il pas déclaré avoir «appris avec effroi l’assassinat» ? Qu’en est-il du résultat des expertises belge et sud-africaine ? Quid du résultat de l’autopsie? Tout le monde en RD Congo sait que l’enquête laissait à désirer, à l’image de la justice moribonde de la RDC. Pire, Firmin Mvonde, se croyant sûrement dans un Maboke, fait état d’un mystérieux carnet, jamais évoqué lors des investigations, qui aurait appartenu à Chérubin Okende et dans lequel celui-ci se serait dit « au bout du rouleau ». Ce fameux carnet constituerait l’élément de preuve ultime qui établit hors de tout doute raisonnable que Monsieur Okende désirait mettre fin à ses jours. Même le pire des imbéciles n’imaginerait pas une sottise pareille ! Ces gens ne respectent pas l’intelligence des Congolais; c’est le moins que l’on puisse dire. En vérité, aucun élément objectif ne plaide en faveur des conclusions du procureur général; conclusions qui ont scandalisé à juste titre les proches de Chérubin Okende et un grand nombre de Congolais. Jusqu’à l’annonce des résultats de l’enquête, personne ne remettait en cause la thèse de l’assassinat. Pas même Félix Tshisekedi. Au lieu de servir à l’opinion nationale et internationale une histoire à dormir debout, le procureur général Firmin Mvonde aurait dû reconnaître la réalité de l’assassinat tout en se gardant de s’avancer sur le mobile et l’auteur du forfait. C’est de cette façon qu’on gère et sème le doute dans ce genre de dossier. Loin de moi l’idée d’encourager toute forme de manipulation… En annonçant avec légèreté et sans une once de jugeote et de raison que Chérubin Okende s’était suicidé, Firmin Mvonde a exposé, sans le réaliser sûrement, Félix Tshisekedi et son régime. Même si l’on est porté à croire que Félix n’est pas directement impliqué dans cet assassinat, la posture de son procureur général (qui a menacé, en des termes à peine voilés, tous ceux qui contesteront sa version des faits) le rend d’une certaine manière responsable, donnant l’impression que l’assassinat a été commandité au plus haut niveau de l’État congolais et que le pouvoir cherche à occulter cette vérité dérangeante. Félix Tshisekedi a intérêt à virer ce procureur et a demandé une nouvelle enquête indépendante et impartiale, faute de quoi la famille Okende et les Congolais le tiendront à jamais responsable de l’assassinat de ce fils du pays. Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko

Mathias DZON : « Le Congo se défait sous nos yeux. Il n’est plus gouverné. Il est au fond du trou »

Mathias DZON : « Le Congo se défait sous nos yeux. Il n’est plus gouverné. Il est au fond du trou »

ACTUALITE. « Aujourd’hui, la situation générale de notre pays est très préoccupante. Le Congo notre patrie se défait sous nos yeux. Il n’est plus gouverné. Il est au fond du trou », alerte l’opposant congolais Mathias DZON dans un message publié en réaction au discours à la nation du président congolais, Denis Sassou Nguesso. « Dans son discours du 28 novembre sur l’état de la nation en 2023, le président de la République a, comme à son habitude, versé dans l’autosatisfaction et présenté un bilan très largement positif de son action à la tête de l’Etat. Selon lui, le Congo va bien, et même très bien. Ecoutons-le plutôt :Les institutions de la République demeurent stables et fonctionnent normalement. La nation congolaise se structure et se consolide au fil des jours. Les élections sénatoriales se sont déroulées de façon très satisfaisante. Le pays est un havre de paix. Grâce à l’accord signé avec le FMI, l’économie a repris sa marche en avant. Le taux de croissance en 2023 est de 4% contre 1,7% en 2022. Le pays poursuit sa marche vers le développement. Des avancées significatives sont observées dans les secteurs des hydrocarbures, des mines solides, de l’économie forestière, de l’économie numérique, des infrastructures de base, de l’agriculture, des zones économiques spéciales, des affaires sociales, de la solidarité, a-t-il dit en substance. Bref, selon le président de la République, le bilan de l’action de son gouvernement serait globalement positif. Ce discours est totalement déconnecté de la réalité sur le terrain. Le pays dont parle le président de la République n’est pas le Congo-Brazzaville d’aujourd’hui. Le chef de l’Etat a décrit un pays imaginaire, situé quelque part en Afrique, mais pas le Congo-Brazzaville. En effet, la situation de notre pays n’est pas celle décrite par le chef de l’Etat. Elle est marquée entre autres par :– La tragédie du 20 novembre au stade D’Ornano, engendrée, d’une part, par l’absence d’une véritable politique de l’emploi en général, de l’emploi des jeunes en particulier, et d’autre part, par l’amateurisme et l’incompétence notoire des organisateurs du recrutement ;– Une crise économique et financière aiguë et persistante, aggravée par la non diversification de l’économie et une gouvernance financière opaque et prédatrice ;– La pénurie chronique des réserves internationales de change, consécutive au non rapatriement des ressources d’exportation, particulièrement les ressources résultant de la vente de la part de pétrole de l’Etat par la société nationale des pétroles du Congo (SNPC) ;– Un taux d’endettement insoutenable (plus de 100% du PIB), alors que le taux exigé par la CEMAC est de 70% au maximum ;– L’augmentation sans précédent du nombre des sans-emplois, des chômeurs et autres exclus sociaux, ce, malgré la promesse mielleuse de la création de 40 mille emplois par an, inscrite dans le programme gouvernemental : « La Nouvelle Espérance » en2003 ; – La montée en flèche de la corruption et des scandales financiers  (l’affaire Orion-Oil ; l’affaire Gunvor ; l’affaire Asperbras ; le Figa Gate ; l’affaire des biens mal acquis par la famille régnante ; les Panama Papers ; les Pandora Papers), etc. ; – Les pénuries chroniques d’eau potable, d’électricité, d’essence, de gasoil, de pétrole lampant et de gaz de cuisine ;– La flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité et la chute drastique du pouvoir d’achat des populations ;– La faillite du système national de santé et l’explosion exponentielle de la morbidité et la mortalité sur l’ensemble du territoire national ;– La destruction du système national d’enseignement et la baisse vertigineuse du niveau des apprenants ;– Le très faible accès des populations aux services sociaux de base ;– Le délabrement total des moyens de transport en commun (CFCO, transports urbains, routiers, fluviaux, aériens) ;– L’aggravation de la paupérisation des populations notamment, en raison de l’absence d’une véritable politique économique et du non-paiement des arriérés et arriérages des pensions de retraite, des bourses et des arriérés de bourse des étudiants, des arriérés de salaire des fonctionnaires émargeant aux budgets de transfert, des indemnités des anciens travailleurs des entreprises publiques liquidées, des indemnitésdes victimes des tragédies du 4 mars 2012, de Mvougouti et des guerres du Pool, etc. ;– Les inégalités et les injustices sociales criardes (favoritisme, clientélisme, népotisme, ethnocentrisme, régionalisme, préférence ethno-régionale) ;– La « familialisation » de l’Etat et le noyautage clanique des postes de responsabilité dans les secteurs stratégiques (Finances, Marchés publics, Grands travaux, Hydrocarbures, Armée, Gendarmerie, Police nationale) ;– La cooptation complaisante de la médiocrité aux postes de responsabilité dans la Fonction publique en général, au sommet de l’Etat en particulier ;– L’enrichissement illicite des tenants du pouvoir, les détournements des deniers publics, l’appropriation personnelle des biens de l’Etat, la concussion, la corruption, le droit de cuissage ;– Le placement de l’argent public détourné dans des comptes privés ouverts dans des pays étrangers et des paradis fiscaux (Panama, Chine continentale, Hong Kong, Singapour, Brésil, Canada, Monaco, Pays Bas, Espagne, Iles vierges, Saint-Marin, Seychelles, RDC, Maroc, Guinée-Conakry, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Qatar) ;– Le blanchiment par les tenants du pouvoir, de l’argent public détourné, à travers, d’une part, la prise illégale d’intérêts dans les entreprises publiques ou les institutions dans lesquelles l’Etat a des intérêts, et d’autre part, la création d’entreprises privées, par des intermédiaires Libanais, Chinois, Indiens, Rwandais. En effet, le partenariat public/privé, tant vanté par le pouvoir, est une ruse politique inventée par lui, pour permettre à ses tenants de recycler l’argent public qu’ils ont détourné et placé dans des comptes privés à l’étranger ;– Les détournements massifs par les détenteurs du pouvoir, des ressources financières colossales englouties dans les opérations de la « municipalisation accélérée » de 2004 à 2016, qui ont laissé de nombreux éléphants blancs dans chacun des douze départements du Congo ;– La cession, en flagrante violation du préambule et des articles 5,44,217 et 219 de la Constitution congolaise en vigueur, de près de 150 mille hectares ( selon la déclaration faite à Kigali le 22 juillet 2023, par le ministre de la coopération internationale, monsieur Denis Christel Sassou Nguesso), des terres congolaises, au régime rwandais du président Paul Kagamé dont le caractère expansionniste et prédateur est notoirement avéré ;– La fracture sociale du fait de l’instrumentalisation des ethnies et des régions à des fins politiciennes par les acteurs politiques.  En effet, à cause des pratiques népotiques et ethno-régionalistes exacerbées du pouvoir, aujourd’hui, des Congolais insuffisamment