Congo/Santé : La modernisation des infrastructures sanitaires et l’augmentation de l’offre des soins de santé

Congo/Santé : La modernisation des infrastructures sanitaires et l’augmentation de l’offre des soins de santé

Le gouvernement congolais s’est engagé à doter le pays en infrastructures sanitaires de qualité, ainsi pour matérialiser cette ambition, le Gouvernement a résolu d’accroitre l’offre de soins de santé et de rapprocher davantage les structures de santé des populations pour faciliter l’accès du plus grand nombre aux soins de santé de qualité. La modernisation des infrastructures sanitaires et l’augmentation de l’offre des soins de santé est l’une des priorités du programme de gouvernement du président de la république, Denis Sassou-N’Guesso. La mise en œuvre du projet « santé pour tous » s’inscrit dans cette optique. L’accès aux soins de qualité, une réalité Le projet « santé pour tous », rappelons-le, a été mis en place en 2012 pour doter les douze départements du pays en 12 hôpitaux généraux répondant aux normes internationales. La crise financière qu’a connue le Congo a ralenti l’élan gouvernemental dans ma mise en œuvre de ce projet. Ainsi, sur ces 12 hôpitaux attendus, deux sont fonctionnels depuis 2021. Il s’agit de l’hôpital général de Djiri dans le 9ème arrondissement de Brazzaville et de celui de Ngoyo dans le 6ème arrondissement de Pointe-Noire. Les populations qui fréquentent ces hôpitaux saluent la qualité des soins qui y sont prodigués. En effet, depuis leur mise en service, les hôpitaux généraux de Djiri et de Ngoyo ont sensiblement rapproché les populations des services de santé, améliorant ainsi l’offre de santé au profit des populations, atténuant leurs peines quotidiennes liées à l’accès aux soins de santé.Les hôpitaux généraux de Sibiti (Lékoumou) et de Ouesso (Sangha), pourront être mis en service courant 2024, si la situation financière du pays n’entrave pas la volonté du président de la République et du gouvernement. Un grand effort de réhabilitation et de renforcement des capacités sanitaires Outre la construction des nouveaux hôpitaux dans le cadre de projet « Santé pour tous », l’ambition présidentielle d’augmenter et améliorer l’offre des soins de santé se traduit aussi par la réhabilitation des structures sanitaires existantes. Les travaux actuellement en cours au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B), obéissent à cette politique. Au sujet de ce plan de réhabilitation, deux accords ont été signés en 2020 entre le gouvernement congolais et la banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC), pour renforcer les plateaux techniques du CHU de Brazzaville et mettre à niveau le laboratoire national de santé publique, ainsi que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Dans le cadre de son ambition de modernisation des infrastructures sanitaires et d’augmentation de l’offre de santé, le gouvernement s’emploie par ailleurs à revitaliser les districts sanitaires et équiper les centres de santé intégrés (CSI), à travers le pays. Il crée également des unités mobiles de santé destinées à offrir des soins de santé aux populations des zones les plus enclavées ou dépourvues de toutes structures sanitaires. Les modes alternatifs de financement du système sanitaire sont développés, dans le but de renforcer les capacités nationales. C’est dans cette optique, par exemple, qu’un un nouvel entrepôt de la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels et des Produits de Santé (CAMEPS) a été mis en service en décembre 2023. Avec ses 3000 m2 d’espace de stockage, le CAMEPS, répond ainsi aux problèmes de disponibilité des médicaments essentiels génériques à moindre coût sur l’ensemble du territoire national. En 2021, s’est ajouté la construction de la première unité d’oxygène au sein du CHU de Brazzaville. Cette unité d’oxygène a une capacité de production moyenne de 200 obus d’oxygène par jour. Il s’agit pour le gouvernement de contribuer à l’amélioration des plateaux techniques des structures et services de santé. Wilfrid Lawilla D.