Maroc. Les exportations subissent le contrecoup de la baisse des phosphates et dérivés

Maroc. Les exportations subissent le contrecoup de la baisse des phosphates et dérivés

Les ventes du secteur automobile sont ressorties en forte hausse au cours des onze premiers mois de l’année 2023, selon les dernières statistiques de l’Office des changes. Portées par l’accroissement des ventes du segment de la construction (+12,64 milliards de dirhams), celles du câblage (+10,42 MMDH) et celles de l’intérieur véhicules et sièges (+2,19 MMDH), elles ont affiché un accroissement de 30,2% équivalant à +30,26 MMDH, à fin novembre dernier, s’établissant ainsi à 130,64 MMDH. Cette évolution laisse présager un record historique au terme de l’année écoulée. Il est important de noter que la hausse des exportations dans le secteur automobile a permis de contrebalancer la décélération des exportations des phosphates et dérivés au cours de la même période. En effet, selon les indicateurs mensuels des échanges extérieurs au titre du mois de novembre  2023, les exportations de marchandises ont affiché une quasi-stabilité se situant à 392,44 MMDH à fin novembre 2023. Et d’après les explications de l’Office, « cette évolution est due à une baisse des exportations des phosphates et dérivés contrebalancée par la hausse des ventes du secteur automobile, celles du secteur de l’électronique et électricité et celles du secteur textile et cuir ». A ce propos, les dernières statistiques de l’Office des changes montrent que les exportations des phosphates et dérivés ont reculé durant cette période pour se situer à 67,22 MMDH contre 108,39 MMDH à fin novembre 2022. Précisons que cette baisse a concerné les ventes des engrais naturels et chimiques (-35,3% ou -26,33 MMDH), celles de l’acide phosphorique (-44,2% ou -9,30 MMDH) et celles des phosphates (-43,6% ou -5,53 MMDH), comme cela est indiqué. Ces chiffres rendus publics récemment suggèrent en revanche que les ventes du secteur de l’électronique et électricité sont pour leur part ressorties en hausse de 27,3% (+4,56 MMDH) atteignant 21,29 MMDH à fin novembre 2023 contre 16,72 MMDH à fin novembre 2022. En ce qui concerne les ventes du secteur de l’agriculture et agro-alimentaire, les indicateurs des échanges extérieurs montrent qu’elles ont accusé une légère baisse à fin novembre 2023, « attribuable à la baisse conjointe des ventes de l’industrie alimentaire (-0,8% ou -339MDH) et de l’agriculture, sylviculture et chasse (-0,7% ou -244MDH). Ils suggèrent par ailleurs que les exportations des autres extractions minières ont reculé légèrement de 1,7% (-86MDH) durant les onze premiers mois de l’année écoulée. Quant aux exportations du secteur textile et cuir, les chiffres  montrent qu’elles se sont accrues de 5,7%, soit +2,31 MMDH au terme de cette même période, grâce « à l’augmentation des ventes des vêtements confectionnés (+7,4% ou +1,90 MMDH) et des articles de bonneterie (+5,9% ou +465MDH) ». En revanche, les ventes des chaussures ont accusé une baisse de 4,6% correspondant à -147MDH ; tandis que les exportations du secteur aéronautique sont parallèlement restées quasiment stables portant sur un montant de 19,63 MMDH à fin novembre 2023. Alain Bouithy

Maroc. Les patrons partagés entre optimisme et incertitudes

Maroc. Les patrons partagés entre optimisme et incertitudes

Les industriels ont abordé la fin de l’année 2023 avec optimisme, selon l’enquête mensuelle de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du mois de novembre 2023. Malgré quelques incertitudes sur l’évolution future de la production et des ventes, les patrons des entreprises opérant dans le secteur industriel anticipent des améliorations au cours des trois prochains mois dans toutes les branches. A l’exception  toutefois de l’«agro-alimentaire», ont-ils toutefois estimé. En effet, l’enquête menée du 1er au 27 décembre 2023 révèle qu’ils s’attendent cependant à une baisse de la production et une stagnation des ventes dans la branche «agro-alimentaire», a fait savoir la Banque centrale. Elle fait en outre ressortir une amélioration de l’activité, avec un Taut d’utilisation des capacités de production (TUC) qui se serait stabilisé autour de 76%. D’après les résultats de l’enquête, la production aurait enregistré une hausse, recouvrant des augmentations dans la «chimie et parachimie» et dans la «mécanique et métallurgie», une stagnation dans le «textile et cuir» et dans l’«agro-alimentaire» et une baisse dans l’«électrique et électronique». Les ventes auraient pour leur part affiché un accroissement aussi bien sur le marché local qu’étranger, a également rapporté Bank Al-Maghrib après analyse des opinions recueillies. Selon l’institution, par branche, les ventes auraient enregistré une progression dans la «chimie et parachimie», dans la «mécanique et métallurgie» et dans le «textile et cuir», une stagnation dans l’«électrique et électronique» et une baisse dans l’«agro-alimentaire». Les commandes auraient de leur côté connu une hausse, recouvrant des accroissements dans la «chimie et parachimie», dans la «mécanique et métallurgie» et dans l’«électrique et électronique», une stagnation dans le «textile et cuir» et une diminution dans l’«agro-alimentaire». Quant aux carnets de commandes, les industriels estiment qu’ils se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans l’ensemble des branches à l’exception de l’«électrique et électronique» où ils auraient été à un niveau normal. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait stagné, avec un TUC qui se serait situé à 67%, les ventes auraient connu une baisse, les commandes auraient diminué avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Les chefs d’entreprise s’attendent au final à une baisse de la production et à une stagnation des ventes au cours des trois prochains mois, même si près du tiers des entreprises indiquent cependant un manque de visibilité quant à l’évolution future de la production et des ventes. La production de la branche «textile et cuir» aurait de son côté enregistré une stagnation, le TUC se serait ainsi établi à 82%. Les ventes auraient marqué une progression dans toutes les sous-branches hormis l’«industrie de l’habillement et des fourrures» où elles auraient plutôt reculé ;  les commandes auraient stagné avec un carnet de commandes qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une hausse de la production et des ventes, quand bien même 27% d’entre eux signaleraient des incertitudes quant à leur évolution future. Pour les industriels, la production de la «chimie et parachimie» aurait progressé et le TUC se serait établi à 76%, les ventes auraient progressé aussi bien sur le marché local qu’étranger, tout comme les commandes auraient augmenté avec un carnet qui se serait établi à un niveau inférieur à la normale. Dans ces conditions, ils anticipent une amélioration de l’activité dans les trois mois à venir. A noter que la production de la «mécanique et métallurgie» aurait augmenté et le TUC se serait établi à 82%, les ventes auraient aussi progressé tant sur le marché local qu’étranger. En parallèle, les commandes se seraient accrues et les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale. Ainsi, pour les trois prochains mois, les patrons s’attendent à une hausse de la production et des ventes, alors que 28% d’ente eux déclarent des incertitudes sur l’évolution future des ventes. Quant à la production de la branche «industries électriques et électroniques»,  elle aurait reculé et le TUC se serait situé à 83%. Pendant ce temps, les ventes auraient stagné, avec une  baisse sur le marché local et une hausse sur celui étranger ; les commandes auraient enregistré une progression et le carnet des commandes se serait situé à un niveau normal. Pour les patrons, la production et les ventes devraient enregistrer des hausses dans les trois prochains mois. Alain Bouithy

Maroc. Repli des levées brutes du Trésor à fin novembre 2023

Maroc. Repli des levées brutes du Trésor à fin novembre 2023

La Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, a rendu récemment sa note de conjoncture de décembre 2023 faisant état de la baisse du recours du Trésor au marché des adjudications au cours du mois de novembre 2023. Selon la DEPF, les levées brutes du Trésor au niveau du marché des adjudications se sont repliées de 78% en glissement mensuel, pour se situer à 4,3 milliards de dirhams. « Ces levées ont été prédominées par les maturités moyennes dont la part s’est élevée à 55% après 29,3% le mois dernier », a précisé la DEPF dans sa récente note de conjoncture-Décembre 2023 (N° 322) ajoutant que les maturités longues et courtes ont représenté respectivement 25,5% et 19,6% des levées du mois contre 48% et 22,7% le mois antérieur. Comparé au mois précédent, les remboursements du Trésor au titre du mois de novembre 2023 sont ressortis en baisse de 44,9% pour s’établir à 9,3 milliards de dirhams, a-t-elle également relevé dans sa note. « En conséquence, les levées nettes du Trésor ont été négatives de 4,9 milliards de dirhams après qu’elles ont été positives de 2,9 milliards de dirhams le mois dernier », a conclu la DEPF. Dans sa note de conjoncture, il est aussi indiqué qu’au terme des onze premiers mois de 2023, les levées brutes du Trésor ont plus que doublé en glissement annuel, passant de 105,3 milliards de dirhams à fin novembre 2022 à 239,8 milliards à fin novembre 2023. Il est à préciser que « ce raffermissement a été plus marqué pour le volume levé en maturités longues qui est passé de 12,3 milliards de dirhams à fin novembre 2022 à 73,5 milliards à fin novembre 2023, soit 30,6% des levées après 11,7% l’année précédente », comme l’a expliqué la DEPF. La note fait en outre état de l’accroissement des volumes souscrits des maturités moyennes et courtes qui ont progressé respectivement de 78,9% et 78,6% pour atteindre 83,3 et 83 milliards de dirhams, représentant ainsi 34,7% et 34,6% des levées (après 44,2% et 44,1% un an auparavant). Comparativement à l’année précédente, les remboursements du Trésor ont aussi plus que doublé, passant de 97,5 milliards de dirhams à fin novembre 2022 à 204,1 milliards de dirhams à fin novembre 2023. En conséquence, a également constaté la DEPF, « les levées nettes du Trésor ont quasiment quintuplé, s’établissant à 35,6 milliards de dirhams à fin novembre 2023 contre 7,8 milliards à fin novembre 2022 ». D’après la note, ces évolutions laissent apparaître que l’encours des bons du Trésor émis par adjudication s’est établi à 701,4 milliards de dirhams à fin novembre 2023, enregistrant un recul de 0,7% par rapport à fin octobre 2023, demeurant toutefois en hausse de 5,4% par rapport à fin décembre 2022. La même source souligne que « la structure de cet encours reste prédominée par les maturités longues dont la part s’est accrue de 5,4 points pour se situer à 61,3% après 55,9% à fin décembre 2022 ». Les maturités moyennes dont la part a reculé de 3,6 points à 33,3% viennent juste après, a-t-elle fait également remarquer notant que la part des maturités courtes, qui demeure faible, s’est quant à elle repliée de 1,6 point à 5,5%. Il est à important de noter par ailleurs que le volume des soumissions sur le marché des adjudications a reculé, en glissement mensuel, de 41,4% pour se situer à 20 milliards de dirhams. Et qu’au terme des onze premiers mois de l’année en cours, il a plus que doublé, s’établissant à 478,3 milliards de dirhams contre 224,5 milliards à fin novembre 2022. En particulier le volume soumissionné des maturités courtes qui a quasiment triplé, passant de 104,5 milliards de dirhams à fin novembre 2022 à 282,2 milliards à fin novembre 2023. Ce qui représente 59% du volume des soumissions contre 46,5% un an auparavant. Représentant 27,1% du volume des soumissions, après 39,6% l’année précédente, le volume soumissionné des maturités moyennes s’est pour sa part accru de 45,7% à 129,6 milliards de dirhams. Au même moment, « le volume soumissionné des maturités longues a plus que doublé, passant de 31,1 milliards de dirhams à 66,6 milliards, soit 13,9% du volume des soumissions après 13,8% l’année dernière », a relevé la DEPF. Alain Bouithy

Maroc. L’escalade des prix continue à petits pas

Maroc. L’escalade des prix continue à petits pas

L’escalade des prix continue et les chiffres publiés récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP) laissent penser que le fantôme de l’inflation ne s’est pas encore évaporé définitivement. En effet, selon l’organisme public, comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 3,6% au cours du mois de novembre 2023. L’augmentation des prix s’est tout de même quelque peu ralentie, en comparaison avec  les trois précédents mois d’octobre 2023 (4,3%), septembre (4,9%) et d’août (5,0%). Signalons toutefois que l’inflation devrait terminer l’année avec une moyenne de 6,1% contre 6,6% en 2022, selon les estimations de Bank Al-Maghrib qui a noté un ralentissement sensible appelé à se poursuivre à moyen terme. «Tenant compte de la dissipation prévue des pressions inflationnistes d’origine externe, des effets directs des mesures fiscales de la loi de Finances 2024 et du processus de décompensation graduelle prévu par la programmation budgétaire triennale 2024-2026, et sous l’hypothèse d’une quasi-stabilité des prix des produits alimentaires à prix volatils, l’inflation devrait enregistrer une nette baisse pour se situer autour de 2,4% en 2024 et en 2025 », a estimé la Banque centrale à l’issue de son dernier conseil de l’année. BAM précise que sa composante sous-jacente connaîtrait une évolution similaire, passant de 6,6% en 2022 à 5,6% en 2023 puis s’atténuerait à 2,4% en 2024 et à 2,3% en 2025. Quoi qu’il en soit, l’évolution observée durant le mois de novembre dernier est la «conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 7,6% et de celui des produits non alimentaires de 0,7%», a expliqué le Haut-commissariat dans sa note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation du mois dernier. Selon les données couvrant cette période, pour les produits non alimentaires, les variations sont allées d’une baisse de 2,4% pour le «Transport» à une hausse de 4,8% pour les «Restaurants et hôtels». A titre de comparaison, la hausse enregistrée en octobre était attribuée à l’augmentation de l’indice des produits alimentaires de 8,8% et de celui des produits non alimentaires de 1,3%. S’agissant des produits non alimentaires, les variations étaient allées d’une baisse de 0,6% pour les «Loisirs et culture» à une hausse de 4,9% pour  les «Restaurants et hôtels», comme l’avait souligné le HCP dans sa note d’alors. En glissement mensuel, le HCP rapporte dans sa note que l’IPC a connu une baisse de 0,3% au cours du mois de novembre 2023, résultant de la baisse de 0,7% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. Les chiffres recueillis montrent que les baisses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2023 ont concerné principalement les «Fruits» avec 15,5%, les «Huiles et graisses» avec 0,8%, le «Pain et céréales» avec 0,2% et le «Sucre, confiture, miel, chocolat et confiserie» avec 0,1%. Les mêmes données suggèrent, en revanche, une augmentation des prix de 4,6% pour les «Légumes», de 3% pour les «Poissons et fruits de mer» et de 0,6% pour les «Viandes». En ce qui concerne les produits non alimentaires, l’institution indique que la baisse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 1,1%. Pour rappel, entre septembre et octobre 2023, les baisses des produits alimentaires observées avaient concerné principalement les «Fruits» (7,3%), les «Poissons et fruits de mer» (1,7%), les «Viandes» (1,2%) et le «Pain et céréales» (0,2%). En revanche, les prix avaient augmenté de 3,2%  pour les «Légumes», de 2,1% pour les «Huiles et graisses» et de 0,5%  pour le «Lait, fromage et œufs» et le «Café, thé et cacao», avait alors rapporté le HCP ajoutant, en ce qui concerne les produits non alimentaires, que la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 2%. Toujours selon le Haut-commissariat, entre octobre et novembre, les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Agadir (0,9%), à Kénitra et Laâyoune (0,8%), à Marrakech, Tétouan et Errachidia (0,7%), à Meknès et Tanger (0,6%), à Casablanca (0,4%), à Guelmim (0,3%) et à Settat et Al-Hoceima (0,2%). En revanche, au cours du même mois de novembre, « des hausses ont été enregistrées à Safi avec 0,9%, à Béni-Mellal avec 0,5% et à Fès et Dakhla avec 0,3% », a fait remarquer l’organisme public dans sa note. Le HCP en déduit que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de novembre 2023 une stagnation par rapport au mois d’octobre 2023 et une hausse de 3,6% par rapport au mois de novembre 2022. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit budgétaire se creuse à 50,5 milliards de dirhams à fin novembre

Maroc. Le déficit budgétaire se creuse à 50,5 milliards de dirhams à fin novembre

La situation des charges et ressources du Trésor a dégagé un déficit budgétaire de 50,5 MMDH à fin novembre 2023 contre un déficit budgétaire de 41,7 MMDH un an auparavant, a annoncé la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Rappelons qu’en octobre dernier, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, il s’était élevé à 37,1 MMDH au lieu de 25 MMDH un an auparavant. Un mois plus tôt (septembre), il avait atteint 35,1 MMDH. D’après la TGR, ce déficit tient compte d’un solde positif de 36,7 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 41,7 MMDH à fin novembre 2022 compte tenu d’un solde positif de 38,8 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA. Dans le détail, les recettes ordinaires brutes se sont établies à 285,3 MMDH au terme du mois dernier contre 262,6 MMDH à fin novembre 2022, traduisant ainsi un accroissement de 8,6% équivalant à +22,7 MMDH. Cette évolution « s’explique par l’augmentation des impôts directs de 4,7%, des droits de douane de 9,6%, des impôts indirects de 1,4%, des droits d’enregistrement et de timbre de 9,2% et des recettes non fiscales de 50,5% », a indiqué la Trésorerie générale dans son récent Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP, novembre 2023). Il est à noter que les recettes fiscales brutes ont augmenté de 3,8% (+8,9 MMDH), pour atteindre 244,1 MMDH au onzième mois de 2023 contre 235,2 MMDH durant la même période de 2022, suite à la baisse des recettes douanières de 1,2% et de la hausse de la fiscalité domestique de 6,5%. En augmentation de 50,5% (+13,8 MMDH), les recettes non fiscales ont parallèlement atteint 41,1 MMDH contre 27,3 MMDH un an auparavant, a poursuit la TGR. D’après l’institution publique, cette variation résulte notamment  « de l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (21,2 MMDH contre 10,4 MMDH), des fonds de concours (1.929 MDH contre 1.496 MDH), des recettes en atténuation des dépenses de la dette (1.421 MDH contre 379 MDH) et des recettes de monopoles (12,3 MMDH contre 11,8 MMDH) », a-t-elle expliqué. En ce qui concerne les dépenses émises au titre du budget général, il ressort des données que celles-ci se sont élevées à 453,3 MMDH à fin novembre 2023, « en raison de l’augmentation de 3,5% des dépenses de fonctionnement, de 21,6% des dépenses d’investissement et de 55,8% des charges de la dette budgétisée », a fait savoir la Trésorerie. Dans son Bulletin de statistiques, la TGR précise que la hausse des charges de la dette budgétisée de 55,8% est liée à la hausse de 80,2% des remboursements du principal (80,8 MMDH contre 44,9 MMDH) et de 16,2% des intérêts de la dette (32,1 MMDH contre 27,6 MMDH). Toujours selon l’institution, « à fin novembre 2023, les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 633,9 MMDH ». L’analyse des chiffres montre qu’ils ont représenté « un taux global d’engagement de 77%, soit le même niveau à fin novembre 2022 et un taux d’émission sur engagements de 90% contre 89% un an auparavant », a-t-elle fait remarquer dans son rapport. S’agissant des recettes des comptes spéciaux du Trésor, qui ont atteint 152,9 MMDH, la TGR précise qu’elles tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 31,1 MMDH contre 25 MMDH à fin novembre 2022. Les dépenses émises, qui ont de leur côté atteint 117,4 MMDH, « intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 3,9 MMDH », a poursuivi l’institution notant que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est élevé à 35,5 MMDH. Quant aux recettes des SEGMA, elles ont pour leur part été de 2.814 MDH à fin novembre 2023 au lieu de 2.180 MDH à fin novembre 2022, ce qui correspond à un accroissement de 29,1%. En augmentation de 0,9%, les dépenses ont atteint 1.610 MDH à fin novembre 2023 contre 1.596 MDH un an auparavant, a conclu la Trésorerie générale. Alain Bouithy

Léger recul des cours mondiaux des céréales

Léger recul des cours mondiaux des céréales

Les prix internationaux des céréales ont enregistré une baisse en novembre 2023, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour  l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant un recul de 5,6% de cours des céréales secondaires et une diminution de 2,4% de ceux du blé. Selon les chiffres de l’agence onusienne, «l’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 121,0 points en novembre, soit un recul de 3,7 points par rapport à octobre et de 29,1 points (19,4%) par rapport à sa valeur d’il y a un an». En cédant 5,6%, les prix internationaux des céréales secondaires ont enregistré la plus forte baisse sur un mois, a indiqué l’organisation attribuant ce recul principalement à une forte diminution des prix mondiaux du maïs s’expliquant par «un accroissement des ventes des agriculteurs en Argentine et par la pression baissière découlant de l’augmentation saisonnière de l’offre aux Etats-Unis d’Amérique». Les données recueillies montrent en outre que les prix mondiaux de l’orge ont diminué, tandis que ceux du sorgho se sont légèrement affermis, a ajouté la FAO dans son nouveau rapport. Le fléchissement des cours internationaux du blé (2,4%) observé durant le mois écoulé s’explique principalement par « la hausse saisonnière de l’offre en Argentine et en Australie, où les récoltes progressent, et de la forte concurrence de la Fédération de Russie qui perdure», a-t-elle poursuivi. Dans un contexte d’évolution des prix contrastée pour l’ensemble des provenances et segments du marché, les chiffres de l’agence suggèrent une stabilité de l’Indice FAO des prix de tous les types de riz par rapport au mois précédent. Il est à souligner que l’Indice FAO des prix des produits alimentaires dans son ensemble s’est établi en moyenne à 120,4 points au cours du mois de novembre dernier. Il s’est ainsi établi à «un niveau identique à sa valeur révisée du mois d’octobre, car la hausse des indices des prix des huiles végétales, des produits laitiers et du sucre a compensé la baisse de ceux des céréales et de la viande», a fait remarquer l’Organisation précisant que l’indice accusait un recul de 14,4 points (10,7%) par rapport à son niveau enregistré un an auparavant. Concernant l’évolution mensuelle des prix internationaux des autres produits alimentaires couramment échangés dans le monde, la FOA annonce que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 3,4% par rapport au mois d’octobre, en raison de «l’augmentation des prix mondiaux de l’huile de palme et de l’huile de tournesol, qui a plus que compensé la baisse des cours de l’huile de soja et de l’huile de colza». En effet, les cours de l’huile de palme ont grimpé de plus de 6,0% en novembre, ceux de l’huile de tournesol ont progressé modérément, tandis que les prix des huiles de soja et de colza étaient en léger recul en novembre. L’Indice FAO des prix des produits laitiers a, de son côté, connu une augmentation de 2,2% par rapport à octobre, après avoir affiché une valeur moyenne de 114,2 points en novembre, soit 2,5 points de plus qu’en octobre. Selon l’organisation, il s’agit de la deuxième hausse mensuelle d’affilée de l’indice, dont la valeur demeure toutefois inférieure de 23,2 points (16,9%) à celle de l’année dernière, au même mois. En hausse de 1,4% par rapport au mois dernier,  l’Indice FAO des prix du sucre a, pour sa part, enregistré une valeur moyenne supérieure de 41,1% au même mois l’année dernière. Cette évolution «est en majeure partie liée à l’intensification des craintes concernant les disponibilités exportables dans le monde pendant la campagne en cours», a expliqué la FOA soulignant un contexte de détérioration des perspectives de production dans deux des principaux pays exportateurs, la Thaïlande et l’Inde, du fait de conditions météorologiques très sèches associées au phénomène El Niño. Quant à l’Indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 111.8 points en novembre, soit une légère baisse (0,4%) par rapport à octobre. Cette variation s’explique par le léger fléchissement des cours de la volaille et de la viande porcine et bovine. Alain Bouithy

Zone euro: le taux d’inflation annuel ressort en baisse à 2,4% à fin novembre 2023

Zone euro: le taux d’inflation annuel ressort en baisse à 2,4% à fin novembre 2023

Selon une estimation de l’office statistique de l’Union européenne (Eurostat), le taux d’inflation annuel de la zone euro est ressorti à 2,4% en novembre 2023, contre 2,9% en octobre dernier. « S’agissant des principales composantes de l’inflation de la zone euro, l’alimentation, alcool & tabac devrait connaître le taux annuel le plus élevé en novembre (6,9%, comparé à 7,4% en octobre) », a indiqué Eurostat. La même source ajoute qu’il est suivi des services (4,0%, comparé à 4,6% en octobre), des biens industriels hors énergie (2,9%, comparé à 3,5% en octobre) et de l’énergie (-11,5%, comparé à -11,2% en octobre). Adrien Thyg

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 08 novembre 2023

Mali: Conseil des Ministres du mercredi 08 novembre 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 novembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications.2 AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à l’opération d’identification des agents des fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales. Le besoin pour les fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales de se doter de systèmes d’identification accessibles, sûrs et vérifiables est une exigence qui s’est accrue au fil des ans. En effet, les fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales sont de confrontées à certaines difficultés qui nuisent aux efforts de l’Etat en matière de gestion des ressources humaines, notamment : – l’absence de fichiers personnels actualisés au niveau des structures chargées de la gestion des ressources humaines ; – l’absence d’interconnexion entre les structures chargées de la gestion des ressources humaines de l’Etat d’une part et, d’autre part, entre les structures chargées de la gestion des ressources humaines des Collectivités territoriales ; – l’absence d’un fichier unique pour la gestion des salaires des fonctionnaires des Collectivités territoriales. En vue d’apporter des réponses appropriées à ces difficultés, le Gouvernement a décidé de mettre en place un Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines intégrant les données biométriques du Recensement administratif à vocation d’état civil. Le projet de décret adopté permettra la mise en œuvre de l’opération d’identification des agents des Fonctions publiques avec pour objectif : – de maitriser les effectifs et la masse salariale des agents des Fonctions de l’Etat et des Collectivités territoriales ; – de disposer d’une base de données fiable sur les ressources humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales ; – de moderniser la gestion administrative et salariale des Fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales – de mettre en conformité les données des Fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales avec celles du Recensement Administratif à vocation d’état civile ; – de disposer de statistiques sur la situation des agents des Fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales ; – de disposer d’outils de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. 2. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de l’Inspection de la Jeunesse, des Sports et de la Construction citoyenne. Le département de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne prépare et met en œuvre la politique nationale de la promotion de la jeunesse, des sports et de la construction citoyenne. Pour la mise en œuvre de cette attribution, il dispose de plusieurs services et travaille avec des structures associatives reconnues d’utilité publique qui reçoivent les ressources publiques et qui ont besoin d’appui-conseil pour renforcer leur gouvernance et la transparence de leur fonctionnement. Malgré ce nombre important de service et de structure, le département ne dispose pas d’une structure de contrôle propre lui permettant de veiller à l’application de la réglementation et d’apporter l’appui-conseil nécessaire à leur bon fonctionnement. Les projets de texte adoptés créent l’Inspection de la Jeunesse, des Sports et de la Construction citoyenne avec pour mission d’assurer le contrôle et de veiller au respect et à l’application des dispositions législatives et règlementaires, notamment celles relatives à la gestion administrative, financière et matérielle par les services et organismes relevant du Ministère en charge de la Jeunesse, des Sports et de la Construction citoyenne. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère des Transports et des Infrastructures : Monsieur Aliou Alarba TRAORE, Inspecteur des Finances. – Directeur des Finances et du Matériel du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Monsieur Souleymane TRAORE, Inspecteur des Finances. – Directeurs des Finances et du Matériel du Ministère de l’Agriculture : Monsieur Moulaye TRAORE, Inspecteur des Finances. – Agent Comptable Central du Trésor : Monsieur Ibrahim COULIBALY, Inspecteur du Trésor.4 AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment : a. par une stagnation du nombre de cas testés positifs de la maladie à Coronavirus par rapport à la semaine précédente. b. par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 08 novembre 2023 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national