Mohammedia abritera du 22 au 24 novembre la quatrième édition du festival AFRICANO (Maroc)

Mohammedia abritera du 22 au 24 novembre la quatrième édition du festival AFRICANO (Maroc)

En célébrant le 44ème anniversaire de la Marche Verte et le 64éme anniversaire de l’Indépendance du Maroc, constituent un événement majeur de la vie nationale et marquent en effet un retour rétrospectif sur des plus glorieuses périodes de l’Histoire marocaine. Et à l’occasion de la Journée internationale de la Tolérance (16 Novembre), la ville de Mohammedia abritera, du 22 au 24 novembre 2019, la quatrième édition du « Festival AFRICANO ». Véritable rencontre culturelle, organisée par l’Association Arts et Cultures de Mohammedia en  partenariat avec le  Ministère Déléguée auprès du Ministre des Affaires Étrangères de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger chargé des Marocains Résidant à l’Etranger, le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, la Région de Casablanca-Settat et la Commune de Mohammedia. Et avec le soutien des institutions citoyennes telles que la Société Marocaine de Stockage (SOMAS), LYDEC, Newton International School,… AFRICANO qui est un projet visant à mettre en vedette la musique africaine et à donner la place qui revient aux artistes d’origine africaine, s’affirme d’année en année comme un espace ouvert, où plusieurs cultures africaines s’expriment en qualité et diversité. Concernant les artistes qui vont vibrer la ville des fleurs, lors de cette édition, on retrouve des artistes marocains Daoudi (Chaâbi), Cravata (Chaâbi fusion), le rappeur l7or (Rap) Shama et Ahwach Tisket (Musique Traditionnelle). Ainsi que Ballet Liziba (Ballet/Congo RDC, Congo Brazzaville, Rép. Centrafricaine), Marvel House (AfroPop/Côte d’Ivoire), Mone Ekang (AfroJazz/Cameroun, Sénégal et Maroc), Shaka Touré (Reggae/Côte d’Ivoire), Africa Style (Ballet/Sénégal, Mali, Nigeria, Maroc), Fleur & BTS Band (WorldMusic/Côte d’Ivoire), NCY Music (AfroJazz/Congo, Côte d’Ivoire, Maroc)… Au moyen de cette fête de la diversité culturelle, le Maroc s’impose de plus en plus comme un pays d’ouverture et de tolérance, qui encourage la pluralité culturelle, le dialogue des civilisations, la créativité et la production artistique. Ce rendez-vous, devenu incontournable, promeut la scène africaine et conquiert les spectateurs qui y trouvent l’occasion de découvrir et de s’approprier la musique du continent. Le Maroc a opté depuis quelques années une politique de l’immigration et de l’asile prônée par le Royaume du Maroc et axée sur la base d’une approche participative qui implique l’ensemble des acteurs dans le but d’intégrer pleinement les migrants subsahariens dans la société marocaine. A cet effet, AFRICANO tiendra une conférence qui abordera la thématique de : « La Stratégie Nationale de l’Immigration et de l’Asile au Maroc : Bilan et Attentes », encadrée par l’Association Arts et Culture de Mohammedia, le Réseau Espace Libre de Citoyenneté de Formation et de Développement de Mohammedia, la Fédération des Africains Subsahariens à Mohammedia (FASAMO), ainsi qu’avec des personnes averties et bien imprégnées des questions migratoires. Cette édition prévoit également une ouverture sur les arts plastique, avec notamment une participation active des artistes peintres marocains et subsahariens qui ont choisi AFRICANO comme un espace de création des fresques murales sur le thème de « l’Afrique et la pluralité culturelle ». Ainsi l’organisation des séances de sensibilisation pour les jeunes africains subsahariens sur les IST et VIH/SIDA avec une intervention active de l’Association Marocaine de Planification Familiale (Casablanca). Mais également, des ateliers pour enfants sur la thématique de : « l’acceptation de l’autre et le vivre ensemble ». Par ailleurs, plusieurs distinctions seront décernées à des personnalités artistiques et culturelles africaines qui œuvrent acharnement pour impacter l’humanité avec ce que possède notre continent de plus cher : sa richesse culturelle ! Africano est une occasion pour faire découvrir la richesse du patrimoine culturel africain. Avec CM

Maroc: la SAMIR désespérément entre le marteau et l’enclume

Maroc: la SAMIR désespérément entre le marteau et l’enclume

Le déficit causé par la fermeture de la Société des marchés de production et de distribution des produits pétroliers (SAMIR) a été comblé, selon le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah. Les retombées économiques de l’arrêt de l’activité de la « SAMIR », dont l’examen des offres de cession a été renvoyé au 27 novembre courant, seraient ainsi devenues « obsolètes », si l’on en croit le ministre qui a été récemment interpellé sur cette question par le Groupe Authenticité et Modernité à la Chambre des conseillers. Pour le ministre, tout serait donc rentré dans l’ordre concernant ce volet grâce notamment à l’intervention de nombreux acteurs économiques dans le domaine, a-t-il soutenu. Ces derniers auraient permis de renforcer la compétitivité, de dépasser les situations de monopole et de réduire les risques de domination du marché par un seul acteur économique, a-t-il expliqué dans un message lu en son nom par le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi. Suite à l’arrêt de l’activité de la SAMIR, le ministre a précisé qu’il a été procédé à la compensation des répercussions économiques à travers des mécanismes créés par le marché ouvert basés sur la liberté et l’initiative individuelle, rapporte la MAP. Ce qui, à l’entendre, aurait permis à plusieurs entreprises de réaliser des investissements égaux ou supérieurs à ceux réalisés autrefois par la société. Notons toutefois que l’optimiste du ministre laisse un peu songeur au regard de nombreux autres volets tout aussi préoccupants. En effet, outre le fait que la recherche d’un repreneur éventuel de la raffinerie ne cesse d’être reportée, la fermeture de la SAMIR pose bien plus de problèmes que la simple maîtrise de l’approvisionnement du marché en hydrocarbures. Il faut d’abord rappeler que le Maroc ne pourra plus disposer d’un outil aussi stratégique que fut cette raffinerie. En plus, de cela, se pose toujours la question non moins importante des réserves stratégiques du pays en hydrocarbures que le raffineur maintenait à trois mois de consommation nationale. Sans compter la question du personnel et des emplois indirects que la SAMIR avait permis de créer autour d’elle et du prélèvement incontournable sur le budget de l’Etat de salaires qu’elle ne devrait pas verser. A cet effet, soulignons qu’Aziz Rabbah a confirmé que le gouvernement veillait contre toute logique économique et budgétaire et pour des raisons strictement sociales au versement des salaires de l’ensemble des employés de la SAMIR depuis la faillite du raffineur, suite à une levée partielle de la saisie conservatoire sur tous les comptes de la raffinerie par le service des douanes. Selon la MAP, le ministre a indiqué que les employés reçoivent leurs salaires par priorité, conformément aux articles 1241 et 1242 du Code des contrats et des obligations ainsi que des accords de joint-venture (les articles de 504 au 510 du Code civil). On l’aura compris, la question est donc loin d’être totalement réglée et le sort d’une ville, en l’occurrence Mohammédia, demeure ainsi suspendu à ce qui adviendra. Une question qui n’a toujours pas trouvé de réponse : qu’à-t-on, fait et que fera-t-on pour reclasser, sans beaucoup de dommages, ces mêmes employés dont l’Etat a pris sur lui de payer les salaires ? Y a-t-il un projet de formation de ces derniers à d’autres métiers que le leur ? Y a-t-il un projet de reclassement et de réhabilitation du site de la SAMIR afin qu’il puisse accueillir de nouvelles activités génératrices d’emplois ? Qu’a-t-il été concrètement fait pour toutes les familles qui vivaient de la simple présence du raffineur dans leur ville ? Qu’est-ce qui a été fait pour combler le vide laissé par la raffinerie dans une ville qui fut quasiment dépendante d’elle ? A ces questions s’ajoute une autre, attend-on vraiment mesurer les conséquences de la fermeture de la société sur les recettes de la ville ? Une chose est certaine, les salariés de l’unique raffineur du pays restent inquiets à propos de leur situation et de celle de la raffinerie. Prenant leur mal en patience, ils ont prévu d’organiser une marche le 25 novembre à Mohammédia, deux jours avant la prochaine réunion qui tentera, une fois encore, d’examiner les offres de rachat de la SAMIR. Qui, au cas l’on ne s’en serait pas encore rendu compte, n’attire pas d’acquéreurs suffisamment solides pour la remettre en marche.