Amélioration de la mobilité urbaine : le Premier ministre inaugure huit axes routiers à Ouagadougou

Amélioration de la mobilité urbaine : le Premier ministre inaugure huit axes routiers à Ouagadougou

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce samedi 23 mai 2026 à Ouagadougou, à l’inauguration officielle de huit axes routiers stratégiques réalisés dans la capitale burkinabè. Ces infrastructures visent à améliorer la mobilité urbaine, à fluidifier la circulation et à renforcer l’accessibilité à plusieurs pôles administratifs, sécuritaires et économiques.‎ ‎Les infrastructures mises en service comprennent huit axes et ouvrages majeurs : la Rocade Nord et son échangeur à passage supérieur, l’avenue Yennenga, l’avenue du Moogho Naaba, la voie d’accès à la stèle d’hommage aux victimes du crash d’Air Algérie, la voie d’accès à la prison de haute sécurité, la voie d’accès au ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, la voie d’accès au camp Général Bila Zagré, ainsi que la voie d’accès aux infrastructures de sécurité à Ouaga 2000.‎ ‎Ces ouvrages totalisent plus de 22 kilomètres de voiries modernes, pour un investissement global estimé à plus de 40 milliards de francs CFA, mobilisés grâce à la synergie entre l’État et des partenaires financiers, notamment la Banque Ouest Africaine de Développement et Vista Bank.‎ ‎La Rocade Nord constitue l’un des ouvrages structurants de ce dispositif. Avec plus de 10 kilomètres de voirie moderne, un passage supérieur de 100 mètres à l’intersection avec la RN03, des contre-allées et un vaste réseau d’assainissement, elle contribue au bouclage du boulevard circulaire des Tansoba et à une meilleure organisation du trafic urbain et international. Les célèbres avenues Yennenga et Moogho Naaba ont, quant à elles, bénéficié d’une réhabilitation complète des chaussées et des ouvrages de drainage.‎ ‎Ces réalisations s’inscrivent dans la volonté du Gouvernement, sous le leadership du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, de faire de la route un instrument de transformation du cadre de vie, de fluidification de la mobilité urbaine et de soutien à l’activité économique. Le Chef du Gouvernement a assuré que les investissements dans les infrastructures routières se poursuivront afin d’améliorer durablement les conditions de mobilité et de renforcer le développement économique du pays.‎ ‎« La question des infrastructures est au cœur des priorités de la Révolution progressiste populaire », a indiqué le Premier ministre. Il a, par ailleurs, exhorté les usagers et les riverains à faire preuve de civisme et de prudence sur ces nouvelles routes.‎ ‎« Il ne faut pas se fier au confort de ces nouvelles routes pour se laisser aller à des comportements dangereux, notamment les excès de vitesse qui sont à l’origine d’accidents dramatiques dans la capitale », a-t-il averti.‎ ‎Dans son discours d’inauguration, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a salué des infrastructures qui incarnent « la vision d’un Burkina Faso souverain, résilient et tourné vers le progrès ». ‎Il a également rendu hommage à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réalisation des travaux, notamment son prédécesseur, le ministre Luc Adama Sorgho, les partenaires financiers, les entreprises et les bureaux de contrôle mobilisés dans le cadre de ces projets.‎ ‎La mise en service de ces ouvrages répond à des besoins concrets : mieux circuler, gagner du temps, réduire les risques d’accidents, améliorer l’accessibilité des quartiers, soutenir les activités économiques et garantir de meilleures conditions d’accès aux services stratégiques de l’État.‎ ‎À travers cet investissement, le Gouvernement traduit en actes sa vision d’une capitale plus fonctionnelle, plus sûre et plus accessible.‎

Banque mondiale : 100 millions de dollars de financements concessionnels pour transformer la mobilité urbaine à Dakar et dans les villes secondaires

Banque mondiale : 100 millions de dollars de financements concessionnels pour transformer la mobilité urbaine à Dakar et dans les villes secondaires

La Banque mondiale a approuvé un financement concessionnel de 100 millions de dollars par l’intermédiaire de l’Association internationale de développement (IDA) pour soutenir la transformation de la mobilité urbaine au Sénégal dans l’agglomération de Dakar. Le Projet de mobilité urbaine durable à Dakar représente la première phase d’un programme global soutenant l’engagement du pays en faveur du développement territorial et de la croissance durable. Le projet mettra en place un système de transport intégré reliant le réseau express d’autobus (BRT) et le train express régional (TER) à des réseaux de bus restructurés, tout en structurant et professionnalisant les opérateurs de transport informels et en améliorant la gestion du trafic dans l’ensemble de la zone métropolitaine. Le projet appuiera également les études préparatoires pertinentes pour la mise en place d’une deuxième ligne de réseau express d’autobus et d’infrastructures essentielles pour la mobilité urbaine dans les villes secondaires. « Cette opération témoigne de l’engagement ferme du Groupe de la Banque mondiale à soutenir la trajectoire de développement du Sénégal, telle qu’elle est décrite dans la Vision 2050. En transformant la mobilité urbaine à Dakar, ce projet ouvrira des perspectives économiques à 3,8 millions de personnes tout en permettant à des milliers de travailleurs du secteur informel de trouver un emploi structuré bénéficiant d’une protection sociale et de meilleurs parcours professionnels, explique Keiko Miwa, directrice de la division Sénégal de la Banque mondiale. Grâce à des partenariats public-privé stratégiques, cette initiative soutient la vision du gouvernement d’une croissance inclusive en mettant en place des systèmes de transport intégrés qui améliorent le développement territorial et renforcent la connectivité entre Dakar et les pôles économiques régionaux. » L’approche technique est centrée sur la restructuration des lignes de bus prioritaires en un réseau hiérarchique qui s’intègre aux systèmes de transport en commun existants. La professionnalisation des opérateurs informels par le biais de programmes structurés de formation et de renouvellement du parc porte à la fois sur la qualité du service et l’inclusion économique. L’initiative intègre des normes de résilience climatique dans la conception des infrastructures, y compris des systèmes de drainage améliorés et des solutions fondées sur la nature pour faire face aux risques d’inondation. Le déploiement d’autobus à faibles émissions sur les corridors prioritaires, combiné à l’amélioration systématique de la gestion de la circulation, soutiendra la transition du Sénégal vers un développement urbain durable tout en réduisant l’empreinte environnementale du secteur des transports, conformément aux objectifs de croissance verte du pays. L’opération réduira considérablement la durée des trajets sur les principaux corridors tout en jetant les bases des phases futures du développement de la mobilité urbaine, y compris l’extension potentielle à des pôles régionaux et à des corridors de transport en commun supplémentaires. BM

Marrakech/Évolution verte sur deux roues : PIKALA trace une nouvelle voie pour la mobilité urbaine

Marrakech/Évolution verte sur deux roues : PIKALA trace une nouvelle voie pour la mobilité urbaine

En partenariat avec le Conseil communal de Marrakech, l’association « Pikala » dévoile une initiative audacieuse : celle de remettre le vélo au cœur de la vie de la cité. Avec cette stratégie résolument tournée vers l’avenir, Pikala entend faire de Marrakech une ville pionnière en matière de durabilité et de respect de l’environnement. En effet, les 16 et 17 mai, Pikala a déployé une série d’ateliers et de séminaires, tenus au Palais Municipal. Des représentants clés du paysage culturel, social et urbain de Marrakech ont été présents, notamment Mme Merle Ven Eerden Représentante du département de la Culture au sein de l’ambassade du Royaume des Pays Bas, Mme la Vice – Maire de Marrakech Atika Bousetta, Thijs Broers Architecte paysagiste à l’entreprise néerlandaise Goudappel, et Bart Bos Responsable Qualité à Goudappel ; tous ont participé au séminaire novateur de deux jours sur la révolution cycliste à Marrakech. Ces ateliers s’assignent pour objectif de dynamiser la place du vélo dans la cité ocre. Réunissant citoyens, urbanistes, politiciens et acteurs locaux autour d’un objectif commun, ces rencontres favorisent l’échange de pratiques et d’idées pour une ville plus accueillante aux cyclistes. M. Thijs Broers, architecte paysagiste néerlandais souligne que « Marrakech a été une grande surprise pour moi en termes de dynamique de circulation, cette session était très inspirante, est formidable de voir comment les participants explorent et produisent au cours de l’atelier des idées plus innovantes et visionnaires ». Cantal Bakker, fondatrice de PIKALA a pour sa part déclaré que « C’était très intéressant de travailler directement avec les techniciens de la ville de Marrakech. De nombreuses nouvelles idées d’infrastructure cyclable ont été discutées et nous allons déployer le tous nos efforts pour les aider à réaliser ces ambitions. J’ai également été agréablement surprise par l’engagement de la jeunesse envers leur ville et leur imagination pour faire de Marrakech une ville plus adaptée aux vélos ». Ainsi, des recommandations innovantes issues du séminaire ont été présenté comme suit :  la mise en place d’une piste verte de Marrakech, la création d’un circuit écotouristique qui constitue une voie verte reliant le dynamisme de la place Jemaa el  fna aux vastes étendues du Jardin de la Mènara ; la création d’une piste Eco-historique, qui sera un parcours unique célébrant l’histoire de la ville tout en favorisant un mode de vie plus respectueux de l’environnement ; le réaménagement de l’Avenue Mohamed V, une initiative qui vise à rendre la circulation plus sûre et plus accessible pour les cyclistes ; la mise en œuvre d’une perspective visionnaire sur une connexion cyclable au Jardin Majorelle et la création d’un nouveau quartier d’activités animé à Bab Doukkala ainsi que la création du circuit de la Mènara, qui sera une voie réservée exclusivement aux vélos au sein des jardins luxuriants de la Menara. Investir dans le vélo, c’est répondre à une nécessité contemporaine : face à la croissance urbaine et à l’urgence environnementale, le vélo se positionne comme une solution pragmatique et innovante. Avec cette initiative, Marrakech se place à l’avant-garde du mouvement, marquant sa volonté de devenir une ville plus verte et plus durable.

Vangsy Goma : le succès d’Africab est une preuve de la vitalité et du dynamisme de nos villes africaines.

Vangsy Goma : le succès d’Africab est une preuve de la vitalité et du dynamisme de nos villes africaines.

« Dès le lancement de nos activités, le pari était réussi puisque 90 % de nos usagers étaient des particuliers, contre 10 % d’entreprises », a déclaré Vangsy Goma, patron d’Africab, une compagnie de VTC (véhicules de transport avec chauffeur) lancé en février 2016 à Abidjan, en Côte D’Ivoire. « Ce succès confirme deux choses. D’une part, l’accroissement des classes moyennes est réel. D’autre part, les consommateurs abidjanais veulent des services de qualité », a expliqué le jeune entrepreneur de trente ans dans un entretien au journal Lepoint.fr, rappelant que son entreprise a été lancée pour répondre aux besoins des particuliers, notamment ceux des classes moyennes. Visiblement satisfait de son business, il a confié : « nous avons connu une croissance de notre clientèle professionnelle, de 10 % à 40 %, qui nous offre un enseignement intéressant. Le tissu économique à Abidjan se structure davantage. Les entreprises cherchent des services de qualité pour gérer leur mobilité. Pas donc étonnant si « nos clients ont perçu immédiatement les avantages de confier leur flotte automobile à Africab pour se concentrer sur le développement de leur cœur de métier », a-t-il souligné.