Maroc : Emission d’un emprunt obligataire de 2 milliards d’euros

Le Royaume du Maroc a émis le 26 mars 2025, un emprunt obligataire sur le marché financier international de 2 milliards d’euros en deux tranches, a récemment annoncé le ministère de l’Economie et des Finances. Dans un communiqué publié sur son site web, le ministère précise que « la première tranche d’une maturité de 4 ans, portant sur un montant de 900 millions d’euros, a été émise à un spread de 155 pb et un prix de 99,775% offrant ainsi un taux de rendement de 3,937% et servant un coupon de 3,875% ». S’agissant de la deuxième tranche d’une maturité de 10 ans, portant sur un montant de 1 milliard 100 millions d’euros, la même source ajoute qu’elle a été émise à un spread de 215 pb et un prix de 99,276% offrant ainsi un taux de rendement de 4,843% et servant un coupon de 4,750%. Toujours selon le ministère, cette sortie à l’international a connu un franc succès auprès des investisseurs internationaux avec un carnet d’ordres dépassant les 7 milliards d’euros. Ce qui, souligne-t-il, confirme la confiance dont jouit le Maroc auprès des investisseurs internationaux. D’après le communiqué, « cette émission a permis de diversifier les sources de financement du Maroc et d’établir de nouvelles références sur la courbe du crédit du Maroc sur le compartiment de l’euro ». L’émission, placée auprès des investisseurs de qualité, a reçu un accueil favorable qui s‘est traduit également par une large distribution géographique, a fait savoir ce département rappelant que cette émission fait suite à un Roadshow mené à Paris et Londres auprès de 55 investisseurs par Nadia Fettah, ministre de l’Economie et des Finances qu’avait accompagnée une délégation de la Direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE). De l’avis du ministère, ce Roadshow a constitué l’occasion de mettre en exergue la stabilité politique dont jouit le Maroc, la résilience de son économie ainsi que les réformes menées sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Enfin, afin de permettre une large participation des investisseurs à travers le monde, cette émission a été réalisée sous format 144A/RegS, a précisé le ministère. Alain Bouithy
Maroc. La croissance de l’activité du secteur manufacturier s’accélère à fin 2024

Le secteur extractif a enregistré une croissance de son indice de production de 21%, contre un recul de 5,3% un an auparavant, selon la DEPF Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, la croissance de l’activité du secteur manufacturier s’est accélérée en 2024. Les données montrent que l’indice de production du secteur manufacturier s’est inscrit en hausse de 5,4% à fin 2024, après une augmentation de 2% un an auparavant, a-t-elle indiqué dans sa note de conjoncture du mois de mars 2025 (N°337). D’après les explications de la DEPF, « cette accélération de croissance fait suite à la bonne dynamique enregistrée au cours des quatre trimestres de l’année 2024, soit des performances de +5% au quatrième trimestre, de +9,2% au troisième trimestre, de +5,8% au deuxième trimestre et de +2% au premier trimestre 2024». Il est important de noter que l’évolution observée au quatrième trimestre de l’année écoulée est justifiée essentiellement par le renforcement des indices de production de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (+12,5%), de l’industrie chimique (+6,6%), de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (+25,7%), de la fabrication de produits à base de tabac (+5,6%), des industries alimentaires (+2,4%) et de l’industrie pharmaceutique (+7,6%), comme l’a relevé la note de conjoncture. Commentant les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprès du secteur manufacturier, la DEPF rappelle que ceux-ci font état d’une amélioration de l’activité au premier mois de 2025 par rapport au mois précédent. En conséquence, la production aurait connu une augmentation dans les branches de la « chimie et parachimie» et de « textile et cuir», a-t-elle ajouté. Poursuivant son analyse, la Direction fait état, cependant, d’une stagnation dans le secteur de l’«agroalimentaire» et une diminution dans celui de la «mécanique et métallurgie» ; alors que les ventes auraient augmenté dans toutes les branches d’activité, hormis celle de la «mécanique et métallurgie» où elles auraient plutôt stagné. A souligner également la stabilité du taux d’utilisation des capacités de production (TUC) à 78% en janvier 2025, niveau quasiment identique à celui observé l’année précédente (-0,2 point). La DEPF attribue cette évolution à une hausse du TUC de 1 point au niveau de chacune des industries «agroalimentaire» et de «textile et cuir» et une quasi-stagnation pour celle de la « chimie et parachimie» ; alors que le TUC de l’industrie «mécanique et métallurgie» a reculé d’un point. Dans sa note, la DEPF indique, en outre que « le secteur extractif a clôturé l’année 2024 avec une croissance de son indice de production de 21%, contre un recul de 5,3% un an auparavant». La même source justifie cette performance par des hausses de 28,6% au premier trimestre, de +29% au deuxième trimestre, de +22,4% au troisième trimestre et de +9,2% au quatrième trimestre 2024. Composante importante du secteur extractif, la production de phosphate roche s’est raffermie de 24,5% au terme des onze premiers mois de 2024, contre une baisse de 10,8% un an plus tôt ; tandis que la production des dérivés de phosphates s’est, pour sa part, renforcée de 22%, après un retrait de 3,7% à fin novembre 2023. Toujours selon le document, « au premier mois de 2025, le chiffre d’affaires à l’export des phosphates et dérivés a atteint 5,6 milliards de dirhams, en contraction de 10,7% après une hausse de 17,9% un an auparavant», suite au recul des expéditions de phosphate brut de 36% et de ses dérivés de 7,6%. La DEPF note, en revanche, le raffermissement des ventes à l’étranger des autres extractions minières de 21,2% à fin janvier 2025, après un repli de 24,4% un an auparavant. S’agissant de la production de l’énergie électrique, au niveau national, elle a augmenté de 6,7% au terme du premier mois de 2025, après une amélioration de 9,4% un an plus tôt. «Cette progression a été tirée par un accroissement de la production privée d’électricité de 9,6% et de celle de l’ONEE de 1,1%», selon les explications contenues dans la note qui fait, par ailleurs, état du recul de 3,5% de la production des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 au lieu d’une hausse de 31,5% à fin janvier 2024. Principal baromètre de l’activité de construction, «les ventes de ciment ont continué de s’accroître significativement au cours des deux premiers mois de 2025, avec des performances de +11,5% au mois de février et de +13,8% au mois de janvier 2025», a fait savoir la Direction. Et d’ajouter qu’au total, les ventes de ciment se sont raffermies de 12,6% au titre des deux premiers mois de 2025, après une hausse de 7,5% un an auparavant. Alain Bouithy
Lancement des consultations mauritano-allemandes sur la coopération au développement

Le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, M. Yacoub Ould Ahmed Aicha, a supervisé, mardi matin, à Nouakchott, l’ouverture des consultations mauritano-allemandes sur la coopération pour le développement. Dans une allocution prononcée à cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances a indiqué que cette rencontre intervient dans un contexte national marqué par la mise en œuvre de nouvelles réformes économiques, politiques et institutionnelles qui ouvrent des perspectives prometteuses de développement, notant que ces consultations sont organisées régulièrement par les gouvernements mauritanien et allemand. Il a salué le niveau de la coopération bilatérale qui a permis la réalisation d’importants projets de développement dans des domaines vitaux, exprimant la gratitude du gouvernement mauritanien pour l’appui diversifié et généreux que le gouvernement allemand apporte à notre pays. Il a souligné que ces consultations constituent une occasion d’échange de vues pour définir les orientations générales de la coopération entre les deux pays dans la période à venir, convenir de ses nouveaux domaines et évaluer les résultats des projets mis en œuvre dans son cadre. Le secrétaire général a rappelé que les récentes négociations ont permis d’identifier deux axes pour cette coopération, à savoir la gestion durable des ressources naturelles et la bonne gouvernance, ce qui s’inscrit pleinement dans les ambitions de développement national exprimées par S.E. le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans son discours d’investiture du 2 août 2024. Il a exprimé le souhait que les discussions mettent en lumière les succès des projets mis en œuvre et développent des recommandations constructives qui prennent en compte les besoins des secteurs techniques et les priorités nationales de développement, tout en impliquant les ministères sectoriels dans la conceptualisation, le suivi et l’évaluation. Les consultations ont été lancées en présence des ambassadeurs des deux pays, du directeur du secteur Sahel et Afrique de l’Ouest du ministère fédéral allemand de la coopération économique, du directeur résident de l’Agence allemande de coopération technique (GTZ) à Nouakchott, d’un représentant de la banque KFW et du coordinateur du projet régional de développement des capacités et d’assurance qualité pour le commerce international au Maghreb. AMI
Bénin : le Groupe de la Banque africaine de développement accorde un don de 400 000 dollars au ministère de l’Économie et des Finances pour la mobilisation des produits des marchés des obligations durables

Le Groupe de la Banque africaine de développement a accordé un don de 400 000 dollars américains sous forme d’appui d’assistance technique au ministère de l’Économie et des Finances du Bénin pour lui permettre de diversifier et d’accroître la mobilisation des produits des marchés des obligations durables en vue de soutenir la mise en œuvre des plans nationaux de développement et de transition verte. Le don qui provient du Fonds pour le développement des marchés de capitaux, un fonds multi-donateurs, administré par la Banque africaine de développement, a été approuvé le 23 juillet 2024 à Abidjan. « L’une des priorités de la Banque africaine de développement dans le cadre de sa nouvelle stratégie décennale 2024-2033 est de soutenir les initiatives pour accroître l’accès à tous les financements liés au développement durable. En soutenant ce projet, la Banque se positionne, tant, sur le volet investissement que de l’assistance technique, pour permettre aux pays africains de pleinement profiter de leur potentiel en matière de développement durable », a déclaré M. Ahmed Attout, directeur du Département du développement du secteur financier du Groupe de la Banque. « Ce projet permettra d’élargir et approfondir l’écosystème du financement à long terme au Bénin mais aussi sur le marché régional », a-t-il ajouté. Le projet d’appui à la diversification des produits des marchés de capitaux permettra de mettre à jour le cadre d’émission obligataire lié aux Objectifs de développement durable (ODD) et l’élargir aux obligations thématiques (obligations vertes, bleues et sociales). Il permettra d’établir une stratégie nationale de développement des obligations thématiques souveraines et de former les acteurs du marché au niveau national. Le projet vise aussi à soutenir les efforts du Bénin dans sa transition verte pour l’établissement d’une stratégie d’investissement à long terme pour le climat, la croissance verte et la transition carbone avec l’identification des projets verts, et un plan de capitalisation des mécanismes domestiques de mobilisation de la finance verte. « Doter le pays de capacités pour analyser et structurer les différents produits de la finance durable, aidera le Bénin à lever le volume de financement nécessaire pour mettre en œuvre rapidement des projets alignés sur les ODD, tout en limitant les contraintes de capacités d’absorption », a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances du Bénin, M. Romuald Wadagni. « Le Bénin, depuis l’émission inaugurale d’Eurobond ODD, a franchi des étapes remarquables en matière d’innovations financières, concrétisant des programmes verts, inclusifs et porteurs de transformation. Dans un contexte de pleine expansion des marchés des obligations durables, la mise en œuvre de ce projet illustre à nouveau l’engagement du Bénin pour plus de durabilité. Ce projet permettra de capitaliser sur ces expériences pour développer davantage d’instruments diversifiés », a ajouté le ministre.
Maroc. Les levées brutes du Trésor se sont consolidées au terme de l’année 2023

Les levées brutes du Trésor se sont raffermies de 98,2% au terme de l’année 2023 atteignant 255,2 milliards de dirhams, dont 70,6% intervenues au premier semestre 2023, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). « Ce raffermissement a été plus marqué pour le volume levé en maturités longues qui est passé de 12,3 milliards de dirhams au terme de l’année 2022 à 87,8 milliards à fin 2023, soit 34,4% des levées de l’année 2023 après 9,6% l’année précédente », a indiqué la DEPF. Dans sa récente note de conjoncture (janvier 2024, N° 323), la direction relevant du ministère de l’Economie et des Finances indique également que les volumes souscrits des maturités moyennes et courtes se sont accrus de 62,2% et 28,8% respectivement pour atteindre 84,4 et 83 milliards de dirhams. Ce qui, après analyse, représente 33,1% et 32,5% des levées après 40,4% et 50% observés un an auparavant. Comparativement à l’année précédente, il ressort que les remboursements du Trésor ont plus que doublé, passant de 109,7 milliards de dirhams à fin 2022 à 221,6 milliards de dirhams à fin 2023. La note de la DEPF précise que « ces remboursements se sont réparties à hauteur de 44% pour les maturités courtes, 47,3% pour les maturités moyennes et 8,8% pour les maturités longues contre 38,9%, 50,1% et 11% respectivement l’année précédente », ajoutant que les levées nettes du Trésor se sont établis à 33,6 milliards de dirhams au terme de l’année 2023, compte tenu de l’évolution des levées brutes et des remboursements. Elles ont ainsi bondi de 75,7% par rapport à l’année dernière. Par conséquent, et bien qu’enregistrant une hausse de 5% par rapport à fin 2022, la DEPF note que l’encours des bons du Trésor émis par adjudication a accusé un recul de 0,6% par rapport à fin septembre 2023 pour s’établir à 699,4 milliards de dirhams au terme de l’année écoulée. A en croire la DEPF, la structure de cet encours reste prédominée par les maturités longues dont la part s’est accrue de 7,1 points pour se situer à 63% après 55,9% à fin 2022, devançant les maturités moyennes dont la part a reculé de 4,6 points à 32,3%. Quant à la part des maturités courtes, qui demeure faible, elle s’est repliée de 2,4 points à 4,7%. En ce qui concerne le volume des soumissions, les données suggèrent qu’il « s’est apprécié, par rapport à l’année précédente, de 94,8% pour atteindre 500,1 milliards de dirhams. Particulièrement, le volume soumissionné des maturités courtes a plus que doublé, passant de 129,5 milliards de dirhams à fin 2022 à 284,6 milliards à fin 2023, représentant 56,9% du volume des soumissions contre 50,4% un an auparavant », a-t-elle souligné. Et de noter un accroissement du volume soumissionné des maturités moyennes de 41,2% à 135,8 milliards de dirhams, représentant 27,2% du volume des soumissions après 37,5% l’année précédente. Quant au volume soumissionné des maturités longues, il s’est raffermi, passant de 31,1 milliards de dirhams à fin 2022 à 79,7 milliards à fin 2023, soit 15,9% du volume des soumissions après 12,1% l’année dernière. A rappeler qu’au quatrième trimestre 2023, les levées brutes du Trésor au niveau du marché des adjudications se sont accrues, en glissement trimestriel, de 11,2% pour atteindre 39,5 milliards de dirhams. La DEPF précise que ces levées ont été prédominées essentiellement par les maturités longues à hauteur de 63% après 52,5% le trimestre précédent, souligne la note ajoutant que les maturités courtes et moyennes ont canalisé 13,5% et 23,5% respectivement des levées du trimestre contre 40% et 7,5% au T3-2023. La même source relève, par ailleurs, que les remboursements du Trésor au titre du quatrième trimestre 2023 ont augmenté par rapport au troisième trimestre de 15,5% pour s’établir à 43,6 milliards de dirhams. Ainsi, « les levées nettes du Trésor ont été négatives pour le troisième trimestre consécutif, soit -4 milliards de dirhams au T4-2023 après -2,2 milliards au T3-2023 et -4,8 milliards au T2-2023, contre +44,6 milliards de dirhams au T1-2023 », a fait savoir la DEPF. S’agissant du volume des soumissions sur le marché des adjudications, il a augmenté par rapport au trimestre précédent de 5,8% pour s’établir à 75,9 milliards de dirhams, a-t-elle poursuivi relevant que la demande s’est répartie à hauteur de 31,2% pour les maturités courtes après 55,3% au troisième trimestre 2023, 34,7% pour les maturités moyennes après 13,9% au T3-2023 et 34,1% pour les maturités longues après 30,8% au T3-2023. Quant aux taux moyens pondérés primaires des émissions des bons du Trésor, ils ont poursuivi leur baisse au dernier trimestre de l’année écoulée, en glissement trimestriel, enregistrant des reculs compris entre 4 et 14 points de base après des baisses comprises entre 7 et 35 points de base au T3-2023. Alain Bouithy
Maroc. Repli des levées brutes du Trésor à fin novembre 2023

La Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, a rendu récemment sa note de conjoncture de décembre 2023 faisant état de la baisse du recours du Trésor au marché des adjudications au cours du mois de novembre 2023. Selon la DEPF, les levées brutes du Trésor au niveau du marché des adjudications se sont repliées de 78% en glissement mensuel, pour se situer à 4,3 milliards de dirhams. « Ces levées ont été prédominées par les maturités moyennes dont la part s’est élevée à 55% après 29,3% le mois dernier », a précisé la DEPF dans sa récente note de conjoncture-Décembre 2023 (N° 322) ajoutant que les maturités longues et courtes ont représenté respectivement 25,5% et 19,6% des levées du mois contre 48% et 22,7% le mois antérieur. Comparé au mois précédent, les remboursements du Trésor au titre du mois de novembre 2023 sont ressortis en baisse de 44,9% pour s’établir à 9,3 milliards de dirhams, a-t-elle également relevé dans sa note. « En conséquence, les levées nettes du Trésor ont été négatives de 4,9 milliards de dirhams après qu’elles ont été positives de 2,9 milliards de dirhams le mois dernier », a conclu la DEPF. Dans sa note de conjoncture, il est aussi indiqué qu’au terme des onze premiers mois de 2023, les levées brutes du Trésor ont plus que doublé en glissement annuel, passant de 105,3 milliards de dirhams à fin novembre 2022 à 239,8 milliards à fin novembre 2023. Il est à préciser que « ce raffermissement a été plus marqué pour le volume levé en maturités longues qui est passé de 12,3 milliards de dirhams à fin novembre 2022 à 73,5 milliards à fin novembre 2023, soit 30,6% des levées après 11,7% l’année précédente », comme l’a expliqué la DEPF. La note fait en outre état de l’accroissement des volumes souscrits des maturités moyennes et courtes qui ont progressé respectivement de 78,9% et 78,6% pour atteindre 83,3 et 83 milliards de dirhams, représentant ainsi 34,7% et 34,6% des levées (après 44,2% et 44,1% un an auparavant). Comparativement à l’année précédente, les remboursements du Trésor ont aussi plus que doublé, passant de 97,5 milliards de dirhams à fin novembre 2022 à 204,1 milliards de dirhams à fin novembre 2023. En conséquence, a également constaté la DEPF, « les levées nettes du Trésor ont quasiment quintuplé, s’établissant à 35,6 milliards de dirhams à fin novembre 2023 contre 7,8 milliards à fin novembre 2022 ». D’après la note, ces évolutions laissent apparaître que l’encours des bons du Trésor émis par adjudication s’est établi à 701,4 milliards de dirhams à fin novembre 2023, enregistrant un recul de 0,7% par rapport à fin octobre 2023, demeurant toutefois en hausse de 5,4% par rapport à fin décembre 2022. La même source souligne que « la structure de cet encours reste prédominée par les maturités longues dont la part s’est accrue de 5,4 points pour se situer à 61,3% après 55,9% à fin décembre 2022 ». Les maturités moyennes dont la part a reculé de 3,6 points à 33,3% viennent juste après, a-t-elle fait également remarquer notant que la part des maturités courtes, qui demeure faible, s’est quant à elle repliée de 1,6 point à 5,5%. Il est à important de noter par ailleurs que le volume des soumissions sur le marché des adjudications a reculé, en glissement mensuel, de 41,4% pour se situer à 20 milliards de dirhams. Et qu’au terme des onze premiers mois de l’année en cours, il a plus que doublé, s’établissant à 478,3 milliards de dirhams contre 224,5 milliards à fin novembre 2022. En particulier le volume soumissionné des maturités courtes qui a quasiment triplé, passant de 104,5 milliards de dirhams à fin novembre 2022 à 282,2 milliards à fin novembre 2023. Ce qui représente 59% du volume des soumissions contre 46,5% un an auparavant. Représentant 27,1% du volume des soumissions, après 39,6% l’année précédente, le volume soumissionné des maturités moyennes s’est pour sa part accru de 45,7% à 129,6 milliards de dirhams. Au même moment, « le volume soumissionné des maturités longues a plus que doublé, passant de 31,1 milliards de dirhams à 66,6 milliards, soit 13,9% du volume des soumissions après 13,8% l’année dernière », a relevé la DEPF. Alain Bouithy
Maroc. L’activité du secteur manufacturier suit une tendance favorable

L’activité du secteur manufacturier a suivi une tendance globalement favorable au titre du troisième trimestre 2023, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). « Le secteur manufacturier a clôturé le premier semestre 2023 sur une quasi-stagnation de sa valeur ajoutée (-0,2% en moyenne), après une légère baisse de 0,5% un an auparavant », a indiqué ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Cette évolution est attribuée à la baisse de 2,1% au titre du deuxième trimestre 2023, atténuée par un accroissement de 1,8% au premier trimestre 2023, a expliqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de novembre 2023 (N°321). « La production du secteur manufacturier semble en amélioration au troisième trimestre de l’année », a-t-elle souligné en se basant sur les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib. Selon les chiffres, entre les mois d’août et de septembre 2023, l’accroissement de la production aurait été observé dans toutes les branches d’activité, excepté dans celle de l’agro-alimentaire où elle aurait plutôt reculé ; tandis que les ventes auraient progressé dans l’ensemble des branches hormis celles de l’agro-alimentaire et de la «chimie et parachimie» où elles se seraient repliées. En amélioration de 4,4 points en une année, après une baisse de 0,6 point l’année dernière, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) aurait atteint 75,7% au terme du troisième trimestre de l’année en cours, signant ainsi sa meilleure performance sur les 14 dernières années. Les données montrent que cette progression a concerné l’ensemble des branches d’activité, notamment le « textile et cuir » (+11,3 points), la « mécanique et métallurgie » (+8 points), l’«électrique et électronique» (+5,7 points), la «chimie et para-chimie» (+3 points) et l’«agro-alimentaire» (+1,7 point), comme cela a été précisé dans la note ajoutant que le TUC se serait accru de 2,3 points au terme des neuf premiers mois de 2023 pour atteindre 73,9%, après une baisse de 0,6 point un an auparavant. Dans sa note de conjoncture, la DEPF fait état des bonnes performances des exportations du secteur manufacturier, en valeur, au troisième trimestre. Des évolutions observées « notamment au niveau de l’automobile, de l’électronique et électricité, et de l’industrie pharmaceutique dont les taux de croissance ont été respectivement de +30,6%, +25,9% et +18,3% ». Soulignons qu’au terme des neuf premiers mois de l’année, les exportations du secteur de l’automobile se sont raffermies de 33,1%, a-t-elle fait remarquer de même source ; ajoutant que celles de l’électronique et électricité ont progressé de 30,7%, celles du textile et cuir de 7,2% et celles de l’industrie pharmaceutique de 19,9%. Quant aux dérivés de phosphates, les chiffres suggèrent que la valeur de leurs ventes à l’étranger s’est repliée de 40% à fin septembre 2023, après +65% un an auparavant; alors que le volume de ces expéditions s’est renforcé de son côté au titre de la même période de 3,3%, en raison d’une performance de +12,9% lors du troisième trimestre 2023. Soulignons également que, pour le quatrième trimestre 2023, les industriels s’attendent à un accroissement de la production et des ventes dans toutes les branches d’activité. Alain Bouithy
Maroc/DEPF : Dynamique globalement favorable de l’activité de la pêche à fin novembre

Les débarquements de la pêche côtière et artisanale se sont raffermis, en volume, de 18,6%, à fin novembre 2022, après une quasistagnation un an plus tôt (-0,3%), a annoncé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). « Cette amélioration repose essentiellement, sur la consolidation des captures de poissons pélagiques de 23,6%, dont la part sur l’ensemble des débarquements a avoisiné les 90% », a indiqué ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Quant à la valeur marchande de ces débarquements, elle s’est inscrite en hausse de 9,4% au terme des onze premiers mois de 2022, après +28,2% l’an dernier, a-t-il poursuivi. Selon ses explications, « cette performance est liée à la dynamique de la valeur des captures de poissons pélagiques (+29,8%), de celle de poissons blancs (+7,8%), de celle des crustacés (+21,2%) et de celle des coquillages (+2,3%), atténuée par le recul de celle de céphalopodes de 5,6% ». Martin Kam