Maroc/Voyage musical en terres napolitaines: La voix de Fiorenza Calogero envoûte le public casablancais

Fiorenza Calogero a illuminé la scène du Théâtre Italia à Casa blanca lors d’une magnifique soirée qui a récemment rassemblé de nombreux mélomanes de Casablanca et des villes alentours, curieux et amoureux de musiques napolitaines. Considérée comme l’une des plus grandes interprètes de la chanson na politaine, l’Italienne à la voix très sen suelle, aux tons chauds et profonds, a offert un concert de grande qualité à l’occasion de la 33e édition du Festival de musique populaire contemporaine (« SETE SóIS SETE LUAS »). Lors de cette soirée musicale, or ganisée par le Consulat général d’Italie et le Dante Alighieri de Casablanca, la chanteuse – qui était accompagnée de Michele Boné (guitare classique), Gennaro Esposito (guitare battante) et Raffaella Coppola (danses et tambou rins), a transporté le public présent au cœur de Naples. Intitulé « Animafolk », le concert présenté ce soir-là est né en 2022. « Il puise ses racines dans les sonorités du sud de l’Italie. Tammurriate, taren telles, chansons d’auteurs et classiques napolitaines s’entremêlent dans un spectacle qui unit passion et culture », a déclaré dans son mot de présenta tion la présidente de la Dante Ali ghieri de Casablanca, Dr Marina Sganga Menjour. A 20h23 et sous les applaudisse ments nourris du public, les pre mières notes de sonorités résonnent dans la salle avec à la manœuvre les deux guitaristes. Quelques minutes après, tambourin à la main, voix pleine de grâce, Fiorenza Calogero entre en scène pour une première prestation de quatre minutes qu’elle conclura par un échange chaleureux avec le public. Dès lors, une belle com plicité s’installe, le public exulte, l’ac compagne pendant plusieurs minutes, avant une nouvelle interac tion suivie de l’entrée sur scène de la danseuse vêtue de rouge et d’un fou lard noir. Dix-sept minutes après le début du concert, l’ambiance reste vive et intense. Le public, faisant preuve d’un enthousiasme manifeste, continue d’accompagner la chanteuse et la danseuse dans ses chorégraphies. Puis, une longue séquence instrumen tale vient mettre en lumière tout le ta lent des musiciens. Juste après ce moment musical, la danseuse se joint au public qui joue le jeu avec joie et enthousiasme. L’espace entre la scène et la salle est rapidement pris d’assaut par les mélomanes. L’am biance atteint alors son comble. Après un repli marqué par un rythme plus doux, le ton remonte avec d’autres nouveaux titres et une nou velle chorégraphie. Il est 21h01 : autour d’elle, un cerce de spectateurs s’élargit au fil des minutes, rassemblant jeunes garçons, filles et parents visiblement heureux d’être présents à ce concert, sous le regard ému de la chanteuse qui savoure ce moment. Tout autour et au fond de la salle, les spectateurs, débout, tentent d’im mortaliser l’instant magique. Les flashes crépitent, les sourires fusent, la joie est perceptible. Après plus d’une heure d’un spec tacle intense et enthousiaste ponctué de multiples échanges avec la salle, Fiorenza Calogero remercie chaleureu sement le public qui en redemande. Une demande à laquelle la chanteuse répondra volontiers. Comme l’a déclaré Marina Sganga Menjour un peu plus tôt, « le Festival de musique populaire contemporaine est un événement culturel annuel qui soutient des projets de musique popu laire contemporaine ». Cet important rendez-vous « est promu par un réseau culturel de 30 villes de 11 pays diffé rents, parmi lesquelles l’Italie et le Maroc, bien sûr, et puis encore l’Es pagne, la France, le Portugal, la Tuni sie, etc. », a-t-elle précisé. En ce qui concerne Fiorenza Calo gero, présentée comme l’une des voix les plus emblématiques de Naples, la présidente de l’association culturelle italienne a rappelé que « sa carrière est un parcours mêlant théâtre, cinéma et surtout concerts ». Elle ajoute que « la versatilité de sa voix, son approche passionnée de l’écriture et son expres sivité scénique » font d’elle « l’une des interprètes les plus profondes de la chanson traditionnelle italienne ». Il est important de noter que la chanteuse italienne représente réguliè rement la musique napolitaine lors des événements internationaux les plus prestigieux. Alain Bouithy
L’Orchestre de Piazza Vittorio électrise le public casablancais

CONCERT. Le très célèbre Orchestre de Piazza Vittorio était à Casablanca pour un concert très attendu des mélomanes et de nombreux curieux, à l’invitation du Centre culturel italien « Dante Alighieri » de Casablanca – qui inaugurait sa nouvelle saison culturelle – et du consulat général d’Italie à Casablanca. Reporté à maintes reprises en raison de la crise sanitaire du Covid-19, le concert a récemment eu lieu, au grand bonheur du public venu nombreux pour voir l’ensemble multiethnique italien qui s’est produit dans la cour du consulat général où plus de 450 personnes passionnées de musique et des rythmes envoûtants l’attendaient avec impatience. Le moins que l’on puisse dire, c’est que leur patience n’aura pas été vaine vu l’ambiance qui a prévalu durant ce concert très relevé où sonorités et mélodies rivalisaient avec les ovations d’un public très enthousiaste que les musiciens ont tenu en haleine durant toute la durée du spectacle. Il faut dire que le groupe, considéré comme l’un des premiers et plus importants ensembles multiethniques italiens, n’a pas tardé à mettre le feu sur la scène aménagée pour la circonstance. L’ensemble, composé de musiciens de différentes nationalités, s’est rapidement mis dans le bain, ne ménageant aucun effort pour mettre de l’ambiance et répondre aux attentes du public auquel il a offert une magnifique soirée. Dans une ambiance acoustique féerique, chaleureuse et décontractée, l’Orchestre de Piazza Vittorio a mis en lumière -comme il sait le faire- des artistes talentueux jouant à divers instruments comme l’oud avec une certaine maîtrise et interprétant des mélodies qui ont rapidement séduit un public cosmopolite, ouvert, chaleureux et surtout pas du tout avare d’ovations. Comme l’a relevé au début du concert la présidente de la Dante Alighieri de Casablanca, Marina Sganga Menjour, la création de l’ensemble italien « se base sur l’idée que la diversité constitue une richesse et que chaque musicien faisant partie du groupe l’enrichit musicalement grâce à sa propre culture et à sa différence artistique». Mais pour atteindre ce niveau de perfection, il est important de signaler que le répertoire du groupe est tout de même « le résultat de plusieurs années de travail pendant lesquelles chaque musicien a partagé avec les autres sa musique qui, souvent, parle de lui-même et de son pays », a-t-elle précisé. Il est à souligner que «cette constante collaboration, ce mixage de cultures a pour but de transmettre au public les mêmes émotions et sensations qu’ils ressentent quand une chanson d’un musicien devient celle de tous les autres membres de l’orchestre», a souligné la présidente de la Dante Alighieri de Casablanca. Ce qui est sûr, c’est que Houcine Ataa (voix), Emanuele Bultrini (guitare et voix), Carlos Paz Duque (flûtes andines et voix), Marcello Tirelli (piano), Mohamed Ziad Trabelsi (oud, wtar et voix), Pino Pecorelli (basse électrique), Peppe d’Argenzio (saxophone) et Ernesto Lopez Maturell (batterie et voix) ont réussi à électriser les Casablancais présents ce soir-là, en leur offrant une magnifique soirée témoignant du talent et du génie d’un ensemble pas comme les autres. Pour la petite histoire, l’Orchestre de Piazza Vittorio a été créé à Rome en 2002 grâce à la volonté d’un groupe d’artistes, d’intellectuels et d’opérateurs culturels qui voulaient mettre en valeur Piazza Vittorio, considérée comme «le quartier multiethnique de la ville éternelle par excellence», a rappelé Marina Sganga Menjour, qui a annoncé la reprise des événements culturels de la Dante Alighieri de Casablanca. Alain Bouithy