RDC : la tonne de nickel en baisse de 10,01% sur les marchés internationaux

Le prix de la tonne de nickel, produit d’exportation de la République démocratique du Congo (RDC), a observé une baisse de 10,01% à l’international en se négociant à 13.196,93 USD au 10 novembre 2025 contre 14.665,19 USD la semaine précédente, selon les mercuriales consultées jeudi par l’ACP. « La tonne de Nickel observe une baisse de prix sur les marchés internationaux durant la semaine du 10 au 15 novembre 2025 en se négociant à 13.196,93 USD contre 14.665,19 USD la semaine précédente, soit un recul de 10,01% la tonne», a-t-on lu dans les mercuriales du commerce extérieur. Comparé à la semaine précédente, le prix de nickel a accusé une hausse de 11,04% sur les marchés à l’international durant la période du 3 au 8 novembre 2025, en se fixant à 14.665,19 USD contre 13.206,19 USD la semaine précédente. La hausse, la baisse et la stabilité des prix des produits miniers marchands, a précisé le document, sont consécutives à l’offre et à la demande sur les marchés internationaux ainsi qu’à la chaîne d’approvisionnement. Ces fluctuations ont un impact direct sur l’économie congolaise, fortement dépendante des exportations des matières premières, notamment dans le secteur minier. Il convient de rappeler que le nickel est utilisé principalement dans la fabrication de l’acier inoxydable en raison de sa solidité et de sa résistance à la corrosion, mais il est aussi essentiel dans la production des batteries pour véhicules électriques et pour des applications aérospatiales et médicales. Par ailleurs, la production mondiale minière de nickel est dominée par l’Indonésie, l’Australie, le Brésil et les Philippines. Le nickel est un métal polyvalent apprécié pour sa solidité, sa résistance à la corrosion et sa capacité à résister à des températures extrêmes. Il est principalement utilisé dans la production d’acier inoxydable et dans un large éventail d’industries et de produits de consommation courante. ACP
La ministre congolaise des Transports salue le rôle des ports marocains dans la connectivité de l’Afrique aux marchés internationaux

La ministre congolaise des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a salué, samedi à Istanbul, le rôle central des infrastructures portuaires du Maroc dans la facilitation de l’ouverture de l’Afrique sur l’Europe et les autres régions du monde. Le Maroc accorde une importance particulière au développement de ses ports, ce qui en fait un acteur clé garantissant l’accès des produits africains aux marchés internationaux, a souligné la ministre congolaise dans une déclaration à la MAP, en marge de sa participation, aux côtés du ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, à une réunion de haut niveau tenue dans le cadre du Forum mondial sur la connectivité des transports. Elle a précisé, par ailleurs, que les relations maroco-congolaises portent sur des secteurs concrets, notamment l’aviation civile, à travers la liaison aérienne entre Brazzaville et Casablanca assurée par Royal Air Maroc (RAM). La responsable congolaise a exprimé, dans ce cadre, la volonté de son pays d’élargir cette coopération à d’autres domaines du secteur du transport, ajoutant que le port en eau profonde de Pointe-Noire pourrait s’inscrire dans des partenariats avec le Maroc, au même titre que le secteur ferroviaire. Elle a appelé, à cet égard, au renforcement du partenariat avec le Maroc, un pays ami, dans l’ensemble des domaines du transport. Le Maroc prend part au Forum mondial sur la connectivité des transports, organisé du 27 au 29 juin à Istanbul, par le ministère turc des Transports et des Infrastructures avec le soutien de la Banque mondiale, avec une délégation de haut niveau conduite par M. Kayouh, qui comprend notamment l’ambassadeur du Maroc en Turquie, Mohamed Ali Lazrak, et plusieurs directeurs et responsables du secteur du transport et de la sécurité routière. Ce Forum international constitue une plateforme de haut niveau réunissant décideurs politiques, ministres, représentants d’organisations internationales et d’institutions financières mondiales, acteurs industriels et du secteur privé et experts, pour débattre des moyens de développement et d’optimisation des corridors de transport internationaux. MAP
Nouvelle émission obligataire internationale réussie : La signature du Bénin séduit (1 milliard de Dollars US mobilisé sur les marchés internationaux)

Le 16 janvier 2025, la République du Bénin a fixé avec succès les modalités de sa nouvelle émission obligataire internationale, mobilisant 500 millions de Dollars avec une échéance finale de 16 ans. L’émission, dont la durée moyenne est plus longue de trois ans que celle émise en février 2024, affiche un coupon en Euros de 6.48% grâce à une opération concomitante de couverture de change Dollar-Euro portant sur l’intégralité du montant émis. Cette opération fait suite à trois jours de marketing, du 8 au 10 janvier, au cours desquels la délégation officielle a eu l’occasion de renouer avec plus d’une soixantaine d’investisseurs internationaux. Le fort intérêt suscité par cette opération en Dollars s’est traduit par un livre d’ordres d’environ 3.5 milliards dans la journée, soit une souscription 7 fois supérieure au montant recherché. L’intérêt manifesté par les investisseurs a permis de compresser le rendement à l’émission de 75 points de base au cours de la journée d’émission. Les autorités se félicitent de la grande qualité du livre d’ordres, où les plus grands gestionnaires d’actifs du monde sont représentés. En parallèle, la République a conclu un crédit international avec Deutsche Bank de 500 millions d’Euros pour une maturité finale de 15 ans et un taux d’intérêt avantageux équivalent à 6.0% (incluant les frais de garantie) à la date de ce communiqué. Ce financement bénéficie d’une garantie partielle en première perte de l’Association Internationale de Développement (IDA, du groupe de la Banque Mondiale) d’un montant de 200 millions d’Euros. Ce financement reflète le rôle pionnier du Bénin en matière d’innovation financière ; il s’agit en effet de la première garantie de l’IDA approuvée par la Banque Mondiale depuis le lancement de sa plateforme des garanties en juillet 2024. Le financement de Deutsche Bank sera notamment utilisé, dans le cadre de l’opération de gestion de passifs annoncée le 8 janvier dernier, pour racheter une partie de l’Eurobond 2032 de la République. Cette démarche permet d’étendre la maturité moyenne du portefeuille de dette publique tout en produisant des économies de service de la dette grâce aux termes obtenus. Les économies seront ensuite employées pour financer des dépenses éligibles au cadre de financement ODD de la République. Par cette double opération, le Bénin consolide sa réputation de gestion rigoureuse et innovante de la dette publique, tout en renforçant sa résilience financière. Ce succès démontre également la capacité de la République à mobiliser rapidement des financements innovants au service de projets à fort impact du Programme d’Actions du Gouvernement. Le closing financier de l’opération devrait intervenir le 23 janvier 2025 et celui de l’opération de rachat le 29 janvier 2025.