La Banque africaine de développement et la BERD publient, avec le soutien de l’ambassade du Royaume-Uni, le « Profil entrepreneurial de la Tunisie 2025 »

La Banque africaine de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont dévoilé, aujourd’hui (16 décembre, Dnr) à Tunis, le « Profil entrepreneurial de la Tunisie 2025 », une étude conjointe financée par l’ambassade du Royaume-Uni. Ce rapport dresse un panorama complet de l’écosystème entrepreneurial tunisien et identifie les leviers à activer pour libérer le potentiel du secteur privé, moteur essentiel de la croissance et de la création d’emplois. Fruit d’un travail collaboratif avec les autorités tunisiennes, le rapport met en lumière les forces et défis de l’entrepreneuriat en Tunisie et analyse en profondeur les dynamiques sectorielles et territoriales tout en mettant en évidence le potentiel des porteurs de projets et des TPME dans la création d’emplois de qualité. Il met également en avant des recommandations opérationnelles destinées à soutenir les réformes publiques et à structurer un environnement entrepreneurial plus dynamique et inclusif. Malinne Blomberg, directrice générale adjointe du Groupe de la Banque africaine de développement en Afrique du Nord et responsable pays en Tunisie a souligné que le pays disposait d’un vivier d’entrepreneurs dynamiques et résilients, et que son profil entrepreneurial fournissait une base factuelle solide pour concevoir des programmes adaptés à son potentiel, capables de stimuler l’investissement, la création et la croissance des entreprises, l’emploi et l’inclusion économique. Selon Richard Jones, directeur SEMED (Sud et Est de la Méditerranée) du groupe Financement et Développement des PME de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, « ce rapport illustre la complémentarité des actions de la BERD et de la Banque africaine de développement pour promouvoir un secteur privé inclusif et compétitif en Tunisie. Il s’inscrit dans une démarche commune visant à créer un environnement favorable à l’investissement et à l’entrepreneuriat durable ». « Le Profil entrepreneurial de la Tunisie 2025 fournit aux autorités tunisiennes une base de données unique pour cibler leurs politiques d’appui à l’entrepreneuriat et aux TPE », a déclaré Roderick Drummond, ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie. Avant d’ajouter :« Les analyses que permet ce type d’enquête sont très importantes pour informer les politiques publiques d’appui à l’entrepreneuriat et aux TPE. » L’étude fournit une analyse intégrée combinant données économiques, enquêtes de terrain et diagnostics sectoriels, facilitant ainsi la mise en place de mesures publiques ciblées Elle met également en lumière les leviers permettant de dynamiser l’activité entrepreneuriale, de favoriser la création d’entreprises et de soutenir la croissance ainsi que la formalisation des entreprises existantes. Le rapport préconise par ailleurs une série de mesures prioritaires comportant, entre autres, l’optimisation des mécanismes d’accès au financement pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), l’intégration de ces entreprises dans des chaînes de valeur locales et régionales, la promotion de l’entrepreneuriat féminin, ainsi que l’extension de la couverture et la modernisation des services d’accompagnement des entrepreneurs potentiels et établis. La publication de ce rapport marque une étape importante dans la coopération tripartite entre la Banque africaine de développement, la BERD et l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie, alignée sur les priorités nationales de développement économique du pays. Banque africaine de développement
Séance de travail entre la Mauritanie et une mission de la Banque africaine de développement

Le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, M. Yacoub Ahmed Aicha, a tenu, mardi, à Nouakchott une séance de travail avec une mission de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par le directeur général du bureau régional pour l’Afrique du Nord, M. Mohamed El Azizi, et Mme Malinne Blomberg, directrice générale adjointe et chef du bureau national pour la Mauritanie. La réunion a porté sur l’évaluation à mi-parcours de la stratégie pays pour la Mauritanie (2023-2028). S’exprimant à cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances a salué l’excellente coopération entre notre pays et le Groupe de la BAD, qui se renforce de jour en jour. Il a ajouté que la visite d’une mission de haut niveau du Groupe de la BAD confirme l’intérêt que cette institution accorde à la Mauritanie, ainsi que la solidité de nos relations de coopération avec elle. Le document de stratégie pays pour la Mauritanie, qui fera l’objet de l’évaluation à mi-parcours, a été élaboré sur la base de discussions intenses et fructueuses entre notre pays et le Groupe de la BAD au cours de la période 2022-2023. Il a ajouté que l’objectif global de ce document est d’appuyer la diversification et la transformation de l’économie, afin de créer des emplois décents dans notre pays, conformément aux directives du gouvernement inscrites dans la Stratégie pour une croissance accélérée et une prospérité partagée (2016-2030). Pour sa part, le directeur général du bureau régional de la Banque pour l’Afrique du Nord, S.E. Mohammed Al Azizi, s’est félicité de l’accueil qui lui a été réservé ainsi qu’à la délégation qui l’accompagnait. Il a souligné que la Banque cherche à renforcer et à développer sa coopération avec la Mauritanie. AMI
Mauritanie : la Banque africaine de développement va fournir 767 000 de dollars pour développer l’élevage, deuxième pourvoyeur d’emplois du pays

La Mauritanie va recevoir 767 000 dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, pour développer l’élevage, deuxième pourvoyeur d’emplois du pays. Le ministre mauritanien de l’Économie et du développement durable, Abdessalam Ould Mohamed Saleh, et la directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord du Groupe de la Banque, Malinne Blomberg, ont signé à cet effet une lettre d’accord, ce 19 juillet 2023, à Nouakchott en présence du ministre de l’Élevage Hmedeît Ould Cheine. L’accord ouvre la voie au gouvernement mauritanien pour déployer le Programme de valorisation du potentiel agropastoral naturel de la zone saharienne-projet de développement inclusif des filières d’élevage (projet AWKAR). Le projet vise à valoriser les ressources agropastorales disponibles dans la partie nord-est (Dahr) de la région du Hodh Chargui. L’objectif est d’apporter une solution aux problèmes et contraintes multidimensionnels du secteur agropastoral et d’ouvrir des perspectives à des projets et programmes plus structurants dans le secteur de l’élevage pour la valorisation des ressources agropastorales disponibles. Le ministre Abdessalam Ould Mohamed Saleh a relevé certaines de ces contraintes : « Plusieurs défis continuent d’entraver le développement durable du secteur dont le manque d’infrastructures, la faiblesse de capacités des services régionaux, les conflits autour des ressources naturelles et la faible valeur ajoutée. C’est à ces insuffisances que le projet objet de cette signature va s’attaquer », a-t-il expliqué. L’élevage joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations mauritaniennes. Entre 60 à 70 % de la population mauritanienne tirent une partie ou l’intégralité de leurs revenus de l’élevage. Le secteur contribue pour environ 9,8 % au PIB du pays, selon l’Agence nationale de la statistique (ANSADE 2021). C’est ce qui avait fait dire au président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, lors de la première édition de la foire sur l’élevage tenue à Timbedra le 31 mars 2021 : « L’élevage est la richesse nationale de la Mauritanie. » Le financement du Fonds africain de développement permettra de réaliser les études de faisabilité du projet ainsi que celles relatives aux sauvegardes environnementale et sociale. Il permettra également de développer le plan directeur d’investissement de l’élevage en Mauritanie. Le projet sera mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette signature marque le lancement effectif des études incluses dans le projet, qui avait été approuvé en février 2023 par le Conseil d’administration du Fonds africain de développement. « La Banque africaine de développement se réjouit de participer au développement du secteur de l’élevage, en renforçant ainsi notre partenariat avec le gouvernement mauritanien », s’est félicité Malinne Blomberg. Le projet AWKAR s’inscrit dans le prolongement d’une série d’appuis réguliers et cohérents du Groupe de la Banque pour le développement du secteur de l’élevage en Mauritanie. Depuis 2021, le gouvernement mauritanien a sollicité l’accompagnement du Groupe de la Banque dans le développement de ce secteur. Ce soutien a permis de conduire une étude sur la chaîne de valeur viande et une autre sur celle du lait. Ces études réalisées sur la base d’un processus participatif et inclusif ont été approuvées lors d’un atelier national de l’ensemble des acteurs des deux filières. À travers sa stratégie « Nourrir l’Afrique », la Banque africaine de développement vise à transformer radicalement l’agriculture africaine en un secteur agroalimentaire compétitif et inclusif, à même de créer de la richesse, d’améliorer les conditions de vie de ses populations et de sauvegarder l’environnement. Dans le cadre de cette même stratégie, la Banque a élaboré un plan directeur d’investissement de l’élevage (LIVEMAP) pour lever les principales contraintes dans la création de chaînes de valeur de l’élevage inclusives à hautes productivité et rentabilité. En janvier 2023, la Banque, en collaboration avec l’Union africaine et le gouvernement du Sénégal, a organisé le Sommet Dakar 2 sur la souveraineté alimentaire et la résilience, au cours duquel la Mauritanie a présenté son Pacte national centré sur le développement de l’élevage. Afin de favoriser le développement de son potentiel, la Mauritanie s’est dotée en 2018 d’un programme national de développement de l’élevage qui vise, à l’horizon 2025, à faire du secteur un des leviers de l’économie nationale notamment à travers la valorisation de l’élevage extensif et son intégration à l’économie formelle. Le pays cherche à développer quatre filières animales prioritaires : la filière bétail et viande rouge, la filière lait et produits laitiers, la filière cuirs et peaux et enfin la filière avicole.