Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique

Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique

Du 25 au 27 novembre 2025 aura lieu le 4ème forum des médias sur le thème : Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) en Afrique. Pour la réussite de cet événement, le REMAPSEN peut compter sur ses partenaires stratégiques dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Au nombre de ceux-ci, l’on peut citer Speak Up Africa. Selon M. Papa Djibril Faye, chargé du plaidoyer en santé à SUA« Les médias ont un rôle prépondérant à jouer dans l’éducation, la sensibilisation et la mobilisation des ressources » avant d’ajouter :« A travers ce forum, nous espérons que les journalistes du REMAPSEN seront outillés pour renforcer la couverture médiatique autour des MTN en Afrique, devenant ainsi des alliés du plaidoyer avec des récits accessibles et factuels » a-t-il conclu. Dans une vidéo transmise au comité d’organisation et diffusée au cours de la conférence de presse de lancement le 30 mai dernier, la Professeure Myriam Sidibé, Présidente Fondatrice de Brands On a Mission(BOAM) principal partenaire des Awards du REMAPSEN a expliqué aux médias, les missions de son organisation. Selon la Professeure Myriam Sidibé, BOAM est une agence qui opère dans la santé et le développement durable. « La mission de Brands On a mission est donc parfaitement alignée sur les objectifs du REMAPSEN » a-t-elle précisé. Concernant l’implication de BOAM dans l’organisation du forum des médias et des Awards 2025, elle tire sa source de l’évidence que les journalistes peuvent publier des récits pour changer des comportements. « Nous croyons que le récit est l’un des outils les plus puissants pour changer les comportements et à terme, les systèmes. A travers les Awards du REMAPSEN nous sommes fiers de célébrer et d’investir chaque année dans les voix des journalistes  africains, en particulierles jeunes qui façonnent les récits, porteurs de progrès ». La Professeure Myriam Sidibé a aussi indiqué que  le partenariat entre Brands On a mission et le REMAPSEN s’inscrit dans le cadre de AfricanVoices qui visent à amplifier des solutions africaines et à valoriser les champions locaux qui redéfinissent ce qui est possible dans les domaines de la santé, du climat et du développement durable avant de conclure « BOAM attend des journalistes une approche orientée vers des solutions mettant en lumière les défis et des innovations qui émergent localement.»  Le soutien de Sightsavers Dans son message, M. Simon Bush Directeur de la lutte contre les maladies Tropicales Négligées au siège de Sightsavers à Londres a écrit ceci.« Sightsavers est heureuse de rejoindre le forum des journalistes du REMAPSEN concernant la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) qui se déroulera à Abidjan. Bien que les MTN soient évitables, elles continuent néanmoins d’affecter plus d’un milliard de personnes à travers le monde. Sightsavers aide donc les ministères de la Santé à travers l’Afrique afin de contrôler et d’éliminer cinq de ces maladies invalidantes : le trachome, l’onchocercose (la cécité des rivières), la filariose lymphatique, la schistosomiase et les vers intestinaux. À l’heure où de nombreux progrès récents concernant la santé mondiale sont menacés, les journalistes ont un rôle essentiel à jouer en demandant aux gouvernements de rendre compte de leurs engagements en matière d’élimination des MTN. Les journalistes peuvent également partager les histoires des personnes atteintes d’une MTN afin de briser la stigmatisation liée à ces maladies et d’encourager les malades à se présenter pour suivre un traitement. ». Avec l’engagement de ses partenaires, le REMAPSEN peut être rassuré quant au succès du prochain forum des médias sur les maladies tropicales négligées et des Awards du REMAPSEN dotés des prix Michel Sidibé.

Santé : le mois de novembre prochain sera marqué par un forum à Abidjan portant sur les maladies tropicales négligées

Santé : le mois de novembre prochain sera marqué par un forum à Abidjan portant sur les maladies tropicales négligées

COTE D’IVOIRE. En vue de l’organisation du forum annuel consacré aux médias, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) se propose d’instruire les journalistes de 35 pays africains sur la situation des maladies tropicales négligées en Afrique. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le vendredi 30 mai à Abidjan. D’après le Président du conseil d’administration du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, « l’organisation de ce forum est une opportunité de sortir les MTN ne leur état de négligence et les placer au rang des sujets prioritaires dans le traitement de l’information par les médias en Afrique ». Placé sous le thème « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique » les journalistes africains des pays francophones, anglophones, lusophones, hispanophones et arabophones se retrouveront à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025 pour comprendre les enjeux et défis des maladies tropicales négligées. A en croire M. Coulibaly Zié Oumar, Directeur Exécutif du REMAPSEN « ce forum vise à briser le silence médiatique autour des MTN ». L’un des temps forts de cette conférence de presse de lancement du forum des médias 2025 a été la participation des Directeurs Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre les MTN en Côte d’Ivoire. Tour à tour, le Docteur Djè Ngoran Norbert, Directeur Coordonnateur du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive et le Dr Dizoé, Directeur coordonnateur du programme national de l’élimination de la lèpre ont instruit les journalistes sur la situation des MTN en Côte d’ivoire avant de se féliciter du choix des MTN comme thème Central du prochain forum des médias. Ils ont tous reconnu le rôle important des médias dans la sensibilisation des communautés et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires avant de s’engager à faire du rendez-vous d’Abidjan, un véritable succès. Si le REMAPSEN peut organiser ce 4ème forum des médias, c’est grâce à l’appui technique et financier de ses partenaires dont certains ont renouvelé séance tenante leur soutien au REMAPSEN dans l’organisation de ce forum. Il ‘agit de Speak Up Africa et Sightsavers deux organisations fortement impliquées dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et dont des déclarations d’appui et de soutien ont été lues au cours de la cérémonie. En marge de ce forum, le REMAPSEN organisera la 4ème édition des Awards dotés des prix Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union Africaine pour l’Agence du médicament.Dans un entretien vidéo, Madame Line Renée Batongué, Journaliste à la CRTV au Cameroun et Directrice des Awards a rappelé que ces prix récompensent chaque année, les efforts des meilleurs journalistes africains dans les domaines de la santé et de l’environnement ainsi que les pays les plus productifs dans la réalisation des programmes d’activités du REMAPSEN. Les Awards du REMAPSEN bénéficient chaque année de l’appui technique et financier de Brands on a mission dont le chef de mission Professeure Myriam Sidibé, s’est engagée encore cette année à soutenir le REMAPSEN. Dans son adresse, M. Yao Daniel, sous-Directeur chargé de la presse au District Autonome d’Abidjan s’est félicité du choix du M. Cissé Ibrahima Bacongo, Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan comme Président de la soirée des Awards du REMAPSEN qui aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à Abidjan. En terminant cette conférence de presse de lancement, M. Agnéro Alphonse Renaud, en charge des MTN à la Direction de la Communication du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la couverture maladie universelle et représentant le Directeur de la communication dudit Ministère, a dit toute la satisfaction du Ministre Pierre N’Gou Dimba, Président du forum des médias à accueillir les 70 journalistes étrangers à l’occasion du forum des médias sur les maladies tropicales négligées. Wilfrid Lawilla D.

Près de 211 millions de personnes dans les régions francophones ont encore besoin d’actions contre les maladies tropicales négligées

Près de 211 millions de personnes dans les régions francophones ont encore besoin d’actions contre les maladies tropicales négligées

Cette information a été donnée dans un rapport publié, le 04 octobre 2024, sur les maladies tropicales négligées (MTN) dans les pays francophones intitulé : « Intensification de la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) dans les pays francophones : Avancées, défis et perspectives d’action durable » Cette première évaluation du genre appelle les nations de la Francophonie à s’unir, à agir et à éliminer les MTN grâce à une collaboration et à un engagement politique renouvelé. Il souligne les progrès significatifs accomplis ainsi que les défis qui restent à relever. Ce rapport appelle à un engagement politique renouvelé, à une collaboration transfrontalière renforcée et à une mobilisation accrue des ressources pour accélérer les progrès dans la lutte contre ces maladies. Le nouveau rapport publié ce jour dévoile la toute première évaluation du fardeau des maladies tropicales négligées (MTN) dans les pays francophones, soulignant les progrès significatifs accomplis ainsi que les défis qui restent à relever. Ce rapport appelle à un engagement politique renouvelé, à une collaboration transfrontalière renforcée et à une mobilisation accrue des ressources pour accélérer les progrès dans la lutte contre ces maladies. Un effort à fournir Ce rapport, lancé en marge du 19e Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), estime que 211 millions de personnes dans les pays francophones ont besoin d’interventions contre les MTN, soit une baisse de 23,3 % par rapport à 2010, année où 275 millions de personnes avaient besoin d’interventions. Ce chiffre est à comparer aux 1,62 milliard de personnes dans le monde qui en avait besoin en 2022, soit une baisse de 26 % par rapport aux 2,19 millions de personnes en 2010. La feuille de route 2021-2030 de l’Organisation mondiale de la santé pour les MTN vise à réduire de 90 % le nombre de personnes nécessitant une intervention d’ici à 2030 et à faire en sorte que 100 pays aient éliminé au moins une MTN. En lançant officiellement ce rapport sur les MTN, Pr Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin, Ministre de la santé du Bénin a déclaré, « Aujourd’hui, il est plus qu’essentiel que nous travaillons ensemble dans une approche intersectorielle et dans le cadre du concept ‘one health – une seule santé’ » « En unissant nos forces, nous pouvons écrire le chapitre final de l’histoire des maladies tropicales négligées d’ici à 2030, et le monde francophone a l’opportunité de montrer la voie, car notre diversité et notre solidarité sont nos atouts. Agissons maintenant pour un avenir libéré des MTN » a-t-il ajouté. Notons que les MTN sont un groupe de maladies évitables et traitables qui causent des souffrances incommensurables à certaines des populations les plus vulnérables de la planète. Elles peuvent provoquer des handicaps sévères, des malformations et des décès, entraver la croissance économique et coûter des milliards de dollars en perte de productivité chaque année. Parmi plus de 1,6 milliard de personnes exposées au risque de MTN à travers le monde, un pourcentage important réside dans les pays francophones, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est. Les changements climatiques, un défi majeur Les défis émergents sont également abordés, entre autres la manière dont le changement climatique expose de nouvelles régions au risque de MTN et modifie les schémas de transmission, rendant ainsi les maladies plus difficiles à combattre. Le rapport insiste sur l’importance d’adapter les stratégies pour faire face à ces menaces en constante évolution. « Tandis que nous nous efforçons d’atteindre les cibles définies dans la feuille de route de l’OMS pour les MTN 2021-2030 et l’objectif de développement durable 3, nous devons impérativement intensifier nos efforts », indique le Dr Isatou Touray, directrice exécutive de Uniting to Combat NTDs. « Renforcer la collaboration transfrontalière et intensifier la mobilisation des ressources sont des éléments indispensables pour lutter plus efficacement contre les MTN. » Ce rapport constitue une ressource essentielle pour les décideurs politiques, les partenaires, les donateurs et les communautés francophones, afin de garantir que les MTN restent une priorité dans l’agenda mondial. En travaillant ensemble et en engageant les ressources nécessaires, les pays francophones peuvent mener une action collective pour améliorer la santé et la qualité de vie de millions de personnes dans le monde. « En finir avec le fardeau des maladies tropicales négligées est primordial pour réduire la pauvreté et les inégalités dans le monde, ce qui profite à la fois aux pays francophones et à la communauté mondiale dans son ensemble », déclare le Dr Ibrahima Socé Fall, directeur du programme mondial de l’OMS visant à éliminer les maladies tropicales négligées. « Ce rapport souligne l’urgence d’un engagement politique renouvelé et d’une action collaborative. Il est temps de s’unir, d’agir et d’éliminer les MTN. » Il sied de noter que ce rapport a publié grâce à de Speak Up Africa, à l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA) qui est une coalition novatrice de chefs d’État et de gouvernement africains œuvrant au-delà des frontières nationales et régionales à éliminer le paludisme en Afrique d’ici 2030 et de Uniting to Combat NTDs, qui est une organisation mondiale de défense des intérêts dont l’objectif est de mettre fin aux maladies tropicales négligées (MTN). Wilfrid Lawilla D.

Santé : l’ONG WINS, un acteur majeur dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées

Santé : l’ONG WINS, un acteur majeur dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a animé, le 21 août 2024, un webinaire consacré aux Maladies Tropicales Négligées (MTN), sous la houlette du Professeur Émilienne Épée, fondatrice et directrice de l’organisation Women in Neglected Tropical Diseases (WINS), dont le siège est au Cameroun. Cette rencontre en ligne réunissant des journalistes de différents pays africains, membres du REMAPSEN, et la Professeure Emilienne Epée a contribué à informer l’opinion publique sur l’importance majeure de WINS dans la lutte contre les MTN. Dans ses propos, le Professeur Emilienne Épée a insisté sur le fait que les MTN sont souvent qualifiées de « négligées » en raison du déficit d’attention, de financement et de recherche qui leur sont dédiés, comparativement à d’autres pathologies plus mises en avant dans les médias. Ces maladies infectieuses, qui touchent principalement les populations résidant dans des régions démunies en infrastructures sanitaires, constituent un enjeu de santé publique majeur, trop souvent relégué au second plan. Les activités de l’organisation WINS sont principalement axées sur la prévention des MTN en milieu scolaire, avec deux objectifs prioritaires. Le premier consiste à former les enseignants aux dangers que représentent ces maladies, par le biais de questionnaires éducatifs. Ces outils pédagogiques permettent aux élèves de comprendre l’importance des pratiques d’hygiène, telles que le lavage régulier des mains et du visage, pour prévenir la contraction de ces infections. Le second objectif vise à encourager les élèves formés à sensibiliser à leur tour leurs communautés, en diffusant des messages de prévention avec une précision accrue, là où les systèmes de santé, souvent surchargés, peinent à répondre aux besoins. À l’échelle communautaire, des capsules éducatives, traduites en diverses langues locales, seront également diffusées pour assurer une compréhension approfondie des dangers que posent les maladies tropicales. Le Professeur Épée Émilienne a tenu à rappeler que l’union fait la force, avant d’appeler à une mobilisation collective pour construire un avenir où la santé est un droit accessible à tous, sans distinction. Rappelant que WINS est une organisation à but non lucratif et apolitique, est régie par la loi du 19 décembre 1990 relative aux libertés d’association au Cameroun, avec un récépissé datant du 5 mars 2024. L’organisation a pour mission de mettre à profit l’expertise multidisciplinaire et transversale de femmes éminentes dans leurs domaines respectifs, incluant des médecins, chercheurs, enseignants, éducateurs, anthropologues, et communicantes. Ces professionnelles s’engagent à sensibiliser les populations à travers divers canaux de communication, avec pour objectif ambitieux d’éradiquer les maladies tropicales d’ici 2030. WINS s’emploie ainsi à promouvoir activement la participation des femmes dans cette lutte sanitaire cruciale. Wilfrid Lawilla D.

Le Fonds END nomme Tsitsi Masiyiwa à la présidence de son conseil d’administration

Le Fonds END nomme Tsitsi Masiyiwa à la présidence de son conseil d’administration

Le Fonds END, un fonds philanthropique collaboratif de premier plan dédié à l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN), a annoncé la nomination de Tsitsi Masiyiwa au poste de présidente du conseil d’administration. Elle succède à William (Bill) Campbell, nommé en 2012 premier président du conseil d’administration par les fondateurs de l’organisation, Legatum. Sous sa direction, le Fonds END a mobilisé les ressources de plus de 6 400 donateurs pour fournir plus de 1,5 milliard de traitements dans le cadre de programmes de lutte contre les MTN menés localement dans 31 pays et ciblant les vers intestinaux, la schistosomiase, la filariose lymphatique, la cécité des rivières, le trachome et la leishmaniose viscérale. S’exprimant au nom du Fonds END, M. Campbell a déclaré : « Tsitsi Masiyiwa est une philanthrope et une entrepreneuse sociale très respectée, connue pour son plaidoyer efficace et son leadership exemplaire, notamment dans le cadre de son rôle de présidente et cofondatrice de la fondation Higherlife. La croissance et l’impact du Fonds END ont été l’une des plus grandes réussites de ma vie et il n’y a personne de mieux placé que Tsitsi pour lui confier cette tâche. Sa vision, son expérience et ses réseaux accéléreront et cibleront les ambitions du Fonds END, et nous permettront de renforcer notre impact par de nouveaux moyens. Je suis convaincu que le rôle de premier plan joué par Tsitsi dans le débat sur les MTN permettra aux principaux décideurs, des chefs de famille aux chefs d’État, d’accorder plus d’importance à cette question et d’y mettre un terme de notre vivant ». Tsitsi Masiyiwa fait partie intégrante du parcours du Fonds END depuis sa création en 2012. Au cours des six dernières années, elle a été membre du conseil d’administration du Fonds END, avant d’accéder au poste de vice-présidente en 2022. Les MTN touchent plus de 1,7 milliard de personnes dans le monde, et plus de 40 % du nombre total des MTN est concentré en Afrique. En tant que présidente du conseil d’administration, elle insistera sur l’importance pour les dirigeants africains de s’approprier et de diriger le programme de lutte contre les MTN qui, selon l’Organisation mondiale de la santé, coûtent chaque année des milliards de dollars aux économies africaines en termes de perte de revenus. « C’est un honneur d’être nommée présidente du Fonds END », a déclaré Tsitsi Masiyiwa. « Ayant été témoin de l’impact incroyable de l’organisation, je suis enthousiaste à l’idée de diriger nos efforts vers une durabilité encore plus grande en donnant aux communautés touchées les moyens de prendre l’initiative dans l’élimination des MTN. Nous sommes tous responsables de l’éradication des MTN. J’ai hâte de travailler avec les gouvernements pour appuyer leurs efforts et encourager une plus grande appropriation afin que nous puissions mettre fin au fléau des MTN pour de bon ». Ellen Agler, directrice générale du Fonds END, a fait part de son point de vue sur l’importance de la nomination de Mme Masiyiwa : « En tant que sympathisante et amie de longue date du Fonds END, Tsitsi a été une championne et une activiste inspirante, veillant à ce que les gouvernements africains, les philanthropes et les dirigeants du secteur privé soient aux commandes de l’agenda d’élimination des maladies. Elle sait comment relier efficacement son travail avec les communautés à des conversations sur la scène mondiale afin d’accélérer les progrès pour mettre fin aux souffrances causées par ces maladies anciennes. Je ne saurais être plus enthousiaste à l’idée de servir avec elle dans son nouveau rôle de présidente du conseil d’administration du Fonds END.” Au cours des deux dernières décennies, Tsitsi Masiyiwa est devenue une philanthrope de premier plan et une avocate de l’égalité des sexes. En 1996, elle a cofondé la fondation Higherlife avec son mari Strive. La fondation Higherlife favorise l’épanouissement des individus, des communautés et des moyens de subsistance durables en investissant dans quatre domaines : la santé, l’éducation, l’agriculture intelligente face au climat, ainsi que la préparation aux catastrophes et la reconstruction. Outre son rôle de présidente du Fonds END, Tsitsi Masiyiwa est présidente de la Higherlife Foundation, de Delta Philanthropies et de Co-Impact.

Santé/médias. Yacine Djibo : « l’amélioration de la santé publique est au cœur de nos actions »

Santé/médias. Yacine Djibo : « l’amélioration de la santé publique est au cœur de nos actions »

SOCIETE. Mme Yacine Djibo, directrice exécutive de l’ONG Speak Up Africa, a animé une conférence de presse en ligne, le 12 avril dernier, autour du thème « Contribution de la société civile dans la lutte contre les maladies tropicales négligées : l’exemple de Speak Up Africa, organisée par le Réseau des Médias Africains pour la promotion de la santé et de l’Environnement (REMAPSEN). Au cours de ces échanges, les journalistes membres du REMAPSEN ont posé des questions liées aux maladies tropicales négligées. Ils ont voulu bien comprendre sur ces MTN et les missions de Speak Up Africa. D’entrée de jeu, Mme Yacine Djibo, directrice exécutive a planté le décor par la présentation de sa structure dont elle est la fondatrice depuis 2011, qui a pour objectifs, de favoriser le changement de politiques dans le domaine de la santé et le développement durable. Aussi renforcer la sensibilisation autour desdites questions en Afrique. « La stratégie recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre ces maladies consiste en diverses interventions visant à réduire la transmission, à traiter les infections et à corriger les stratégies de mise en œuvre », a déclaré Yacine Djibo. Elle a aussi ajouté que : « C’est ce que fait notre organisation en soutenant l’engagement politique pour un meilleur financement. des gouvernements, du secteur privé, de la société civile et même de l’Union Africaine, pour un meilleur impact, en travaillant avec toutes ces parties prenantes pour une gestion réelle et intégrée. Cela se fait dans le respect et en suivant les orientations des plans stratégiques nationaux ». Quant à Papa Momar Touré, Chargé de programme au sein Speak Up Africa, il a réaffirmé que les pays africains sont endémiques aux MTN. Cette lutte concerne toutes les couches de la société. Les principales causes sont la pauvreté et les zones enclavées : « il faut donc des approches intersectorielles pour l’approvisionnement en médicaments au plus près des patients. Il faut vulgariser la feuille de route de l’OMS accompagnant la volonté nationale ». Les maladies tropicales négligées sont des maladies infectieuses typiques des climats chauds et humides, c’est-à-dire des tropiques, et touchent particulièrement les pays en développement. Il a rappelé qu’il existe 20 Maladies Tropicales Négligées tout en citant quelques-unes, entre autres éléphantiasis, filariose lymphatique, rage, trachome, maladie du sommeil, pian, ulcère de Buruli, lèpre, dengue, bilharziose, etc. Rôle des médiasEn rapport avec la problématique des maladies tropicales négligées, Mme Yacine Djibo a déclaré que l’amélioration de la santé publique est au cœur de nos actions. Pour elle, ils sont convaincus que la sensibilisation du citoyen est primordiale, en plus le rôle des médias est particulièrement nécessaire, à travers les reportages réguliers et de grandes qualités sur des questions de santé et de développement durable, la tendance peut être renversée. Selon la directrice exécutive de Speak-Up Africa, a expliqué que l’engagement de toutes les parties prenantes, en général et les médias, en particulier, dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN) est indispensable afin d’amener à réduire ces maladies qui touchent près d’un milliard de personnes dans le monde, surtout en Afrique. L’ONG Speak Up Africa est basée à Dakar, au Sénégal, regroupe des experts expérimentés en communication et en plaidoyer œuvrant de pair avec les acteurs et décideurs politiques à l’échelle mondiale. Speak Up Africa développe des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer pour la santé publique et l’assainissement. Du changement de politique à la création de mouvements sociaux et à l’engagement communautaire, il travaille pour inspirer des actions concrètes en faveur du développement durable. Wilfrid Lawilla

Le Festival Global Citizen « Mandela 100 » réuni un parterre de célébrités et des millions de dollars pour la lutte contre les maladies tropicales négligées

Le Festival Global Citizen « Mandela 100 » réuni un parterre de célébrités et des millions de dollars pour la lutte contre les maladies tropicales négligées

Philanthropes et gouvernements africains et européens, ont annoncé l’octroi de plus de 150 millions de dollars américains à la lutte contre les maladies tropicales négligées. Ces maladies, généralement inconnues dans les pays occidentaux, affectent plus d’un 1,5 milliard d’individus à l’échelle mondiale – soit une personne sur cinq. Ce don, de plus de 150 millions de dollars américains, permettra d’allouer une aide totale d’une valeur significativement supérieure aux dons de médicaments, gracieusement offerts par les entreprises pharmaceutiques. L’annonce des nouveaux financements pour prévenir et traiter les maladies tropicales négligées (MTN) a été faite lors d’un festival qui a réuni une pléiade de célébrités, à Johannesburg en Afrique du Sud. Cet évènement a été co-organisé par le Gouvernement sud-africain, la Maison de Mandela (House of Mandela), la Fondation Motsepe et le réseau activiste Global Citizen. L’évènement, intitulé Mandela 100, en l’honneur de Nelson Mandela, icône de la lutte contre l’apartheid, marquait le centenaire de sa naissance. Il a réuni des artistes internationaux, tels que Femi Kuti, Sho Madjozi, Beyoncé, Jay-Z et Ed Sheeran. À l’instar des événements de Global Citizen, celui-ci présentait un mélange unique de musique, discours de personnalités politiques et de messages sur la manière de résoudre diverses problématiques affectant les populations à l’échelle mondiale. Trevor Noah, comédien et activiste sud-africain, était le maître de cérémonie de ce Festival. Au total, plus de 150 millions de dollars américains ont été annoncés pour la lutte contre les maladies tropicales négligées et plus de 7 milliards de dollars ont été collectés pour soutenir les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Le Projet Audacieux (The Audacious Project), un groupe de bailleur international, s’est engagé à hauteur de 105 millions de dollars. Ce projet hébergé par TED, rassemble un groupe de philanthropes déterminés à concrétiser leurs idées novatrices en actions concrètes. Les engagements ont été pris par : la Fondation Bill et Melinda Gates, le Gouvernement du Mozambique, les Gouvernements de Belgique et du Botswana, et un consortium de bailleurs privés associés à l’organisation « The END Fund ». Les maladies tropicales négligées telles que le trachome, l’onchocercose et les vers intestinaux touchent les personnes les plus pauvres et les plus marginalisées vivants dans des zones sans eau courante ni système d’assainissement adéquat. Elles empêchent les enfants d’aller à l’école et peuvent priver les adultes de leurs années de vie les plus productives. De grands progrès ont été accomplis dans la lutte contre ces maladies. Grâce aux interventions menées dans les pays, un demi-milliard de personnes n’ont plus besoin de traitement contre les MTN. Cependant, un milliard et demi ont toujours besoin de traitements préventifs. Les fonds annoncés lors du festival permettront de traiter et de protéger environ 300 millions d’individus contre les conséquences néfastes de ces maladies. En outre, le coût de la distribution est de 0,50 centimes de dollar américain par patient et par année. Les acteurs communautaires ont mené le bal L’annonce des financements pour soutenir la lutte contre les maladies tropicales négligées ont été faites par un agent de santé communautaire provenant de l’ouest de la Zambie, Precious Mukelabai. Elle fait partie des milliers de bénévoles en santé communautaire dévoués, qui, travaillent sans relâche à travers le monde pour mettre les personnes en contact avec les services de santé. Comme tous les acteurs communautaires, Precious Mukelabai est une composante essentielle de la lutte contre les maladies tropicales négligées. Avec beaucoup d’émotion, Precious a compté l’histoire de sa tante, qu’elle a récemment mené à un chirurgien qui a réussi à lui opérer les yeux pour la prévenir de la cécité. Sa tante souffrait depuis de nombreuses années du trachome, une MTN qui est la principale cause de cécité infectieuse dans le monde : « Maintenant, ma tante a retrouvé le sourire », a déclaré Precious Mukelabai. Détails des engagements Sur le montant total annoncé lors du festival, plus de 105 millions de dollars seront utilisés pour lutter contre le trachome et la mortalité infantile. Le trachome est une maladie extrêmement douloureuse qui provoque le retournement des cils et gratte les yeux à chaque clignement. Cette maladie est présente dans les zones dépourvues d’eau courante et d’assainissement. Si elle n’est pas traitée, elle peut entraîner une cécité irréversible. Ce financement pour lutter contre le trachome a été annoncé lors du festival par l’entrepreneur Sir Richard Branson au nom d’un groupe de bailleurs de fonds, notamment la Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation de fonds d’investissement pour les enfants, la Fondation ELMA (Royaume-Uni), UK Aid et Virgin Unite. L’argent sera utilisé par l’organisation caritative britannique Sightsavers et un réseau de partenaires, afin d’aider au moins dix pays africains à éliminer le trachome en tant que problème de santé publique et d’accélérer les progrès dans la lutte contre cette maladie, dans plusieurs autres pays africains. Sir Richard Branson, fondateur du groupe Virgin, a déclaré : « Nous sommes ravis de travailler avec nos collègues partenaires du Projet Audacieux, Sightsavers et d’autres brillantes organisations sur le terrain, pour mettre fin collectivement au trachome. Nous espérons également que cela incitera d’autres partenaires à se joindre à nous pour mettre fin au trachome ainsi que les autres maladies tropicales négligées. Je souhaite que nous puissions nous unir et collaborer afin de s’attaquer à d’autres problématiques inacceptables comme celles-ci, qui détruisent la vie des personnes et ralentissent les perspectives de croissance économique qui permettront aux populations de sortir de la pauvreté. » Caroline Harper, Directrice Générale de Sightsavers a déclaré : « L’élimination du trachome est à notre portée. Nous nous rapprochons de la ligne d’arrivée, mais le travail n’est pas encore terminé. Cette maladie persistante emprisonne les gens dans des vies de douleur intense et de pauvreté. Toutefois, ces maladies sont traitables et évitables. » Le festival à Johannesburg comprenait plusieurs interventions de politiciens, dont un bref discours du Premier ministre du Mozambique, Carlos Agostinho do Rosário. Il a annoncé une contribution importante de la part du Gouvernement à Maputo pour la lutte contre plusieurs MTN. Le Premier Ministre Carlos Agostinho do