Transition au Burkina : les émissaires de la CEDEAO satisfaits des échanges avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

La délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de de l’Ouest (CEDEAO) en mission d’information, ce mardi à Ouagadougou, s’est dite satisfaite des échanges qu’elle a eus avec le Président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Dépêchée par le Président exercice de la CEDEAO, Umaru Sissoco EMBALO, à la suite du changement intervenu à la tête du Burkina Faso, le 30 septembre dernier, la délégation a eu des entretiens avec le Président du MPSR, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ et des leaders des communautés religieuses et coutumières de notre pays. « Nous avons eu l’occasion de saluer le rôle extrêmement positif que les autorités religieuses et coutumières ont joué pour arriver à une sortie de crise, pour renouer le fil du dialogue ; ce rôle a été important, ce rôle a été décisif », a soutenu l’ancien Président du Niger, Mahamadou ISSOUFOU dans le communiqué final à l’issue des différentes rencontres. Selon le Médiateur de la CEDEAO, la délégation a eu des échanges francs et approfondis avec le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. A cette occasion, « j’ai rappelé l’engagement de la CEDEAO aux côtés du peuple burkinabè afin que le peuple burkinabè réussisse la Transition qui est en cours », a-t-il indiqué. A ce sujet, l’ancien Président du Niger a rappelé que le travail va se poursuivre avec le soutien et l’accompagnement de l’organisation sous-régionale. « Je suis totalement satisfait de l’entretien que j’ai eu avec le Capitaine TRAORÉ. Nous repartons confiants et nous allons rendre compte de notre mission au Président en exercice de la CEDEAO et aux Chefs d’État », a déclaré Mahamadou ISSOUFOU tout en rassurant que la CEDEAO va continuer à accompagner le peuple burkinabè dans cette période difficile. Avant de repartir, le Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso a « remercié le Capitaine Ibrahim TRAORE et les autorités de notre pays pour l’accueil fraternel et très chaleureux qui a été réservé à la délégation ». Les émissaires étaient constitués du Médiateur de l’organisation communautaire pour le Burkina Faso, l’ancien Président nigérien Mahamadou ISSOUFOU, de la ministre des Affaires étrangères de la Guinée-Bissau, par ailleurs Présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO, Suzi Carla BARBOSA et du Président de la Commission de l’organisation sous régionale, Dr Omar Alieu TOURAY.
Transition au Burkina Faso : le Président en exercice de la CEDEAO satisfait de l’évolution de la situation

Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, a eu une séance de travail, ce dimanche en fin de matinée avec une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Conduite par le Président en exercice de l’organisation communautaire, le Président bissau-guinéen Umaro Sissoco EMBALO, la délégation était composée du Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina, Mahamadou ISSOUFOU et du Président de la commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu TOURAY. « Nous sommes venus évaluer la progression des engagements qui ont été pris depuis la conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO. Le Président a montré aussi sa vision et ce sur quoi le gouvernement de la Transition doit se focaliser », a déclaré le Président en exercice de la CEDEAO à la fin des travaux. Umaro Sissoco EMBALO a insisté sur les délais établis par la Commission pour le retour à l’ordre constitutionnel et la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation comprenant le Médiateur, la CEDEAO, l’Union africaine, les représentants de l’ONU à Ouagadougou. Sur la question des délais, le Président EMBALO a précisé : « nous avons un consensus de 24 mois qui va du 1er Juillet 2022 au 1er juillet 2024 ». Il a, par ailleurs, rappelé les grandes priorités de la Transition au Burkina Faso qui sont « le défi sécuritaire, les questions humanitaires, le retour à l’ordre constitutionnel et la mobilisation des ressources ». Le Président en exercice de la CEDEAO a salué les progrès enregistrés par le gouvernement burkinabè en matière de lutte contre le terrorisme et a appelé à une mobilisation aux côtés du peuple du Burkina Faso.
Le Débat africain: les Présidents Idriss Déby, Mahamadou Issoufou et Félix Tshisekedi s’expriment sur les conflits armés, le terrorisme et les tensions sociales en Afrique (Vidéo)

Dans le cadre de son émission «Le débat africain», diffusée sur RFI, Alain Foka a reçu dernièrement les Présidents tchadien Idriss Déby, nigérien Mahamadou Issoufou et congolais Félix Tshisekedi, à l’occasion du Forum de Paris sur la paix qui s’est déroulé les 12 et 13 novembre 2019 dans la capitale française. Les trois dirigeants ont donné leur opinion sur les conflits armés, terrorisme et tensions sociales en Afrique.
Présidence de la CEDEAO: le Nigérien Mahamadou Issoufou à la tête de l’organisation régionale

Le président nigérian Muhammadu Buhari a passé la présidence de l’organisation au président nigérien Mahamadou Issoufou, lors de la 55e session ordinaire organisée par la CEDEAO, rapporte la chaîne chinoise CGTN.
Mahamadou Issoufou, Président du Niger: L’accord relatif à la création d’une zone de libre-échange continentale (ZLEC) sera officiellement adopté à Kigali, le 21 mars

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le président du Niger Mahamadou Issoufou a affirmé que l’accord relatif à la création d’une zone de libre-échange continentale (ZLEC) sera officiellement adopté à Kigali, le 21 mars prochain. Le chef de l’Etat nigérien a indiqué qu’il s’agit d’un ambitieux projet d’intégration, historique pour le continent africain, qui va pouvoir progressivement sortir de la misère. « Pour le moment, la plupart des 55 Etats de l’UA sont d’accord, avec des degrés d’ouverture différents selon les pays. Certains produits sensibles sont exclus, pour des raisons sécuritaires évidentes », a souligné Mahamadou Issoufou. Le Chef de l’Etat nigérien a toutefois admis que chaque pays ne peut s’intégrer de la même manière. Ainsi, a-t-il assuré, « nous devons faire évoluer ce contexte, œuvrer pour la réouverture de certaines frontières fermées depuis des décennies. Les blocs régionaux s’organisent aussi. La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) doit avoir sa monnaie unique ». A noter que le Président Mahamadou Issoufou, qui s’exprimait en marge du 30e sommet de l’Union africaine qui s’est achevé lundi 29 janvier à Addis-Abeba en Ethiopie, a confié à notre confrère qu’il était venu à Addis-Abeba avec son passeport africain délivré par l’UA et a assuré que ce document « va se généraliser afin de faciliter la libre circulation des personnes ».