France/Libye : Frédéric Mitterrand aurait fait face à des avances de Mouammar Kadhafi

L’écrivain Frédéric Mitterrand a affirmé qu’il aurait fait face à des avances de Mouammar Kadhafi dans les années 70, assurant que le défunt président libyen aimait les hommes. Dans « Mes regrets sont des remords », sorti le 3 novembre chez Robert Laffont, l’ancien minitre français de la Culture sous l’ère Sarkozy a laissé entendre que le colonel Kadhafi lui aurait proposé de passer la nuit dans sa tente, rapporte Gala.fr « J’étais totalement en son pouvoir, cela a été compliqué de s’échapper. » se souvient-il.
Akhenaton: « La Libye est une guerre coloniale de l’ère moderne »

Le peuple arabe s’est-il fait voler sa révolution? Akhenaton, la star incontestée du groupe français IAM, en est presque certain. Pour l’actuel directeur artistique de l’exposition « Hip Hop, du Bronx aux rues arabes » (Institut du monde arabe), bien connu de la scène rap française, « Il y a des forces obnubilées par le pouvoir qui sont beaucoup plus agressives que la personne lambda qui essaie de changer les choses », confie-t-il dans un entretien accordé au site Saphirnews. Pour s’en convaincre, il cite en exemple le cas de la Syrie où « la révolution a été lancée pour espérer plus de liberté, une réelle égalité dans la société syrienne, mais, aujourd’hui, les acteurs d’un côté et de l’autre s’envoient des missiles et des armes dans la gueule. Les gens qui ont fait les premières manifestations sont chez eux enfermés, s’ils ne sont pas arrêtés ou tués », dit-il. « La Libye est une guerre coloniale de l’ère moderne. C’est un braquage des sociétés pétrolières appartenant aux Italiens et aux Allemands, par les Français, les Américains et les Anglais. On a enlevé les clés à certains, on les a données à d’autres. Maintenant, ceux qui ont les clés se les disputent. Le peuple perd au final ». Dans ce sombre tableau, « ceux qui s’en sortent le mieux sont les Tunisiens », constate-t-il. La raison? « Parce que le niveau d’éducation est beaucoup plus élevé que dans beaucoup de pays, ce qui fait qu’on ne peut pas les baratiner trop longtemps avec de la désinformation. Ils ne se laissent pas marcher sur les pieds. Ce sont ceux qui s’en sortiront le mieux et le plus vite », conclut-il. Patricia Engali