Mœurs et liberté

Mœurs et liberté

TRIBUNE. Pourquoi certains rattachent le respect des bonnes moeurs à une spécificité africaine? Nous n’en avons inventé ni le concept, ni ne sommes réputés plus que les autres dans son observance la plus stricte même concernant nos propres moeurs. Quelqu’un a dit, « chez nous la femme a un rôle particulier dans l’éducation ». Et où est ce que n’est pas le cas? En Bolivie? Un autre avance qu’en Afrique, « la nudité est sacrée ». Tiens donc! C’est à Berlin qu’on se baladerait à poil? Venant d’ailleurs de descendants de gens en costume d’Adam et Eve (cache-sexes et seins à l’air) il n’y a à peine un siècle, cela a de quoi surprendre. Je ne sens aucune gêne que mes ancêtres furent si légèrement vêtus, ils étaient conformes à leur climat et en avaient leur critères de pudeurs. C’est le colon qui a considéré cela comme n’était pas conforme aux bonnes moeurs, en fait à ses règles à lui. Preuve au moins que les moeurs partout évoluent, que leur influence est plus universelle qu’Africaine, et parfois non rationnelle. Il est attentatoire aux moeurs culturelle de porter un short au Congo par exemple. Quelle ineptie! Le grand danger de moeurs qu’encoure notre société – je parle de la société mondiale, superconnectée et interpénétrée, mais pas d’une spécificité africaine tirée par les cheveux- est le respect de la privée. Diffuser des images (ou même des propos) susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine est une atteinte à cette vie privée donc aux moeurs. C’est universel dans le droit. C’est pas africain. Cessez de vous croire seuls au monde et créateurs de qui vous convient. Si cela nous importait plus que les autres, c’est nous qui allions développer les logiciels de repérages des cyberdélinquants en la matière, et nous aurions des batteries de lois et d’association en la matière. Au lieu de quoi, on se tord en sermon creux « chez nous c’est sacré », couverts sous le sceaux de préceptes religieux eux-mêmes issus de cultures extérieures pour justifier une pudeur africaine à préserver. La pudeur est universelle. Mais la liberté de faire ce que l’on veut dans sa sphère privée aussi: même se filmer pour soi faisant ou disant ce qu’on ne ferait pas en public. C’est la vie privée. Internet met en péril le respect de la vie privée. Ou que l’on soit. Exposer ainsi la vie des gens au jugement populaire, c’est la pire des dictatures, qui va plus loin que ne l’avait imaginé George Orwell dans son célèbre roman « 1984 ». Aujourd’hui « Big brother » n’est plus une institution qui nous surveille tous, mais c’est nous tous qui sommes capables – et nous nous en croyons le droit en plus, diantre! – de surveiller tout le monde jusque dans son lit et de donner notre opinion quant à ce qui s’y passe si ca doit etre dit comme ça ou non, regardé comme ça ou pas, fait ainsi ou autrement.C’est effrayant. Hervé Mahicka

Combat pour la liberté avec l’Abbe Fulbert Youlou

Combat pour la liberté avec l’Abbe Fulbert Youlou

TRIBUNE. À l’occasion de son quarante cinquième anniversaire de son départ sur terre l’Abbe Fulbert Youlou vivant dans la conscience des patriotes crie au courage et au combat pour la liberté et la démocratie de la nation congolaise (05/05/1972-05/05/2017) [Mes Chers Compatriotes, Combattants de la Liberté et Amis des Hommes, de la Démocratie et de la Nation Congolaise] Je m’élève ici contre toutes ces atrocités contre tous ces actes ignominieux exécrables [notamment ceux commis dans le Pool qui indéfiniment souffre le martyre d’un régime totalitaire qui est aux abois] que les traîtres du peuple congolais ont perpétrés, en toute conscience, contre leurs frères. J’abhorre toutes ces pratiques ignobles dont souffrent continuellement les citoyens congolais qu’on traîne de force dans la boue…. [de l’autorit’OYOïsme] … En tout cas, tout le peuple congolais de Brazzaville vit une situation qu’il n’a jamais connue dans son histoire. C’est pourquoi [en esprit, en âme et conscience] je prendrai mes responsabilités jusqu’au bout… … Le peuple congolais n’est pas dupe des manœuvres des hommes au pouvoir à la remorque des impérialistes…[étrangers] Le peuple connaît maintenant mieux ce régime des tortures, ainsi que ces sinistres dirigeants qui se maintiennent au pouvoir par la terreur. Le peuple congolais tout entier n’ignore pas que les bourreaux de Brazzaville cherchent tout simplement à détourner son attention sur les crimes dont les valets… [Du Parti de l’étranger] se rendent coupables de jour en jour. Le territoire national abrite des dépôts d’armes destinées à semer le désordre, la mort et la désolation dans les pays voisins notamment au Congo-Léopoldville. La preuve éloquente est cet important dépôt d’armes appartenant aux rebelles, découvert en pleine ville de Brazzaville…Bien sûr, il en existe d’autres plus impressionnants, plus meurtriers dans le Nord du pays. Ces derniers jours en effet, d’importantes concentrations de spécialistes…[étrangers] de la subversion sont fréquemment signalées à la frontière du Congo-Brazzaville et du Cameroun. … En même temps, de curieuses incursions des [étrangers] sont souvent signalées aux frontières du Congo-Brazzaville avec le Gabon et la République Centre Africaine. Comme on le voit bien, le Congo-Brazzaville, hier pacifique, est devenu en très peu de temps une dangereuse tête de pont…en pleine Afrique centrale, en plein monde bantou dont la mentalité n’a rien à voir avec cette idéologie. … Il n’y a plus de doute et les observateurs les plus avertis s’accordent à admettre que le régime de Brazzaville est un pistolet automatique braqué sur le cœur du continent africain tout entier. C’est pourquoi, ceux qui mènent les destinées des peuples africains doivent prendre conscience de ce grave danger et savoir y faire face. Bien sûr, la première victime de ce régime d’importation est bien le peuple congolais qui, déjà, saigne abondamment. Cette gangrène [communo-sassouïste] installée à Brazzaville paraît particulièrement contagieuse. Quant au peuple du Congo-Brazzaville, je suis dès lors à votre disposition [en esprit, en âme et conscience], je répondrai [spirituellement] présent à votre appel. Mais encore une fois, soyez assurés que de nombreuses sympathies des pays frères d’Afrique et du monde entier vous sont acquises. Vous vaincrez dans cette lutte opiniâtre de libération nationale que vous menez si efficacement. Qu’on ne vous trompe plus. La victoire est de votre côté. Toutes les démonstrations des dirigeants fascistes à la solde de l’étranger sont vaines et sont d’avance vouées à l’échec. C’est pourquoi je vous redis : Courage, confiance et persévérance. [Eh oui !] Le courage doit caractériser une jeunesse désintéressée et consciente, respectueuse des valeurs fondamentales du pays. A tout moment, elle doit être le moteur déterminant de toutes les décisions capitales et de toutes démarches, comme aussi elle doit en être le ferment. Ce que notre jeunesse n’a pas le droit d’oublier, c’est que ceux qui sont assassinés de jour et de nuit sont nos parents et nos amis. Peuple congolais, soldats, gendarmes, agents de police, jeunesse, conjuguons tous nos efforts, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver notre pays qui est en train de se perdre, s’il ne l’est déjà. Abbé Fulbert YOULOU in « J’accuse la Chine » La Table Ronde 1966 P.204-2017. RUDY MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU Coordonnateur général du Cercle KI-MBANZA ou des AMIS DE LA NATION CONGOLAISE (A.N.C.)