L’empoignade Leila Aichi vs Bariza Khiari, le feuilleton législatif pré-estival 2017

Qui l’eut cru ! Le débarquement de Leïla Aïchi de la liste des candidats de « La République En Marche » (LREM) pour les prochaines législatives se transforme en règlement de compte avec une autre Sénatrice de Paris à savoir Bariza Khiari. Ce duel entre les deux Sénatrices parisiennes, toutes deux Françaises d’origine algérienne, constituera, à ne point en douter, le feuilleton le plus suivi par la communauté algérienne de France. En effet, dans un entretien avec une journaliste du site « atlasinfo.fr« , publié le 18 mai 2017 sous le titre » Exclusif- Leila Aichi accuse Bariza Khiari d’être derrière la cabale contre elle « , l’ex-candidate du LREM pour la 9ème circonscription des Français à l’étranger rend responsable Bariza Khiari de ses derniers déboires politiques, allant même à l’accuser de régenter une campagne contre sa personne dans le cadre d’une lutte de pouvoir politique et d’influence. Pis, Leïla Aïchi affirme dans cet entretien et je cite » François Bayrou a soutenu Macron qui était en grande faiblesse dans les intentions de vote (….) et que contrairement à ce qui a été dit, il y eu un deal entre Macron et Bayrou pour des circonscriptions dont celle de la 9ème qui m’a été dealée tout de suite » Une insulte directe au Président de la République Française et au patron du MoDem qu’elle a odieusement comparé à un vendeur et à un acheteur de « Souk Al Fellah » d’Algerie en train de négocier la vente d’un produit. Face à cette insulte faite au Président de la République française et à Bayrou, deux personnalités respectueuses des usages politiques, et de l’accusation sans fondement dont elle a été l’objet par Leïla Aïchi, il faudra s’attendre à une forte réaction de Madame Khiari, figure respectée du microcosme politique français, de gauche comme de droite, et soutien de la première heure à Emmanuel Macron. Ce duel Bariza-Aïchi fera, à ne point en douter, la une des médias français et internationaux, exploser les réseaux sociaux et renvoyer en second plan les télé-feuilletons diffusés en Algérie et ailleurs durant la période pré-estivale.
Pas de ola pour Leïla Aïchi à l’Assemblée Nationale française

Malgré tous ses rétropédalages et ses jérémiades à dormir debout, Leïla Aïchi n’a pu arrêter la vague déferlante qui l’a balayée sèchement, le 17 mai 2017, de la liste définitive des candidatures de « La République En Marche ». D’un rêve éphémère d’occuper un siège à l’Assemblée Nationale, Leïla Aïchi est passée à une réalité acide à savoir le rejet de sa candidature par les électeurs de la 9ème circonscription réservée aux Français de l’étranger. C’est le résultat d’un soutien inconditionnel et malsain à une divagation qu’est la pseudo RASD et d’un mensonge pour le démentir et ce, alors que les faits sont là et parlent d’eux mêmes. Une sournoiserie qui a certainement pesé lourd dans la balance de la commission en charge de finaliser la liste des candidatures de « La République En Marche » pour les prochaines législatives pour décider tout simplement de l’éjecter. Une éviction qui a été fêtée comme elle se doit par les Français, binationaux ou d’origine, installés dans les 16 pays de cette 9ème circonscription. L’amitié franco-marocaine est sauve, et Leïla Aïchi a été mise en lock-out par le Président de la République, Emmanuel Macron ! La ola souhaitée à l’Assemblée Nationale française passe à la trappe. Elle lui sera, en compensation, réservée par les Sénateurs algériens et les responsables polisariens lors de son prochain passage à Alger.
L’investiture d’une retourne veste, activiste proche des terro-polisariens, pour les législatives françaises déclenche une bronca politique.

Du jamais vu dans l’histoire politique de la Vème République Française ! Une investiture pour les législatives qui soulève un tollé en France et suscite la colère et une avalanche de protestations de la part de la société civile marocaine et des franco-marocains. Leïla Aïchi, dont l’investiture à la 9ème circonscription des Français de l’étranger par « La République En Marche » a été validée à la demande du MoDem, de François Bayrou, est connue pour être une activiste pro-polisario notoire. Cette candidature d’une activiste sectaire dans une circonscription où les électeurs installés au Maroc sont les plus nombreux démontre l’amateurisme des équipes de « la République En Marche » et leur méconnaissance du terrain. D’ailleurs, les représentants d’ « En Marche » au Maroc se sont désolidarisés de cette investiture et refusent de faire campagne pour cette candidate. Une décision qui a été suivie par les comités du Sénégal, Côte d’Ivoire et Tunisie. Parmi les multiples réactions en France, citons celui du « Cercle Eugène Delacroix », un regroupement d’élus français d’origine marocaine, et celui de Monsieur Jack Lang, Président de l’Institut du Monde Arabe dans lesquelles ils jugent « de choquant, d’inacceptable, d’inadmissible, d’inconcevable et d’incompréhensible l’investiture de l’activiste pro-polisario ». D’ailleurs, pour nombre de Français, il serait révoltant que cette personne siège à l’Assemblée Nationale au nom du principal mouvement politique alors qu’elle affiche clairement des positions très proches du polisario, et donc de l’Algérie, et diamétralement opposée à la position de la France, qui est affirmée même aux Nations-Unies et ce, en vue de déstabiliser la relation séculaire qui unit la France et le Royaume du Maroc. Face à ce tollé politique, Leïla Aïchi, s’est fendue d’un communiqué, rendu public le 16 mai 2017, dans lequel elle nie tout attachement avec les terro-polisariens. Un mensonge qui en dit long sur ses objectifs anti-marocains dans le Sacro-Saint de la République Française quand on sait qu’en 2013 elle s’était illustrée, en sa qualité de Sénatrice de Paris, en poussant ses collègues de la Commission des Affaires Etrangères à organiser un débat sur les « Droits de l’Homme au Sahara Occidental ». Un débat à charge, en présence d’une forte délégation de dirigeants polisariens et algériens, où elle s’était « alarmée de l’indifférence internationale quant au sort réservé au peuple sahraoui », et avait « dénoncé l’alignement systématique de la France sur la politique marocaine au Sahara occidental, et ce, malgré les graves violations des droits de l’homme constatées par les ONG’s humanitaires, ajoutant encore que « le Sahara occidental et ses habitants subissent l’occupation marocaine depuis près de quarante ans et prophétisant que le Sahara pourrait connaître le même sort que le Nord du Mali ». La photographie, jointe à ce papier, montrant l’accueil réservé par Leïla Aïchi au criminel polisarien Mohamed Sidati au Sénat, est plus que parlante. Ce sinistre individu est connu pour son acharnement à vouloir déstabiliser l’ensemble de la région du Maghreb et de la zone sahélo-saharienne et est un membre actif du mouvement terroriste armé du polisario, soutenu par l’Algérie et installé sur le territoire algérien. Si Leïla Aïchi nie, aujourd’hui, tout d’un bloc et dément avoir des positions hostiles au Maroc, eu des paroles déplacées à l’encontre du Maroc, de son peuple et de la personne de son Roi, c’est que les enjeux électoraux sont passés par là. Cette 9ème circonscription est l’une des plus importantes circonscriptions avec 152 000 Français inscrits sur les registres consulaires, couvrant 16 pays d’Afrique dont les pays du Maghreb, et dont le Maroc compte pour le tiers de l’électorat. Autant dire une formidable défaite programmée pour Leïla Aïchi. Non ! Leïla Aïchi vous ne duperez pas les électeurs avec vos mensonges car vous êtes notoirement connue comme une fervente adepte du « retourne culotte politique », écologiste puis soutien de Valérie Pécresse (droite) avant d’atterrir au MoDem (centre) de François Bayrou et de finir sur la liste de « La République En marche » (ni droite, ni gauche).