Maroc/Exposition. Brahim El Haissan dévoile «Le Désert a une trace» à Tanger

Maroc/Exposition. Brahim El Haissan dévoile «Le Désert a une trace» à Tanger

La galerie d’art du Centre culturel Iklyle de Tanger, sous l’égide de la Fondation Mohammed VI pour la promotion de l’action sociale de l’éducation et de la formation, a accueilli vendredi dernier le vernissage de l’exposition individuelle du plasticien et critique d’art Brahim El Haissan. Organisée surle thème « Le Désert a une trace… », cette exposition, qui se poursuivra jusqu’au 3 juin 2025, donne à voir et à apprécier une série d’œuvres de l’artiste réalisées entre 2017 et 2025. Un catalogue de taille moyenne (44 pages),  publié à l’occasion de cette exposition, comprend une biographie artistique, des représentations d’œuvres d’art, ainsi qu’une interview collective diversifiée sur le contexte thématique et les caractéristiques techniques et stylistiques  qui  marquent  cette expérience créative .L’entretien avec El Haissan a été réalisée par une pléiade distinguée d ‘esthètes et de critiques d’art du Maroc et d’ailleurs à savoirTallalMoualla (Syrie), Mohammed Benhammouda, Fetah Benameur, Sami Ben Ameur et Khalil Gouia (Tunisie), Mohammad Al Ameri (Jordanie), Mostapha Issa, Amal Nasr, Mohamed Mahdi Hemida (Egypte), Ali Najjar (Irak), Fakhriya Al-yahyai  (Sultanat Oman), AbdulrahmanAlSoliman (Saoudite arabe). Pour le Maroc,  on retrouve Abdellah Cheikh, Chafik Ezzouguari,, Noureddine Fathy, BenyounesAmirouche, Aziz Azrhai, Driss Kattir, Hassan Laghdache et Said Kermas, ainsi que deux textes en français du critique français Daniel Couturier et de l’artiste et écrivain Hassan Moukdad. Toujours à l’occasion de cette exposition, une table ronde, organisée le 17 mai 2025 sur le thème «L’expérience de la trace dans l’art plastique», était animée par le poète et journaliste SaidKoubrit, avec la participation des critiques d’art, chercheurs etChafik Ezzouguari, Noureddine Fatihi, BenyounesAmirouche, Driss kattir, Abdelkarim El Azhar, Said Kermas, Ahmed Lotfeallah, Youssef Saadoune, Hassan Laghdache et Brahim Machtat, ainsi que la présentation du projet de livre «Veilleurs de  la trace – Expériences picturales  arabes» de Brahim El Haissan, présenté par le critique d’art  Abdellah Cheikh. Selon Brahim El Haissan: «l’intitulé de cette exposition se veut une extension des titres des précédentes expositions personnelles dans lesquelles j’ai travaillé sur le concept de la trace dans son sens culturel et esthétique visuel, notamment «Le reflet de la Trace» (Laayoune, Boujdour et Tarfaya, 1999), «Enveloppes plastiques» (Casablanca, 2003), «Traces nomades» (Agadir, 2017 et Rabat, 2019), «La cartographie de l’effacement» (Rabat, 2018) et «Éloge  de la trace» (Essaouira, 2020)». L’expérience picturale  ne déroge donc pas à cette tradition, puisqu’elle mise également sur la trace dans des peintures pigmentaires et des objets d’art synchronisés aux étendues du désert… Cette trace apparaît et disparaît, elle est présente et absente autant qu’elle disparaît et s’éteint, imprégnée de dépôts de couleurs et de broderies qui donnent à la peinture une dimension visuelle métamorphosée.  De ce fait, la trace devient une mémoire renouvelée qui reflète le désir de briser la permanence et une forme visuelle qui s’oriente vers l’éphémère en tant que caractéristique esthétique. Et ce, conformément à un concept qui a émergé avec le poète français Charles Baudelaire, qui a témoigné de la tendance de la beauté vers le temporaire, le fugace et l’éphémère, ainsi que les artistes dadaïstes qui ont brandi le slogan de briser les moments du temps du passé et du futur et de préserver le présent fugace. C’est ainsi que la trace dans le désert fuit et s’échappe au rythme de la dualité du nomadisme et de la stabilité. Il a ajouté que les peintures présentées à Tanger  autour de la trace sont le résultat d’une recherche plastique  principalement basée sur l’expérimentation de nombreux matériaux et matières colorantes, à la fois légers et épais (encres et pigments traditionnels).  Cette recherche plastique est également basée sur l’investissement du résultat en «utilisant des supports appropriés en toile, papier et bois, des toiles prêtes à l’emploi et des toiles brutes à partir desquelles sont fabriquées les robes des femmes locales, ainsi que le papier « kraft », doux et grossier, qui m’accompagne depuis des années. Pour lui, la raison de l’usage de ce papier kraft  s’explique  par  sa spécificité, son expressivité et  son intégration dans le corps du tableau, ainsi que sa capacité à absorber et à faire couler la matière colorante, mais aussi à la montrer d’une manière visuellement frappante, et le bois mince, plat et figuré, avec sa beauté et sa capacité d’adaptation. L’effet est donc multiple, expansif et ouvert à la variation.

Exposition : «Le désert a une trace…» de Brahim El Haissen s’invite à Tanger

Exposition : «Le désert a une trace…» de Brahim El Haissen s’invite à Tanger

 Le plasticien et critique d’art Brahim El Haissan expose une série de peintures  qu’il a réalisées entre 2017 et 2025 sur le thème «Le désert a une trace…», à la galerie d’art du Centre culturel Iklyle de Tanger, organisée par la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales de l’Education-Formation, du 16 mai au 5 juin 2025. À l’occasion de cette exposition, un catalogue sera publié, comprenant une biographie artistique, des représentations d’œuvres d’art, ainsi qu’une interview collective diversifiée sur le contexte thématique et les caractéristiques techniques et stylistiques  qui  marquent  cette expérience créative .  Cette interview avec El Haissan a été réalisée par une pléiade distinguée d ‘esthètes et de critiques d’art du Maroc et d’ailleurs.  Il s’agit de TallalMoualla (Syrie), Mohammed Benhammouda, Fetah Benameur, Sami Ben Ameur et Khalil Gouia (Tunisie), Mohammad Al Ameri (Jordanie), Mostapha Issa, Amal Nasr, Mohamed Mahdi Hemida (Egypte), Ali Najjar (Irak), Fakhriya Al-yahyai  (Sultanat Oman), AbdulrahmanAlSoliman (Saoudite arabe), et du Maroc: Abdellah Cheikh, Chafik Zougari, Noureddine Fathy, BenyounesAmirouche, Aziz Azrhai, Driss Kattir, Hassan Laghdache et Said Kermas, ainsi que deux textes en français du critique français Daniel Couturier et de l’artiste et écrivain Hassan Moukdad. Selon Brahim El Haissan: «l’intitulé de cette exposition se veut une extension des titres des précédentes expositions personnelles dans lesquelles j’ai travaillé sur le concept de la trace dans son sens culturel et esthétique visuel, notamment «Le reflet de la Trace» (Laayoune, Boujdour et Tarfaya, 1999), «Enveloppes plastiques» (Casablanca, 2003), «Traces nomades» (Agadir, 2017 et Rabat, 2019), «La cartographie de l’effacement» (Rabat, 2018) et «Éloge  de la trace» (Essaouira, 2020)». Cette expérience picturale  ne déroge donc pas à cette tradition, puisqu’elle mise également sur la trace dans des peintures pigmentaires et des objets d’art synchronisés aux étendues du désert… Cette trace apparaît et disparaît, elle est présente et absente autant qu’elle disparaît et s’éteint, imprégnée de dépôts de couleurs et de broderies qui donnent à la peinture une dimension visuelle métamorphosée.  De ce fait, la trace devient une mémoire renouvelée qui reflète le désir de briser la permanence et une forme visuelle qui s’oriente vers l’éphémère en tant que caractéristique esthétique. Et ce, conformément à un concept qui a émergé avec le poète français Charles Baudelaire, qui a témoigné de la tendance de la beauté vers le temporaire, le fugace et l’éphémère, ainsi que les artistes dadaïstes qui ont brandi le slogan de briser les moments du temps du passé et du futur et de préserver le présent fugace. C’est ainsi que la trace dans le désert fuit et s’échappe au rythme de la dualité du nomadisme et de la stabilité. En outre, à cette occasion, le  samedi 17 mai, une table ronde sera organisée sur le thème «L’expérience de la trace dans l’art plastique», animée par le poète et journaliste SaidKoubrit, avec la participation des critiques d’art, chercheurs et artistes Chafik Zougari, Noureddine Fatihi, BenyounesAmirouche, Driss kattir, Abdelkarim  El Azhar, Said Kermas, Ahmed Lotfeallah, Youssef Saadoune, et Hassan Laghdache, ainsi que la présentation du projet de livre «Veilleurs de  la trace – Expériences picturales  arabes» de Brahim El Haissan, présenté par le critique d’art  Abdellah Cheikh.