Nathalie Yamb sur le Covid-19: « rien ne justifie que des tests soient conduits en Afrique»

La perversité de la proposition du Pr Jean-Paul Mira, qui invite à procéder à des tests de vaccins contre le Covid-19 en Afrique, réside dans le fait qu’«il propose que les essais se déportent en Afrique et que soient fait sur des populations vulnérables, non informées, sans protection, sans traitement, sans réanimation », a déclaré la militante Nathalie Yamb. Une proposition faite mercredi 1er avril sur la chaîne française LCI et qui met « volontairement en danger la vie des personnes concernées, surtout celles du groupe placebo africain qui seront exposées à la maladie, mises en contact avec des personnes atteintes du Covid -19 sans avoir les moyens de se protéger comme cela est le cas pour les participants aux essais », a-t-elle soutenu. « L’Europe, l’Amérique et l’Asie sont les plus touchées depuis le début de l’épidémie », a-t-elle fait remarquer. Ainsi, elle a estimé que rien ne justifie que des tests soient conduits en Afrique ». Nathalie Yamb estime ainsi qu’«au-delà du racisme, c’est l’intention de nuire de Mira qui est insupportable». Adrien Thyg
Propos injurieux et discriminatoires sur LCI: le député M’jid El Guerrab saisit le Procureur

Le député M’jid El Guerrab saisit la justice française aux fins de voir poursuivre les propos injurieux et discriminatoires tenus le vendredi 3 avril dernier à l’antenne de la chaîne LCI. En sa qualité de député député de la 9e circonscription des français établis à l’étranger, il ne pouvait demeurer sans réagir face à cette entorse au pacte républicain. La justice devait être saisie. C’est chose faite. M’jid EL Guerrab, élu au Maghreb et en Afrique de l’Ouest, saisit donc le procureur de la République de Paris sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale par l’intermédiaire de ses conseils Maîtres Michaël Bendavid et Margaux Durand-Poincloux, explique-t-on dans un communiqué dont nous avons eu copie. Rappelons que ces propos invitent à procéder aux tests vaccinaux contre le Coronavirus « en Afrique, où il n’y a pas de masques, de traitement, pas de réanimation » et où les personnes sont « hautement exposées ». Pour le député français, il ne fait aucun doute que ces propos sont à la fois injurieux et discriminatoires. Ainsi qu’il l’explique, ils caractérisent donc deux délits à caractère racial prévus par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Ces propos revoient dans un premier temps à l’injure publique envers des personnes à raison de leur origine, en l’occurrence la population africaine. Ils renferment en effet des « termes de mépris » (article 29 de la loi) à l’égard de cette population. « L’essence même des tests de produits médicaux est d’identifier les éventuels risques qui lui leurs sont associés. C’est mépriser la population africaine que d’affirmer qu’elle devrait supporter par priorité ces risques – a fortiori au prétexte que les peuples concernés sont déjà en situation de risque sanitaire accru, faute de moyens », souligne le communiqué. Ensuite, ils renvoient à « la provocation à la discrimination à l’égard du même groupe de personne (article 23 de la loi), puisque les propos invitent à déterminer les personnes testées en fonction d’un critère primordial : son origine géographique », poursuit la même source. Le communiqué estime que ces propos sont en effet d’autant plus choquants et malvenus qu’à cette heure l’Afrique est encore relativement épargnée par la pandémie, à la différence de l’Europe qui en constitue l’épicentre. Et son message est on ne peu plus clair : « testons sur les africains et si aucun drame ne survient, distribuons aux européens ». Il n’y a donc pas de doute qu’il s’agit là d’une invitation, voire d’une exhortation, à un traitement différencié en fonction de l’origine, peut-on lire dans le communiqué qui, « en conclusion, estime qu’un tel message n’est donc pas seulement moralement intolérable : il constitue un délit réprimé par la loi ». Adrien Thyg
France2 : David Pujadas aurait complètement digéré son éviction du 20h

Dans un entretien à Yahoo Actualités, David Pujadas a affirmé qu’il n’y a pas d’amertume concernant son éviction brutale du 20h sur France2. « On est dans des métiers où les directions ont toute latitude pour prendre ce genre de décision. C’est la règle du jeu. Même si la décision ne m’a pas été expliquée », rappelle-t-il. Le journaliste français, qui fait sa rentrée lundi sur LCI (groupe TF1), note toutefois que « ça a été une surprise et une incompréhension pour moi dans les premiers jours car tous les indicateurs étaient au beau fixe ». Fort heureusement, les soutiens qu’il a reçus ont beaucoup compté. A ce propos, il confie : « Je les garderai toujours dans mon cœur. J’ai surtout un sentiment de reconnaissance vis-à-vis de tout ce que j’ai pu faire en seize ans au 20h et ailleurs sur France 2. Ça a été une période formidable pour moi », confie-t-il. Preuve que tout est oublié, il promet qu’il essayera de regarder le premier journal d’Anne-Sophie Lapix, le lundi 4 septembre prochain. « Peut-être pas en direct car ça sera compliqué en sortant tout juste de l’antenne. Mais je regarderai en replay les débuts d’Anne-Sophie Lapix par curiosité », assure-t-il. Il faut dire que le journaliste reste très attaché à ce qu’on a construit à France 2. « Le journal est en pleine dynamique et j’espère que l’info continuera à bien se porter. Je n’ai pas de ressentiment. Je souhaite bonne chance à Anne-Sophie », explique-t-il.