Le pouvoir de ma génération : un webinaire abordant les objectifs de développement durables liées à la jeunesse

Le pouvoir de ma génération : un webinaire abordant les objectifs de développement durables liées à la jeunesse

Le samedi 12 août, à l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, l’ONG HWPL et sa filiale IPYG en partenariat avec les délégations de l’Iraq, du Yemen et de la Zambie auprès de l’Unesco, ont organisé une conférence en ligne sur la thématique: le pouvoir de ma génération auquel 180 personnes ont participé. Proclamée en décembre 1999, la journée internationale de la jeunesse a été établie dans le but d’aborder les problématiques liées à la jeunesse et de la positionner au cœur de la résolution de ces dernières. À travers cette thématique, les hôtes souhaitaient mettre l’accent sur le rôle et les actions que peuvent déployer la jeunesse pour l’achèvement de l’Agenda 2030 des Nations unies en se concentrant sur les objectifs 3, 4, 13 et 16 axés sur la santé, l’éducation, le changement climatique et la paix. Plusieurs représentants d’organisations jeunesse, des délégations et commissions nationales pour l’Unesco et jeunes provenant du monde entier ont répondu présents à l’invitation. L’événement s’est ouvert sur un discours de S.E M. Mohammad Jumeh ambassadeur délégué permanent du Yemen auprès de l’Unesco qui a tenu à adresser quelques mots à la jeunesse en disant “cet atelier offre à nos jeunes du monde entier une plate-forme leur permettant de se rencontrer et, surtout, de rencontrer des représentants des gouvernements nationaux et locaux ou des organisations afin de discuter et d’apporter des solutions concrètes qui devraient vous permettre de mieux vous attaquer à certaines des questions les plus difficiles auxquelles vous êtes confrontés et de les transformer en opportunités.» À la suite de ce discours, des intervenants des États-Unis, de l’Allemagne, de la Malaisie et de la France se sont succédé. M. Kit Cumming, co-fondateur de l’organisation Power of Peace Project a mis l’accent sur les problèmes rencontrés par les jeunes. Il a affirmé: “ce qui manque à cette génération, ce sont des rêves. Si un enfant a un rêve plus grand que lui, il a le pouvoir de le tirer. Si un enfant a un rêve, il a quelque chose à protéger. Si nous apprenons aux enfants à protéger leurs rêves, c’est mieux que de leur dire de ne pas faire ceci ou cela. Le plus important est de protéger les jeunes esprits et de leur apprendre ce qu’ils peuvent faire à l’avenir. Ensuite, Mme Ophélie Damachoua, directrice de l’antenne IPYG en France a elle, introduit chaque initiative mise en place par IPYG dans différentes parties du monde dans le but d’exposer la vision globale de la filiale pour la jeunesse et par la jeunesse et la diversité de ses actions. Son discours s’est clôturé avec des mots affirmant que la paix peut devenir une réalité que si les problématiques urgentes comme celles évoquées aujourd’hui sont résolues premièrement. Elle a alors invité chaque citoyen du monde à se joindre à IPYG et HWPL pour participer à la construction d’un monde meilleur et montrer le pouvoir de cette génération. Un temps libre de discussion durant lequel les intervenants s’exprimaient pour féliciter les différentes actions mentionnées a suivi. Le souhait de collaborer à différents niveaux a également étéévoqué à plusieurs reprises. Plusieurs interventions mettaient l’accent sur l’importance de prendre part à un réseau mondial des jeunes comme IPYG. Les responsables d’IPYG ont déclaré : IPYG continuera à partager la même orientation que l’ONU, à étudier les canaux qui peuvent discuter avec les jeunes du monde entier pour un avenir durable et à devenir une organisation qui s’efforce d’être solidaire avec les jeunes”.

Burkina Faso/Journée internationale de la Jeunesse : le Chef de l’Etat invite les jeunes à participer activement au développement du pays

Burkina Faso/Journée internationale de la Jeunesse : le Chef de l’Etat invite les jeunes à participer activement au développement du pays

Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé la cérémonie commémorative de la Journée internationale de la Jeunesse (JIJ) ce samedi à Ouagadougou en présence des représentants des jeunes des treize régions du pays. Cette JIJ a été une occasion pour les jeunes venus des treize régions du Burkina Faso d’avoir des échanges directs avec le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE dans un franc parler. Très attaché aux questions touchant les jeunes, le Président de la Transition a un regard sur les défis à relever pour leur épanouissement. Il a invité la jeunesse à s’engager davantage, à travers des initiatives innovantes, pour le développement du Burkina Faso. Pour ce faire « nous pensons beaucoup à la formation professionnelle », a souligné le Chef de l’État qui a rappelé qu’il ne s’agit pas de se former pour des diplômes mais d’apprendre des métiers et d’exercer. Au-delà de la sécurisation du pays, pour laquelle le Capitaine Ibrahim TRAORE a rendu un hommage aux jeunes qui se sont engagés comme VDP, les jeunes doivent accompagner, par leurs initiatives et leurs actions, le développement de notre pays. Les jeunes disent reconnaitre les efforts engagés par le Président de la Transition pour la sécurisation du pays et pour l’épanouissement de la jeunesse. Ils ont réaffirmé leur engagement à accompagner la Transition à relever les défis actuels. Ils ont saisi l’occasion pour égrener leurs préoccupations qui tournent autour de l’employabilité, de la formation professionnelle, de l’accès aux marchés publics et aux financements pour la mise en œuvre de leurs projets. La question sécuritaire et celle liée à l’état des infrastructures routières sont aussi des préoccupations communes des représentants des jeunes de l’ensemble des régions du Burkina Faso. A ces préoccupations, le Chef de l’État a donné des réponses en appelant les jeunes à plus de responsabilité et de discernement. Les solutions viendront de façon progressive et en fonction des possibilités selon le Capitaine Ibrahim TRAORE.

Maroc. Près d’un tiers des chômeurs sont des jeunes

Maroc. Près d’un tiers des chômeurs sont des jeunes

L’emploi des jeunes au Maroc est à nouveau d’actualité au Haut-commissariat au plan (HCP). L’organisme public vient de dévoiler des chiffres plus éloquents les uns que les autres qui illustrent la situation difficile que traverse cette tranche de la société sur le marché du travail. Trois tendances s’en dégagent. Le chômage.  Selon les statistiques du Haut-commissariat, près de 3 chômeurs sur 10 (29,7%) sont des jeunes. Dans une note d’information, l’institution publique précise que près de 3 jeunes chômeurs sur 4 (75,8%) résident en milieu urbain ; 67,3% sont des hommes et 90,1% sont diplômés. Selon la note, publiée à l’occasion la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août chaque année, « le taux de chômage a atteint, au niveau national, 31,8% pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans contre 13,7% pour les personnes âgées de 25 à 44 ans et 3,8% pour les personnes âgées de 45 ans ou plus ». Il ressort des mêmes données que le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans titulaires d’un diplôme de niveau supérieur s’élève à 61,2%, souligne la même source précisant qu’il est de  30,4% pour les jeunes détenteurs d’un diplôme de niveau moyen et de 12,9% pour ceux n’ayant aucun diplôme. Dans sa note d’information, publiée près de 10 jours après une précédente publication sur « la situation du marché du travail au deuxième trimestre de l’année 2022 », le HCP note que le taux de chômage des jeunes est plus prépondérant en milieu urbain et parmi les jeunes femmes. D’après l’organisme public, « il  culmine à 46,7% en milieu urbain contre 15,9% en milieu rural. Le taux de chômage des jeunes femmes est supérieur de 13 points à celui des hommes (41,9% contre 28,4%) ». Ce n’est un secret pour personne que la hausse du taux de chômage est plus accentuée parmi les jeunes. Et comme le rappelle fort bien le Haut-commissariat, entre 2019 et 2021, ce taux a augmenté de 6,9 points contre 3,1 points pour l’ensemble de la population active. Autre précision, et non des moindres : le chômage des jeunes est un chômage de longue durée et de première insertion, rappelle également le Haut-commissariat relevant que 70,4% des jeunes chômeurs sont en chômage depuis un an ou plus, et près de trois quarts n’ont jamais travaillé (73,4%). Sans emploi et non scolarisés. Les données du Haut-commissariat montrent en outre que plus d’un jeune sur quatre âgés de 15 à 24 ans (26% ou 1,5 million) au niveau national ne travaille pas, n’est pas à l’école et ne suit aucune formation. La situation est préoccupante à bien des égards puisque « près de 73,4% d’entre eux sont des jeunes femmes dont 41,3% sont mariées et 65,7% ont un diplôme » et qu’en milieu rural, environ 81,7% de cette catégorie sont des jeunes femmes, souligne l’institution chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc. Autre enseignement émanant de la même note : parmi la population en âge de scolarisation dans l’enseignement secondaire qualifiant (de 15 à 17 ans), 12,6% (270.000 personnes) ne travaillent pas, ne sont pas à l’école et ne suivent aucune formation. Selon le Haut-commissariat, cette proportion est de 19,5% parmi les filles (198.000 personnes) et de 6,5% parmi les hommes (72.000 personnes). Et l’organisme d’ajouter : «Parmi les jeunes âgés de 18 à 24 ans, cette proportion atteint 33,5% (1.259.000 personnes), 49,1% parmi les filles (925.000 personnes) et 17,8% parmi les hommes (335.000 personnes) ». La qualité de l’emploi. Quand bien même certains d’entre eux auront eu un travail, l’analyse des données recueillies revèle que plus de 4 jeunes actifs occupés sur 10 (41,9%) exercent un emploi non rémunéré, les ruraux avec 58,8% plus que les citadins (16,9%) et les femmes avec 49,9% plus que les hommes (39,7%). Et quand ce n’est pas le cas, « 14% des jeunes actifs occupés exercent un emploi de type occasionnel ou saisonnier, 16,7% parmi les hommes et 5% parmi les femmes ». Rien de rassurant. Et ce n’est pas tout. Selon le HCP, « un peu plus de 7 jeunes salariés sur 10 (73,2%) ne disposent d’aucun contrat formalisant leur relation avec l’employeur, 13,2% disposent d’un contrat à durée déterminée, 6,5% d’un contrat à durée indéterminée et 7,1% d’une entente verbale ». Précisons que la part des jeunes salariés ne disposant d’aucun contrat s’élève à 79,3% parmi les hommes contre 48,3% parmi les femmes, comme le relève la note d’information. Alain Bouithy Près de 5 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans sont en dehors du marché du travail Parmi les 5,9 millions de jeunesâgés de 15 à 24 ans, 16,3% exercent un emploi (962.000), 7,6% sont à la recherche d’un emploi (448.000) alors que 76,1% sont en dehors du marché du travail (4.478.000), note le HCP. Les trois quarts des jeunes en dehors du marché du travail (75,5%) sont des élèves ou étudiants et 21,1% sont des femmes au foyer, précise-t-il. Autre observation : les jeunes se caractérisent par une faible participation à la vie active avec un taux d’activité de 23,9% en comparaison avec l’ensemble de la population où ce taux atteint 45,3%. Ce taux d’activité des jeunes s’établit à 28,9% à la campagne contre 20,6% dans les villes. Il est trois fois plus élevé parmi les jeunes hommes (35,4%) que parmi les jeunes femmes (12,1%).  Enfin, au cours des cinq dernières années, la baisse du taux d’activité est plus accentuée parmi les jeunes. Leur taux a baissé de 4,3 points, contre 1,4 point pour l’ensemble de la population en âge d’activité (15 ans et plus).