Le FIDA appelle les gouvernements de la région Asie et Pacifique à investir dans leur jeunesse rurale

Le FIDA appelle les gouvernements de la région Asie et Pacifique à investir dans leur jeunesse rurale

Sachant que près de 60% des jeunes ruraux des pays en développement vivent en Asie et dans le Pacifique, il est urgent, pour offrir à ces jeunes un avenir, de mettre en place des politiques et des investissements ciblés et efficaces, comme l’indique un rapport du Fonds international de développement agricole (FIDA) qui a été présenté à l’Université de Pékin vendredi 15 novembre. Le Rapport sur le développement rural 2019. Donner leur chance aux jeunes ruraux indique que les politiques et investissements en faveur du développement rural, de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’autonomisation et de la création d’emplois sont nécessaires pour venir en aide aux près de 340 millions de jeunes ruraux des pays d’Asie et du Pacifique. Le chômage des jeunes est un problème préoccupant dans la région: 31,6 millions de jeunes sont sans emploi, soit près de la moitié des jeunes au chômage dans le monde. Selon le rapport, s’ils bénéficiaient d’investissements et de politiques leur garantissant un accès aux marchés, aux services financiers et aux outils technologiques, les jeunes ruraux pourraient gagner en productivité, être mieux connectés et prendre leur avenir en main. « Les jeunes peuvent être des moteurs de la croissance dans leur communauté et dans leur pays, mais ils ont besoin d’être aidés, et rapidement, car les changements climatiques et la révolution numérique qui gagne le monde entier n’attendront pas », prévient Paul Winters Vice-Président adjoint du FIDA, qui a supervisé l’élaboration du rapport. La plupart des pays d’Asie orientale ont connu une transition démographique caractérisée par la transformation de leurs économies et la diminution de la participation des jeunes au secteur agricole. Toutefois, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, l’explosion démographique demeure problématique. Les jeunes résident encore en majorité dans les zones rurales, où ils sont exposés au chômage et à la pauvreté et pâtissent d’un manque d’accès à la formation, à la terre, aux services financiers, aux intrants et aux technologies. « Nous devons agir pour éviter que les jeunes ruraux ne soient les laissés-pour-compte des changements rapides et de la transformation du monde rural que connaît la région. Sinon, nous courons le risque de voir des millions de jeunes livrés à la pauvreté », déclare Paul Winters. La situation est particulièrement pressante en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, où les jeunes ruraux sont exposés à des phénomènes météorologiques extrêmes liés aux changements climatiques, et où les ratios entre le chômage des jeunes et celui des adultes sont les plus élevés au monde. Dans ces deux sous-régions, plus d’un tiers des jeunes, essentiellement dans les zones rurales, sont encore en insuffisance pondérale. Dans la région, c’est la Chine qui compte le plus grand nombre de jeunes ruraux (76 millions). En dépit des progrès accomplis sur la voie de la transformation du monde rural, les jeunes ruraux n’ont accès ni aux actifs ni aux services ni même à la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences. Environ 51% des jeunes vivant dans des zones à caractère rural (semi-rurales ou péri-urbaines) se trouvent dans des régions à fort potentiel agricole, mais n’ont qu’un accès limité au marché. Il ressort du rapport que le type d’intervention nécessaire pour venir en aide à ces jeunes varie en fonction du niveau de transformation structurelle rurale atteint par l’économie concernée. Dans les pays où la transformation du monde rural n’en est qu’à ses prémices et où l’agriculture joue toujours un rôle clé dans l’économie, les investissements devraient viser en priorité à promouvoir un large développement rural pour créer des débouchés. Là où la transformation est plus avancée, il convient de proposer des formations axées sur les compétences cognitives et non cognitives pour faciliter l’accès à des emplois dans l’économie non agricole, stimuler l’esprit d’entreprise et développer la capacité des jeunes à traiter des informations complexes relatives aux risques et aux nouvelles technologies en lien avec les changements climatiques. Il est également souligné dans le rapport que l’utilisation des technologies de l’information et de la communication aux fins de l’accès aux instruments financiers et d’épargne jouera un rôle crucial dans le développement rural de la région Asie et Pacifique. Avec CM

Le Mali et le FIDA renforcent leur partenariat pour investir dans la jeunesse rurale

Le Mali et le FIDA renforcent leur partenariat pour investir dans la jeunesse rurale

Le Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Gilbert F. Houngbo, se rendra en République du Mali où il rencontrera le Président, Ibrahim Boubacar Keïta, ainsi que des responsables de haut rang pour s’entretenir avec eux des investissements nécessaires pour offrir des débouchés aux jeunes ruraux, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et réduire la pauvreté. Le FIDA connaissant l’importance que revêt le secteur agricole dans l’économie du Mali, ses investissements ont appuyé les stratégies nationales visant la modernisation de l’agriculture et la transformation du monde rural. La visite, qui se déroulera du 1er au 3 juillet, mettra l’accent sur le rôle que jouent les petits exploitants pour garantir la sécurité alimentaire au Mali, les difficultés que posent les changements climatiques, les possibilités que peuvent offrir l’agriculture aux jeunes ruraux et la nécessité d’accroître les investissements dans l’agriculture pour en faire un secteur fortement compétitif et productif. Au Mali, l’agriculture est non seulement le principal moteur de la production alimentaire, mais également de la création d’emplois. Le secteur contribue au produit intérieur brut à hauteur de 38% et emploie 80% de la population active. Par ailleurs, si l’on veut dynamiser et moderniser l’agriculture ainsi que les entreprises rurales, les jeunes Maliens représentent un véritable atout. Le FIDA continuera d’appuyer les stratégies nationales en faveur du développement agricole et de la transformation rurale qui profitent aux petits exploitants pauvres, notamment aux femmes et aux jeunes. Outre le Président du Mali, Gilbert Houngbo rencontrera le Premier Ministre et Ministre de l’économie et des finances, Boubou Cissé, le Ministre de l’agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar et le Ministre du travail, Jean Claude Sidibé. Gilbert Houngbo ira aussi constater les résultats obtenus grâce aux investissements mis en place dans le cadre du Projet de formation professionnelle, d’insertion et d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER), appuyé par le Fonds. Il rencontrera des participants au Projet pour constater de visu comment ce dernier a transformé leur vie. D’un coût total d’environ 43,6 millions de dollars des États-Unis, le Projet FIER cible les jeunes femmes et hommes ruraux et vise à assurer leur autonomisation en leur facilitant l’accès à des débouchés économiques et à des perspectives d’emploi dans le secteur agricole. Le Projet FIER apporte une réponse claire aux préoccupations du gouvernement concernant l’emploi des jeunes. Il appuie leur formation professionnelle et facilite le financement des activités agricoles rémunératrices proposées par de jeunes entrepreneurs ruraux. Pendant la période d’exécution du projet, 100 000 jeunes ruraux bénéficieront d’une formation professionnelle, quelque 15 000 activités rémunératrices mises sur pied par de jeunes entrepreneurs ruraux âgés de 18 à 40 ans seront créées et financées, et 5 000 jeunes ruraux auront de meilleures perspectives d’emploi.  Depuis 1982, le FIDA a participé au financement de 15 programmes et projets de développement rural en République du Mali, en investissant 302,1 millions de dollars sur un montant total de 692,4 millions de dollars, qui ont bénéficié directement à plus de 516 000 ménages ruraux.