Soutenons les femmes et les jeunes filles qui luttent pour leurs droits en Afrique de l’Ouest et du Centre

Dans un monde aux prises avec des défis sans précédent, la Journée internationale de la femme, le 8 mars, est un rappel poignant du courage et de la résilience des femmes et des filles qui sont à l’avant-garde de la lutte pour leurs droits. En cette Journée internationale de la femme, alors que nous réfléchissons aux progrès accomplis et aux défis à venir, il est évident que la lutte pour l’égalité des sexes reste plus cruciale que jamais. Face à ces défis, il est impératif que nous nous unissions pour soutenir et amplifier les voix des femmes et des filles, pour éviter de mettre en péril les progrès durement acquis, les engagements énoncés dans les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030, mais aussi les principes fondamentaux d’égalité et de justice. Le thème de la Journée internationale de la femme de cette année, « Investir dans les femmes : accélérer le progrès », résonne profondément dans un monde aux prises avec des crises multiformes. Qu’il s’agisse des disparités économiques ou de la marginalisation politique, les femmes continuent de faire les frais des inégalités systémiques. Face à ces défis, investir dans les femmes n’est pas seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité stratégique. Posons-nous la question : comment pouvons-nous relever ces défis ? Comment pouvons-nous assurer un avenir meilleur et plus sûr où les droits de nos filles sont respectés et pris en compte ? La réponse réside dans l’approfondissement de notre compréhension des causes sous-jacentes de ce recul et dans la prise de mesures concrètes pour y remédier. L’un des problèmes les plus urgents auxquels nous sommes confrontés, est la menace croissante de l’extrême pauvreté chez les femmes et les filles. Si les tendances actuelles se maintiennent, plus de 342 millions de femmes et de filles pourraient vivre dans l’extrême pauvreté d’ici 2030. Les femmes, en particulier celles issues de communautés marginalisées, sont les premières victimes de ces disparités, confrontées à un accès inégal à l’éducation, aux soins de santé et aux opportunités économiques. En Afrique de l’Ouest et du Centre, le nombre de femmes vivant avec le VIH est deux fois plus élevé que celui des hommes dans la même tranche d’âge . Cette statistique alarmante souligne la nécessité urgente pour les gouvernements de donner la priorité à un financement sensible au genre et d’augmenter les dépenses publiques consacrées aux services essentiels et à la protection sociale. En investissant dans des programmes qui améliorent et autonomisent les femmes sur le plan économique, nous pouvons briser le cycle de la pauvreté et créer des voies vers la prospérité pour des communautés entières. De plus, il est essentiel de reconnaître et de valoriser les contributions importantes que les femmes apportent aux économies du monde entier par le biais du travail dans le foyerqu’il soit rémunéré ou pas. Bien qu’elles assument la part du lion des responsabilités familiales, les femmes se retrouvent souvent mises à l’écart du discours économique. En attribuant une valeur monétaire au travail dans le foyer non rémunéré et en mettant en œuvre des politiques qui favorisent une répartition équitable des responsabilités familiales, nous pouvons nous assurer que les contributions des femmes sont reconnues et rémunérées. Investir dans les femmes, ce n’est pas seulement s’attaquer aux disparités économiques ; Il s’agit également de favoriser une société plus inclusive et plus juste pour tous. L’autonomisation des femmes est intimement liée au progrès social plus large, y compris les progrès dans les domaines de l’éducation, des soins de santé et de la représentation politique. Lorsque les femmes sont autonomisées, les sociétés prospèrent et les opportunités abondent pour tout le monde. Cependant, la réalisation de l’égalité des sexes nécessite plus qu’un simple investissement financier ; Elle exige un engagement collectif, surtout si l’on veut démanteler les structures patriarcales et à remettre en question les normes de genre bien ancrées. Cela exige que nous soyons solidaires des communautés marginalisées et que nous amplifiions la voix de ceux qui ont été historiquement réduits au silence. Aujourd’hui, nous devons remettre en question les discours erronés qui perpétuent la discrimination à l’égard des femmes et des filles. Nous devons rejeter l’idée que les droits des femmes vont à l’encontre de la culture et la tradition et plaider en faveur de politiques qui favorisent l’inclusion et l’autonomisation de tous. La protection des droits de chaque individu, quel que soit son sexe ou son identité, est essentielle pour promouvoir le bien-être et l’égalité pour tous. En ce moment critique, nous devons réaffirmer notre engagement à soutenir les femmes et les filles en première ligne de la lutte pour les droits. Nous devons amplifier leurs voix et renforcer les alliances intersectionnelles pour défendre les droits de tous les individus, indépendamment de leur sexe, de leur race ou de leurs origines. Alors que nous commémorons la Journée internationale de la femme, renouvelons notre engagement à l’égard du travail inachevé pour l’égalité des sexes. N’oublions pas que la lutte pour l’égalité des sexes nous appartient à tous. Il s’agit d’un effort collectif qui exige une solidarité sans faille et une action déterminée. Célébrons la résilience et le courage des femmes et des filles du monde entier qui mènent la charge pour le changement. Et reconnaissons qu’en investissant dans les femmes, nous ne faisons pas qu’accélérer les progrès ; Nous construisons un avenir où chaque individu peut s’épanouir, un monde plus équitable, où chaque femme et chaque fille peut réaliser son plein potentiel. Nous poussons pour l’inclusion ! Par Berthilde Gahongayire Directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Maroc. Procter & Gamble lance le programme « Rise Up Girls » au profit des jeunes filles de l’internat d’Al Oualidia

Dans le cadre de la 23ème année du programme de la sensibilisation des jeunes filles autour de la santé reproductive dans le milieu rural, que Procter & Gamble mène en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, et suite à la réhabilitation de l’internat des jeunes élèves du Collège Al Oualidia conformément à la convention tripartite entre l’Académie Régionale d’Education et de Formation de Casablanca-Settat, la société Procter & Gamble, le Rotary Casa-Nord et le Rotary Genève International organisent la journée de sensibilisation et de coaching au profit des jeunes filles de l’internat du collège Oualidia et qui sera la première d’une longue série de journées. La promotion de l’égalité, de l’inclusion et de l’autonomisation des femmes est un pilier stratégique clé du programme de citoyenneté de Procter & Gamble. Procter & Gamble a développé des programmes solides, en partenariat avec le gouvernement, les associations locales et internationales pour promouvoir le droit des filles et des femmes et œuvrer dans le domaine de l’égalité. Cette journée rentre dans le cadre du programme de sensibilisation que Procter & Gamble mène depuis 23 ans en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale. Le programme cible principalement les jeunes filles en âge de puberté et a pour objectif de promouvoir l’éducation à la santé reproductive afin de fournir aux filles les informations nécessaires sur leur santé, leur hygiène et leur bien-être pour les aider à passer le cap de la puberté en toute sérénité. A ce jour, plus de 4 millions de jeunes filles sont bénéficiaires de ce programme. Ce partenariat a connu un développement et une croissance remarquables au fil des ans et a permis de réhabiliter plusieurs internats qui attirent les filles des zones rurales afin d’améliorer leurs conditions de vie et de leur permettre de poursuivre leurs études dans un environnement plus adapté. En effet, Ce programme, en partenariat entre Procter & Gamble, le Ministère de l’Education Nationale et le Rotary Casa-Nord, et pour la septième année consécutive, opère une réhabilitation annuelle d’un des internats de jeunes filles en milieu rural. L’objectif de “Rise Up Girls” est d’accompagner ces jeunes filles, en leur proposant plusieurs ateliers sur 3 thèmes clés : Santé et famille, Carrière et éducation, Confiance en soi et bien-être afin de pouvoir appréhender avec plus d’assurance leur vie de futures jeunes femmes. Cette journée d’inauguration a été rehaussée par la présence de Mr BERRAZ ABDELJABBAR, Directeur LEC Collégial Oulaidia, Mrs Maha HMEID, Président du Club Rotary Casa-Nord, Madame Loubna Aziz- Directeur Général P&G Maroc et Madame Zainab Alji Directrice Communications de la société P&G
Tajara2i (Ose) et Ma3aki (A tes côtés), un nouveau programme pour la promotion du sport auprès des jeunes filles au Maroc

SPORT. La plateforme Taja Sport, avec le soutien de la Marocaine des Jeux et des Sports, lance un nouveau programme décliné en deux concepts Tajara2i (Ose) et Ma3aki (A tes côtés). Il s’agit pour cette première saison d’une série de 8 portraits de jeunes sportives et 8 témoignages de leurs parents, qui ont pour ambition de promouvoir le sport auprès des jeunes filles marocaines. A travers la série « Tajara2i », Amira, Ranya, Romayssa, Chaimaa, Asmaa, Amina, Mounia et Hiba, nous racontent leurs histoires. Des graines de championnes, mordues de sport, qui subissent les stéréotypes de la société mais qui les brisent en s’accrochant à leur passion. Pour réaliser leurs rêves et faire face aux préjugés, ces jeunes filles ont pu compter sur leurs familles. C’est pourquoi « Ma3aki » donne la parole aux parents qui témoignent pour inspirer et convaincre d’autres familles. Ils parlent de l’apport du sport dans la vie de leurs filles et comment ils les ont soutenues pour dépasser les biais de genre. En effet, outre la stigmatisation fréquente de la pratique sportive féminine, le taux de déperdition scolaire chez les jeunes filles au Maroc demeure important, notamment en milieu rural (12,2%), les privant ainsi du minimum que représente le sport scolaire. Ainsi, au Maroc, selon le Rapport du Haut-Commissariat au Plan sur Les Indicateurs sociaux du Maroc (Edition 2020), la population compte aujourd’hui près de 6 millions de jeunes filles qui ont moins de 17 ans, et qui ne consacrent en moyenne que 2 minutes quotidiennes à la pratique sportive. C’est à ces millions de jeunes filles ainsi qu’à leurs familles que s’adresse Taja aujourd’hui. En effet, le déficit de pratique sportive, non seulement sape la confiance et l’estime de soi de ces jeunes filles, mais les expose également, à terme, à des problèmes de santé tels que l’ostéoporose et les maladies cardiovasculaires. Ces phénomènes peuvent être d’autant plus aggravés par les mariages et maternités précoces. Pour sa part, la MDJS, riche et forte d’une longue pratique en matière de promotion de la pratique sportive féminine et convaincue que le sport peut-être non seulement un levier d’épanouissement mais également et surtout un outil d’inclusion, s’est immédiatement associée à cette initiative. Pour TAJA et la MDJS, il est désormais temps que les femmes quittent les bancs de touche pour prendre leur place sur le terrain ! Composée de 16 capsules au total (8 capsules filles « Tajara2i » et 8 capsules parents « ma3aki »), la campagne TAJA sera diffusée sur 2M à raison de 2 capsules par semaine à partir du 20 décembre. Elle se déploiera sur les plateformes de TAJA (le site web de Taja et ses réseaux sociaux) et sur les réseaux sociaux de la MDJS (Facebook, Instagram et Youtube). Le programme sera également relayé sur les médias digitaux et au travers d’une campagne d’affichage 4×3. Taja Sport est une plateforme médiatique en ligne, née le 8 mars 2020 et qui ambitionne de mettre en lumière les exploits sportifs féminins dans la région MENA, tout en promouvant le sport auprès des femmes et des jeunes filles de la région. Partenaire N°1 du sport national, la Marocaine des Jeux et des Sports a pour sa part mission de soutenir le sport marocain en versant l’intégralité de ses résultats au FNDS (Fonds National du Développement du Sport), dont l’objet est de subventionner les actions des fédérations sportives, d’accompagner les sportifs de haut niveau représentant le Maroc et de financer des infrastructures sportives, en particulier de proximité.
314 millions de femmes et de jeunes filles utilisent aujourd’hui une méthode de contraception moderne dans 69 pays à faible revenu (rapport)

Un rapport novateur sur la planification familiale dans les 69 pays à plus faible revenu montre que les femmes et jeunes filles n’ont jamais autant eu accès à la planification familiale qu’aujourd’hui. Le rapport révèle que 314 millions de femmes et de filles utilisent désormais la contraception moderne, avec 53 millions d’utilisatrices supplémentaires au cours des sept dernières années, et 9 millions uniquement au cours de l’année passée. FP2020 : Le rapport Les Femmes au Centre a été produit par Le Family Planning 2020 (FP2020) – un partenariat mondial qui soutient les droits des femmes et des filles de décider, librement et pour elles-mêmes, si, quand, et combien d’enfants elles veulent avoir. Lancé en marge de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) à Nairobi, le dernier rapport du FP2020 fait partie du cycle de progrès de 25 ans qui a permis de soutenir des centaines de millions de femmes et de filles depuis le sommet du Caire en 1994. Dans les 69 pays à faible revenu, le rapport montre que l’accès et le soutien à la planification familiale sont plus importants que jamais : Les gouvernements et les donateurs du monde entier reconnaissent l’importance des programmes de planification familiale, le financement bilatéral des gouvernements donateurs pour la planification familiale atteignant 1,5 milliard de dollars US en 2018. C’est le niveau le plus élevé depuis le lancement du FP2020 en 2012. Le nombre d’utilisateurs supplémentaires de la contraception moderne dans les 69 pays cibles du FP2020 a augmenté de 53 millions depuis le lancement du FP2020 en 2012, dont 9 millions depuis l’année dernière. Neuf pays sont en voie de dépasser les objectifs fixés dans le cadre du FP2020 en matière de croissance de l’utilisation des contraceptifs modernes. Il s’agit du Mozambique, du Tchad, du Cameroun, de la République Kirghize, du Zimbabwe, du Kenya, du Ghana, du Burkina Faso, et du Sri Lanka. Grâce à l’utilisation de méthodes de contraception modernes, 119 millions de grossesses non désirées, 21 millions d’avortements pratiqués dans de mauvaises conditions et 134 000 décès maternels ont pu être évités au cours de la seule année écoulée. L’accès à la planification familiale mène à des collectivités plus scolarisées, à une population en meilleure santé et à des nations plus riches. Beth Schlachter, Directrice Exécutive du FP2020, a déclaré : « Les preuves sont claires – quand on investit dans les femmes et les filles, on crée un cercle vertueux. Les barrières sont levées et on ouvre des opportunités qui non seulement sortent les femmes de la pauvreté, mais peuvent aussi élever la société toute entière et apporter des gains économiques. Aucune autre cause ne peut faire plus pour améliorer l’état du monde. » Elle a poursuivi : « 25 ans après la première Conférence Internationale sur la Population et le Développement, le mouvement en faveur de la planification familiale a pris un élan considérable. Pourtant, de grands défis persistent. Avec chaque jour qui passe, des millions de personnes se voient refuser le droit de choisir leur propre avenir. Alors que nous nous tournons vers l’horizon 2030, nous devons continuer à faire pression pour que des progrès soient réalisés, miser sur ce qui fonctionne bien et veiller ce qu’aucune femme ou fille ne soit laissée pour compte. » Les défis demeurent importants, car le FP2020 approche d’une date butoir. Pour libérer l’ensemble du potentiel humain, le progrès doit continuer. Si des progrès importants ont été réalisés, le programme-cadre 2020 approche de son échéance et l’objectif initial consistant à atteindre 120 millions de femmes et de filles supplémentaires n’a pas encore été atteint. Le défi consistant à placer les femmes et les filles au centre du développement demeure crucial. Il y a aujourd’hui 926 millions de femmes en âge de procréer dans les 69 pays FP2020, soit 100 millions de plus qu’en 2012. Avec ce chiffre qui devrait dépasser 1 milliard en 2025, des millions de femmes de plus auront besoin de services essentiels de planification familiale. Alors que la communauté mondiale se tourne vers le cadre post-2020, l’importance de placer les femmes et les filles au centre du développement est primordiale. Il reste encore du travail à faire, et le défi consistera à approfondir les engagements et les approches existants pour veiller à ce que les besoins et les droits des femmes et des filles dans le monde soient satisfaits et respectés. Le rapport d’avancement 2019-2020 du FP2020 révèle également les points suivants : Le partenariat FP2020 continue de s’étendre, cette année avec de nouveaux engagements de l’Angola, de la République Centrafricaine, de la Gambie et d’autres pays. La prévalence de la contraception moderne chez toutes les femmes (MCPR) est en hausse. Dans les 69 pays ciblés du FP2020, le taux de mortalité maternelle des femmes en âge de procréer a augmenté de plus de 2% depuis 2012. L’augmentation la plus forte a été enregistrée en Afrique orientale et australe (7%). Dans les pays visés par le FP2020 en Asie, environ 38% des femmes en âge de procréer utilisaient une méthode moderne en date de juillet 2019, et la croissance moyenne dans les régions de l’Asie a été de 0,2 point de pourcentage par année depuis 2012. Sept donateurs ont augmenté leur financement de la planification familiale en 2018 : le Canada, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, le Royaume-Uni et les États-Unis. C’est en Inde, au Bangladesh et en Indonésie que les dépenses publiques intérieures sont les plus élevées sur 69 pays.