L’IA et les infrastructures numériques accompagnent la transition de l’Afrique vers des systèmes de santé plus résilients, plus préventifs et mieux connectés

L’IA et les infrastructures numériques accompagnent la transition de l’Afrique vers des systèmes de santé plus résilients, plus préventifs et mieux connectés

GITEX FUTURE HEALTH AFRICA Morocco, dont la première édition se tient du 4 au 6 mai, mettra en lumière l’innovation pharmaceutique, le diagnostic de précision et les technologies dédiées au parcours patient Le système de santé marocain connaît aujourd’hui une transformation profonde. Il s’éloigne progressivement d’un modèle principalement réactif, centré sur la prise en charge des épisodes aigus, pour évoluer vers des dispositifs de santé davantage portés par le numérique, la prévention, le dépistage précoce et le suivi des maladies dans la durée. Cette dynamique sera au cœur de GITEX FUTURE HEALTH AFRICA Morocco, dont la première édition se tient du 4 au 6 mai à la Foire Internationale de Casablanca. Organisé sur trois jours, l’événement se tient sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, sous l’égide du ministère de la Santé et de la Protection sociale du Royaume du Maroc, en partenariat stratégique avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS), et sous l’organisation de KAOUN International, organisateur des événements GITEX à l’échelle mondiale. Cette première édition met en avant les opportunités d’investissement dans les startups africaines de la health-tech et contribuera à faire émerger des partenariats transfrontaliers capables de répondre aux défis spécifiques du continent. Elle réunit des acteurs publics et privés mondiaux du secteur de la santé, issus de plus de 27 pays, ainsi que 200 marques exposantes, parmi lesquelles AstraZeneca du Royaume-Uni, Pfizer des États-Unis, Sanofi et Numih de France, MedLabs de Jordanie, SEDCO des Émirats arabes unis et Elekta de Suède. La dynamique d’investissement et d’accélération des startups sera portée par des jeunes entreprises primées, à l’image de LifeBank, au Nigeria, qui fournit du sang et de l’oxygène dans les zones rurales d’Afrique. Des entrepreneurs issus de Pradaan Innovation Labs, pionnier des nanotechnologies, ainsi que Baby FM, fabricant de dispositifs connectés dédiés à la santé maternelle, ambitionnent également d’étendre leurs activités sur le continent africain à partir du Maroc. Ces startups et entrepreneurs seront mis en relation avec des investisseurs internationaux représentant plus de 10 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ainsi qu’avec des accélérateurs et institutions internationales encore jamais présents au Maroc. Parmi eux figurent Amethis, Boehringer Ingelheim, Gobi Partners, Southeast Asia Exponential Ventures (SeaX), UM6P Ventures et Villgro Africa. Plusieurs ONG prendront également part à l’événement, notamment ABCHealth, Africa Healthcare Federation et Healthtech Hub. Les innovateurs qui donnent corps à la transformation de la santé Les organisations internationales présentes lors de l’événement donneront à voir l’ampleur de la transformation en cours, depuis l’innovation pharmaceutique jusqu’au diagnostic de précision, en passant par les technologies dédiées au parcours patient. À titre d’exemple, AstraZeneca présentera des déploiements numériques déjà appliqués sur le terrain, illustrant la manière dont l’intelligence clinique, la donnée et la technologie peuvent être intégrées pour favoriser un diagnostic plus précoce et une gestion plus intelligente des maladies. Cette approche permet aux professionnels de santé d’identifier les risques plus en amont et d’orienter les patients avec davantage d’efficacité, depuis le dépistage jusqu’au traitement. Rami Scandar, Cluster President, AstraZeneca Near East and Maghreb, a déclaré : « GITEX Future Health Africa représente une formidable opportunité pour AstraZeneca d’échanger avec l’écosystème marocain de la santé et de l’innovation. En réunissant des leaders technologiques et des partenaires du secteur de la santé, cette plateforme crée un espace privilégié pour explorer la manière dont la donnée, la science et l’IA peuvent soutenir des systèmes de santé résilients et durables, tout en favorisant un accès équitable des patients aux médicaments innovants. » Il a également souligné qu’AstraZeneca travaille avec Qure.ai au déploiement d’une solution de tri par imagerie thoracique alimentée par l’IA, afin d’aider les équipes de radiologie à signaler plus rapidement les lésions pulmonaires suspectes et à réduire ainsi le délai critique entre la première image et l’examen par un spécialiste. Pour les patients atteints, ou à risque, de maladie rénale chronique, un parcours baptisé « Healthy Route » associe une évaluation simple du risque en soins primaires, des rappels numériques pour réaliser des tests de fonction rénale et des orientations structurées vers la néphrologie, avec pour objectif de ralentir la progression de la maladie grâce à une intervention plus précoce. Ces initiatives ne sont pas de simples programmes pilotes, a insisté Rami Scandar. « Elles reflètent l’élargissement de notre réseau de collaborations formelles, notamment à travers un protocole d’accord portant sur un centre d’excellence dédié aux maladies rares avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, ainsi qu’un partenariat avec la Fondation Lalla Salma dans le domaine de l’oncologie. Ces collaborations montrent comment l’innovation peut être intégrée aux priorités de santé publique du Maroc afin de générer un impact mesurable pour les patients. » MedLabs, groupe de référence dans le diagnostic, participera également à l’événement, marquant ainsi sa première présence en tant qu’exposant sur le continent africain. L’entreprise mettra en avant son modèle de solutions de santé intégrées, notamment le séquençage clinique du génome entier, porté par plusieurs plateformes de séquençage de nouvelle génération (NGS). Il s’agit du premier et unique service commercial de ce type disponible en Jordanie, désormais proposé aux marchés africains. « L’accès à des diagnostics de haute qualité est une condition essentielle à l’efficacité des soins de santé. Notre participation à GITEX Future Health Africa constitue une étape importante dans l’exploration de nouvelles opportunités pour contribuer au développement des systèmes de santé à travers le continent », a souligné le Dr George Sahyoun, COO de MedLabs. De son côté, SEDCO, fournisseur de solutions intelligentes pour la santé, présentera sa plateforme « Phygital Patient Journey », conçue pour répondre à l’un des défis les plus persistants du secteur : l’expérience fragmentée et discontinue que vivent les patients, depuis le premier contact avec le système de santé jusqu’au traitement. Son système unifié permet de gérer l’ensemble du parcours patient au sein d’un environnement intelligent unique. « L’avenir de la santé repose sur la création d’expériences fluides, intelligentes et centrées sur le patient. Notre participation à GITEX Future Health Africa reflète

Le manque d’infrastructures numériques pourrait laisser des millions de familles rurales dans la pauvreté

Malgré une augmentation considérable du volume des fonds envoyés par les personnes migrantes vers leurs pays d’origine par des moyens numériques en raison de la pandémie de COVID-19, des millions de membres de leurs familles vivant en milieu rural peinent à accéder aux services bancaires mobiles qui pourraient les aider à sortir de la pauvreté. Le Président du Fonds international de développement agricole (FIDA) a demandé aujourd’hui que des fonds d’urgence soient investis dans les infrastructures numériques et les services mobiles des pays en développement afin que les familles rurales ne soient pas laissées pour compte. « Pendant la pandémie, les personnes migrantes ont montré qu’elles restaient déterminées à aider leurs familles et leurs communautés en utilisant plus que jamais auparavant les moyens numériques pour envoyer des fonds », a souligné Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA, à l’occasion de la Journée internationale des envois de fonds à la famille. « Malheureusement, les familles vivant dans des zones rurales et reculées, où les envois de fonds sont cruciaux, accèdent difficilement aux guichets délivrant des espèces ou à d’autres solutions plus pratiques telles que les comptes d’argent mobile. Les pouvoirs publics et le secteur privé doivent investir de toute urgence dans les infrastructures numériques des zones rurales afin de remédier à ce problème. » L’année dernière, les envois de fonds par téléphonie mobile ont augmenté de 65% pour s’établir à 12,7 milliards d’USD. Cette hausse s’explique par l’abandon des espèces sous l’effet des mesures de confinement, qui ont limité le recours aux canaux informels, et des règles de distanciation physique imposées aux expéditeurs comme aux destinataires. Malgré la récession mondiale causée par la pandémie, les personnes migrantes ont continué d’envoyer de l’argent à leurs familles. En 2020, ces envois de fonds ont atteint 540 milliards d’USD, soit un montant inférieur de seulement 1,6% à celui enregistré l’année précédente. Toutefois, dans de nombreux pays, les habitants des zones rurales reculées n’ont que rarement accès à des services bancaires à l’échelle locale ou n’ont qu’un accès limité au réseau mobile. En outre, peu de prestataires proposent des services d’argent mobile comme le versement de transferts en espèces. Le plus souvent, on ne trouve ces prestataires que dans les centres urbains. Ainsi, des millions de personnes rurales pauvres doivent parcourir de grandes distances pour se rendre dans les villes, ce qui leur coûte souvent beaucoup d’argent, afin de recevoir les fonds envoyés par voie numérique par les membres de leurs familles qui ont émigré. Les virements numériques sont moins coûteux que les transferts traditionnels d’argent liquide, et les services d’argent mobile donnent également aux personnes migrantes et à leurs familles restées dans leurs pays d’origine la possibilité d’accéder à des produits financiers utiles et abordables qui leur permettent de mieux gérer leur argent, comme des services d’épargne, de prêt et d’assurance. À l’échelle mondiale, 200 millions de personnes migrantes envoient régulièrement de l’argent à 800 millions de proches. Ces fonds sont indispensables pour améliorer les conditions de vie et les moyens d’existence des destinataires. Près de la moitié de ces familles vivent dans les zones rurales de pays en développement, qui sont les plus touchées par la faim et la pauvreté. Les familles utilisent les fonds envoyés par les travailleurs migrants pour subvenir à leurs besoins essentiels, comme l’alimentation, le logement, l’éducation et les soins de santé, ainsi que pour lancer de petites entreprises. Ces ressources transforment souvent la vie des familles et des populations locales. « Si la pandémie a accéléré l’adoption des virements en ligne et des comptes d’argent mobile, elle a également mis en lumière l’omniprésence des inégalités femmes-hommes », explique Pedro de Vasconcelos, chef du Mécanisme de financement pour l’envoi de fonds du FIDA. « D’après les données dont nous disposons, la probabilité qu’une femme possède un compte d’argent mobile est de 33% inférieure à celle d’un homme. Nous devons nous atteler à combler cet écart en éliminant les obstacles qui empêchent les femmes d’obtenir et d’utiliser des services financiers mobiles. » Depuis mars 2020, le FIDA dirige le Groupe de travail de la communauté des envois de fonds, composé de 41 organisations internationales, organes intergouvernementaux, groupes sectoriels, acteurs du secteur privé et réseaux d’organisations de la diaspora, qui s’emploie à faire face aux effets qu’a la pandémie de COVID-19 sur le milliard de personnes directement concernées par les envois de fonds. Le Groupe de travail a formulé de nombreuses recommandations destinées aux secteurs public et privé et élaboré des mesures concrètes visant à stimuler le passage au numérique du marché des envois de fonds en vue de stimuler la reprise ainsi que la résilience des familles de migrants dans le monde entier. Dans le droit fil de ces mesures, le FIDA finance actuellement des solutions mobiles issues du secteur privé qui profiteront à plus d’un million de personnes rien qu’en Afrique de l’Ouest.