Maroc. Le moral des ménages replonge

Maroc. Le moral des ménages replonge

ENQUÊTE. Le moral des ménages, qui s’était amélioré au premier trimestre 2021 après une année difficile marquée par la crise du coronavirus, s’est encore dégradé. D’après les résultats de l’enquête permanente de conjoncture menée par le Haut-commissariat au plan (HCP) auprès des ménages, la confiance de ces derniers s’est en effet dégradée au deuxième trimestre de 2021. L’indice de confiance des ménages (ICM), l’indicateur synthétique qui reflète l’opinion des ménages sur l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables et de leur situation financière, s’est ainsi établi à 63 points, au lieu de 68,3 points enregistrés le trimestre précédent et 65,6 points une année auparavant. A titre de comparaison, au premier trimestre 2021, l’ICM s’était élevé à 68,3 points, au lieu de 61,2 points enregistrés le trimestre précédent et 75,7 points une année auparavant. Le pessimiste reprend donc le dessus sur le moral des ménages et l’analyse des résultats de l’enquête du Haut-commissariat relative à la période étudiée semble clairement confirmer cette tendance. En effet, dans sa note d’information sur les résultats de son enquête de conjoncture, le HCP indique que 65,6% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 19,6% un maintien au même niveau et 14,8% une amélioration. «Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 50,8 points, contre moins 50,5 points au trimestre précédent et moins 24,8 points au même trimestre de l’année passée», souligne l’institution publique. L’opinion des ménages demeure pessimiste même pour les 12 prochains mois, puisque près d’un tiers d’entre eux (29,6%) s’attend à une dégradation du niveau de vie, 40,6% à un maintien au même niveau et 29,8% à une amélioration. Dans ce cas, «le solde d’opinion relatif à cet indicateur s’établit à 0,2 point enregistrant ainsi une dégradation par rapport au trimestre précédent et une amélioration par rapport au même trimestre de l’année précédente où il était à 13,2 points et à moins 11,4 points respectivement», relève le HCP. Considéré comme un sujet particulièrement préoccupant pour de nombreux jeunes qui connaissent des taux souvent plus élevés que d’autres catégories sociales, le chômage joue aussi sa partition dans la démoralisation des ménages. En effet, au deuxième trimestre de 2021, 80% contre 10,2% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Le HCP en déduit que le solde d’opinion est resté négatif à moins 69,8 points contre moins 62,2 points un trimestre auparavant et moins 75,2 points un an auparavant. A noter que l’opinion des ménages sur l’opportunité d’effectuer des achats de biens durables est très claire : 74,6% d’entre eux contre 9% seulement considèrent que le moment n’est pas opportun. Ainsi, «le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif avec moins 65,6 enregistrant une dégradation par rapport au trimestre précédent où il s’est établi à moins 61,6 et une amélioration par rapport au même trimestre de l’année précédente se situant à moins 68. S’ils sont plus de la moitié (54,6%) à estimer que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 41,7% des ménages admettent tout de même qu’ils s’endettent ou puisent dans leur épargne. Seuls 3,7% affirment épargner une partie de leur revenu. Ces statistiques insinuent que «le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté négatif, à moins 38 points contre moins 34,4 points le trimestre précédent et moins 30 points une année auparavant», selon l’analyse du Haut-commissariat. A noter également que l’évolution de la situation financière au cours des 12 derniers mois n’a pas été du goût des ménages. En effet, ils sont plus de la moitié (55,5% contre 5,5%) à considérer qu’elle s’est dégradée. C’est dire que «cette perception reste ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 50 points contre moins 47,4 points au trimestre précèdent et moins 27 points au même trimestre de l’année précédente».Malgré tout, 30,3% contre 15,5% des ménages croient encore que leur situation financière va s’améliorer au cours des 12 prochains mois. Dans ce cas, le solde d’opinion s’est établi à 14,8 points contre 21,2 points un trimestre auparavant et moins 4,6 points un an auparavant. A souligner que l’enquête fournit également des données trimestrielles sur la perception des ménages relative à d’autres aspects des conditions de vie dont la capacité des ménages à épargner et de l’évolution des prix des produits alimentaires. Ainsi, en ce qui concerne la capacité future des ménages à épargner, il ressort que 16,4% contre 83,6% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. S’agissant de l’évolution des prix des produits alimentaires, l’opinion de 87,1% des ménages sondés est que ceux-ci ont connu une augmentation au cours des 12 derniers mois contre une proportion minime des ménages (0,3%) qui ressentent leur diminution. Les ménages dans leur majorité (70,6%) sont persuadés que les prix continueront à augmenter au cours des 12 prochains mois. Seuls 2,9% pensent au contraire qu’ils baisseront.  Alain Bouithy

Maroc. Le moral des ménages tombe à son plus bas niveau

Maroc. Le moral des ménages tombe à son plus bas niveau

Le Haut-commissariat au plan (HCP) vient de livrer les résultats de son enquête de conjoncture auprès des ménages au titre du troisième trimestre de l’année 2020. Il en ressort que, malgré un léger redressement de l’activité nationale observé au cours de cette période, la confiance des ménages s’est fortement dégradée au point de toucher le fond. En effet, «l’indice de confiance des ménages (ICM) s’est établi à 60,6 points, au lieu de 65,6 points enregistrés le trimestre précédent et 74,8 points une année auparavant», a indiqué le Haut-commissariat. Pour les économistes de l’institution publique chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, il s’agit du plus bas niveau jamais atteint depuis le début de l’enquête en 2008. La forte chute de la confiance des ménages ne devrait point surprendre, tant il est vrai que les composantes de l’ICM (qui portent sur la perception par les ménages de l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables et de leur situation financière) se sont fortement dégradées. Dans une note d’information sur les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages au troisième trimestre de l’année 2020, le HCP a d’emblée relevé un ressenti d’une forte détérioration des niveaux de vie des ménages. En effet, il ressort de l’enquête menée par le HCP qu’au troisième trimestre de 2020, plus de la moitié des ménages (55%) déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 25,6% un maintien au même niveau et 19,4% une amélioration. Selon le Haut-commissariat, «le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 35,6 points, contre moins 24,8 points au trimestre précédent et moins 20,2 points au même trimestre de l’année passée ». En dépit des projections de plusieurs institutions nationales et internationales anticipant une amélioration de l’économie nationale en 2021, l’enquête révèle que 41,5% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie au cours des 12 prochains mois, 34,3% à un maintien au même niveau et 24,1% à une amélioration. Aussi, il apparaît que «le solde d’opinion relatif à cet indicateur atteint moins 17,4 points, en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année précédente où il enregistrait respectivement moins 11,4 points et moins 3,7 points», a fait savoir le HCP. Dans sa note d’information, il est aussi indiqué que 87,1% contre 5,1% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. De plus, « le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins 82 points contre moins 75,2 points un trimestre auparavant et moins 71,8 points un an auparavant». L’enquête révèle, par ailleurs, une opinion réservée sur l’opportunité d’achat des biens durables, soulignant que «74,3% contre 10,8% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables». Les économistes du Haut-commissariat soulignent ainsi que le solde d’opinion de cet indicateur s’est établi à moins 63,5 points contre moins 68 points le trimestre précédent et moins 37,7 points le même trimestre de l’année 2019. Sur la perception par les ménages de leurs situations financières, les sondés font état d’une constante détérioration Il ressort ainsi qu’au troisième trimestre de 2020, 60,4% d’entre eux estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 35,6% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 4,1% affirment épargner une partie de leur revenu. Dans ce cas, le Haut-commissariat en déduit que «le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté négatif, à moins 31,5 points contre moins 30,0 points le trimestre précédent et moins 29,5 points une année auparavant». Une situation financière qui n’aura donc pas vraiment évolué puisque 41,6% contre 7,6% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée au cours des 12 derniers mois. Il importe de noter que le «solde de cette perception reste négatif, se situant à moins 34 points contre moins 27 points au trimestre précédent et moins 26 points au même trimestre de l’année précédente», selon l’institution. Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, les résultats de l’enquête montrent que 15,4% contre 27,3% des ménages s’attendent à une amélioration de leur situation financière, note le Haut-commissariat. Pour mieux apprécier l’évolution de la perception par les ménages de leurs situations financières, l’institution fait remarquer que «le solde d’opinion de cet indicateur enregistre, encore une fois depuis le trimestre précédent, un niveau négatif en passant à moins 11,9 points contre moins 4,6 points un trimestre auparavant et 12,8 points un an auparavant». Alain Bouithy

La situation économique du pays n’est pas faite pour rassurer les Marocains

La situation économique du pays n’est pas faite pour rassurer les Marocains

Les ménages marocains n’ont toujours pas confiance en la situation économique du pays. La persistance des craintes liées aux perspectives du chômage, du coût de la vie et de l’épargne a continué de plomber le moral de ces derniers au quatrième trimestre 2019, selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP). S’il s’est légèrement amélioré par rapport au trimestre précédent, le moral des ménages s’est, en effet, dégradé par rapport au même trimestre de l’année précédente « à travers la persistance du pessimisme relatif aux perspectives du chômage, du coût de la vie et de l’épargne », a souligné l’institution publique. « Ce ressenti négatif est constaté aussi au niveau de l’évolution, entre 2018 et 2019, de la situation des droits de l’Homme, de la protection de l’environnement et de la qualité des services sociaux », a expliqué le HCP dans une note d’information sur les résultats de l’enquête de conjoncture qu’il a menée auprès des ménages au terme de l’année 2019. En effet, l’indice de confiance des ménages (ICM) qui synthétise cette confiance s’est établi à 77,8 points, au lieu de 74,8 points enregistrés le trimestre précédent et 79,8 points une année auparavant. Les résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages montrent que l’indice de confiance des ménages continue sa tendance baissière entamée depuis le premier trimestre de 2018. Selon les données du HCP, au cours du quatrième trimestre de 2019, près de la moitié des ménages (43,0%) ont déclaré une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, plus d’un tiers (34,0 %) un maintien au même niveau et moins d’un quart (23,0%) une amélioration. « Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 20,0 points, contre moins 20,2 points au trimestre précédent et moins 13,3 points au même trimestre de l’année passée », a noté le Haut-commissariat. Soulignons que l’enquête du HCP a révélé que moins d’un tiers des ménages (28,8%) a déclaré s’attendre à une dégradation du niveau de vie, près de la moitié (44,5%) à un maintien au même niveau et 26,7% à une amélioration.Il ressort ainsi que le solde d’opinion relatif à cet indicateur est passé à moins 2,2 points au lieu de moins 3,7 points le trimestre précédent et 9,0 points le même trimestre de l’année 2018. Dans le même temps, l’enquête de conjoncture a fait apparaître qu’une majorité des ménages, soit 79,5%, s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois et que seuls 7,9% sont plus optimistes. La perception par les ménages de l’évolution du chômage est telle qu’il est ressorti de l’enquête que le solde d’opinion est resté négatif à moins 71,6 points contre moins 71,8 points un trimestre auparavant et moins 70,0 points un an auparavant. L’érosion de la confiance des ménages a été aussi perceptible en ce qui concerne les achats des biens durables. En effet, au quatrième trimestre de 2019, plus de la moitié d’entre eux (55,6%) ont considéré que le moment n’est pas opportun de les effectuer. Ils n’étaient que 26,3% à croire que la conjoncture est au contraire favorable.Ainsi, pour le Haut-commissariat, « le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif, passant à moins 29,2 points contre moins 37,7 points le trimestre précédent et moins 36,7 points le même trimestre de l’année 2018 ».A l’inverse de ce qui a été jusque-là observé au titre du quatrième trimestre 2019, l’enquête du HCP a relevé qu’une proportion assez importante des ménages (65,6%) a estimé que ses revenus couvrent ses dépenses au cours de ce trimestre, alors que 30,4% d’entre eux ont déclaré s’endetter ou puiser dans leur épargne tandis que 4,0% ont affirmé épargner une partie de leur revenu.Après analyse, « le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif, à moins 26,4 points contre moins 29,5 points le trimestre précédent et moins 28,4 points une année auparavant », a relevé le Haut-commissariat.Concernant l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, il apparaît que 31,4% contre 9,3% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée.Ainsi que l’a souligné le HCP, cette perception est restée négative, « avec un solde d’opinion de moins de 22,1 points en amélioration par rapport au trimestre précédent où il enregistrait moins 26,0 points et en dégradation par rapport au même trimestre de l’année précédente où il enregistrait moins de 20,7 points ».Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, l’enquête de conjoncture a fait apparaître que 27,6% contre 11,7 % des ménages, s’attendent à une amélioration de leur situation financière.Dans ces conditions, « le solde d’opinion de cet indicateur enregistre 15,9 points contre 12,8 points un trimestre auparavant et 19,1 points un an auparavant », a fait savoir le Haut-commissariat. Analysant l’évolution d’autres indicateurs trimestriels de la conjoncture, notamment sur la perception des ménages relative à d’autres aspects des conditions de vie dont la capacité des ménages à épargner et l’évolution des prix des produits alimentaires, l’enquête apporte beaucoup d’enseignements. Ainsi, il apparaît que la perception de la capacité future des ménages à épargner est restée pessimiste, que 17,8% contre 82,3% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Sur ce point, « le solde d’opinion relatif à cet indicateur est resté négatif, à moins 64,5 points au lieu de moins 64,4 points au trimestre précédent et moins 63,0 points au même trimestre de l’année passée ». Toujours selon le HCP, 85,2% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois contre une proportion minime des ménages (0,1%) qui ressentent leur diminution. La perception est telle que « le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 85,1 points, après avoir été de moins 83,7 points le trimestre précédent et de moins 90,3 points une année auparavant ». Pour 82,7% des ménages, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter au cours des 12 prochains mois, contre 0,5 %

Le moral des Marocains au fond de l’abîme

Le moral des Marocains au fond de l’abîme

Le moral des ménages marocains continue de chuter, si l’on en croit les résultats de l’enquête de conjoncture menée par le Haut-commissariat au plan (HCP) auprès de ces derniers au titre du deuxième trimestre de l’année 2019. En effet, d’après les données de l’institution publique, l’Indice de confiance des ménages (ICM) a continué sa tendance baissière entamée depuis plus d’un an. Il s’est ainsi établi à 74,9 points, au lieu de 79,1 points enregistrés le trimestre précédent et 87,3 points une année auparavant. Pour le Haut-commissariat, « le recul du niveau de confiance des ménages au cours de ce trimestre procède de la détérioration de tous les indicateurs qui le composent, et ce, autant par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année passée ». Ainsi, dans sa dernière note d’information sur les résultats de l’enquête de conjoncture, le Haut-commissariat relève qu’une forte détérioration du niveau de vie se fait ressentir au sein des ménages. Sur ce sujet, il ressort qu’au deuxième trimestre de 2019, près de la moitié des ménages (46,2%) déclare une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, plus d’un tiers un maintien (32,9 %) au même niveau et moins d’un quart une amélioration (20,8%). Ainsi, « le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 25,4 points, en dégradation aussi bien par rapport au  trimestre précédent que par rapport à une année auparavant où il était à moins 15  points et à moins 5,4 points respectivement », souligne le HCP. Les ménages marocains sont tout aussi moins confiants sur leur avenir : 27,3% d’entre eux s’attendent à une dégradation du niveau de vie au cours des 12 prochains mois, 40,6% à un maintien au même niveau et 32 % à une amélioration. Comme le relève le HCP, « le solde d’opinion relatif à cet indicateur passe à 4,7 points  au lieu de 10 points le trimestre précédent et 15 points le même trimestre de l’année 2018 ». Dans sa note, le Haut-commissariat fait état de fortes craintes des ménages marocains concernant l’évolution du chômage, soulignant que 83% contre 6,1% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Ainsi, le HCP fait observer que « le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins 76,9 points, en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent où il a enregistré moins 75,6 points que par rapport au même trimestre de l’année précédente où il était à moins 61,7 points ». Autre signe négatif, l’opinion des ménages sur la conjoncture qu’ils jugent toujours comme peu favorable à l’achat des biens durables. Selon le Haut-commissariat,  61,4% contre 20,1% d’entre eux considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Ainsi, « le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif, passant à moins 41,4 points contre moins 36,3  points le trimestre précédent et moins 25,8 points le même trimestre de l’année 2018 », relève-t-il. A noter également la détérioration de l’opinion des ménages, au deuxième trimestre de 2019, en ce qui concerne  leur situation financière.  Si « 62,4% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 34,2% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 3,4% affirment épargner une partie de leur revenu », note le Haut-commissariat. Le HCP note ainsi que le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle est resté ainsi négatif, à moins 30,8 points en dégradation aussi bien par rapport au  trimestre précédent que par rapport à une année auparavant où il était à moins 28,9  points et à moins 24,1 points respectivement. Le constat quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois n’est pas encourageant  puisque 32,7% contre 8,5% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée. Selon les analystes du HCP, « cette perception reste ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 24,2 points au lieu de moins 21,2 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 15,2 points un an auparavant ». Les projections sur les 12 prochains mois font état d’une amélioration de leur situation financière pour 31,2% des ménages contre 12,9 %, le solde d’opinion enregistrant alors 18,3 points contre 20,7 points un trimestre auparavant et 28,1 points un an auparavant. Soulignons que les opinions des ménages quant à leur capacité à épargner restent toujours négatives. Quant à l’évolution des prix des produits alimentaires, 86,5% des ménages pensent que les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenterau cours des 12 prochains mois. Alain Bouithy

Maroc: quasi-stagnation de l’indice de confiance des ménages au quatrième trimestre de 2017

Maroc: quasi-stagnation de l’indice de confiance des ménages au quatrième trimestre de 2017

Les résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages, menée par le HCP, montrent que l’indice de confiance des ménages (ICM) aura enregistré une quasi stagnation au cours du quatrième trimestre de 2017. C’est ainsi qu’au quatrième trimestre de 2017, l’ICM s’établit à 85,9 points, au lieu de 85,5 points un trimestre auparavant et de 73,5 points le même trimestre de l’année précédente. Niveau de vie des ménages : sentiment d’une dégradation Au quatrième trimestre de 2017, 35,4% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 33,0% un maintien au même niveau et 31,6% une amélioration. Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 3,8 points contre moins 3,1 points au trimestre précédent et moins 17,5 points au même trimestre de l’année précédente. Au cours des 12 prochains mois, 24,3% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie, 39,9% à un maintien au même niveau et 35,8% à une amélioration. Le solde d’opinion passe ainsi à 11,5 points au lieu de 10,5 points le trimestre précédent et moins 2,4 points le même trimestre de l’année 2016. Perception négative du chômage Au quatrième trimestre de 2017, 72,8% contre 14,3% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins 58,5 points au lieu de moins 59,9 points le trimestre précédent et moins 66,8 points le même trimestre de l’année précédente. Une conjoncture toujours perçue comme peu propice à l’achat de biens durables Au quatrième trimestre de 2017, 53,8% contre 28,2% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif, passant à moins 25,6 points au lieu de moins 31,5 points le trimestre précédent et moins 43,0 points le quatrième trimestre de 2016. Situation financière des ménages : en détérioration Au quatrième trimestre de 2017, 29,8 % des ménages déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne pour couvrir leurs dépenses, 5,4 % affirment épargner une partie de leur revenu et 64,8 % estiment que leurs revenus continuent à couvrir leurs dépenses. Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif, à moins 24,4 points après avoir été de moins 22,6 points le trimestre précédent et de moins 28,7 points le même trimestre de l’année précédente. Quant à l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois, 31,4% contre 14,7% des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée. Cette perception reste ainsi négative, avec un solde d’opinion de moins 16,7 points au lieu de moins 14,5 points enregistré un trimestre auparavant et moins 33,3 points un an auparavant. S’agissant du regard sur l’avenir de leur situation financière au cours des 12 prochains mois, 30,3% contre 11,1% des ménages, s’attendent à une amélioration de leur situation financière. Le solde d’opinion est resté ainsi positif à 19,2 points contre 19,6 points au trimestre précédent et 6,5 points au même trimestre de l’année précédente. Perception plus pessimiste de la capacité future des ménages à épargner Au quatrième trimestre de 2017, 20,7% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion, gardant son niveau négatif, enregistre moins 58,6 points, au lieu de moins 55,7 points le trimestre passé et de moins 68,7 points une année auparavant. Augmentation attendue des prix des produits alimentaires Au quatrième trimestre de 2017, 88,9 % des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois au moment où seuls 0,4% ressentent leur diminution. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 88,5 points, après avoir été de moins 82,8 points le trimestre précédent et de moins 87,3 points une année auparavant. Au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 80,1% des ménages. Seuls 0,5% s’attendent à une baisse des prix de ces derniers. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, se situant à moins 79,6 points, au lieu de moins 74,0 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 77,3 points une année passée. Qualité des prestations administratives : sentiment d’une amélioration En 2017, les ménages sont un peu plus nombreux, à percevoir une amélioration de la qualité des prestations administratives (61,6%) contre 16,6% qui pensent le contraire. Le solde qui résume cette opinion s’est amélioré entre 2016 et 2017 passant de 36,7 points à 45,0 points. Situation des droits de l’Homme : perception d’une détérioration En 2017, 50,9% des ménages pensent que la situation des droits de l’Homme au Maroc s’est améliorée et 14,8% considèrent qu’elle aurait régressée. Le solde relatif à cet indicateur, a atteint une valeur positive de 36,1 points enregistrant une dégradation par rapport à son niveau de 2016 où il était de 38,6 points. Qualité de l’environnement : ressenti d’une amélioration En 2017, 48,7% des ménages pensent que la qualité de la situation en matière de protection de l’environnement au Maroc s’est améliorée et 19,6% considèrent qu’elle aurait régressée. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur a atteint 29,1 points en 2017 en amélioration par rapport à 2016 où il était de 24,7 points. Services de l’enseignement: sentiment d’une dégradation En 2017, 22,5% des ménages ont ressenti une amélioration de la qualité des services de l’enseignement, 45,4% pensent qu’elle s’est plutôt détériorée. Avec un solde de moins 22,9 points, cet indicateur enregistre son niveau le plus négatif depuis le début de l’enquête. Services de santé : persistance d’une détérioration En 2017, 13,8% des ménages pensent que les prestations sanitaires se sont améliorées, 59,3% affirment qu’elles se sont plutôt détériorées. Le solde négatif de cet indicateur s’est ainsi détérioré entre 2016 et 2017 passant de moins 43,0 points à moins 45,5 points enregistrant ainsi son niveau le plus négatif depuis le début de l’enquête.

Maroc: Le moral des ménages en amélioration

Maroc: Le moral des ménages en amélioration

Calculé sur la base de soldes d’opinion, le moral des ménages s’est de nouveau amélioré au regard des résultats de la dernière enquête de conjoncture qui révèle une nette amélioration au deuxième trimestre de 2017. L’indice de confiance des ménages (ICM) s’est établi à 85,8 points, au lieu de 78,2 points un trimestre auparavant et de 75,7 points le même trimestre de l’année précédente, selon les conclusions de l’enquête menée par le Haut-commissariat au plan (HCP). Comme au premier trimestre de cette année, l’enquête fait état d’une amélioration des composantes de l’ICM qui, pour rappel, portent sur la perception par les ménages de l’évolution du niveau de vie, du chômage, de l’opportunité à effectuer des achats de biens durables et de leur situation financière. En ce qui concerne le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie, il est resté négatif, à moins 8,1 points, au lieu de moins 12 points le trimestre précédent et de moins 15,2 points une année auparavant. Globalement, 40,1% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie et 32,1% une amélioration, a noté le HCP. Pour les 12 prochains mois, près d’un quart des ménages (24,4%) s’attendent à une dégradation du niveau de vie, 40,1% à un maintien au même niveau et 35,5% à une amélioration. Le solde d’opinion garde son niveau positif passant à 11,1 points, au lieu de 5,7 points le trimestre précédent et moins 7,6 points une année auparavant. Au niveau du chômage, la perception des ménages a été moins négative au deuxième trimestre de 2017. Le HCP rapporte que 69,8% contre 15,5% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. « Le solde d’opinion est resté ainsi négatif, à moins 54,3 points, en amélioration aussi bien par rapport au trimestre précédent où il était à moins 64,9 points que par rapport au même trimestre de l’année précédente où il a enregistré moins 69,0 points », a-t-il constaté. Même au niveau de l’opportunité d’achat des biens durables, l’opinion des ménages a été moins négative sur la période étudiée, selon l’organisme public chargé des statistiques qui a noté que 53,8% contre 25,7 % des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Ainsi, l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi a indiqué que « le solde d’opinion relatif à cette composante est resté négatif, passant à moins 28,2 points, après avoir été de moins 40,0 points le trimestre précédent et moins 34,8 points le deuxième trimestre de 2016 ». S’agissant des finances des ménages, il ressort que 58,2% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 33,6 % déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 8,2 % affirment épargner une partie de leur revenu. L’enquête a relevé que le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle des ménages est resté ainsi négatif, à moins 25,3 points, avec une amélioration par rapport au premier trimestre de 2016 et une détérioration par rapport au deuxième trimestre de l’année dernière où il était respectivement de moins 27,8 points et de moins 23,0 points. Si 32,8% contre 16,2% des ménages considèrent que l’évolution de leur situation financière au cours des 12 derniers mois s’est dégradée, le regard sur l’avenir de la situation financière des mêmes ménages demeure optimiste. En effet, « 34,6% contre 12,5% des ménages s’attendent à une amélioration de leur situation financière au cours des 12 prochains mois. Le solde d’opinion est resté ainsi positif à 22,1 points, en nette amélioration aussi bien par rapport au trimestre précédent où il était à 13,4 points que par rapport au même trimestre de l’année précédente où il a enregistré 2,3 points », selon le HCP. A noter que l’enquête, qui a porté également sur l’évolution d’autres indicateurs trimestriels de la conjoncture, a révélé que 20,5% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois. Ainsi, le HCP a noté que le solde d’opinion est resté négatif, à moins 59,1 points, après avoir été de moins 64,1 points le trimestre passé et de moins 66,6 points une année auparavant. S’agissant des prix des produits alimentaires, l’organisme a rapporté que « 87,5 % des ménages estiment que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois au moment où seuls 1,1% ont ressenti une diminution », soulignant ainsi que le solde d’opinion est resté négatif, à moins 86,4 points, après avoir été de moins 86,8 points le trimestre précédent et de moins 87,9 points une année auparavant. La tendance devrait rester la même au cours des 12 prochains mois, selon 77,1% des ménages qui pensent que les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter. Ainsi, « le solde d’opinion est resté négatif, se situant à moins 74,5 points, au lieu de moins 77,7 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 77,3 points une année passée », a noté le HCP.