ENCG de Fès/Créer, militer, inspirer dans les ICC : Neila Tazi en Talk à l’Académie Ali Zaoua des Métiers de la Culture 

ENCG de Fès/Créer, militer, inspirer dans les ICC : Neila Tazi en Talk à l’Académie Ali Zaoua des Métiers de la Culture 

L’Académie Ali Zaoua des Métiers de la Culture organise un Talk Inspirant avec Neila Tazi sur le thème « Plaidoyer, politique culturelle et leadership féminin dans les ICC », le vendredi 2 mai 2025 à 15h00 à l’École Nationale de Commerce et de Gestion de Fès, à destination des étudiants, jeunes professionnels et porteurs de projets culturels. L’Académie Ali Zaoua des Métiers de la Culture, en partenariat avec l’Union européenne au Maroc, la Fondation Drosos et l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), poursuit son cycle de rencontres consacré aux femmes inspirantes dans les industries culturelles et créatives. Le prochain Talk Inspirant aura lieu le vendredi 2 mai 2025 à 15h00, à l’École Nationale de Commerce et de Gestion de Fès, avec une invitée de marque : Neila Tazi. Productrice, entrepreneure et figure engagée du paysage culturel marocain, Neila Tazi est présidente de la Commission des affaires étrangères à la Chambre des Conseillers et présidente directrice de A3 Communication, société à l’origine de plusieurs projets culturels d’envergure. Elle est également connue pour avoir dirigé le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira, l’un des événements artistiques les plus emblématiques de la scène africaine et internationale. Ce Talk portera sur la thématique :« Plaidoyer, politique culturelle et leadership féminin dans les ICC », et proposera une réflexion ouverte sur la manière dont les femmes contribuent à façonner les politiques culturelles, à influencer les décisions publiques et à porter des projets innovants dans le domaine artistique et créatif. À travers des exemples concrets et des retours d’expérience, la discussion explorera le rôle que peuvent jouer les femmes dans le développement d’un écosystème culturel plus inclusif et plus durable, ainsi que les passerelles possibles entre monde politique, entrepreneuriat et création. La rencontre sera animée par Sanae Zaim, femme de médias et animatrice TV & Radio, connue pour son approche sensible et ses échanges en profondeur avec les personnalités du monde culturel. Ouvert au public, ce rendez-vous s’adresse aux étudiants, jeunes professionnels, porteurs de projets culturels et à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur la place de la culture dans la société et sur les leviers d’action pour faire évoluer les mentalités et les politiques publiques. Avec ce Talk, l’Académie Ali Zaoua réaffirme sa volonté de faire dialoguer les générations, de valoriser les parcours inspirants, et de nourrir les vocations à travers la parole de celles et ceux qui font vivre la culture au quotidien.

La Côte d’Ivoire adhère à l’organisation des pays producteurs de noix de coco

La Côte d’Ivoire adhère à l’organisation des pays producteurs de noix de coco

La Côte d’Ivoire, 5e pays producteur de noix de coco en Afrique, a adhéré à la Communauté internationale de la noix de coco (ICC), a annoncé jeudi le Conseil des ministres dans un communiqué. « Le Conseil a adopté un décret portant sur l’adhésion de la Côte d’Ivoire à la Communauté internationale de la noix de Coco (ICC) », a indiqué la même source, précisant que c’était lors de la 59e session de l’ICC, tenue en décembre 2023 en Indonésie, que les Etats membres de cette organisation intergouvernementale avaient approuvé à l’unanimité l’adhésion de la Côte d’Ivoire au traité constitutif de l’organisation. La Côte d’Ivoire va désormais pouvoir « développer et valoriser la filière de la noix de coco en synergie » avec ses partenaires de l’ICC, a-t-elle ajouté. Premier pays africain producteur de noix de coco en 1986, la Côte d’Ivoire a chuté au 5e rang en 2024 avec une production qui est passée de 406.000 tonnes à 125.565 tonnes. Le pays a engrangé 9,195 milliards de francs CFA (15 millions de dollars) de recettes en 2023 grâce aux exportations de produits à base de noix de coco, alors que son potentiel est de 60 milliards de francs CFA (100 millions de dollars), selon les chiffres du gouvernement. Face à la chute drastique de près de 70% de sa production de noix de coco, la Côte d’Ivoire a organisé du 9 au 10 septembre à Abidjan un sommet international pour relancer sa filière. Le cocotier est l’une des principales cultures pérennes de rente des populations du littoral de la Côte d’Ivoire et il joue un rôle économique et social prépondérant pour plus de 20.000 ménages dans le district du Bas-Sassandra (sud-ouest), la région du Sud-Comoé (sud-est) ou dans le district des Lagunes (sud). Xinhua

Les industries culturelles et créatives, une aubaine pour le Maroc

Les industries culturelles et créatives, une aubaine pour le Maroc

Les industries culturelles et créatives (ICC) sont devenues aujourd’hui une véritable aubaine pour le Maroc, a indiqué, récemment à Rabat, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj. S’exprimant à l’ouverture de la deuxième édition des Assises des ICC, organisée par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et la Fédération des industries culturelles et créatives de la CGEM, avec le soutien de l’Union européenne au Maroc, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, M. Alj a souligné que leur développement est à la fois une réponse aux enjeux économiques et un moteur de transformation sociale, et de développement durable. Il a également mis en avant la dynamique actuelle à l’échelle nationale et qui offre des perspectives très prometteuses, estimant que « l’avenir de nos jeunes, de notre patrimoine et de notre économie dépend de nos capacités à tirer collectivement profit de ces opportunités ». A cet égard, le président de la CGEM a jugé impératif de promouvoir une diplomatie culturelle marocaine, constituant un vecteur stratégique pour renforcer la présence du Maroc sur la scène internationale et favoriser les échanges interculturels. Mettant en avant le potentiel de ce secteur, en tant que levier de développement économique, social et sociétal, M. Alj a rappelé que les ICC enregistrent une croissance soutenue dans le monde. Les ICC, qui séduisent fortement la jeunesse, génèrent plus de 2.000 milliards de dollars de revenus, emploient près de 50 millions de personnes et se positionnent comme le plus grand employeur de jeunes entre 16 et 30 ans, a-t-il précisé, estimant qu’il s’agit d’une véritable réponse aux enjeux liés à la création d’emploi. Au Maroc, les ICC ne contribueraient que d’environ 0,5% au produit intérieur brut (PIB), a-t-il noté, appelant dans ce sens à agir pour atteindre l’objectif fixé par le Nouveau modèle de développement pour les ICC, qui est de 1% du PIB, et de doubler voire tripler les emplois dans ces secteurs à horizon 2035. Pour encourager les investissements et l’entrepreneuriat dans les ICC et renforcer la compétitivité des TPME opérant dans ces secteurs, M. Alj a préconisé de nouveaux mécanismes de financement, un cadre fiscal favorable et le développement du capital humain. Pour l’ambassadrice de l’Union européenne au Maroc, Patricia Llombart Cussac, cette deuxième édition est un rendez-vous stratégique aussi bien pour le Maroc que pour les acteurs de ce secteur. « Agir pour la culture dans le monde où nous vivons c’est prendre parti en faveur de l’échange, d’ouverture, de reconnaissance, de respect et d’admiration au delà des discours de la haine », a-t-elle affirmé. Elle a noté que cet évènement offre également l’occasion pour l’UE de réaffirmer, avec le Maroc, la vision partagée sur la mobilisation à la faveur de la création d’emplois et de la richesse par la culture, mettant en lumière les potentiels d’une industrie en pleine expansion à l’échelle mondiale. Dans ce sens, l’ambassadrice a relevé qu’en Afrique, les chiffres dévoilés par l’UNESCO cette année montrent que le cinéma et l’audiovisuel représente plus de 5 milliards d’euros, faisant observer que la dynamique actuelle dans le Royaume est sans précédent grâce à l’ambition portée par SM le Roi Mohammed VI. Elle a, en outre, mis en avant les résultats concrets de cette dynamique avec autant de manifestations culturelles, dont la musique, la littérature et diverses expressions par la jeunesse marocaine. De son côté, le directeur général de la Société financière internationale (SFI) , Makhtar Diop , a fait remarquer que plus de 2,5 millions de personnes travaillent dans les industries créatives en Afrique, soulignant que le potentiel en termes d’emplois est bien plus important. A la SFI, a-t-il dit, « nous en avons fait une de nos priorités », rappelant la nomination d’un coordinateur pour les industries créatives en Afrique. M. Diop a également mis l’accent sur la nécessité d’une collaboration continue avec l’ensemble des acteurs du secteur, ajoutant que l’écosystème qui est en train d’être construit au Maroc en termes de formations, d’infrastructures et de création d’emplois constitue un bon levier pour développer les industries créatives et faire du Royaume la destination d’investissement pour ceux qui s’intéressent à ce secteur. A l’issue de la cérémonie d’ouverture, une convention a été signée entre le Directeur général de Tamwilcom, Hicham Zanati Serghini, et le représentant régional Maghreb de la SFI, David Tinel. Un partenariat qui se décline en trois étapes, à savoir une étude de marché pour mieux appréhender les besoins et les opportunités des secteurs, un programme d’assistance technique et une offre de financement.

Congo. Après l’église Kimbanguiste, Catholique, CIFMC, M. Sassou et Cie secouent-ils ICC ?

Congo. Après l’église Kimbanguiste, Catholique, CIFMC, M. Sassou et Cie secouent-ils ICC ?

TRIBUNE. Depuis le 8 mars 2024, des millions d’internautes découvrent des notes sanctionnant les pasteurs Louis Marc Sakala et Anicet Kimbangui de l’église Impact centre chrétien (ICC). L’origine desdites sanctions est attribuée à tort ou à raison au président Denis Sassou Nguesso, qui a la réputation de diviser les frères ou les communautés pour mieux régner. DécryptageSur cette terre des hommes où la croyance en un Dieu rédempteur et miséricordieux constitue le dénominateur commun de tous ceux qui y ont foi, il n’est pas exclu que les églises soient éprouvées par différents phénomènes inhérents à l’existence humaine. Les communautés chrétiennes sont de plus en plus traversées par des divergences et parfois même par des incompréhensions ou encore par une crise de confiance. Si ce ne sont pas les fidèles qui ont de la peine à vivre la fraternité et l’amour tels que enseignés dans les Saintes Écritures, ce sont les dirigeants, les ecclésiastiques qui manquent à leur devoir de rassembler et de dire l’évangile. La pratique de la parole et de la tolérance emprunte des chemins qui ne confessent pas l’entente et la concorde. Le pardon est une vertu qui commence à quitter les bergers des églises. L’écoute et la raison sont annihilées par des rumeurs sordides. Les dirigeants prêtent le flanc aux racontars, et la faute n’est pas soupesée si d’aventure un berger venait à être accusé d’indélicatesses. L’Église est le lieu par excellence du pardon, de la compréhension, de l’unité, de la fraternité et de l’amour. Une communauté chrétienne qui vit sous l’emprise de ces valeurs, ne peut connaître des remous. On peut sans doute objecter en disant que là où il y a des hommes et des femmes, on ne peut pas dire que tout est édénique. Il y a ceux qui trébuchent et il y en a qui tombent. Mais le devoir de berger d’une église est de ramener les brebis perdues dans la bergerie. Or depuis quelque temps, l’Église dans le monde et au Congo en particulier, souffre de divisions internes. Hier, c’était l’église de Jésus Christ sur terre par le prophète Simon Kimbangu qui a connu un schisme, suivie de la CIFM de maman Olangui secouée par la défiance et le problème de leadership. Aujourd’hui ICC vient de congédier deux de ses hauts dirigeants. Les notes dites communication interne portant respectivement, libération et destitution des pasteurs Louis Marc Sakala et Anicet Kimbangui, viennent troubler la vie spirituelle de l’Église. Rien ne pouvait présager ce tumulte. La sanction extrême est tombée : excommunication. Beaucoup de questions taraudent l’esprit des croyants et de l’élite. Cette décision est-elle justifiée ? Les faits reprochés aux intéressés sont – ils avérés? L’excommunication est-elle nécessaire ? S’il est établi que les intéressés ont reconnu les griefs qui sont portés à leur charge, on ne trouverait rien à redire à la sanction. De toutes les façons, un homme de Dieu doit reconnaître sa faute et la confesser. On peut mentir aux hommes mais pas à Dieu. Il se trouve que les pasteurs concernés ne reconnaissent pas les faits à eux reprochés. Qui dit mieux ? Le chef de l’Église ou les fidèles et Cie qui ont rapporté les faits et qui en sont les victimes ? Que gagne l’Église? La sérénité ou la consolidation de la foi ? La concorde ou la division ? L’assainissement des mœurs ou la purification ? Nous tombons tous. « Regardons la poutre qui est dans notre œil, mais ne regardons pas la paille qui est dans celui de l’autre ». L’église doit être unificatrice et réconciliatrice. Telles sont, entre autres, les fonctions suprêmes de l’institution religieuse. Ces sanctions sont-elles un arbre qui cache la forêt ? Sassou et collabos pointés du doigtM.Sassou et collabos sont pointés du doigt dans les divisions des familles biologiques, politiques, spirituelles, etc. La preuve, l’État congolais a autorisé les dissidents de l’église kimbanguiste à exercer en toute liberté sous le label Kimbanguiste sans être inquiétés ; la mainmise du pouvoir politique sur l’église catholique du Congo, comme le témoigne la première sortie en Italie du nouvel évêque en compagnie de la ministre Arlette Soudan Nonault, et tout récemment, la rencontre des évêques du Congo à la résidence privée du général Ndéngué à Obouya sous prétexte d’y tenir une séance de prière. L’église ICC n’est pas épargnée. En effet, depuis l’inauguration du plus grand centre chrétien d’Europe qui a coûté 80 millions d’euros ( 50 milliards de fcfa) et la rumeur de l’entrée au gouvernement de Yves Castanou ou de Louis Marc Sakala, le diable et ses agents ont multiplié les attaques et complots contre les dirigeants d’ICC qui compte 160 églises multiculturelles à travers le monde : plusieurs personnes affirment que, ce centre aurait été financé par le couple Sassou et l’argent des Télécom congolais alors qu’elle a germé grâce aux dons, offrandes, legs et prêt des banques françaises à hauteur de plusieurs millions d’euros. Dans cette lancée, au Congo Brazzaville, lesdits agents auraient rapporté à Yves Castanou des propos discourtois que Marc Sakala aurait tenus en réunion à l’ARPCE, à l’église, et ailleurs, médisant, dit-on sur le pasteur principal et sur sa femme Habi, et vice-versa. C’est à la suite de cela que Louis Marc Sakala et Anicet Kimbangui étaient suspendus, pour la première fois, pour six mois avant de reprendre leur service ecclésiastique en décembre 2023. Louis Marc Sakala a été promu à l’OMS, la deuxième plus grande paroisse ICC Brazzaville tandis que, Anicet kimbangui a été muté à Kombo. Certains fidèles ont suivi Anicet Kimbangui à Kombo avec d’autres âmes qui ont donné leur vie à Christ au point que la salle ne pouvait contenir du monde après un mois de l’ouverture de la paroisse. Au même moment, le bruit a commencé à courir selon lequel, Anicet Kimbangui n’était plus en odeur de sainteté avec sa famille biologique qui le traitait d’envoûteur et avec certaines filles à qui il aurait fait des avances. Marc Sakala par ailleurs, serait entré dans la franc-maçonnerie et aurait détourné une

La présence économique du Maroc en Afrique est le fruit d’un processus bien réfléchi

La présence économique du Maroc en Afrique est le fruit d’un processus bien réfléchi

La stratégie économique du Maroc en Afrique a été récemment au centre d’une conférence-débat initiée par la Chambre de commerce internationale (ICC) au Technopark de Casablanca. Lors de cette rencontre, organisée en collaboration avec l’Institut marocain d’intelligence stratégique (IMIS), d’éminents experts ont abordé diverses questions se rapportant au modèle marocain, relevant ainsi les enjeux, les défis et l’effectivité de son positionnement à l’échelle continentale. Cette rencontre a permis de braquer les projecteurs sur bien d’autres volets de la stratégie marocaine comme la question du financement, de l’investissement, de la valorisation du capital humain et de la gouvernance ou encore de la sécurité. « Nous sommes, en ce début d’année, à un moment de très forte incertitude » et la seule certitude que nous ayons est que « le Maroc a une vocation africaine », a d’emblée déclaré le président de l’IMIS, Abdelmalek Alaoui, avant de dérouler les enjeux et la portée de l’engagement du Maroc aux côtés de ses voisins du Sud. Il s’en suivra aussitôt un échange riche et édifiant avec les panelistes sur la trajectoire singulière du Maroc en Afrique et les caractéristiques de sa stratégie. Il n’existe qu’une seule Afrique, celle d’aujourd’hui D’abord avec Hicham Kasraoui, un des auteurs du Policy Paper de l’IMIS sur La stratégie économique du Maroc en Afrique : Le modèle Chérifien de co-développement, qui insistera sur le fait qu’«il n’existe qu’une seule Afrique,  celle d’aujourd’hui», avant de décliner par la suite, un «modèle marocain inspiré et impulsé par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI». Pour lui, «le modèle du Maroc peut se résumer par un seul mot : le co-développement». L’idée étant qu’« on ne peut pas se développer et prétendre avancer en étant seul et, encore moins, bâtir un avenir prospère sans reconnaitre les liens d’histoire, de culture et de géographie qu’on partage avec nos voisins d’Afrique». Il est important de noter que « ce modèle de développement porte en lui des principes qui ont guidé et continue de guider l’action Royale sur le continent», comme l’a relevé Hicham Kasraoui, par ailleurs membre de l’IMIS. L’un de ces principes  est qu’il faut absolument augmenter la valeur créée sur le continent pour qu’il puisse se développer. Et, « à cette date, la matière la plus transformée et extraite avec abondance sur le continent est notre matière grise, notamment notre jeunesse », a-t-il souligné avant de toutefois prévenir : «le chemin du développement et de la prospérité est long et non sans difficultés». Puis, Asmaa Fhail, autre experte IMIS et co-auteure du policy paper du think tank généraliste consacré à l’étude des enjeux stratégiques du Maroc et au décryptage du positionnement complexe des acteurs de son environnement continental. Elle va éclairer l’assistance sur le basculement du centre de gravité des décisionnaires publics dans cette phase, après la prise de conscience de la communauté internationale de la vocation africaine du Maroc, mettant l’accent sur le reflexe africain au sein du ministère du Commerce et de l’Industrie. Le Maroc a-t-il les moyens de défendre sa stratégie? Pour l’éminent économiste et président du cabinet The Multipolarity Report, Alexandre Kateb, la stratégie économique adoptée par le Maroc n’est pas au-dessus de ses moyens. Et pour cause : « cette stratégie est l’aboutissement d’un processus et d’une stratégie commerciale et d’investissement menée au fil du temps sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi depuis son accession au trône ». Selon lui, elle s’est faite par étapes en commençant par la mise en œuvre des réalisations sur le plan national avant de s’internationaliser avec un modèle fondé notamment sur les infrastructures, l’élévation de champions industriels nationaux, etc. Il est à retenir que d’autres intervenants enrichiront par la suite le débat en apportant des éclairages sur bien d’autres aspects de cette stratégie dont la sécurité physique et matérielle, la géopolitique et le financement de cet engagement. En l’occurrence Hassane Saoud et Mohamed H’Midouche, respectivement chercheur associé à l’Institut royal des études stratégiques (IRES) et Consul Honoraire du Cap Vert au Maroc et vice-président Exécutif de l’Académie Diplomatique Africaine. Le partenariat Sud-Sud, une solution aux problèmes du continent «Dans le contexte actuel d’incertitude, la coopération Sud-Sud entre les Africains est la seule solution à nos problèmes. Nous devons compter sur nous-mêmes, mobiliser nos forces, nos ressources et surtout notre jeunesse. C’est l’idée majeure que ce Policy Paper de l’IMIS sur la stratégie économique du Maroc en Afrique a voulu développer», a résumé le Professeur Ahmed Azirar, Directeur de la Recherche au sein de l’IMIS. «Nous sommes dans cette voie et travaillons pour qu’il ait y cet échange d’idées afin que tout le monde, les nationaux qui sont dans leur pays et la diaspora de nos 54 pays, puisse se mobiliser et contribuer à développer ce partenariat Sud-Sud qui est la solution à nos problèmes ». Alain Bouithy

L’ICC et l’OMC lancent l’initiative “Small Business Champions”

L’ICC et l’OMC lancent l’initiative “Small Business Champions”

Faciliter la participation des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) au commerce international. Tel est l’objectif de « ICC-WTO Small Business Champions », une initiative conjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Chambre de commerce internationale (ICC). Lancée mercredi 16, cette plate-forme vise concrètement à offrir aux entreprises et aux organisations du secteur privé du monde entier une plate-forme où elles pourront proposer des idées novatrices et concrètes visant à encourager les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) à s’ouvrir au commerce international, a indiqué l’OMC dans un communiqué. Si le système commercial est là pour tout le monde, Roberto Azevêdo, le directeur général de l’OMC, a noté que « les MPME peuvent souvent trouver plus difficile d’atteindre les marchés étrangers. Plus les entreprises sont petites, plus les barrières peuvent paraître ». Ainsi, il a estimé que « diffuser les bénéfices du commerce de manière plus large signifie aider ces entreprises à participer, d’autant plus que les MPME sont des créateurs d’emplois aussi importants ». En effet, bien qu’elles constituent une part considérable du tissu économique des pays développés, en développement et les moins avancés, la part du commerce par les MPME est de taille disproportionnée, a déploré l’organisation internationale sur son site web notant que « souvent parce qu’ils ne connaissent pas le marché potentiellement plus large et parce qu’ils n’ont traditionnellement pas les ressources nécessaires pour naviguer parfois dans des procédures commerciales complexes ». Même si les nouvelles technologies contribuent à réduire ces obstacles et à créer des règles plus équitables pour les petites entreprises du commerce international, cela n’empêche que « les MPME sont toujours confrontées à des obstacles importants lorsqu’il s’agit d’accéder aux marchés mondiaux », a pour sa part relevé le secrétaire général de la CPI, John Danilovich. « Les réformes des politiques ont un rôle important à jouer dans la conduite des exportations de MPME. Mais nous pensons également qu’il est temps d’adopter une approche différente de ces problèmes en tirant parti de la puissance du secteur privé », a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : « Cette nouvelle initiative cherchera à exploiter la connaissance, la créativité et les réseaux du monde des affaires mondiales pour inspirer et soutenir la croissance des MPME ». Pour l’OMC, il va s’en dire que « aider davantage de MPME à échanger sur le plan international est une étape importante dans la construction d’un système commercial plus inclusif qui profite à un plus grand nombre de citoyens ». C’est donc dans cette perspective que les responsables des deux organisations ont demandé aux entreprises et aux organisations du secteur privé de faire avancer des propositions qui peuvent aider les MPME à participer au commerce international. « L’objectif est de sensibiliser aux obstacles auxquels les MPME font face dans les affaires transfrontalières, de mettre en évidence les expériences et les réussites de ces MPME qui se négocient déjà, de faciliter l’accès à des informations critiques et de sensibiliser les MPME afin de leur permettre de diversifier les marchés d’exportation », a précisé l’OMC. Selon l’organisation, les propositions recherchées dans le cadre de cette initiative pourraient prendre la forme, par exemple, de campagnes de sensibilisation, de concours ou de renforcement des capacités, de formation et de mentorat. « La CPI et l’OMC pourraient, par exemple, aider à promouvoir les initiatives et les événements d’accueil, ou fournir une expertise et un soutien institutionnel », a-t-elle expliqué précisant toutefois qu’aucune contribution financière ne sera fournie par les deux organisations pour mettre en œuvre lesdites propositions. A noter que celles-ci ne sont ouvertes qu’au secteur privé et aux organes représentatifs et qu’un appel à propositions a été ouvert jusqu’à la fin de 2017.