Le mensonge de l’UPADS sur la gestion énergétique au Congo

Le mensonge de l’UPADS sur la gestion énergétique au Congo

OPINION. Depuis presque 11 mois que l’Upadésien Honoré Nsayi a été nommé Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, les Congolais doutent de sa capacité à relever ce secteur stratégique qui est agonisant. Depuis qu’il est à la tête de ce Département, rien n’a changé d’un iota, les populations vivent toujours au rythme des délestages et des coupures intempestives, de la mauvaise qualité de l’eau, etc. Avec sa double casquette de député et Ministre, on se demande qu’est-ce qui ne va pas chez cet homme ? Son parti n’a jamais eu une politique énergétique ? Est-il incapable de mettre en œuvre la politique énergétique du Président Denis Sassou Nguesso? Il sied de rappeler que L’UPADS a été au pouvoir de 1992 à 1997 et ses prédécesseurs n’avaient jamais mis en place une politique énergétique du Congo. Ce n’est qu’en 2003 sous l’égide du ministre Bruno Jean Richard Itoua que le Congo va mettre en place une politique énergétique avec la loi n°14-2003 du 10 avril 2003 sur le code de l’électricité et des autres textes subséquents. Aujourd’hui 19 ans après, les objectifs n’ont pas été atteints par tous les ministres qui ce sont succédé dans ce département. En faisant confiance à un opposant, ressortissant de la Bouenza, les Congolais ont vite déchanté car il est incapable de réformer ce secteur et d’apporter des solutions idoines pour apaiser les populations. Il est de bon aloi de faire un très bon diagnostic de la situation afin d’apporter des solutions efficaces pour pallier ce déficit chronique en matière énergétique et hydraulique. Vu les potentialités dont disposent le Congo, l’eau et l’électricité ne peuvent pas devenir des denrées rares au niveau de la population. LE PROBLÈME DES INFRASTRUCTURES DEMEURENT MAJEUR POUR COMPRENDRE CES ARTERMOIEMENTS POUR RENDRE NOTRE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE EFFICACE. Le réseau électrique et Hydraulique est défectueux et dans un état piteux. Tout est à refaire selon les normes et les standards internationaux. Il faudrait lutter contre le détournement des fonds alloués pour le développement ce secteur car des milliards de F CFA ont été détournés depuis des décennies. Aujourd’hui l’électricité, le gaz, l’eau sont très stratégiques et rentrent dans le domaine de souveraineté des états et que le député de Dolisie n’arrive pas à mettre en place une vraie politique énergétique pour permettre au Congo de s’industrialiser et de se développer. Sans eau, sans l’électricité, il ne peut pas avoir le développement. La vie et le développement socio-économique s’articulent autour de l’eau et de l’électricité. Pour ce faire, le Mouvement des Démocrates Congolais propose la mise en place d’un véritable Partenariat Public Privé(PPP) pour permettre au Congo de résoudre définitivement ce déficit chronique en matière énergétique et hydraulique. C’est pour cela qu’il faudrait voter une nouvelle loi pour mettre en place un Partenariat Public Privé en adéquation avec le besoin réel du pays en matière énergétique (article 125: Sont du domaine de la loi: l’électricité, l’eau , la création des établissements publics, l’aménagement du territoire, etc…) La fourniture de l’électricité, de l’eau, du gaz relève de la catégorie des services publics. Elle doit être classée parmi les activités d’intérêt général et cela implique un certain nombre d’obligations que les pouvoirs publics doivent honorer : -fournir de l’énergie en continu; -assurer la sécurité du système; -proposer l’égalité des traitements; -etc… LE MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE CHARGÉ DE LA PROMOTION DU PARTENARIAT PUBLIC PRIVÉ DOIT TRAVAILLER EN COLLABORATION AVEC LE MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE POUR PERMETTRE LE DÉVELOPPEMENT DE CE SECTEUR STRATÉGIQUE ET VITAL DE NOTRE PAYS. Les Upadésiens ne peuvent plus embrouiller les Congolais car ils n’ont jamais été capable d’apporter des solutions aux problèmes énergétiques que traverse notre pays. « Derrière le mensonge, vous pouvez vous cacher, mais la vérité finira toujours par vous démasquer ». EVRARD NANGHO PRÉSIDENT NATIONAL DU MODEC.

Congo Brazzaville. Que se passe t-il donc à l’UPADS ?

Congo Brazzaville. Que se passe t-il donc à l’UPADS ?

TRIBUNE. Moi, Ouabari Mariotti, ce membre de l’UPADS, qui, à l’égal des milliers d’autres, me suis battu, dru, à la naissance de cette formation, pour lancer les assises de l’UPADS, sur des espaces du territoire national, fort acquis au Parti Congolais du Travail. Moi, Ouabari Mariotti, cet ancien membre du Bureau Politique et du Conseil National de l’UPADS, qui n’ai ménagé aucun effort, au sortir du coup d’Etat de juin 1997 qui a expulsé le Président Pascal Lissouba du pouvoir, pour la réussite du Congrès Extraordinaire de l’UPADS, de 2006, en ma qualité de 2ème Vice Président du Comité Préparatoire dudit Congrès. Le Comité Préparatoire était présidé par M. Pascal Gamassa. Le 1er Vice Président en était M. Pascal Tsaty Mabiala qui, au nom de l’unité, de la cohésion et du regroupement des forces demeurées, de manière indéfectible, fidèles au Président Pascal Lissouba, a été élu, à l’unanimité, Premier Secrétaire de l’UPADS, à l’issue du Congrès. Premier Secrétaire, une fonction politique, éminente et sensible. Fonction d’un rassembleur de ces illustres anciens dirigeants de l’UPADS, tels Christophe Moukouéké, Victor Tamba Tamba, Raymond Ombaka, Arsène Tsaty Boungou et bien d’autres qui ne s’étaient pas associés à la dynamique du Congrès Extraordinaire de 2006. Toutes ces séquences de ma légitimité à l’UPADS mises bout à bout, je m’interroge. Que se passe t-il donc à l’UPADS? En effet, M. Honoré Sayi, Ministre congolais de l’Energie et de l’Hydraulique, depuis 2021, Député de l’Arrondissement 1 de la ville de Dolisie, dans le Département du Niari, a été réhabilité dans ses droits de membre de l’UPADS. Cette remise en état des droits est intervenue, lors des derniers travaux du Conseil National de l’UPADS, clos le 13 mars 2022, à Brazzaville. En mai 2021, le Ministre Honoré Sayi avait été suspendu de ses fonctions des instances dirigeantes de l’UPADS, et de son siège du Président du groupe parlementaire dudit Parti à l’Assemblée Nationale, au moment où, libre, en son âme et conscience, il entrait au Gouvernement du Premier Ministre Anatole Collinet Makosso, sans que le Gouvernement ait été déclaré d’Union Nationale. M. Honoré Sayi émanant de l’UPADS, Parti affiché à l’opposition. M. Honoré Sayi avait accepté sa sanction et promis revenir à la maison, une fois, sa mission de servir la République terminée. Et d’ajouter que pour respecter les prescrits de la République, il fallait bien qu’il ait des coudées franches, les mains libres parce qu’il ne peut pas servir deux maîtres à la fois. Puis, M. Honoré Sayi de conclure par  » Je vais donc me consacrer au service de la République et prends congé de mon parti. » Des paroles qui valent ce qu’elles valent. Présent, dans la salle, à la prononciation de la peine, M. Honoré Sayi n’avait exprimé aucun remords. Jugeant normale la suspension qu’il écopait. J’interviens, ici, pour savoir, si en reprenant ses qualités à l’UPADS, M. Honoré Sayi a t-il achevé sa mission de servir la République? Comment pourrait-il ne plus servir deux maîtres, à la fois, étant donné qu’il ne quitte pas le Gouvernement? L’UPADS et le Gouvernement constituant, pour lui, deux maîtres. Et pourtant, le point sur le Ministre Honoré Sayi n’était pas inscrit à l’ordre du jour du Conseil National. Comment en est-on arrivé là? Que sous tend une telle irruption d’une affaire qui a divisé les rangs de l’UPADS, dans un ordre du jour, établi, à l’avance, en toute responsabilité? Quelles pressions ont-elles joué pour que les membres du Conseil National effacent d’un trait, d’une part, les causes de la sanction de M. Honoré Sayi. De l’autre, les engagements solennels de ce dernier, face à l’impossibilité pour lui de se mettre au service de deux maîtres, formellement, en parallèle. Devant l’histoire. Devant la mémoire du Président Pascal Lissouba, mort en exil, celle de ces milliers de militants de l’UPADS qui ont payé de leurs vies leur attachement à l’UPADS, lors des violences de juin 1997. Devant les souffrances de ces autres membres de l’UPADS qui ont tout perdu en 1997, n’ont jamais été réhabilités, en raison de leur loyauté à l’UPADS, ce Parti doit s’élever et revenir aux fondamentaux de 1995. Ceux ci sont connus. L’UPADS doit réaffirmer la noblesse de son appartenance à l’opposition congolaise pour une alternative nouvelle, dans le pays. Les Congolais, dans leur grande majorité, en ont besoin. A défaut d’un tel effort politique et moral attendu par les forces patriotiques et républicaines du pays, il ne reste qu’une option. Un choix difficile. Mais, on est sur le terrain de la politique. Choisir, c’est l’éclair de l’intelligence. Tout en étant, à la fois, un supplice. Dans le cas de l’UPADS, le choix devient déterminant Cette option réside, de manière transparente, sur la base d’un compromis juste, équitable et sincère, dans la signature avec le Parti Congolais du Travail d’un partage du pouvoir qui prenne en compte tous les paramètres nationaux, depuis les institutions du pays, jusqu’aux postes d’Etat, ordinaires et régaliens. L’UPADS, Parti de Gouvernement, legs précieux du Président Pascal Lissouba, ne peut pas continuer à offrir à ses milliers de militants ainsi qu’à l’opinion nationale et internationale l’image d’un Parti débutant. Sans la moindre acrimonie, la mort dans l’âme, je me suis, là, exprimé sur mon Parti, l’UPADS. Et je l’assume, en homme de convictions. Ouabari Mariotti Paris 14 mars 2022