Commerce de gros: Une hausse modérée des ventes attendue au premier trimestre 2026

Commerce de gros: Une hausse modérée des ventes attendue au premier trimestre 2026

Les patrons des entreprises opérant dans le secteur du commerce de gros  anticipent une hausse modérée des ventes au premier trimestre 2026, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). D’après les résultats de l’enquête de conjoncture menée par l’institution publique au titre du premier trimestre 2026, « les anticipations des grossistes, pour le premier trimestre 2026, affichent une hausse du volume global des ventes selon 22% d’entre eux, et une stabilité selon 68% ». Dans sa récente note d’information, l’organisme marocain chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles explique que cette évolution serait principalement attribuable à la hausse prévue des ventes dans le « Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac», le «Commerce de gros de biens domestiques » et le « Commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants ». Elle serait également justifiée par la baisse des ventes attendues dans le «Commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication» et les «Autres commerces de gros spécialisés» (comprend principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux…) La note ajoute que les commandes prévues pour le premier  trimestre 2026 seraient d’un niveau normal selon 79% des chefs d’entreprise, tandis que l’emploi connaîtrait une augmentation des effectifs selon 21% des grossistes (une stabilité selon 77%). Au quatrième trimestre 2025, les ventes du secteur du Commerce de gros sur le marché local auraient connu une augmentation selon 26% des grossistes, et une stabilité selon 62%, a également indiqué l’institution dans sa note. De l’avis du Haut-commissariat au plan, cette évolution serait due principalement à la hausse des ventes dans le «Commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication », le « Commerce de gros d’autres équipements industriels » et les «Autres commerces de gros spécialisés» (comprend principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux).Cette évolution serait également liée à la baisse des ventes dans le « Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac», a indiqué le HCP. S’agissant de l’emploi, 86% des chefs d’entreprise pensent qu’il  aurait connu une stabilité. Ils sont 88% à soutenir que les stocks de marchandises se seraient situés à un niveau normal.Enfin, 32% des chefs d’entreprise estiment que les prix de vente auraient affiché une baisse et une stabilité selon 66%. Alain Bouithy

Maroc. 2024 s’ouvre sur une hausse modérée de l’inflation 

Maroc. 2024 s’ouvre sur une hausse modérée de l’inflation 

L’année 2024 s’ouvre sur des perspectives plus favorables en raison de la hausse modérée de l’inflation. En effet, bien que la tendance haussière reste de mise, l’inflation est revenue à 2,3% au cours du mois de janvier dernier. Selon les explications du Haut-commissariat au plan (HCP), la hausse modérée de l’indice des prix à la consommation (IPC) observée en début d’année est la « conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 4,2% et de celui des produits non alimentaires de 0,8% ». En ce qui concerne les produits non alimentaires, les données recueillies montrent que les variations vont d’une baisse de 1,2% pour la «Santé» à une hausse de 4,3% pour les «Restaurants et hôtels», indique l’institution publique dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation (IPC) du mois de janvier 2024. A titre de rappel, au terme de l’année écoulée, l’IPC annuel moyen avait enregistré une augmentation de 6,1% par rapport à l’année 2022, résultant de la hausse de l’indice des produits alimentaires et de celui des produits non alimentaires qui avaient bondi respectivement de 12,5% et 1,7%. Dans sa note d’information précédente, l’organisme public avait en outre indiqué que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires allaient d’une hausse de 0,1% pour les «Transports» à 5,7% pour les «Restaurants et hôtels». Comparé au mois de décembre 2023, l’indice des prix à la consommation est ressorti en baisse de 0,6%, suite à « la baisse de 0,9% de l’indice des produits alimentaires et de 0,3% de l’indice des produits non alimentaires », a fait savoir le Haut-commissariat dans sa note. Dans le détail, l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de janvier 2024, une baisse de 0,6% par rapport au mois précédent. Pour le HCP, « cette variation est le résultat de la baisse de 0,9% de l’indice des produits alimentaires et de 0,3% de l’indice des produits non alimentaires ». Il est à noter que les baisses des produits alimentaires observées entre décembre 2023 et janvier 2024 ont concerné principalement les «Légumes» avec 9,6%. La note du Haut-commissariat fait en revanche remarquer que les prix ont augmenté de 4,7% pour les «Poissons et fruits de mer», de 0,6% pour les «Fruits», de 0,4% pour le «Café, thé et cacao» et de 0,3% pour les «Viandes». S’agissant des produits non alimentaires, les chiffres montrent que la baisse a concerné principalement les prix des «produits pharmaceutiques» avec 4,9% et des «Carburants» avec 2,4%. A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2023 avaient concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (2,6%), les «Fruits» (2,5%), les «Légumes» (1,5%) et le «Café, the et cacao» (0,1%). Rappelons également qu’au cours de cette même période, les prix avaient en revanche augmenté de 1,6% pour les «Viandes», de 0,5% pour les «Huiles et graisses» et de 0,2% pour le «Lait, fromage et œufs». Analysant l’évolution des prix des produits non alimentaires, le Haut-commissariat avait fait état de la baisse principalement des «Carburants» (2,6%). L’indicateur d’inflation sous-jacente progresse de 0,3% sur un mois et de 2,9% sur une année Selon les données, au cours du mois de janvier 2024, les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Oujda (1%), à Casablanca (0,8%), à Kénitra et Béni-Mellal (0,7%), à Agadir, Meknès, Guelmim et Al-Hoceima (0,6%), à Rabat et Tanger (0,5%), à Marrakech, Dakhla et Errachidia (0,4%) et à Tétouan (0,3%). Ces mêmes chiffres font état, en revanche, d’une hausse de 0,3% à Laâyoune. Pour rappel, au cours du mois précédent, les hausses les plus importantes de l’IPC annuel avaient été enregistrées à Al-Hoceima avec 10,1%, à Béni-Mellal avec 8,8%, à Errachidia avec 8%, à Laâyoune avec 7,7%, à Safi avec 7,5%, à Marrakech et Tétouan avec 7%, à Oujda avec 7,0% et à Fès avec 6,8%. Suite à toutes ces évolutions observées au cours du mois de janvier dernier, le Haut-commissariat estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de janvier 2024 une hausse de 0,3% par rapport au mois de décembre 2023 et de 2,9% par rapport au mois de janvier 2023. Alain Bouithy