Nexans signe deux protocoles d’accord avec le gouvernement marocain pour une nouvelle usine de câbles au Maroc

Nexans signe deux protocoles d’accord avec le gouvernement marocain pour une nouvelle usine de câbles au Maroc

Nexans, le Ministère de l’Industrie et du Commerce, le Ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, le Ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques publiques, l’ONEE et l’AMDIE ont signé deux accords portant sur un projet d’investissement d’un montant total de 100 millions d’euros à horizon 2026, en vue de la création au Maroc d’une troisième usine de câbles d’énergie de moyenne-tension de l’entreprise, déjà implantée à Casablanca et Mohammedia. Ce projet qui renforce l’engagement de Nexans en faveur de la transition énergétique au Maroc et sur le continent Africain permettra la création de plus de 200 emplois directs, et bénéficiera de l’appui à la fois des Ministères, de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et de l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE). Il réunira en outre, les standards d’excellence du Groupe, notamment en matière de digitalisation 4.0 et d’innovation de pointe pour des ressources énergétiques durables et permettra la livraison de câbles en Afrique. Ce projet s’inscrit dans le cadre des Hautes Orientations de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, qui font que le Maroc se positionne aujourd’hui comme un des leaders régionaux et continentaux dans le déploiement d’infrastructures énergétiques de source renouvelable et ambitionne de consolider l’écosystème industriel en lien avec le secteur dans les années à venir. A travers ce projet structurant, le Maroc et Nexans œuvrent ainsi conjointement à renforcer le développement de la chaine de valeur de l’industrie des énergies renouvelables dans le Royaume et à sophistiquer davantage le tissu industriel local. Christopher Guérin, CEO Nexans : « Je salue une fois de plus l’exemplarité du Maroc qui n’a de cesse de rendre possible une électrification durable bénéfique à tous. Je me réjouis de cette nouvelle étape qui vient conforter notre implantation dans le pays depuis plus de 75 ans, aux côtés des usines de Mohammedia et Casablanca. Ce projet associant acteurs publics et privés, permettra, dès son absolu démarrage, de réunir engagements écologique et humain, libérant un potentiel économique important pour l’ensemble du continent africain. » Selma Alami, Directrice Générale de Nexans North & West Africa : « Ce projet s’inscrit au cœur des orientations clés de la feuille de route de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, réitérées en mars dernier. Je remercie les Ministères pour leur soutien qui a rendu possible sa signature. Nous sommes fiers de renforcer notre présence au Maroc. »

Maroc. Aziz Akhannouch procède à la signature du contrat-programme 2023 – 2037 entre le gouvernement et la compagnie Royal Air Maroc

Maroc. Aziz Akhannouch procède à la signature du contrat-programme 2023 – 2037 entre le gouvernement et la compagnie Royal Air Maroc

GOUVERNANCE. Le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch a procédé, mardi 11 juillet 2023 à Rabat, au côté du Président-directeur général de la RAM, M. Hamid Addou, à la signature du contrat- programme 2023 – 2037 entre le gouvernement et la compagnie nationale Royal Air Maroc. Cette signature s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement, conformément aux Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI pour le renforcement du rôle du transport aérien dans la réalisation du développement économique et social et l’accompagnement de l’ambition du Royaume d’attirer 65 millions de voyageurs à l’horizon 2037, indique un communiqué.  Conformément au contrat-programme, la participation de l’Etat au capital de la compagnie nationale Royal Air Maroc sera renforcée, dans le cadre de l’accompagnement par le gouvernement du projet d’investissement de grande envergure de la compagnie, de la mise en œuvre de son plan de développement, du soutien à sa compétitivité et de la digitalisation et l’amélioration de la qualité de ses services, souligne la même source. Par ailleurs, en vertu de ce contrat-programme, la RAM va quadrupler sa flotte aérienne qui passera de 50 appareils actuellement à 200 appareils au cours des 15 prochaines années.  De son côté, la RAM veillera également à développer des liaisons aériennes accompagnant la feuille de route stratégique du secteur du tourisme, à travers l’ouverture sur de nouvelles destinations internationales, avec l’objectif également de renforcer les liens entre la communauté marocaine établie à l’étranger et la mère patrie, ainsi que le désenclavement d’un ensemble de régions dans le Royaume, à travers le renforcement des liaisons aériennes domestiques par la mise en place de 46 nouvelles dessertes. Signalons également qu’en vue de renforcer la présence des compagnies de transport aériennes nationales et internationales, le Hub aérien de Casablanca sera développé en tant que plateforme de correspondance connectant les hubs internationaux majeurs. L’aéroport Mohammed V serait ainsi positionné dans le top 3 en Afrique en termes de trafic et de connectivité.  Il a souligné que ce contrat-programme contribuera grandement à insuffler une dynamique nouvelle au secteur du transport aérien, en tant que pilier stratégique consacrant le positionnement du Maroc en plateforme logistique mondiale.  Le communiqué précise qu’il s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement par le gouvernement de la feuille de route stratégique du secteur du tourisme 2023-2026, qui ambitionne de positionner le Maroc parmi les destinations touristiques mondiales majeures, avec 17,5 millions de touristes, 120 milliards de dirhams de recette en devises et la création de 80 mille opportunités d’emploi directes et 120 mille indirectes, en plus du renforcement du rôle du secteur touristique dans l’attraction des investissements et la création des entreprises.  Martin KAM avec CP

Maroc. Liste des membres du nouveau gouvernement selon l’appartenance politique

Maroc. Liste des membres du nouveau gouvernement selon l’appartenance politique

Le nouveau gouvernement, nommé, jeudi (7 octobre, Dnr), par SM le Roi Mohammed VI, compte 24 ministres et ministres délégués, dont 18 sont issus des trois partis politiques composant la majorité gouvernementale et six sans appartenance politique (SAP).Outre le poste du Chef de gouvernement, le Rassemblement National des Indépendants (RNI) a hérité de 7 portefeuilles ministériels au même titre que son allié le Parti Authenticité et Modernité (PAM), alors que le Parti de l’Istiqlal (PI) s’est vu confier 4 départements. Voici la liste des membres du gouvernement selon l’appartenance politique :. -Aziz Akhannouch: Chef du gouvernement (RNI). – Abdelouafi Laftit : Ministre de l’Intérieur (SAP). – Nasser Bourita: Ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger (SAP). – Abdellatif Ouahbi : Ministre de la Justice (PAM). – Ahmed Toufiq: Ministre des Habous et des Affaires islamiques (SAP). – Mohamed Hajoui : Secrétaire général de gouvernement (SAP). – Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie et des Finances (RNI). – Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau (PI). – Chakib Benmoussa : ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports (RNI). – Nabila Rmili : ministre de la Santé et de la Protection sociale (RNI). – Fatima Ezzahra El Mansouri : ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville (PAM). – Mohamed Sadiki : ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts (RNI). – Younes Sekkouri : ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences (PAM). – Ryad Mezzour : ministre de l’Industrie et du Commerce (PI). – Fatim-Zahra Ammor : ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire (RNI). – Abdellatif Miraoui : ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (PAM). – Leila Benali : ministre de la Transition énergétique et du Développement durable (PAM). – Mohamed Abdeljalil : ministre du Transport et de la Logistique (PI). – Mohamed Mehdi Bensaid : ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication (PAM). – Aouatif Hayar : ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille (PI). – Abdellatif Loudiyi : ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’administration de la Défense nationale (SAP). – Mohcine Jazouli : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’évaluation des Politiques publiques (RNI). – Faouzi Lekjaa, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget (SAP). – Mustapha Baitas : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement (RNI) – Ghita Mezzour : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la Transition numérique et de la Réforme administrative (PAM).

Un nouveau Gouvernement marocain avant-gardiste

Un nouveau Gouvernement marocain avant-gardiste

Le Roi Mohammed VI, a reçu, le 09 octobre 2019, le Chef du Gouvernement, Saad El Othmani, et les membres du Gouvernement dans sa nouvelle mouture, après restructuration de l’architecture gouvernementale resserrée à 23 portefeuilles ministériels. Dans ce nouveau gouvernement, les Ministères régaliens conservent les mêmes titulaires (Intérieur, Affaires Etrangères, Affaires Islamiques), à l’exception du Ministère de la Justice. Par contre, six nouveaux font leur entrée dans ce Cabinet qui compte quatre femmes, dont trois Ministres (Aménagement du Territoire, Tourisme et Solidarité/Développement Social/Famille) et une Ministre déléguée (chargée des Marocains Résidant à l’Etranger). C’est donc une refonte en profondeur de l’Exécutif marocain qui a été opérée afin de répondre aux attentes du peuple et du Roi du Maroc. Des Ministères ont été regroupés en grands pôles (Economie/Finances/ Réforme de l’Administration – Culture/Jeunesse/Sports – Droits de l’Homme/Relations avec le Parlement) afin d’éviter toutes redondances. Quant à l’Economie Verte, elle est jointe au Ministère de l’Industrie dans l’objectif d’en faire un levier effectif d’innovation et de création de valeurs. Il y a lieu de noter que la moitié des membres du nouveau Gouvernement marocain est composée de nouveaux Ministres avec une ouverture sur la société civile, y compris par des profils atypiques nouveaux pour apporter une fraîcheur et exprimer une ouverture sur les compétences là où elles se trouvent. Ce format resserré et recentré du nouveau Gouvernement marocain constitue, par conséquent, un acquis pour l’expérience politique et démocratique marocaine et a pour finalité la modernisation et la rationalisation de l’architecture gouvernementale, tout en respectant le cadre constitutionnel et en renforçant la pratique démocratique marocaine et le rôle politique des partis. C’est un acte fort de rationalisation de l’action publique et un message clair pour focaliser les efforts sur les dossiers prioritaires, d’autant plus que le resserrement de l’organigramme gouvernemental marocain permettra de gagner en cohérence et en lisibilité de l’action gouvernementale, de clarifier les responsabilités, de supprimer les redondances et de favoriser les économies. Il est plus que certain que ce remaniement gouvernemental imprimera, sans nul doute, un nouveau rythme de travail basé sur l’action sérieuse et le sens des responsabilités et ce, dans l’esprit des récents discours du Roi Mohammed VI, dont celui de la Fête du Trône du 29 juillet 2019. Il traduira une ouverture sur toutes les compétences, abstraction faite des orientations politiques, et sera appelé à agir avec efficacité et en parfaite cohérence au service des chantiers prioritaires du Maroc et des attentes des citoyens marocains. Au final, ce nouveau Gouvernement est un Gouvernement politique, et non pas un Gouvernement de technocrates, mais il est aussi un Gouvernement de compétences ; les critères de compétences et de mérite ont ainsi prévalu au sein des partis politiques et en dehors, mais également, et il faut le souligner, les nominations ont été faites sur la base de compétences avérées et reconnues qui s’appuient sur une majorité démocratique. Ce Gouvernement conçu, en véritable « Task Force », tourné vers l’efficacité, dont les secteurs sont organisés sur une logique de grands pôles, est le plus ramassé de l’histoire du Maroc. Célérité, sens de responsabilité et sérieux dans la réalisation des objectifs seront donc les maîtres-mots de cette équipe gouvernementale « commando ». Farid Mnebhi.

Maroc: Gouvernement et CGEM main dans la main pour une meilleure croissance économique

Maroc: Gouvernement et CGEM main dans la main pour une meilleure croissance économique

Au terme d’une séance de travail tenue récemment à Rabat, le gouvernement et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ont annoncé leur volonté de dynamiser les mécanismes d’action commune en vue d’une meilleure croissance économique. La réunion, qui s’est tenue au Département du chef du gouvernement, Saad Eddine El Otmani, en présence d’une délégation composée de membres du bureau de la Confédération et de plusieurs ministres, visait à renforcer la dynamique de l’action commune, dans le cadre d’une démarche volontariste, et à dégager les mesures à même de consolider la confiance des acteurs économiques, relancer la croissance et accélérer le rythme de création d’emplois. Signalons que plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette rencontre, notamment le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle, le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires générales et de la Gouvernance et le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, chargé de l’Investissement. Autant dire l’importance que revêtait cette réunion au cours de laquelle les membres du gouvernement et ceux du bureau de la CGEM ont examiné plusieurs questions rappelant pour l’essentiel les orientations contenues dans les discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Fête du Trône et de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. Rappelons à ce propos que Sa Majesté le Roi avait insisté dans ses deux derniers discours non seulement sur l’emploi, d’où la réunion avec la CGEM, mais aussi sur la reprise du dialogue social. Ainsi, lors de ladite réunion, les deux parties ont notamment examiné «les moyens de multiplier les efforts en faveur de l’emploi des jeunes, l’encouragement des PME et des entreprises innovantes, la simplification des procédures, la réduction des délais de paiements, la facilitation de l’accès à la commande publique et du renforcement des programmes de formation répondant aux besoins du marché de l’emploi», peut-on lire dans un communiqué conjoint. Signalons toutefois que si le gouvernement a décidé de travailler la main dans la main avec le secteur privé dans le cadre de l’élaboration du PLF, il n’a, semble-t-il, pas prévu de rencontre pareille avec les syndicats qui sont les premiers concernés par le dialogue social et la protection sociale. Quoi qu’il en soit, Saad Eddine El Otmani a saisi cette occasion pour évoquer les grandes lignes de la politique gouvernementale sur un ensemble de réformes relatives à l’amélioration du climat des affaires et à l’encouragement de l’investissement privé. Au cours de son exposé, le chef du gouvernement «a notamment cité le chantier de réforme des Centres régionaux d’investissement, la mise en œuvre du processus de décentralisation administrative et la promotion du partenariat public-privé», souligne le communiqué. Saluant le climat ayant prévalu lors de la rencontre CGEM – gouvernement, le président de la Confédération patronale Salaheddine Mezouar a, pour sa part, évoqué plusieurs axes et réformes prioritaires pour le secteur privé. «Il a également affirmé l’adhésion forte et responsable de l’entreprise à toutes les initiatives qui permettent de dynamiser l’investissement et d’accélérer la croissance économique et le développement social», indique-t-on de même source. A noter que les deux parties, qui ont convenu de tenir une nouvelle rencontre dans deux semaines, ont prévu de fixer les mécanismes de travail commun notamment les groupes de travail, présidés par des responsables de la CGEM et du gouvernement, qui sont chargés d’assurer le suivi et l’aboutissement des dossiers prioritaires. Comme le rappelle le communiqué, dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de Finances 2019, il a été également procédé à la mise en place d’un premier groupe de travail conjoint, devant s’atteler à l’examen des mesures en faveur de l’entreprise et du climat des affaires. Ce groupe de travail est présidé du côté gouvernemental par Mohammed Benchaaboun, ministre de l’Economie et des Finances et par Ahmed Rahhou, vice-président de la CGEM, précise-t-on. Alain Bouithy

Coopération Maroc-Congo : adoption de l’accord sur la promotion et la protection réciproques des investissements

Coopération Maroc-Congo : adoption de l’accord sur la promotion et la protection réciproques des investissements

Le Maroc a approuvé le projet de loi autorisant l’assentiment de l’accord relatif à la promotion et à la protection réciproques des investissements avec la République du Congo. Le projet a été approuvé jeudi 07 par le Conseil de gouvernement du Maroc qui s’est réuni jeudi 7, sous la présidence du Chef du gouvernement Saad Eddine El Otmani. Pour rappel, cet accord avait été signé au lendemain du premier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission climat et du Fonds bleu du Bassin du Congo tenu dimanche 29 avril à Brazzaville. Il vise à renforcer la coopération entre les deux pays en créant les conditions favorables à la réalisation des investissements par les investisseurs de l’un des parties sur le territoire de l’autre. Ainsi que l’a indiqué Mustapha El Khalfi, porte-parole du Gouvernement marocain, cet accord fournit toutes les garanties et protections nécessaires à même d’intensifier les contacts d’affaires et renforcer la confiance dans le domaine de l’investissement. En outre, il vise également à soutenir et protéger les investissements étrangers et partant promouvoir le développement économique des deux pays, rapporte l’agence presse marocaine. Il est à souligner que l’approbation de cet accord intervient une semaine après l’adoption par le Conseil de gouvernement du Royaume du projet de loi sur la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale entre le Maroc et la République du Congo. Martin KAM

Rabat: Coup de pouce du gouvernement à la campagne céréalière

Rabat: Coup de pouce du gouvernement à la campagne céréalière

A l’instar de l’année dernière, les autorités publiques veulent donner un coup de pouce à la campagne céréalière en mettant en place une série de mesures visant à assurer les bonnes conditions de stockage et de commercialisation de l’actuelle récolte céréalière. En effet, une décision conjointe a été signée récemment dans cet objectif entre les ministères de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts et celui de l’Economie et des Finances. Elle intervient deux semaines après l’annonce de l’adoption par le Conseil de gouvernement du projet N° 2.18.346 relevant, comme il est de tradition, les droits de douane sur l’importation du blé tendre à 135% contre 30% auparavant. C’est ainsi qu’au titre de cette décision, les autorités ont décidé de fixer le prix de référence à 280 dh/ql rendu moulin pour une qualité standard. Selon le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, cette décision prévoit aussi une subvention forfaitaire de 10 dh/ql pour les quantités de blé tendre de production nationale, acquises durant la période primable allant du 16 mai au 15 octobre 2018. Afin de soutenir les organismes stockeurs, une prime de magasinage de 2.00 dh/ql par quinzaine sera versée à ces derniers pour la quantité globale de blé tendre collectée du 16 mai au 15 octobre 2018. Dans un communiqué, le département de l’Agriculture a précisé que cette prime sera servie jusqu’à la fin de l’année en cours. La même source a annoncé, par ailleurs, la reconduction du système d’appel d’offres pour l’approvisionnement des minoteries industrielles en blé tendre destiné à la fabrication des farines subventionnées, précisant que les premiers appels d’offres seront exclusivement consacrés à la récolte nationale. En vertu de cette décision, soulignons également qu’il a été décidé que la convention de financement signée en 2017 entre le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, le Groupe Crédit agricole du Maroc (GCAM), les coopératives, l’UNCAM et la Fédération nationale des minotiers, demeure valable. Il est à rappeler que ladite convention, qui avait été signée dans le but de soutenir les coopératives agricoles pour les opérations de collecte de la récolte céréalière, « porte sur la mise en place par le GCAM de lignes de financement spécialisées qui facilitent l’accès des coopératives membres de l’UNCAM à des crédits destinés à couvrir les frais de collecte et de stockage du blé tendre national au titre de la campagne agricole », précise-t-on de même source. Comme l’a souligné le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, cette opération bénéficie d’un encadrement rapproché sur le terrain par ses services régionaux et ceux de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL). A titre toujours de rappel, précisons que la décision de relever les droits de douanes sur l’importation du blé tendre s’applique jusqu’au 31 octobre prochain afin de protéger la production nationale de cet aliment, assuraient dernièrement les autorités. Comme nous l’avons relevé dans l’une de nos éditions précédentes, la décision des autorités publiques de les relever est encouragée par les conditions climatiques favorables qui continuent de profiter à la campagne agricole actuelle. En effet, selon les dernières estimations, la récolte céréalière devrait s’élever à 98,2 millions de quintaux au titre de la campagne agricole 2017-2018 et la production s’annonce parmi les meilleures, avec un rendement record devant s’établir autour de 21,8 quintaux à l’hectare. Les nouvelles mesures mises en place par les autorités vont ainsi dans le même sens avec en toile de fond un objectif : améliorer la commercialisation de la production céréalière locale. Alain Bouithy