Le gouvernement centrafricain plaide pour la levée totale de la sanction imposée sur ses diamants

Le gouvernement centrafricain plaide pour la levée totale de la sanction imposée sur ses diamants

Le gouvernement centrafricain a plaidé lundi pour la levée totale de la sanction imposée par le processus de Kimberley sur les diamants centrafricains. Rufin Benam Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, a fait la plaidoirie lors d’une rencontre avec les ambassadeurs accrédités auprès de la République centrafricaine (RCA). La rencontre vise à faire la plaidoirie pour la levée totale de l’embargo sur les diamants centrafricains, mais aussi à présenter aux ambassadeurs les potentialités du pays en matières minières. « La RCA a fait preuve de beaucoup de respects vis-à-vis des critères de validation des zones définies dans le cadre opérationnel. En dépit de tout cela, la sanction est toujours maintenue au mépris des textes du processus de Kimberley », a déploré M. Benam. La sanction sur les diamants centrafricains a été à nouveau reconduite en 2023 lors de la session plénière du processus de Kimberley du 6 au 11 novembre dernier au Zimbabwe. Cette sanction était en vigueur depuis 2013 à cause de la guerre civile qui avait secoué la RCA mais allégée, donnant la possibilité à l’Etat centrafricain de vendre les diamants extraits des zones sous contrôle des forces gouvernementales.

Centrafrique : le gouvernement annonce faire du secteur social sa priorité

Centrafrique : le gouvernement annonce faire du secteur social sa priorité

Lors d’un point de presse conjoint avec le Fonds monétaire international (FMI), ce 29 avril 2023, à Bangui, le gouvernement centrafricain a indiqué que les secteurs sociaux constituent sa principale priorité. Ceci, après l’octroi par le FMI de la Facilité élargie de crédit à hauteur de plus de 100 milliards de francs CFA. Après plus de deux années d’attente, le gouvernement compte injecter la Facilité élargie de crédit, que lui a accordé le Fonds monétaire international, dans le capital humain, notamment dans les secteurs sociaux à savoir : l’éducation, l’agriculture, la santé et les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat. « Nous souhaitons mettre un maximum d’appuis » « Le gouvernement s’est engagé à ce que les secteurs de la Santé, de l’Education de l’Agriculture soient véritablement les 3 piliers. Ils constituent les secteurs que nous avons identifiés et dans lesquels nous souhaitons mettre un maximum d’appuis. C’est la raison pour laquelle ce programme vise à payer le salaire des fonctionnaires qui sont dans ces secteurs sociaux », a fait savoir Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget. Cette priorité a fait l’objet de coupes budgétaires dans la Loi des finances 2023. Ce qui implique, pour le gouvernement, la convocation d’un collectif budgétaire pour que les députés votent une nouvelle Loi des finances, susceptible d’intégrer ces points prioritaires. Revoir le cadre budgétaire « A partir du moment où ce programme est accordé, nous devons revoir notre cadre budgétaire. Tout d’abord, pour intégrer ces appuis dans notre cadre budgétaire à moyen terme, notamment la Loi des finances 2023 rectificative. Ensuite, il faut tenir compte de la priorisation des dépenses que nous allons avoir » a poursuivi Hervé Ndoba. Par ailleurs, le FMI appelle le gouvernement à réengager des réformes pour consolider son dispositif de contrôle, gage de bonne gouvernance. Réformer la Cour des comptes « Certes, le premier pilier cherche à collecter les ressources. Mais il faut s’assurer que les ressources collectées seront utilisées de manière adéquate. Je vais donner un exemple de propositions qui pourraient vous aider à obtenir de vrais résultats. Particulièrement, la réforme de la Cour des comptes. Puisque la Cour des comptes est l’institution suprême de contrôle des finances publiques », a proposé Samba Mbaye, représentant résident du FMI en Centrafrique. Le gouvernement, en quête d’une nouvelle conclusion de programme avec le FMI, compte réussir et gagner le pari de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. D’ores et déjà, Bangui s’engage à amener devant l’Assemblée nationale les lois de règlement.

Brouille entre la Minusca et le gouvernement centrafricain

Des échanges de tirs ont eu lieu aux alentours de la résidence du président centrafricain lundi (01.11.2021) en début d’après-midi. On compte des blessés parmi le contingent égyptien de la Minusca. Les tirs de la garde présidentielle ont blessé une dizaine de policiers du contingent égyptien de la Minusca, situé à quelques dizaines de mètres de la résidence présidentielle. Une agression condamnée par la Minusca alors que le gouvernement centrafricain réclame des explications de la part des Nations unies. C’est à un épisode inédit et dangereux auquel les voisins de la résidence présidentielle ont assisté lundi. Mais cet incident n’est pas le premier dans la coopération difficile entre l’armée centrafricaine et la Minusca. Mais sa gravité met en lumière une irritation grandissante… Lire la suite sur DW