Congo. Le Vrai Bilan de 42 ans de Gestion Opaque de l’Etat-PCT

Congo. Le Vrai Bilan de 42 ans de Gestion Opaque de l’Etat-PCT

Symposium de l’ARD des 22 et 23 février 2026 POLITIQUE. En réaction au faux Bilan de l’Etat-PCT, et pour éclairer l’opinion nationale et internationale, l’Alliance ARD dresse une Autopsie sans concession de l’échec retentissant de 42 ans de pouvoir sans partage, à travers 5 sous-thèmes, progressivement publiés ici. Sous-thème n° 1 : « La question nationale, les replis identitaires sectaires, le noyautage clanique des postes à responsabilité au sommet de l’Etat, le délitement de l’unité et de la concorde nationales, la transformation de la République en un patrimoine privé et/ou clanique, les mensonges honteux débités sur la paix, l’unité nationale et le vivre-ensemble » Dans tous les pays du monde, l’idée de nation est centrale. Elle est le fondement nécessaire de l’Etat centralisé et se réfère toujours à l’unité et à la concorde nationales, au vivre-ensemble et à la convivialité. L’expérience historique enseigne que de tout temps, la question nationale a été au cœur de la réflexion sur le développement des sociétés humaines. En effet, partout dans le monde, un pays n’accède au statut de nation que si les différentes communautés humaines qui y habitent manifestent une volonté consciente et partagée de vivre ensemble, malgré leurs différences d’appartenance familiales, ethniques, régionales, raciales, idéologiques, philosophiques, religieuses ou autres, si ses décideurs œuvrent à la construction et à la préservation de l’unité et de la concorde nationales, et s’ils gèrent les affaires publiques au profit de l’intérêt général et non pas, au profit exclusif de leurs intérêts personnels, de ceux de leurs familles, clans, ethnies, régions, races d’appartenance, c’est-à-dire, s’ils œuvrent pour le bien-être politique, économique, social, culturel et environnemental du plus grand nombre. Là où il y a des divisions chroniques et des conflits fratricides récurrents entre les différents groupes humains qui composent une société donnée, il n’y a pas de nation. C’est le vouloir-vivre collectif qui fait essentiellement une nation. L’amour de la patrie, la conscience nationale, l’unité et la concorde nationales, le vivre-ensemble sont des attributs structurels de la nation, tandis que les divisions entre les communautés, les discriminations, les inégalités et les injustices sociales en sont des facteurs destructeurs. Dans cet esprit, au Congo-Brazzaville, l’hymne national, intitulé la Congolaise exhorte les Congolaises et les Congolais à : 1- S’unir impérativement, aux fins d’édifier un seul peuple, des forêts à la savane, de la savane à l’océan ; 2- Contribuer à construire partout, l’unité du pays entier ; 3- Chanter avec ivresse la devise du Congo : « Unité-Travail-Progrès ». Dans la même veine, l’article 77 de la Constitution du 25 octobre 2015, relatif au serment prêté par le président de la République, lors de son entrée en fonction dispose : (…) Devant la nation et le peuple congolais, moi (untel), président de la République, je jure solennellement de : – Respecter et faire respecter la Constitution ; – Défendre la nation et la forme républicaine de l’Etat ; – Préserver l’unité nationale, l’intégrité du territoire national, la souveraineté et l’indépendance nationales ; – Garantir la paix et la justice à tous ». Violant allègrement ces prescriptions de la loi fondamentale, l’Etat/PCT a transformé la République du Congo, patrimoine commun de tous les Congolais, en une propriété privée d’un homme, d’une famille, d’un clan, le clan des NGUESSO. Aujourd’hui, en tant qu’Etat, la République du Congo n’existe plus. La capitale du pays n’est plus Brazzaville, mais Oyo, le village natal du président de la République. Les décisions importantes de l’Etat ne sont plus prises en Conseil des ministres à Brazzaville, mais en cercle familial à Oyo. Le pouvoir est « familialisé ». Les Institutions de la République font désormais office de faire-valoir. Le président de la République, son épouse, ses enfants, ses petits-enfants, ses frères, ses neveux, ses maîtresses et ses beaux-parents ont fait main basse sur les richesses du pays. Pendant que le peuple galère, ils baignent dans une opulence scandaleuse et un luxe insolent. Ils passent le plus clair de leur temps dans les jouissances mondaines. Le chef de l’Etat, qui hier pourfendait avec une virulence rare la nature ethno- régionaliste exacerbée du pouvoir dirigé par son prédécesseur, l’ancien président Pascal LISSOUBA, a érigé le népotisme, l’ethnocentrisme, le régionalisme, la préférence ethno-régionale, le favoritisme et le clientélisme en système. Le journaliste français Stéphen SMITH apporte à ce sujet un témoignage édifiant dans son livre « Négrologie » Il y déclare en substance : (…) De retour au pouvoir depuis 1997, après en avoir été chassé en 1992, Denis SASSOU NGUESSO ne fait plus confiance qu’à sa famille et à sa tribu (…). Sa fille Claudia est chargée de sa communication (…). A Brazzaville, une autre fille présidentielle, Ninelle est également conseillère de son pater, qui a nommé son époux, Hugues NGOUELONDELE, député maire de la capitale. Un autre fils du chef de l’Etat, Denis Christel NGUESSO, est le directeur du bureau londonien de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), qui assure l’essentiel des revenus du pays. Il travaille main dans la main avec un autre parent, Bruno ITOUA, patron de la SNPC. L’or noir est ainsi géré en famille, sans droit de regard du ministre des finances sur les pétrodollars du trading. Au quotidien, le plus proche collaborateur du président est son neveu et conseiller spécial, Jean Dominique OKEMBA. Deux autres neveux occupent également des postes clés : l’un, Edgard, comme directeur du domaine présidentiel, l’autre, Willy, à la tête de la Société congolaise des transports maritimes (SOCOTRAM) (…)¹. Par des pratiques népotiques, ethnocentristes et régionalistes exacerbées, L’Etat/PCT s’est tristement illustré comme un fossoyeur infatigable de la nation, de la République, des institutions constitutionnelles, de la paix sociale, de l’unité et de la concorde nationales. De mémoire de Congolais, jamais un pouvoir politique n’avait autant divisé les Congolais et créé une fracture sociale aussi abyssale entre le Congo profond et les tenants du pouvoir. Pour illustrer cette transformation de la République en une épicerie familiale et cette « familialisation » outrancière du pouvoir, nous analyserons la gouvernance de l’Etat/PCT dans trois secteurs stratégiques de

Cameroun : une gestion opaque des fonds anti-Covid-19

Les autorités du Cameroun lancent un audit pour plus de transparence dans la gestion des fonds destinés à la lutte anti-Covid, suite à des allégations de détournements. Le gouvernement camerounais est accusé de manquer de transparence dans l’utilisation des fonds délivrés par le FMI pour lutter contre la Covid-19. Les soupçons de détournement d’argent public concernent aussi un Fonds de solidarité nationale, une collecte de dons lancée en 2020. Face à cela, le gouvernement a lancé un audit des dépenses mais certaines ONG s’inquiètent du manque d’objectivité de cette enquête. Deux pots de gel pour 300 élèves Janvier Nymi est surveillant général dans un établissement scolaire à Yaoundé. Comme de nombreux autres responsables, l’enseignant trouve insignifiante l’aide apportée à son établissement par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la Covid-19… Lire la suite sur DW