Les enjeux de la gestion énergétique en République du Congo (lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. Faite d’une histoire complexe depuis la fin de la guerre de 1997, la problématique de l’électricité, malgré la libéralisation du secteur amorcée, des efforts consentis et des réactions aux révélations des journalistes, fait face à des défis persistent, notamment la gestion opaque de la société E2C. Dans ces conditions, il est impossible de faire l’économie la nécessité d’améliorer le cadre légal et la gouvernance pour assurer la sécurité énergétique du pays. La gestion énergétique au Congo est marquée par des défis structurels et des incohérences dans les politiques sur l’énergie. Pour la petite histoire, à la fin de la guerre de 1997, le vainqueur Denis Sassou sur Pascal Lissouba avait nommé, Jean-Marie Tassoua au poste de Ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique en octobre 1997. Dans la foulée, celui-ci avait contacté EDF pour réhabiliter le réseau électrique et des ouvrages de production. EDF avait chiffré ses services à 300 milliards de francs cfa. La situation financière d’antan ne permettant pas d’accéder à cette requête, M. Sassou avait instruit M. Tassoua de se débrouiller avec les cadres de la SNE, les nouveaux recrus proposés par le front 400 d’Okombi et le duo (Marcel Ntsourou, gouverneur civil et militaire de Pointe Noire et cogestionnaire des fonds avec Pacifique Issoïbeka) pour relancer la machine électrique. Ce duo avait donné, dix milliards de FCFA, des véhicules de marque Discovery et Toyota Hilux à Jean Marie Tassoua pour le job. Avant le 15 décembre, les agents de la SNE et les ex-combattants du front 400 ont réalisé l’exploit d’achever le rétablissement de l’électricité à Brazzaville, Dolisie et les autres zones faisant partie du réseau national sud dans un délai de 45 jours (15 décembre). Le nord du pays fut alimenté par des groupes électrogènes avec des coûts de fioul très élevés. M. Sassou, lucide à l’époque, avait ordonné, en janvier 1998, à M. Tassoua de finaliser les études du barrage d’Imboulou, de boucler les négociations du financement (chinois) et celles avec le FMI pour un accompagnement postconflit du pays. Puis vint la libération du système énergétique. Libéralisation du secteur énergétique La libéralisation du secteur énergétique par un cadre juridique évolué et l’incitation à des financements privés ont conduit à des missions, en République tchèque en 1999 soldée par la construction de la centrale à gaz de Côte Mateve aujourd’hui concédée au sulfureux Turc Aska et Cie avec la complicité de Maxime Gandzion qui s’est sucré sérieusement, en Chine (septembre 1999), aux États-Unis (août 2000), en Allemagne et en France (2001), en Afrique du Sud et auprès des grandes sociétés comme Escom qui était la première société d’électricité en Afrique en taille et en ressources. Elle était le réseau nᵒ 1 en 400 V de transport transnational de la RDC, du Zimbabwe, de la Namibie, et de la République sud-africaine… Sous la supervision du D.G., le colonel Iwanga, les premiers échanges d’expérience avec Escom avaient abouti sur le projet de compteurs électroniques au Congo qui devrait permettre à la SNE d’optimiser ses recouvrements et d’améliorer la qualité de son réseau électrique domestique. Pour mailler le territoire national, le gouvernement se pencha du côté de la Banque mondiale, partenaire technique et historique (1998-2000 et 2023-2025) et de la société Escom. Avec l’ensemble des projets des barrages identifiés, Escom entendait investir dans la production énergétique, l’interconnexion et la distribution et le transport du courant jusqu’en République sud-africaine(RSA), qui a des besoins énormes en énergie. La Banque mondiale avait marqué son accord de principe pour accompagner ce projet très ambitieux et fédérateur. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Rodolphe Adada, et l’ambassadeur du Congo en RSA, Jean-Pierre Ossey, et Cyrille Ramaphosa, ministre d’État chargé des questions énergétiques de l’époque, peuvent encore témoigner du manque d’engagement concret du Congo malgré la mise officieuse dans les tuyaux du lieutenant Jean Aimé Ignoumba (actuel Degascom), qui maîtrisait les problèmes énergétiques et le barrage de Sounda. En 2000, Albert Pela, frère ainé de Guy Pela, conclut un contrat d’assistance technique avec M. Marcel Zadi Kessi, fondateur de SODECI. 5 ans après la guerre Le gouvernement a pris un texte de loi nᵒ 14-2003 du 10 avril 2003 portant Code de l’électricité qui fixe le cadre d’une libéralisation progressive du service public de l’électricité. L’État peut désormais conclure des partenariats avec les opérateurs tant publics que privés. Au vu de ces textes, les ministres Ondongo, Bouya, Zonabia et Itoua ont eu la malice de se partager le pan électrique. Fort de ce texte, Collinet Makosso, avec l’appui du FMI et de la Banque mondiale, a lancé des réformes du secteur mais sous forme d’un business, à l’image des oligarques russes qui découpent des pans entiers du secteur économique sans aviser les cadres, collaborateurs et partenaires sociaux de l’ancienne SNE, devenue un matin, par décret, E2C, société de patrimoine, sans doute pour répondre à une exigence du FMI. Sauf que l’exploitant SNE n’a pas été préparé à ces nouvelles missions. Une gestion opaque E2C n’a pas un contrat de performance avec l’État, ni une convention de cession de gestion d’infrastructures avec l’État. L’État veut céder ses infrastructures dans un modèle économique de versement d’une partie de la redevance perçue par la société de patrimoine, E2C, au titre des infrastructures concédées (barrage, réseau de distribution), mais sans investissements par les concessionnaires. Rien que pour l’exploitation, ce dernier devrait percevoir des frais de gestion allant par exemple à 4 milliards de FCFA /mois pour la Senelec, soit 48 milliards l’an, sur 10 ans sans avoir investi 1 fcfa. Tout cela juste pour avoir répondu à un appel d’offres d’une valeur du dossier d’achat 5.000.000 fcfa, non versés au Trésor public. Les producteurs concessionnaires devraient percevoir une partie du prix d’achat de vente sur l’énergie produite, soit 15 fcfa, pour une production hydro. Les conséquences d’une telle décision, non aboutie, impliquent des conséquences énormes sur la garantie de l’emploi au sein d’E2C, la garantie sur l’ouvrage concédé et, naturellement, la sécurité nationale énergétique du Congo, tenue par des commerçants détenteurs de boutiques. Le 8 mai
Le mensonge de l’UPADS sur la gestion énergétique au Congo

OPINION. Depuis presque 11 mois que l’Upadésien Honoré Nsayi a été nommé Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, les Congolais doutent de sa capacité à relever ce secteur stratégique qui est agonisant. Depuis qu’il est à la tête de ce Département, rien n’a changé d’un iota, les populations vivent toujours au rythme des délestages et des coupures intempestives, de la mauvaise qualité de l’eau, etc. Avec sa double casquette de député et Ministre, on se demande qu’est-ce qui ne va pas chez cet homme ? Son parti n’a jamais eu une politique énergétique ? Est-il incapable de mettre en œuvre la politique énergétique du Président Denis Sassou Nguesso? Il sied de rappeler que L’UPADS a été au pouvoir de 1992 à 1997 et ses prédécesseurs n’avaient jamais mis en place une politique énergétique du Congo. Ce n’est qu’en 2003 sous l’égide du ministre Bruno Jean Richard Itoua que le Congo va mettre en place une politique énergétique avec la loi n°14-2003 du 10 avril 2003 sur le code de l’électricité et des autres textes subséquents. Aujourd’hui 19 ans après, les objectifs n’ont pas été atteints par tous les ministres qui ce sont succédé dans ce département. En faisant confiance à un opposant, ressortissant de la Bouenza, les Congolais ont vite déchanté car il est incapable de réformer ce secteur et d’apporter des solutions idoines pour apaiser les populations. Il est de bon aloi de faire un très bon diagnostic de la situation afin d’apporter des solutions efficaces pour pallier ce déficit chronique en matière énergétique et hydraulique. Vu les potentialités dont disposent le Congo, l’eau et l’électricité ne peuvent pas devenir des denrées rares au niveau de la population. LE PROBLÈME DES INFRASTRUCTURES DEMEURENT MAJEUR POUR COMPRENDRE CES ARTERMOIEMENTS POUR RENDRE NOTRE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE EFFICACE. Le réseau électrique et Hydraulique est défectueux et dans un état piteux. Tout est à refaire selon les normes et les standards internationaux. Il faudrait lutter contre le détournement des fonds alloués pour le développement ce secteur car des milliards de F CFA ont été détournés depuis des décennies. Aujourd’hui l’électricité, le gaz, l’eau sont très stratégiques et rentrent dans le domaine de souveraineté des états et que le député de Dolisie n’arrive pas à mettre en place une vraie politique énergétique pour permettre au Congo de s’industrialiser et de se développer. Sans eau, sans l’électricité, il ne peut pas avoir le développement. La vie et le développement socio-économique s’articulent autour de l’eau et de l’électricité. Pour ce faire, le Mouvement des Démocrates Congolais propose la mise en place d’un véritable Partenariat Public Privé(PPP) pour permettre au Congo de résoudre définitivement ce déficit chronique en matière énergétique et hydraulique. C’est pour cela qu’il faudrait voter une nouvelle loi pour mettre en place un Partenariat Public Privé en adéquation avec le besoin réel du pays en matière énergétique (article 125: Sont du domaine de la loi: l’électricité, l’eau , la création des établissements publics, l’aménagement du territoire, etc…) La fourniture de l’électricité, de l’eau, du gaz relève de la catégorie des services publics. Elle doit être classée parmi les activités d’intérêt général et cela implique un certain nombre d’obligations que les pouvoirs publics doivent honorer : -fournir de l’énergie en continu; -assurer la sécurité du système; -proposer l’égalité des traitements; -etc… LE MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE CHARGÉ DE LA PROMOTION DU PARTENARIAT PUBLIC PRIVÉ DOIT TRAVAILLER EN COLLABORATION AVEC LE MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE POUR PERMETTRE LE DÉVELOPPEMENT DE CE SECTEUR STRATÉGIQUE ET VITAL DE NOTRE PAYS. Les Upadésiens ne peuvent plus embrouiller les Congolais car ils n’ont jamais été capable d’apporter des solutions aux problèmes énergétiques que traverse notre pays. « Derrière le mensonge, vous pouvez vous cacher, mais la vérité finira toujours par vous démasquer ». EVRARD NANGHO PRÉSIDENT NATIONAL DU MODEC.