République du Congo : la Banque africaine de développement accorde à Ecobank Congo une garantie de dix millions d’euros pour dynamiser le financement du commerce

République du Congo : la Banque africaine de développement accorde à Ecobank Congo une garantie de dix millions d’euros pour dynamiser le financement du commerce

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 13 février 2026 à Abidjan, la mise en place d’une facilité de garantie de transaction pour le financement du commerce d’un montant de dix millions d’euros au profit d’Ecobank Congo. Cette facilité vise à renforcer les capacités de financement du commerce de la filiale congolaise du Groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Grâce à cette garantie, la Banque africaine de développement pourra couvrir jusqu’à 100% du risque de non-paiement supporté par les banques lors de la confirmation des lettres de crédit et d’autres instruments similaires émis par Ecobank Congo. L’objectif est de faciliter les opérations de commerce international et de sécuriser les transactions dans un contexte où l’accès aux financements demeure un défi pour de nombreuses entreprises locales. « Cette garantie de transaction illustre l’engagement constant de la Banque africaine de développement à renforcer la capacité des banques africaines à soutenir le commerce international, a déclaré Lamin Drammeh, responsable de la Division du financement du commerce au Groupe de la Banque. A travers ce mécanisme de partage de risque, nous contribuons à fluidifier les échanges, à réduire les contraintes de liquidité et à offrir aux entreprises congolaises, en particulier les PME un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux.» La garantie permettra de soutenir des secteurs clés de l’économie congolaise, notamment le commerce en général et les technologies de l’information et de la communication. Les services, le transport, la santé, l’éducation ainsi que le commerce de produits alimentaires de première nécessité tels que l’huile ou le sucre, seront également pris en compte. Ces appuis permettront de couvrir les besoins à court terme du pays, dont le tissu industriel ne répond pas encore entièrement à la demande locale. « Cette garantie renforce significativement notre capacité à accompagner nos clients dans leurs opérations de commerce international, a souligné Monsieur Olivier Brou Kouamé, directeur général d’Ecobank Congo. Elle nous permettra d’offrir des solutions plus compétitives aux entreprises congolaises, notamment les PME, et de contribuer activement au dynamisme de l’économie nationale. »a-t-il conclu. Les principaux bénéficiaires de cette garantie seront les PME et autres entreprises locales engagées dans le commerce international et clientes d’Ecobank Congo. Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes ainsi qu’aux acteurs évoluant dans le secteur de la croissance verte. Une convention sera signée entre la Banque africaine de développement et Ecobank Congo et précisera les modalités de mise en œuvre de cette facilité, les critères d’éligibilité des transactions, les responsabilités de chaque partie, les exigences en matière de reporting ainsi que la conformité environnementale, sociale et climatique. Banque africaine de développement

Ethiopie : la Banque africaine de développement approuve un mécanisme de garantie des opérations de financement du commerce de 40 millions de dollars en faveur de la Dashen Bank

Ethiopie : la Banque africaine de développement approuve un mécanisme de garantie des opérations de financement du commerce de 40 millions de dollars en faveur de la Dashen Bank

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un mécanisme de garantie de 40 millions de dollars en faveur de la Dashen Bank, au soutien des activités de financement du commerce en Éthiopie. Il permettra de répondre aux besoins de financement des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises locales tournées vers l’importation et l’exportation. Il vient également appuyer le commerce intra-africain, contribuant ainsi directement à la réussite de la mise en œuvre du programme de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le Groupe de la Banque offrira une garantie pouvant aller jusqu’à 100 % aux banques confirmatrices pour couvrir le risque de non-paiement de lettres de crédit avalisées par ces banques, et d’instruments de financement du commerce similaires émis par la Dashen Bank. À la suite de cette approbation, la directrice générale de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est, Mme Nnenna Nwabufo, a déclaré : « Soutenir le commerce en Afrique est une priorité de la Banque africaine de développement. Le financement du commerce est un moteur important de la croissance économique et il est essentiel aux échanges transfrontaliers, en particulier dans les économies émergentes. Nous sommes ravis de travailler avec la Dashen Bank, partenaire solide qui dispose de connaissances étendues et d’un large réseau en Éthiopie, car une ambition commune nous anime, celle de soutenir le commerce dans toute la région. » Réagissant à la nouvelle de cette approbation, M. Asfaw Alemu, PDG de la Dashen Bank, s’est ainsi exprimé : « Nous avons satisfait aux exigences rigoureuses liées au devoir de diligence de la Banque africaine de développement, et nous sommes ravis que son Conseil d’administration ait approuvé ce fonds de garantie du financement du commerce d’un montant de 40 millions de dollars. Ce fonds, dont nous avions tant besoin, sera déterminant pour l’expansion des services commerciaux de notre banque dans le pays et la région. » Il a ajouté : « Les bonnes pratiques apprises grâce à notre engagement et le fait d’avoir passé avec succès l’exercice de vérification préalable conduit par le premier bailleur de fonds du développement à l’échelle du continent, sont des atouts inestimables dans la poursuite de la stratégie de la Dashen Bank qui aspire à devenir une banque de premier ordre en Afrique. Nous sommes impatients de renforcer notre partenariat et de tirer parti plus encore des ressources et des capacités étendues de la Banque africaine de développement et de ses partenaires, dans le but de soutenir davantage les petites et moyennes entreprises éthiopiennes florissantes dans les secteurs économiques productifs, notamment l’agriculture et l’industrie manufacturière. »

Diminution de la disponibilité du financement du commerce mondial

Diminution de la disponibilité du financement du commerce mondial

Les écarts entre l’offre et la demande de financement du commerce pourraient sérieusement entraver la capacité du commerce de soutenir la reprise économique de l’après Covid-19, ont prévenu l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Chambre de commerce internationale (ICC) et le B-20 saoudien. Dans une déclaration conjointe invitant à l’action, rendue publique récemment, l’OMC, l’ICC et le B-20 saoudien ont déclaré craindre une diminution de la disponibilité du financement du commerce. Le financement du commerce étant un élément essentiel pour relancer la croissance mondiale des importations et des exportations, ils ont exhorté ainsi les acteurs des secteurs privé et public à travailler ensemble pour combler ces écarts. La déclaration conjointe souligne que des interventions opportunes sont essentielles pour faire en sorte que les MPME, en particulier, continuent d’avoir accès au financement du commerce pour faire face à la crise actuelle. « Etant donné que le besoin de financement du commerce est estimé entre 2000 et 5000 milliards d’USD, il sera difficile de répondre à cette demande et de combler le déficit », ont-ils souligné dans leur déclaration. La situation est tellement préoccupante que d’aucuns s’inquiètent vivement que l’écart croissant entre la demande et l’offre n’affecte particulièrement les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et les entreprises des pays en développement. Si rien n’est fait, cela aura d’importantes répercussions sur l’emploi et les revenus. « Si nous ne remédions pas au déficit de financement du commerce, nous compromettrons sérieusement les efforts en cours pour donner au commerce l’impulsion dont il a besoin pour contribuer à la reprise économique mondiale », a estimé le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo. Félicitant la volonté du secteur privé de travailler de concert avec le secteur public pour combler les lacunes, il a déclaré : «Cette initiative complète celle récente de l’OMC, en collaboration avec les banques multilatérales de développement, visant à souligner l’importance qu’il y a à soutenir le financement du commerce dans le contexte des crises sanitaires et économiques en cours». A ce propos, rappelons la récente promesse conjointe des dirigeants de l’OMC et de six banques multilatérales de développement de surveiller et de combler les lacunes en matière de financement du commerce, en particulier pour les pays en développement et les petites entreprises. A noter que la déclaration conjointe souligne que des interventions opportunes sont essentielles pour faire en sorte que les MPME, en particulier, continuent d’avoir accès au financement du commerce pour faire face à la crise actuelle, indique-t-on dans un communiqué. « Le rétablissement du commerce transfrontalier sera sans aucun doute essentiel pour stimuler une reprise économique mondiale dans le sillage de la pandémie de Covid-19 », peut-on lire dans cette déclaration signalant qu’un retour à une croissance tirée par le commerce dépendra de la création de conditions permettant aux entreprises d’importer, d’exporter et de desservir les marchés internationaux. En plus d’appeler à un échange de vues sur la manière dont les autorités réglementaires pouvaient aider à alléger les contraintes pesant sur la fourniture de financement du commerce, la déclaration propose également « un partage accru des risques pour soutenir le financement du commerce et l’extension des programmes des banques de développement afin d’atténuer les risques », indique la même source. La disponibilité de financements commerciaux constitue un élément essentiel d’un environnement commercial propice. « Globalement, une part importante des échanges est financée par une forme de crédit, de garantie ou d’assurance », rappellent l’OMC, l’ICC et le Be-20 saoudien. « Ce qui signifie que la plupart des entreprises auront besoin de crédits commerciaux rentables pour soutenir la reprise des importations et des exportations », ont-ils estimé. Alain Bouithy

Un important Accord-cadre signé entre La République de Djibouti et ITFC

Un important Accord-cadre signé entre La République de Djibouti et ITFC

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) a signé récemment un important accord-cadre de financement du commerce avec la République de Djibouti L’accord-cadre mobilise des ressources financières pouvant atteindre jusqu’à 600 millions de dollars sur trois ans pour le financement des secteurs stratégiques du gouvernement de Djibouti, notamment l’importation de produits énergétiques essentiels tels que les produits pétroliers mais aussi pour aider au développement du secteur privé à travers des partenariats stratégiques avec des institutions financières locales pour soutenir les PME. Il met également l’accent sur l’établissement de programmes de renforcement des capacités stratégiques qui s’appuieront sur les savoir-faires avérés des autres pays membres de l’OCI en matière de stockage et de raffinage des produits pétroliers permettant d’améliorer les flux commerciaux import et export du pays. Le programme de renforcement des capacités est envisagé pour soutenir l’ambition de Djibouti de devenir une plaque tournante du commerce de produits pétroliers raffinés en Afrique de l’Est en augmentant les capacités nationales de stockage du pétrole. L’accord-cadre a été signé entre le Directeur Général de ITFC, Eng. Hani Salem Sonbol et le Ministre des Finances S.E.M Ilyas Moussa Dawaleh, lors de la visite officielle de la délégation de ITFC dans le pays.

FCI et la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) signent un accord pour créer un chapitre pour l’affacturage islamique

FCI et la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) signent un accord pour créer un chapitre pour l’affacturage islamique

ITFC, membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), et FCI ont signé, mardi 11, un mémorandum de compréhension (MOU) pour créer un chapitre pour l’affacturage islamique au sein de FCI, présidée par un représentant de ITFC et réunissant des leaders d’opinion de la région. Les objectifs étant de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et d’aider à accroître les opportunités de financement de PME via l’affacturage islamique, d’aider la croissance de leur commerce intérieur et international, conformément aux règles d’affacturage islamique promulguées par FCI. ITFC est devenu depuis peu membre de FCI dans le but de promouvoir l’affacturage islamique dans la chaine. La création de ce chapitre est le résultat de la contribution d’ITFC au développement avec Noor Bank et Tawreeq Holding d’un précédent accord complémentaire concernant l’affacturage islamique approuvé en juin 2018 par les membres de FCI. Les objectifs de l’association récente de l’ITFC et FCI et de la fondation du chapitre de l’affacturage Islamique sont, dans un premier temps, de permettre la croissance de l’affacturage islamique, d’améliorer les réformes réglementaires pour permettre un affacturage sans risque et sécurisé, mais aussi de promouvoir et sensibiliser à l’affacturage islamique. Le chapitre promeut l’affacturage comme une pratique alternative de financement du commerce qui permet aux entreprises des pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) de commercer de manière compétitive et de soutenir les PME en tant qu’exportateurs dans les chaînes de distribution. L’introduction de l’affacturage auprès des banques islamiques et des institutions financières non bancaires (NBFIs) développera leur compréhension de cette pratique comme une activité qui promeut activement le commerce entre les pays membres de l’OCI. Commentant le protocole d’accord, le PDG de ITFC, Eng. Hani Salem Sonbol, déclare : « Le protocole d’accord permettra à ITFC de travailler aux côtés de FCI pour développer les aspects juridiques, réglementaires et commerciaux de l’affacturage islamique et assurer sa place en tant qu’acteur de plus en plus important dans le financement du commerce intra-OCI ». Peter Mulroy, Secrétaire Général de FCI commente sur la signature de l’accord : « Le chapitre pour l’affacturage islamique est une tentative pour créer un focus et développer un centre d’excellence avec les meilleures pratiques pour le secteur de l’affacturage islamique. L’idée derrière est de ramener une pratique testée pendant des années d’affacturage traditionnel, la solution financement du commerce à compte ouvert, au financement islamique. Nous sommes très heureux de travailler avec ITFC et l’initiative va bénéficier d’un support complet de FCI! FCI et ITFC évaluent les opportunités prévisionnelles pour l’affacturage dans les pays islamiques, le volume du commerce mondial des pays de l’OCI atteignant aujourd’hui les 3,2 billions de dollars et représentant 9,4% du commerce mondial, selon le rapport annuel du Centre islamique pour le développement du commerce.