RD Congo. JKK : Une sortie médiatique ratée

RD Congo. JKK : Une sortie médiatique ratée

TRIBUNE. Selon le Président Joseph Kabila, la crise de l’Est découle de la mauvaise gouvernance du régime Tshisekedi. C’est inconvenant. Tout congolais sensé sait que la guerre que nous avait amenée l’AFDL n’a jamais pris fin. L’agression rwandaise n’a rien à voir avec la gouvernance de notre pays. Ce n’est pas un Président de la République qui est visé mais plutôt la RDC .Sous Mobutu, sous LDK , sous JKK et sous Fatshi le Rwanda n’a cessé de nous agresser avec différents pseudos. AFDL, RCD,CNDP, M23… Aujourd’hui comme hier, la guerre que nous mène ce pays n’est pas dirigée contre le PR. C’est la RDC et tout le peuple congolais qui sont attaqués. Tous, nous devons condamner le Rwanda et ses supplétifs malgré nos divergences. Patriotisme oblige. En sa qualité d’ancien président, JKK aurait dû prendre la posture d’un patriarche de la République qui donne des sages conseils à toutes les parties congolaises en laissant sa famille politique dans la partisanerie. Hélas ! Il a fait tomber son charisme découlant de son légendaire mutisme. Pour une première sortie médiatique? après le carnage de Goma, JKK aurait du déplorer les tueries des Congolais, condamner tous ces massacres et compatir avec les familles éplorées. Que nenni ! Fustiger les pays qui volent à la rescousse de notre peuple pour faire face à l’agression du Rwanda reconnue et condamnée par tous a accentué l’antipathie des Congolais contre leur ancien président. Une neutralité apparente et même hypocrite aurait ouvert la voie au Chef du FCC à l’occupation de certaines fonctions dans des organisations internationales. Plutôt que de prendre tacitement parti pour le Rwanda et le M23, il pouvait louer les efforts menés par la communauté internationale pour rétablir la paix et soutenir les processus de Luanda et de Nairobi tout en encourageant le dialogue dans ces cadres. S’agissant de la mauvaise gouvernance, nous serions très partisans si nous nions qu’il y a des choses à déplorer dans la gouvernance actuelle. Tout en étant nous-mêmes membres de sa famille politique, nous n’avons cessé de faire des critiques acerbes contre certains dérapages de notre gouvernement notamment quand il s’agit de la violation de la loi des finances , du non respect de la chaîne des dépenses et de certains scandales financiers. Tous ces maux ont existé pendant le régime passé. Certains étaient tout simplement couverts et ignorés du public parce que l’Inspection Générale des Finances était neutralisée. C’est à peine que les Congolais savaient qu’elle existait. Aujourd’hui, cet organe joue bien son rôle. Malheureusement, la corruption qui gangrène notre appareil judiciaire ne facilite la tâche ni à l’IGF ni au PR au nom de la fameuse indépendance de la justice.  Nous en appelons à la mise en application rapide des recommandations des états généraux de la justice surtout en ce qui concerne le Conseil Supérieur de la magistrature qui doit cesser d’être l’apanage des magistrats qui se protègent mutuellement. JKK a aussi déploré l’emprisonnement de leaders politiques et l’exil de certains. Si souvent, il est fait une confusion entre les prisonniers politiques et les politiciens prisonniers. Un acteur politique qui a commis une infraction de droit commun qui est jugé et condamné est un politicien prisonnier et non un prisonnier politique. Vu sous cet angle, il n’y a pas de prisonniers politiques en RDC. Quand aux politiciens qui sont contraints à l’exil, ça n’existe pas. Les politiciens les plus radicaux et très critiques contre le régime sont au pays et ne sont pas inquiétés. Même le libertinage est toléré dans les médias. C’est étonnant de voir quelques trois acteurs politiques de seconde zone vouloir se donner de l’importance en s’appelant exilés politiques. Suivez notre regard. Encore une fois, nous réaffirmons que la sortie médiatique de JKK est un raté. Son équipe de communication doit être congédiée. Par Steve Mbikayi Ancien ministre

RDC : ÇA SENT MAUVAIS…

RDC : ÇA SENT MAUVAIS…

INDISCRETION. Hier mardi 17 septembre 2024, le français Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations Unies, a reçu dans ses bureaux la délégation de l’opposition congolaise composée du secrétaire général du FCC, du président de Lamuka et des émissaires de l’Ensemble pour la République et du cabinet de Denis Mukwege. Ils ont discuté sur la politique et la sécurité en République Démocratique du Congo. Il se trame quelque chose de mauvais derrière tous ces va-et-vient diplomatiques entre Kinshasa et les capitales occidentales. Comme si les décisions sur le destin du peuple congolais sont en train d’être prises sans lui et bien entendu contre lui. À ce sujet, mon opinion est très claire. Dans le tourbillon géopolitique actuel, les puissances qui dictent la loi au bureau des Nations Unies sont elles-mêmes partie prenante de la crise congolaise. Elles ne peuvent guère produire une solution au conflit congolais parce qu’en réalité elles sont les premiers bénéficiaires du chaos organisé en RDC. Ceci dit, prétendre aller résoudre le problème congolais à Bruxelles ( JKK) ou à New York ( délégation de l’opposition) constitue une grave erreur d’appréciation de la part des opposants congolais. C’est comme si on allait demander au pyromane du secours pour éteindre l’incendie qui brûle la Maison Congo…Bref tout comme en mai 1997, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Par Germain Nzinga

RD Congo. La CNC demande la libération immédiate et sans condition de Papy TAMBA du PPRD et du FCC

RD Congo. La CNC demande la libération immédiate et sans condition de Papy TAMBA du PPRD et du FCC

La Coalition pour un Nouveau Congo demande la libération immédiate et sans condition de  Papy TAMBA du PPRD et du FCC, et appelle à la mobilisation nationale contre la dictature de l’UDPS et de l’Union Sacrée souillée Le pouvoir moribond de l’UDPS et de l’Union Sacrée souillée est en train de précipiter la mort de la République Démocratique du Congo. C’est ce pouvoir qui réduit en cendre la justice congolaise. Le pays perd tous ses repères d’un Etat viable pour devenir une jungle udpsienne. La milice de l’UDPS et de l’Union Sacrée comme bande maffieuse est plus que jamais mobilisée pour taire définitivement toutes les voix qui s’élèvent contre les abus, les crimes humains, financiers et économiques du pouvoir agonisant. Les dérives actuelles du pouvoir de l’UDPS, parti sans vision ni conviction démocratique, ressemblent étrangement à l’époque de fin de règne du MPR et du pouvoir de Mobutu Sese Seko. L’enlèvement rocambolesque de  Papy TAMBA du PPRD/FCC est un signe de fin de règne qui s’annonce dans l’application de l’article 64 de la Constitution. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande la libération immédiate et sans condition de Mr Papy TAMBA, acteur politique du PPRD et du FCC  La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), scandalisé par la barbarie du pouvoir de l’UDPS et de l’Union Sacrée souillée, demande la libération immédiate et sans condition de Mr Papy TAMBA, acteur politique du PPRD et du FCC. La CNC dit de nouveau non à l’instrumentalisation de la justice,  au népotisme, à l’intolérance, au tribalisme, à la corruption, à la violence et au mensonge, utilisés pour réduire au silence tous les acteurs politiques, les résistants, les journalistes et les acteurs de la société civile. Comment dans ces conditions accepter l’application de la peine de mort en République Démocratique du Congo ? La CNC saisit cette occasion pour demander encore la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion dont les acteurs politiques Jean-Marc Kabund et Mike Mukebay.  Mr Félix Tshilombo Tshisekedi ne respecte pas sa parole et son premier engagement politique  La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) constate sans surprise que Mr Félix Tshilombo Tshisekedi ne respecte pas sa parole et son premier engagement politique. Intervenant à la radio Top Congo, ce dernier avait proclamé avec force mais sans conviction que, dès qu’il devient Président de la RDC,  la première mesure qu’il va prendre sera de fermer tous les cachots clandestins de l’ANR, de DEMIAP et d’autres. Curieusement, la situation est pire qu’à l’époque de Joseph Kabila. Les cachots se multiplient et sont remplis. La confusion est totale entre la justice militaire et civile. Quand un chef ne respecte pas sa parole et ses engagements, c’est que le pacte républicain et social est totalement rompu. Il ne peut y avoir de cohésion sociale et nationale. L’unité nationale ne peut qu’être rompue. La CNC initie des dossiers à soumettre à la justice internationale contre tous les criminels du pouvoir de l’UDPS et de l’Union Sacrée souillée. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande au PPRD et au FCC de rejoindre la CNC pour l’application de l’article 64 de la Constitution  La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) ne laissera pas le pouvoir de l’UDPS et de l’Union Sacrée souillée signer l’acte de décès de l’Etat de droit en République Démocratique du Congo. C’est une question de vie et de mort. Le FCC et PPRD, qui ont évité le piège mortel des élections comiques et iniques de décembre 2023, n’ont plus d’autre choix que de s’engager avec la CNC pour empêcher l’installation d’une dictature terrible en RDC. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) continue sa mobilisation nationale de toutes forces vives congolaises pour l’application de l’article 64. Ensemble avec la CNC, nous allons remporter la victoire de notre libération nationale pour construire une grande nation. Ainsi fait à Kinshasa, le 30 août 2024 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Porte-parole

RDC: Communiqué du Front commun pour le Congo suite aux accusations sans fondement récemment portées contre son Autorité morale

RDC: Communiqué du Front commun pour le Congo suite aux accusations sans fondement récemment portées contre son Autorité morale

Suite aux propos abjects, irresponsables et sans fondement, du Secrétaire Général de l’UDPS à l’endroit du Président de la République Honoraire, Autorité Morale du FCC, Joseph Kabila Kabange, et aux aveux stupéfiants et invérifiables, visiblement arrachés de force, publiés par un service spécialisé en violation du sacro-saint principe du secret de l’instruction près juridictionnelle, le Front Commun pour le Congo, FCC en sigle, tient à faire ce jour, 6 Avril 2024, la mise au point suivante: Pour le FCC,La Conférence Elargies des Présidents entendue,Raymond Tshibanda N’Tungamulongo.

RD Congo. Et si cet Accord du 8 Janvier 2019 était authentique !!!

RD Congo. Et si cet Accord du 8 Janvier 2019 était authentique !!!

TRIBUNE. Dans le croisement de fer qui a commencé entre le régime CASH au pouvoir et le FCC, nous venons d’assister rien qu’en ce mois de septembre 2023 à deux duels politiques. Primo lors de l’interview récente du Chef de l’Etat congolais à New York durant laquelle il a nié avoir été nommé par quiconque. « Il n’y a eu aucun arrangement entre mon prédécesseur et moi » a-t-il affirmé. À ce moment-là, il a marqué un petit temps d’arrêt et il a ajouté : « Aucun arrangement frauduleux ». Mais c’était sans compter avec la réaction musclée de l’autre allié utilisant son lieutenant Corneille Nangaa ( l’ex-président de la CENI au moment des faits) qui accusera le président Tshisekedi d’avoir menti l’opinion, déclarant détenir le document de l’accord secret qui l’avait nommé et qui est appelé : « Accord pour la Stabilité et la Paix au Congo. » Il se trouve que le titre cité par Nangaa coïncide avec celui fuité ce matin. Je crois comprendre que le fait que cet Accord secret ait “ fuité” un jour après la publication de la réaction au vitriol de Nangaa fait partie intégrante du déroulement de la bataille qui a été déclenchée entre les deux parties signataires. Qu’en penser???? 1. Nous sommes devant de très graves allégations au haut sommet de l’Etat, lesquelles allégations jettent l’opprobre sur la jeune démocratie congolaise parce que nous nous rendons tous compte que tout le rêve démocratique pour lequel de nombreux congolais ont versé leur sang, ce rêve a été à la fois violé et volé par deux groupes politiques maffieux qui ont craché sur la volonté souveraine du peuple qui aura élu son candidat et qu’eux à leur tour ont pris la liberté de mettre de côté pour “ NOMMER” un autre conformément à leur agenda caché et à leurs intérêts partisans et mesquins. 2. De trois objectifs assignés comme motivant cet Accord, notamment: a) la passation du pouvoir civilisée, b) une alternance durable et c) la stabilité et la paix en RD Congo, aucun d’eux n’a été atteint, ni même partiellement. Et pour preuves : – En 2018, le peuple congolais n’est pas allé aux urnes pour un passation“CIVILISÉE » du pouvoir. Trois fois non ! Les congolais sont allés voter pour CHANGER le régime et la gouvernance qui les chosifiaient. Ils ne votaient pas pour « civiliser » la passation du pouvoir mais résolument pour l’avènement d’un nouveau président qui mettrait fin à la dictature cruelle du régime Kabila et qui remettrait le pays sur le bon rail de fonctionnement des institutions républicaines afin que le Congo redevienne prospère et que les congolais redeviennent heureux de vivre chez eux. – Les signataires de cet Accord secret parle de l’Alternance durable? Qu’entendent-ils par alliance durable sinon ce jeu de ping pong maffieux où les deux parties signataires se passent « alternativement » le pouvoir en crachant durablement sur tout verdict présent et futur des urnes? Quoi de durable dans une alternance qui a éclaté un an plus tard avec l’abrogation unilatérale dudit Accord et la création le 27 janvier 2021 de l’Union sacrée de la Nation???? – Peut-on parler de la Paix et de stabilité dans un pays dont des pans entiers du territoire national sont entre les mains des armées étrangères? Peut-on parler de paix dans un pays où sont massacrés par centaines des citoyens congolais dans leur lieu de culte? Peut-on parler de paix dans un pays où la liberté d’expression devient un crime qui vous amène en prison? Sur ces trois motivations, la réponse est de toute évidence NÉGATIVE car le bilan est largement négatif… 3. Le CASH portera seul l’obligation de pratiquer l’immunité (article 1 de l’Accord) et de fermer les yeux sur les graves crimes commis par Kabila et sa famille politique. Aucun congolais n’est prêt à suivre Tshisekedi qui refuse de « fouiner » dans les crimes de Kabila. Pour la majorité des Congolais, la justice devra être dite sur les crimes économiques, politiques et des crimes contre l’Humanité dont ce régime s’est rendu coupable. C’est la seule voie- et il n’ y en a pas d’autre – pour rétablir l’Etat de Droit en RDC. 4. L’article 2 de cet Accord prescrivant la nécessité de concertation entre les deux alliés nous donne désormais de plus amples explications sur les modalités extraconstitutionnelles de la nomination le 20 mai 2019 du Premier Ministre Sylvestre Ilunga Lukamba dont, à côté de ses références aux articles 78, 79 et 90 de la constitution, la seconde motivation de l’Ordonnance présidentielle faisait justement mention d’une clause de cet accord politique exigeant la formation d’un gouvernement de coalition représentantif de ces deux regroupements politiques. Et la troisième motivation de cette ordonnance présidentielle cite nommément le FCC comme la partie ayant proposé ce candidat trois jours avant sa nomination sur ordonnance. Indubitablement on a là autant de preuves supplémentaires sur l’authenticité dudit document. 5. L’article 3 de l’Accord garantissant déjà le soutien de CASH pour le futur candidat présidentiel de FCC prouve que le scrutin présidentiel de décembre 2023 est déjà noyauté en amont et que les arrangements à l’africaine sont déjà établis pour permettre une fois de plus une passation “CIVILISÉE” du pouvoir en janvier 2024 prochain. 6. Ceci dit, un tel ACCORD ( s’il venait d’être certifié authentique) doit être considéré comme la pire des ESCROQUERIES politiques de l’histoire du Congo-Kinshasa et la cause de tous les maux qui rongent le Congo depuis la tenue du dernier scrutin présidentiel. Dans ce cas, un tel document devra faire l’objet d’une enquête parlementaire et judiciaire. Et vu que les deux institutions précitées sont déjà instrumentalisées par le pouvoir en place, la société civile congolaise (ou ce qui en reste de patriote)doit s’organiser pour mettre en place une commission d’experts internationaux en vue de porter la lumière sur ce crime constitutionnel et Démocratique. Si les témoins encore vivants ( les trois présidents kenyan, égyptien et sud-africain auxquels il faut ajouter les 4 officiels congolais) portaient

RDC. Interview présidentielle : Quand Tshisekedi fait un clin d’oeil à Kabila

RDC. Interview présidentielle : Quand Tshisekedi fait un clin d’oeil à Kabila

OPINION. A la question de Tina Salama : « quel est votre plus grand regret durant votre premier quinquennat présidentiel », le président Félix-Antoine Tshisekedi a énuméré non point l’insécurité non maîtrisée à l’Est congolais mais plutôt et bien curieusement la rupture entre le Cach et le FCC. Un détail apparemment anodin mais fort significatif au regard du dispositif extra-constitutionnel mis en place depuis 2018 par ces deux plate-formes pour gérer la passation du pouvoir et mettre en place des conditions strictes engageant les deux parties devant trois chefs d’état africains pris comme témoins du respect des clauses du deal. La visite de 48 heures du président sud-africain Cyril Ramaphosa ( un des témoins du deal), concomitamment avec l’interview présidentielle, doit avoir quelque chose à avoir avec ce brusque clin d’œil de Fatshi à Kabila. Dans les coulisses du pouvoir, l’on assiste à une main tendue de l’Union sacrée de la Nation de Tshisekedi à son ex-allié Joseph KABILA,appelé indirectement à la rescousse pour crédibiliser le processus électoral au bord de l’implosion. L’on ne sait dire jusqu’à quel niveau peut aller ce rappel à l’ordre du jour de cette ancienne alliance tant houspillée par le souverain primaire et qui dessine la volonté du président actuel de faire des concessions pour pouvoir légitimer une CENI décriée par les forces vives de la société civile. Trouver de nouveaux appuis devient plus que nécessaire pour Tshisekedi décidé à légitimer le processus électoral pour pouvoir colmater les brèches d’une crise post-électorale inextricable. C’est donc à cause de la quête de cette légitimation de la CENI qu’il faut comprendre l’invitation pour consultation adressée par Dénis Kadima à Joseph Kabila ou encore ce brusque discrédit jeté par Augustin Kabuya sur le VPM Peter Kazadi en prenant la défense de Jean-Marc Kabund dont le nom du parti a été rayé de la liste des partis politiques par le ministère de l’intérieur. Ce même clin d’œil à Kabila, à Kabund sera fait à l’EAC lorsque Félix Tshisekedi nie publiquement avoir invité les forces militaires de la Communauté des États de l’Afrique Australe ( SADC). Il faudra donc s’attendre à un réajustement des alliances dans les jours qui viennent tant et si vrai que hier mardi dans la capitale togolaise, à la demande de Félix Tshisekedi, le président Faure Eyadema a présidé une réunion entre Vital Kamerhe et les émissaires de Joseph Kabila ( sous l’égide de Raymond Tshibanda) pour discuter des clauses d’un probable DIALOGUE NATIONAL entre congolais en vue d’aller aux élections de 2023. L’interview du président Tshisekedi est à prendre comme un signe avant-coureur de cet événement national et d’une recomposition des alliances dans un avenir tout proche. Il devient obvie que le « regret présidentiel » n’est que formel. Il se veut plutôt une marque de communication politique pour préparer l’opinion congolaise à une nouvelle saison des « compromis à l’africaine » qui iront dans le sens des arrangements loin, très loin de la Constitution, privant un peu plus le peuple congolais d’exercer sa volonté souveraine. Par Germain Nzinga

RDC. Gén. Christian TSHIWEWE vs Joseph KABILA

RDC. Gén. Christian TSHIWEWE vs Joseph KABILA

TRIBUNE. Lorsque le 16 juin 2023 dernier, le CEM Christian Tshiwewe réunit toutes les garnisons au camp Kokolo pour une causerie morale et assène publiquement devant les médias du monde, de grandes révélations, en l’occurrence : l’armée qui n’est plus apolitique parce qu’instrumentalisée par des forces politiques obscures ou encore la vérité d’après laquelle l’armée nationale est massivement infiltrée par des espions dans toute sa chaîne de commandement, le bons sens exigerait que le gouvernement de par les prérogatives régaliennes qui sont les siennes, puisse agir immédiatement pour nettoyer les écuries d’Augias et extirper tous ceux qui portent l’uniforme congolais mais travaillent pour le camp ennemi. Et ce, d’autant plus que la liste des noms de ces traîtres est connue de tous puisqu’elle circule régulièrement sur la toile. Pourtant cela fait bientôt une semaine que le chef d’état-major a dénoncé ces infiltrations massives des FARDC mais aucune réaction forte de la part de l’exécutif ni de l’assemblée nationale. Étrange! D’autre part, le peuple congolais a été très distrait sur un petit détail non moins important : le même vendredi 16 juin 2023, est réapparu le président congolais honoraire, Joseph Kabila, tenant un speech devant une cinquantaine de membres de FCC comme pour annoncer à l’opinion publique qu’il est encore vivant et que les autres qui s’agitent n’ont qu’à bien se tenir. Lui qui de nature est peu disert, s’est présenté en leader de sa famille politique, affirmant urbi et orbi qu’il n’a pas pris sa retraite et n’a jamais abandonné la politique. « La passion que j’ai pour ce pays n’a jamais faibli » a-t-il martelé devant les caméras de télévision et il s’est dit prêt à jouer un rôle politique et à l’assumer pleinement face aux enjeux liés à la survie de la nation. Simple coïncidence d’agendas que les deux discours se soient tenus le même jour? Difficile à le croire dans un contexte où le régime en place tente d’écarter, les unes après les autres, les personnes qui assurent la sécurité rapprochée de Joseph Kabila avec le principal objectif d’isoler l’ancien président avant de démanteler Kingataki et tous ses secrets militaires et sécuritaires. Quoi qu’il en soit, si les autorités congolaises sachant par la bouche du Chef d’état-major des FARDC que l’armée nationale est infiltrée refusent jusqu’à ce jour de prendre leurs responsabilités pour écarter les vers du fruit, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Durant le cinq années de l’actuel mandat qui touche à sa fin, Kinshasa donne ainsi la nette impression d’être dans l’impuissance de mettre de l’ordre dans la boîte parce qu’il existe un pouvoir au-dessus du pouvoir de Kinshasa, une face cachée dont le speech de Kabila a voulu dévoiler une partie de vérité. Chercher, au-delà de leur coïncidence d’agendas, des corrélations entre le speech de Tshiwewe qui a dévoilé le visage d’une armée « impuissante » à concocter un plan offensif sans que le camp ennemi n’en prenne connaissance et la sortie médiatique de Kabila qui appelle sa base politique à résister, à se mobiliser et à mobiliser la population contre ce qu’il a nommé « la dictature qui s’installe », c’est commencer à toucher du doigt ce qui nous attend les mois qui précéderont les élections. Personne ne sait vraiment estimer ce que seront les conséquences sécuritaires et politiques de la rupture du deal secret entre ces deux usurpateurs des élections de 2018. Une chose est sûre : c’est à la queue du scorpion que se trouve le venin, cela va sans dire. Dans cette trame préélectorale, le pire risque de se positionner au dernier moment et, au sprint final, pourra se révéler le moment le plus dangereux pour le destin du peuple congolais. Par Germain Nzinga

RD Congo. Le FCC dans la majorité et dans l’opposition…

RD Congo. Le FCC dans la majorité et dans l’opposition…

OPINION. Dans le ticket de l’Union Sacrée pour la composition du futur Bureau définitif de l’AN, il se révèle trois détails d’extrême importance pour comprendre les dessous de ce qui se trame dans le nouveau paysage politique en RDC. De prime abord l’on est surpris de voir proposé à la vice-présidence de l’AN le MÊME individu qui durant la MÊME législature, est destitué puis en voie d’être réélu au MÊME poste quasi par les MÊMES collègues députés. Ça parait hallucinant mais en réalité l’équation est facile à résoudre : “Destitué sous un mot d’ordre de KINGATAKI et réhabilité sous un mot d’ordre de l’OUA », une preuve de trop qui place les députés congolais à mille lieues de pouvoir voter en en âme et conscience. Secundo, l’on peut constater sans peine que la présidence du Bureau, quant à elle, est confiée à un transfuge de Front Commun pour le Congo. Celui-là même qui le 12 décembre dernier portait le calicot pour défendre le Bureau Mabunda avant qu’il n’occupe le même trône quelques heures plus tard. On a beau le présenter sous la bannière de son parti politique, n’empêche qu’il reste un transfuge de FCC à part entière. Dans l’embarras de choix qui s’est fait depuis une semaine entre Lihau et Mboso ( tous deux sortis de FCC), on en déduit aisément qu’à ce poste la candidate est UNIQUE et que, pour des raisons obscures, ce poste est STRICTEMENT réservé à un « ancien » de FCC ou au FCC tout court ( c’est selon). Troisième constat très éloquent, c’est bel et bien le poste du Rapporteur-Adjoint réservé d’office à l’opposition et qui dans le billet de l’USN est confié d’office au FCC qui dans l’entendement des stratèges de l’Union sacrée, est le représentant attitré de l’opposition congolaise. Libre au Fcc de basculer dans l’opposition mais que l’union sacrée prenne la grave décision de réduire l’opposition au FCC est révélateur d’un plan déstabilisateur. Lequel? Comme on l’avait signalé il y a quelques semaines, les consultations nationales visaient aussi et surtout à phagocyter Lamuka. Deux grands ténors de cette plateforme ont rejoint le camp qu’ils avaient jadis houspillé et accusé de fraude et d’illégalité mais Fayulu et Muzito n’ont pas mordu à l’hameçon et constituent par ce fait une menace sérieuse contre les calculs politiques de 2023. Je crois comprendre que pour cette raison, deux pièges sont désormais tendus à ce résidu insoumis de Lamuka dans cette nouvelle configuration politique post-consultations. Soit l’USN agira en marginalisant ou en ignorant carrément ces deux insoumis dans la recomposition du nouveau jeu politique tel qu’on le voit quant au choix du candidat de l’opposition Fcc au Bureau définitif. Soit le FCC qui a déclaré publiquement lutter désormais dans l’opposition alors qu’il est largement représenté à l’USN n’ait mis au point la machiavélique stratégie consistant à appâter les deux insoumis pour feindre former avec eux le bloc commun de l’opposition mais en réalité avec l’intention à moyen terme de les pousser à l’erreur pour leur tordre le cou avant les échéances de 2023. Cave canem! Gare à l’ennemi qui est juste à tes portes! Par German Nzinga (Chercheur indépendant)