Le FCAT 2018 se termine avec une hausse importante de fréquentation et une large couverture médiatique internationale

Le FCAT 2018 se termine avec une hausse importante de fréquentation et une large couverture médiatique internationale

La 15ème édition du Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger (FCAT), organisée du 27 avril au 5 mai, principalement dans deux villes, mais aussi avec des extensions à El Puerto de Santa María, à Cadix et à Tétouan, a vu augmenter de 20% la fréquentation de ses salles de cinéma et de ses activités parallèles. La vente d’abonnements a augmenté de 150% par rapport aux éditions précédentes. « Il y a eu une très bonne réception de la part d’un public qui a souligné la qualité des films de la programmation et de la rétrospective consacrée au réalisateur marocain Ahmed Bouanani », explique Mane Cisneros, directrice du FCAT. Cisneros a aussi mis l’accent sur les espaces de réflexion et de rencontre entre acteurs et réalisateurs africains et de la diaspora, « qui nous ont procuré les plus grandes émotions et satisfactions de cette édition », et aussi sur « la multiplication » des sièges du FCAT et l’accueil « chaleureux et participatif de certains collectifs de Tarifa ». Autres chiffres du FCAT : plus de mille personnes ont assisté au spectacle de flamenco de Yinka Esi Graves, à la pièce de théâtre Taginede Farah Hamed et aux diverses activités musicales organisés dans le cadre du FCAT, quatre mille personnes ont visité les trois expositions ouvertes pendant le festival, sept mille enfants et adolescents ont participé à l’Espace École à Tarifa, à Tanger, à Tétouan et à Cadix, et les salles de Tanger et des autres sièges du FCAT ont accueilli plus de mille spectateurs. « Trois ans après le retour du festival à Tarifa, nous pouvons annoncer la création d’une équipe de travail constituée par des artistes de renom et des manageurs culturels, qui, à partir du 2019, se chargera de l’organisation du FCAT à Tanger, dans le but de créer un modèle de festival similaire àcelui de Tarifa”, a dévoilé Mane Cisneros. D’après la directrice du festival, les évènements les plus marquants de la 15èmeédition sont « le voyage des cinéastes et des acteurs afrodescendants à Tanger, l’enchantement de la danseuse de flamenco Yinka Esi Graves, soutenue par un public ému au Marché de la ville de Tarifa, lamobilisation et la participation des citoyens et des étudiants, la cérémonie de clôture et la collaboration de l’École Municipale de Musique et du conteur camerounais Boni Ofogo ». Couverture médiatique internationale Près de trois cents médias de trente pays différents se sont fait largement l’écho de la 15ème édition du Festival de Cinéma de Tarifa-Tanger. Quant aux médias africains, le FCAT 2018 a été diffusé au Maroc, en Afrique du Sud, au Tchad, au Nigéria, en Tunisie, en Algérie, au Ghana, au Cap Vert, en Zambie, en Egypte, au Cameroun, au Soudan, en République Démocratique du Congo, en Guinée-Conakry ou au Bénin. L’évènement a aussi suivi de près par d’autres moyens de communication internationaux et panafricains come France 24 ou TV5 Monde. Des médias arabes de Palestine, d’Iraq, du Yémen et des Émirats arabes unis et occidentaux issus de l’Italie, de la France, du Portugal, des États-Unis et des Îles Vierges britanniques, ont prêté attention aux festival le plus remarquable du monde hispanophone. D’un autre côté, le festival a bénéficié d’une large couverture médiatique de la presse espagnole grâce à la publication de chroniques chaque jour dans les médias les plus remarquables du pays, des critiques cinématographies des films en compétition et des reportages sur les cinéastes présents à Tarifa et à Tanger, ainsi que des articles sur le contenu des long-métrages portant sur des sujets d’actualité, notamment le féminisme et l’activisme politique en Afrique. Au total, plus de six-cent retombées médiatiques sur le Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger ont été publiés par des médias de toute la planète. Réseaux sociauxLes réseaux sociaux ont transmis en temps réel l’essence et toute l’information sur le festival. Le nombre d’abonnés sur Instagram a doublé depuis le début de l’évènement, et le compte Twitter a vu augmenter le nombres d’interactions chaque jour. Quant à Facebook, le contenu audiovisuel a été le plus suivi par le public de ce réseau social avec plus de vingt-sept mille reproductions des vidéos du festival et des bande annonces des films en programmation. L’avenir du FCAT En ce qui concerne les défis pour la 16ème édition du FCAT, qui est prévue du26 avril au 4 mai 2019, la directrice de ce rendez-vous culturel transfrontalier indique l’importance de « récupérer l’Espace Industrie, susciter la participation de jeunes de différentes nationalités à des formations, chercher de multiplier les titres en programmation de pays africains non-francophones » et finalement « consolider la présence de l’afrodescendance au FCAT et renforcer la programmation des activités non cinématographiques ». AVEC FCAT.

Poisonous Roses de l’égyptien Ahmed Fawzi Saleh, meilleur long-métrage au FCAT 2018

Poisonous Roses de l’égyptien Ahmed Fawzi Saleh, meilleur long-métrage au FCAT 2018

Le grand vainqueur de la 15ème édition du Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger (FCAT 2018) est le réalisateur égyptien Ahmed Fawzi Saleh avec Poisonous Roses (Ward Masmoum), qui a remporté le prix du meilleur long-métrage de fiction. Ce film raconte l´histoire d’un jeune qui veut fuir le quartier des tanneurs égyptiens où il vit et travaille. Sa sœur Taheya essaie de l’en empêcher à tout prix. Saleh, dans le message qu’il a transmis au public lors de la cérémonie de clôture, depuis Le Caire, « je remercie le jury, la ville de Tarifa et les beaux jours passés en Espagne ». Ce film a été présenté en première au FCAT, Espagne. Le jury officiel du festival, composé par la cinéaste sénégalaise Angèle Diabang, le critique et programmateur espagnol Luis E. Parés, le burkinabais Alex Moussa, la réalisatrice marocaine Tala Hadid et la programmatrice de la Berlinale et cinéaste Dorothee Wenner, a décidé de décerner ce prix « pour son innovation et originalité, pour son regard presque documentaire qui cherche la fidélité à la réalité. Pour l’extraordinaire portrait d’une femme opprimée dans un milieu hostile ». Prix du meilleur documentaire de la sélection officielle « Hypermétropie » Ce prix a été décerné à Boxing Libreville (Gabon, 2018), d’Amédée Pacôme Nkoulou. Le jeune réalisateur gabonais s’est déplacé à Tarifa et à Tanger pour présenter son film au festival et dialoguer avec le public et les journalistes nationaux et internationaux. Boxing Libreville raconte en 54 minutes l’histoire de Christ, un jeune boxeur qui s’entraîne sans relâche le jour. La nuit il veille les portes des discothèques pour survivre. En même temps, un autre combat se joue, celui des élections présidentielles. À travers ce documentaire, le jeune réalisateur se demande s’il y a de l’espoir pour une transition démocratique dans son pays. Ce film a été projeté pour la première fois en Espagne et au Maroc pendant le FCAT. Le jury a choisi ce film « pour la proximité de son personnage et la manière dont le réalisateur le suit dans son microcosme quotidien ». Le documentaire burundais Lendemains incertains du cinéaste Eddy Munyanezaa reçu une mention spécial du jury « pour la force, le courage et l’engagement de son réalisateur ». Prix de la meilleure actrice Récompensé aux Prix de Cinéma de l’Académie Britannique (BAFTA) en 2018, I Am Not a Witch continue de récolter des prix au niveau international. Cette fois-ci la jeune actrice Maggie Mulubwa, âgée de 9 ans, a gagné le Prix de la meilleure actrice dans la 15ème édition du Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger (FCAT 2018). C’est la première fois que le jury du FCAT décerne cette récompense à une mineure « pour l’interprétation lumineuse, la naturalité et l’éventail de nuances qu’elle déploie, passant de la magie à la poésie ». Ce prix est financé par la Fondation Mujeres por África. Prix du public Le film La Belle et la meute de la tunisienne Kaouther Ben Hania a gagné le Prix du public, voté par les spectateurs du festival à la sortie des projections de la sélection en compétition « Hypermétropie ». La participation au festival de Mariem Ferjani, l’actrice principale, a attiré l’attention des média espagnols à cause des ressemblances entre le cas de viol collectif en Tunisie dénoncé par le film et celui de la Manada en Espagne. Ferjani a déclaré au FCAT que « le simple fait qu’il y ait une couverture médiatique de ce cas veut dire qu’on prend conscience de la gravité du problème, qu’il faut en parler ». Jury CineCádiz : Prix du meilleur court-métrage dans la section « En Bref » Les six membres de l’association CineCádiz, a remis le Prix du meilleur court-métrage à Tikitak-A-Soulima du réalisateur marocain Ayoub Layoussifi « pour nous transmettre 28 minutes de notre enfance à travers les yeux du protagoniste, pour savoir montrer avec doigté et une grande technique la naturalité des personnages et leur contexte ». Ce jury a donné également une mention spéciale à I Am Sheriff du réalisateur sud-africain Teboho Edkins. Le prix est financé par l’hôtel The Riad de Tarifa. Prix CinePalium (Italie) au meilleur long-métrage de fiction Le Festival CinePalium de Palo del Colle, Italie, a octroyé un prix honorifique au long-métrage I Am Not A Witch de Rungano Nyoni (Zambie) « pour la capacité de raconter, à travers la satire et pour son inspiration d’une histoire vraie, l’identité et la vérité cachées avec une vision indépendante et une grande force narrative ». Cette année, le FCAT et CinePalium ont signé un accord de jumelage et échange entre les deux festivals. Un festival de cinéma transfrontalier La programmation de la quinzième édition du FCAT a proposé 80 films dont 36 premières en Espagne, 30 films en compétition, 6 prix et plus d’une trentaine de pays représentés. Le festival le plus important consacré au cinéma africain du monde hispanophone s’est tenu du 27 avril au 5 mai 2018 à Tarifa, en Espagne. Pour la troisième année consécutive, le festival a eu lieu à la Cinémathèque de Tanger, la ville qui fait face à Tarifa, de l’autre côté du Détroit de Gibraltar, au Maroc, du 26 avril au 3 mai. AVEC FCAT

Le Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger fête ses 15 ans

Le Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger fête ses 15 ans

En 2018, le Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger (FCAT) fête ses 15 ans d’existence. Ces années ont servi à faire du FCAT une véritable plateforme pour la diffusion du cinéma africain dans le monde hispanophone. Le festival, qui a accueilli près de 13 mille spectateurs l’année dernière, est parvenu à montrer les réalités diverses et riches du continent en suivant le regard des réalisateurs et réalisatrices africains. Lors de l’évènement de présentation de la 15ème édition du festival qui s’est tenu à Madrid, la directrice du festival, Mane Cisneros, a annoncé que le FCAT 2018 aura lieu du 27 avril au 5 mai à Tarifa (au sud de l’Espagne) et à Tanger (Au nord du Maroc). Elle a aussi souligné que cet évènement « vient combler un vide, celui du dialogue à travers la culture entre les deux continents. Pour l’heure, nous sommes le seul festival transfrontalier et transcontinental ayant lieu simultanément en Europe et en Afrique. » Le maire de Tarifa, Francisco Ruiz, qui considère la culture comme « le meilleur outil » pour le dialogue, a affirmé que « quinze ans ne sont pas suffisants pour changer des comportements sociaux, mais ce festival est un très bon départ pour commencer à nous rapprocher les uns des autres, d’un côté et de l’autre du Détroit [de Gibraltar]. » L’affiche officielle de l’édition 2018 du FCAT, dévoilée pendant la présentation, lance un appel vigoureux pour que les artistes espagnols noirs du cinéma, des arts de la scène et de la musique soient plus et mieux représentés dans les circuits d’Espagne. Parmi ces artistes se trouve l’acteur espagnol Emilio Buale, protagoniste de l’affiche officielle du FCAT 2018, qui a commencé sa carrière en 1996 dans le long-métrage d’Imanol Uribe Bwana. L’affiche fait aussi allusion à l’effort de la part de l’équipe du festival qui travaille pendant toute l’année pour multiplier la portée des productions cinématographiques africaines. Selon Mane Cisneros, « le Festival est devenu une école pour experts en cinéma africain en Espagne. » Le cinéma des afro-descendants espagnols fera l’objet de débat pendant « l’Arbre à palabres », un des évènements parallèles du festival, qui offre aux journalistes, au public et aux invités du festival un moment pour dialoguer et poser des questions. Organisé depuis six éditions, l’évènement bénéficie du soutien du programme ACERCA de l’Agence espagnole de coopération pour le développement (AECID). Cette année, l’Arbre à palabres offrira un espace pour la rencontre, le partage de connaissances et de points de vue entre les acteurs et les professionnels du cinéma venus d’Afrique et ceux de la diaspora basés en Espagne, France, Italie, Royaume Uni et Portugal. L’objectif de cette rencontre est de créer des réseaux qui puissent mener à des projets conjoints entre les deux continents. Lors de l’Arbre à palabres, la complexité de l’industrie du film et de ses différentes réalités fera l’objet d’un débat entre différents réalisateurs tels que Fred Kudjo Kuwornu (Italie-Ghana), Santiago Zannou (Espagne-Bénin) et Newton Aduaka (Royaume Uni-Nigeria) et les acteurs et actrices Iris Peynado (Italie-République dominicaine), Ângelo Torres (Portugal-Guinée Bissau), Armando Buika (Espagne-Guinée équatoriale) et Emilio Buale (Espagne-Guinée équatoriale), entre autres. La poésie, le théâtre et une performance de flamenco contemporaine de Yinka Esi Graves (Royaume Uni-Ghana) mettront la touche finale à l’évènement. D’autre part, le FCAT 2018 consacrera une rétrospective au réalisateur marocain historique Ahmad Bouanani (1938-2011), né à Casablanca et ayant fait des études en cinéma à l’Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC) de Paris. Bouanani s’est distingué pour bien d’autres rôles au-delà de la réalisation ; il a été monteur, scénariste, poète et dessinateur. Cette rétrospective fut présentée pour la première fois à la Berlinale en 2017. L’évènement de présentation a démarré avec un concert de Biselé, une chanteuse d’origine guinéenne, née aux Îles canaries. Son nom de scène correspond au nom du groupe ethnique auquel appartient sa mère. Elle apportera une touche de fusion en offrant au public du festival un concert acoustique qui combine le jazz, le flamenco et la musique guinéenne. Le programme complet du FCAT 2018 ainsi que les films en compétition seront disponibles au début de ce mois d’avril (www.fcat.es/fr).