FAYA TESS : Sans doute une des plus brillantes chanteuses de la rumba congolaise

Elle a même su dépasser un peu tous les styles » Rumba » et aborder avec bonheur des thèmes plutôt marqués par les interprétations des grands succès des Orchestres Congolais des deux rives du fleuve Congo. Bien sûr, après des brillantes œuvres sous son nom avec Tabu Ley Rochereau et l’Afrisa International. FAYA TESS , exemple typique d’une chanteuse hyper douée et qui a connue beaucoup d’années de gloire grâce à une formule et à des producteurs de grand talent. Clément Ossinondé
RDC/Congo. L’incontournable duo Faya Tess & Kanta Nyboma rend hommage au Prince Youlou Mabiala

HOMMAGE. Au temps des classiques & de la rumba. Tel est le titre de la mémorable série discographique destinée aux vieilles gloires de la musique congolaise. Une imagination mélodique prodigieuse, du meilleur duo musical actuel de la diaspora congolaise, Faya Tess et Kanta Nyboma. Un phrasé délicieusement « Rumba » hérité des grands noms de la musique congolaise dont le duo pérennise les œuvres mémorables en leur donnant une seconde vie. Faya Tess & Kanta Nyboma – un timbre d’une homogénéité inégalée. Ils sont sans doute tout simplement les plus grands interprètes du moment. Dans la présente série – Au temps des classiques – « Mamou » du Prince Youlou Mabiala est le titre phare. Le duo fait preuve d’un niveau d’inspiration à ce point inébranlable. Enfin, l’art du duo Faya Tess et Kanta Nyboma n’a cessé depuis de s’affirmer en ce qui concerne le voicing, d’une merveilleuse transparence. Voulant une musique populaire et lisible, l’une de ses armes secrètes est le tempo. Écouter ! Clément OSSINONDE
LA RUMBA CONGOLAISE A L’UNESCO : FAYA TESS

Une pierre angulaire dans toute la chanson congolaise et particulièrement dans la Rumba dont elle est aujourd’hui la véritable spécialiste. Et on ne le dira jamais assez FAYA TESS, c’est une étrange voix originale, limpide, un swing de Rumba naturel et profond, un « timing » sans défaut, beaucoup de spontanéité et de fraîcheur. Première véritable « rumberas » congolaise du moment. Clément OSSINONDE
Faya Tess: Josky Kiambukuta, un chanteur exceptionnel et respectable qui mérite notre reconnaissance

Bien que basée en dehors de la RDC, Faya Tess estime que les travaux qu’elle effectue renseignent combien elle défend « valablement la rumba que nos ancêtres nous ont léguée ». Dans une interview exclusive au journal « La Prospérité », l’ex- diva de l’Afrisa International a aussi présenté le bilan de ses activités musicales qu’elle a qualifié largement positif d’autant plus que « je continue à exécuter correctement le projet de Classique de la rumba avec lequel nous évoluons très bien », a-t-elle déclaré. Au cours de cet entretien, la chanteuse congolaise a également indiqué qu’elle livré quelques grandes productions à travers le monde, citant notamment celle du 3 juillet 2016, au Théâtres Romains de Fourvière, à Lion, où elle était accompagnée par une orchestration cubaine. « Toujours en France, j’ai fait également d’autres prestations dans les différentes villes avec notre communauté. J’étais en Espagne pour plusieurs autres projets artistiques. J’étais aussi dans mon pays où j’ai solennellement été conviée pour agrémenter le Festival International des Etoiles, FIET, à Kinshasa. C’était show ! », a-t-elle ajouté. A noter que la sortie prochaine du Volume 6 de la série de «Classiques de la rumba ». Le nouvel opus est consacré au chanteur Josky Kiambukuta, un des vétérans de la rumba congolaise. « Ce chanteur exceptionnel et respectable a aussi contribué à l’évolution de la rumba. Lui, tout comme LUTUMBA, mérite notre reconnaissance, pendant qu’ils sont vivants. Ils doivent savoir aussi que quelque part le public les reconnaît toujours », a expliqué la chanteuse précisant que le Volume 6 sera composé de 16 chansons et qu’il s’agit d’un coffret à double CD qui bénéficie du soutien de vrais amoureux et mécènes de la culture. A savoir : Maître Vincent GOMEZ et Monsieur le Maire de Brazzaville, Hugues NGOUELONDELE.
Faya Tess : un artiste qui n’a pas d’éléments dans sa tête ne peut éduquer la société

« C’est vraiment important qu’un artiste puisse étudier parce que quand on devient ambassadeur ou ambassadrice de la culture, il faut avoir une connaissance générale, c’est-à-dire, connaitre beaucoup de choses », a estimé Thérèse Kishila Ngoyi alias « Faya Tess ». « Il faut savoir comment défendre son produit, comment défendre son travail. Et on ne peut arriver à le faire que si on a une bonne base. Pour moi, les artistes constituent le miroir pour éduquer la masse, pour éduquer la société. Si l’artiste n’a pas d’éléments dans sa tête comment peut-il éduquer la masse ou la société? », a soutenu l’ex-diva du groupe Afrisa International de Tabu Ley. Dans une interview qu’elle a accordée au journal La Prospérité, Faya Tess s’est exprimée, par ailleurs, sur sa carrière assurant qu’elle a « vraiment un calendrier très chargé sur le plan scénique et discographique ». Faisant l’inventaire de ses projets en cours et avenir, l’artiste a annoncé la sortie d’un nouvel album de 13 titres intitulé «Spécial» et très prochainement d’un autre opus, «Tempête noire», sa participation à deux grands festivals aux côtés des cubains à Lyon et à Toulouse, respectivement en septembre et en octobre. « Je pourrai aller aussi à Abidjan en Côte d’Ivoire pour une production avec la chanteuse Ivoirienne, Monique Seka », a ajouté celle que l’on surnomme aussi « La Sirène d’eau douce ». Sur sa disponibilité à se produire dans son pays, la RDC, l’adepte et héritière de la rumba congolaise moderne a confié : « dès qu’il y a une opportunité qui se présente, je n’hésite pas de revenir dans mon pays et repartir ensuite pour assurer la promotion à l’international ». Remerciant le public et tout particulièrement ses fanatiques qui avaient effectué le déplacement du complexe GB pour vivre et écouter ma musique en live, Faya Tess a affirmé que contrairement à ce que l’on pourrait penser, « ce sont plus des jeunes qui ont besoin de ma musique plus que les vieux ». En ce qui concerne ses relations avec d’autres chanteuses congolaises, qu’elle a jugés excellents, la chanteuse a indiqué qu’elle soutient toujours « toutes les femmes qui se lancent dans la musique qui est déjà un métier difficile pour les hommes et trois fois plus difficile pour les femmes ». Enfin, Faya Tess n’a pas oublié le style Fiesta et Tabu ley dont elle est le « produit ». A ce propos, voici ce qu’elle a déclaré: « Je ne fais que la continuité de cette belle mélodie qui est notre richesse avec ma façon d’être. Je pense que jusque-là les chansons que j’ai interprété, je les ai seulement féminisées». Et d’ajouter: « FAYA TESS appartient à une identité. Sa touche qui est la vraie rumba puisque, notre musique, c’est la rumba dont chacun essaie de le reproduire à sa façon. C’est à nous que les pères géniteurs ont laissé la charge de la rumba. Nous nous sommes des héritiers de cette rumba », a-t-elle dit. Pour rappel, la chanteuse RD-congolaise, installée en France, a joué au Festival international des Etoiles (FIET) dont la neuvième édition a eu lieu récemment à Kinshasa.