Maroc: 83% des étudiants étrangers sont des Africains

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Abdellatif Miraoui a indiqué, samedi (4 mars, dnr) à Dakhla, que sur un total de 23.411 étudiants étrangers inscrits au Maroc en 2021, 19.256 sont d’origine africaine, soit près de 83%. S’exprimant à l’ouverture de la 2ème édition du forum MD Sahara placée sous le thème « Le Maroc en Afrique, un choix Royal pour un Continent global et intégré », M. Miraoui a noté que cette progression soutenue de l’effectif global des étudiants africains dans les universités et établissements d’enseignement supérieur marocains, témoigne de l’implication effective du Royaume en faveur du renforcement de ses liens de coopération avec les partenaires du continent, et ce, dans le cadre des programmes de mobilité des étudiants et des enseignants-chercheurs. Dans ce sillage, M. Miraoui a fait savoir que le partenariat entre les Universités marocaines et leurs homologues africaines a été renforcé davantage dans le domaine de la formation des formateurs, en plus de projets communs de recherche et développement couvrant des secteurs prioritaires. Le responsable gouvernemental a aussi relevé que le Maroc a fait du renforcement de sa coopération avec ses partenaires africains une priorité, faisant remarquer que des gisements d’opportunités existent en Afrique, d’où la nécessité de mener une action forte en termes de priorisation des politiques publiques dédiées à l’éducation, à la formation et à la recherche scientifique. De même, M. Miraoui a souligné l’impératif d’adapter les systèmes universitaires africains aux mutations accélérées à l’échelle mondiale pour transformer les défis actuels en opportunités de croissance et de développement. Cette adaptation, a-t-il expliqué, contribuera à l’émergence de profils résilients et adaptés au contexte socioéconomique et permettra d’accroître le taux d’employabilité des lauréats des universités et des établissements supérieurs. Par ailleurs, il a mis l’accent sur le Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (PACTE ESRI 2030), visant la mobilisation d’un capital humain qualifié, expliquant qu’il vise à asseoir les bases d’un modèle universitaire aux standards internationaux, axé sur l’apprentissage tout au long de la vie et faisant du digital son principal levier de déploiement. Pour sa part, le wali de la région de Dakhla-Oued Eddahab, gouverneur de la province d’Oued Eddahab, Lamine Benomar a indiqué que le choix du thème de cette rencontre reflète l’engagement africain du Maroc, sous le leadership éclairé de SM le Roi Mohammed VI, au bénéfice d’une Afrique prospère, stable et en paix et au service des intérêts des populations du continent. Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général de la wilaya de la région de Dakhla-Oued Eddahab, Moulay Ismail Haikal, M. Benomar a souligné que le Royaume place les intérêts vitaux de l’Afrique au centre de ses préoccupations pour assurer au Continent un avenir des plus prospères sur les plans économique, social et culturel. De son côté, le président du Conseil de la région de Dakhla-Oued Eddahab, El Khattat Yanja a affirmé dans une allocution lue en son nom que le Maroc est un partenaire stratégique clé pour l’Afrique, rappelant « qu’au cours des dernières années, SM le Roi Mohammed VI a donné ses directives royales pour renforcer la coopération entre le Maroc et les pays africains dans de nombreux domaines, dont l’économie, la sécurité, la culture et la diplomatie. Ces directives, a-t-il poursuivi, ont permis au Maroc de devenir un partenaire clé pour l’Afrique, avec une présence accrue sur le continent à travers des investissements, des projets d’infrastructures, des échanges commerciaux, des programmes de formation et des projets de développement. « Nous sommes convaincus que la participation active et constructive du Maroc dans les affaires africaines est essentielle pour atteindre une croissance économique durable et améliorer les conditions de vie de nos populations et de notre continent », a-t-il relevé. Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et organisée par le groupe média Maroc Diplomatique, l’édition 2023 du MD Sahara, (dnr, qui s’est poursuivie jusqu’au 05 mars courant), est consacrée à l’Afrique, aux actions entreprises par le Royaume en faveur du continent ainsi qu’aux réalisations de la diplomatie marocaine. La deuxième édition du MD Sahara se veut un événement qui réunit des experts, diplomates et décideurs des secteurs privé et public, du Maroc et d’autres pays d’Afrique, en vue de partager leurs expériences et d’échanger autour de multiples thématiques dont la diplomatie classique, le renforcement des relations bilatérales, les diplomaties sécuritaire, alimentaire et énergétique, outre le codéveloppement et la solidarité Sud-Sud.
Avec près de 40.000 inscrits, les Marocains première communauté estudiantine étrangère en France

Près de 40.000 étudiants marocains poursuivent leurs études en France, soit la première communauté estudiantine étrangère, selon l’Agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité internationale ‘’Campus France’’. Le nombre d’étudiants marocains inscrits dans des établissements français d’enseignement supérieur en 2017/2018 se chiffre exactement à 39.855 étudiants, d’après des chiffres publiés vendredi par Campus France et relayés par le journal Le Monde. La même source observe que les nationalités des étudiants internationaux restent proches de l’année précédente. En revanche, « l’ordre dans ce classement change légèrement : Après le Maroc en première position, c’est l’Algérie qui passe en deuxième position avec 30.521 étudiants, devant la Chine, 3ème avec 30.071 étudiants, tandis que l’Italie gagne une place pour se positionner quatrième avec 13.341 étudiants au détriment de la Tunisie 5ème avec 12.842 étudiants. Par continent, l’Afrique demeure en tête avec 46 % des étudiants internationaux, suivie de l’Europe (25 %), l’Océanie (16 %), du continent américain (9 %) et du Moyen-Orient (4 %). La même source affirme que l’attractivité de la France auprès des étudiants étrangers reste forte : ils étaient 343.400 à choisir l’Hexagone pour étudier en 2017-2018, en hausse de 4,5 % par rapport à l’année universitaire précédente. A l’université, les étudiants étrangers continuent de privilégier les filières sciences et médecine (37 %), suivies des lettres, langues et sciences humaines et sociales (32 %), de l’économie et gestion (20 %) et le droit et les sciences politiques (12 %). Par genre, en 2017-2018, 52,5 % des étudiants internationaux étaient des étudiantes. Une proportion sensiblement la même que l’année précédente. Destination très attractive pour les étudiants étrangers, la France se classe en quatrième position des pays d’accueil des étudiants internationaux, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie et devant l’Allemagne. Elle est également la première destination non-anglophone choisie par les étudiants en mobilité internationale. MAP