Christine

Christine

TRIBUNE. La langue est une balance. Lorsqu’on s’exprime publiquement, de surcroît sur une chaîne de télévision, on se doit de peser ses mots avant d’ouvrir son clapet. Il fut un temps où l’on pouvait déverser tout son mépris sur les « NOIRS » sans susciter la moindre réaction. Ce temps est révolu, car nous sortons d’une longue convalescence liée aux QUATRE siècles de RAPT, VIOL, BRIMADE, NOYADE, CASTRATION, HUMILIATION… que nous avons subis. COLBERT, ministre des finances de LOUIS XIV, dans l’article 38 de son code noir, avait décrété de nous COUPER LE JARRET et les OREILLES en cas de tentative d’évasion, allusion faite à notre prétendu animalité. C’est pour vous signifier à quel point notre « BONNE SANTE » était loin de préoccuper vos ASCENDANTS. Nous ne sommes pas le PUNCHING BALL de l’humanité sur lequel chacun viendrait tester son IMPUISSANCE.  OFFENSER, puis S’EXCUSER est devenu un rituel auquel nous ne pourrons JAMAIS adhérer. Vous êtes certainement accoutumée de voir des NEGRES (avides de reconnaissance) vous lécher les babines dans votre petit milieu médiatique, dans l’espoir d’être visible sur le petit ou grand écran, raison de votre DÉSINVOLTURE pathologique. Chaque peuple a ses brebis égarées. Le comportement de votre ancien ETALON ne saurait justifier votre MEPRIS à notre égard. Fumer de la moquette n’aide pas votre GYNECO, Docteur ES lèche, à être lucide.  Apprenez à distinguer les INDIVIDUS de leur PEUPLE. Je terminerai cette brève missive sur une précieuse recommandation, celle de scruter attentivement l’ouvrage de JAMES BALDWIN intitulé « THE NEXT TIME FIRE ». Vous comprendrez l’ardeur de nos réactions.  Les titres de civilité et formules de politesse étant réservés aux âmes charitables, je m’en suis VOLONTIERS abstenu. NGOMBULU YA SANGUI YA MINA BANTU LASCONY

Des gouvernements canadiens seraient-ils complices d’esclavage et de crimes contre l’humanité en Afrique et ailleurs ? Aussi, pour quoi la position extrême du Canada sur l’Arabie Saoudite ?

Des gouvernements canadiens seraient-ils complices d’esclavage et de crimes contre l’humanité en Afrique et ailleurs ? Aussi, pour quoi la position extrême du Canada sur l’Arabie Saoudite ?

TRIBUNE. Les canadiens à l’intérieur comme à l’extérieur sont responsables de la réputation de leur pays et de leur peuple. Il y a bien des cas lourds qui tourmentent et empêchent les gens d’ici de dormir profondément ces temps-ci. La promesse non tenue par l’ambassade du Canada à Dakar de fournir de l’eau potable à des populations pauvres du village de Montréal et les allégations d’évasion fiscale de 8 millions de dollars dont une compagnie québécoise fait l’objet, méritent d’être soulignées en passant. Aux Philippines certaines compagnies canadiennes sont accusées de laisser sur place des déchets toxiques et dangereux pour la santé des populations et ce sont également des milliers de personnes qui auraient été affectés par des déchets miniers. Ainsi certains auteurs disent que la présence canadienne aux Philippines pose problème, d’autant plus que le gouvernement fédéral persiste à soutenir des actions irresponsables des minières canadiennes. Ailleurs, on fait état d’échappement de poussières toxiques et cancérigènes impactant une population de cent vingt mille habitants pendant des années. Ainsi le ministère de l’environnement de ce pays aurait accusé la CBG (Compagnie des bauxites de Guinée) et Rio Tinto Alcan d’être des pollueurs irresponsables. Pourtant et de manière générale, la bonne réputation du Canada dans le monde ne souffre d’aucune souillure. Mais elle est continuellement mise à rude éprouve par le comportement irresponsable de certains de nos compatriotes et de nos compagnies à l’étranger. Il y a actuellement des faits mondiaux marquants qui trahissent l’image de marque de ce pays et de son peuple si gentil. Ce sont des allégations graves pour lesquels la justice canadienne a été saisie et qu’elle a accepté de dire le droit. A l’issue de ce procès et on l’espère, la juridiction de ce pays pourra encore une fois laver à grande eau les points noirs qui apparaissaient sur la notoriété de ce beau et généreux pays, qu’est le Canada. Sanctionner les coupables et leurs dire que leurs actes ne sont acceptés nulle part et même pas en Afrique, serait une jurisprudence exemplaire pour le progrès des droits de l’homme. De ce fait, notre système de justice enverrait un message mondial clair, à ses citoyens qui seraient tentés de dévier du droit chemin. Il s’agirait présentement de la présence problématique d’une minière canadienne (Nevsun Ressources) en Érythrée. L’Érythrée dans le monde La république d’Érythrée (Eritrea en anglais, Értra en tigrina) est un pays du nord-est de l’Afrique. À la limite de la région géopolitique de la Corne de l’Afrique, elle a pour voisins Djibouti au sud, l’Éthiopie à l’ouest, et le Soudan au nord. Sa superficie est de 121 144 km², soit l’équivalent de la Corée du Nord (mais cinq fois plus petite que la France). Sa capitale et sa plus grande ville est Asmara avec 431 000 habitants (recensement de 1995) et elle divisée en six provinces (awraja) : Anseba, Debub, Debub-Keih-Bahri, Gash-Barka, Maekel et Semien-Keih-Bahri. Le nom de l’Érythrée provient du grec eruthros signifiant « rouge » en raison de la proximité de la mer Rouge. Conquise de nombreuses fois au cours du XXe siècle, d’abord par les Italiens puis par les Britanniques et enfin par les Éthiopiens, l’Érythrée a accédé à l’indépendance en 1993, à l’issue d’une guerre de libération qui a duré trente-cinq ans. Sa population tourne au tour de 6,3 millions d’habitants avec un produit intérieur brut de 3,4 milliards de dollars US. Les musulmans regroupent 45 % de la population, contre 45 % pour les chrétiens coptes et 10 % pour les autres confessions. La plupart des chrétiens coptes sont traditionnellement installés sur le plateau érythréen. Quant aux musulmans, ils vivent généralement sur la côte de la mer Rouge et dans certains centres urbains. Plus de 60 congrégations religieuses sont à l’œuvre dans ce pays. Situation des droits de l’homme dans ce pays En Erythrée, l’une des pires dictatures de la planète se maintient au pouvoir par la terreur, la surveillance de masse, la torture à grande échelle, la détention arbitraire et le travail forcé. Ces violations « d’une portée et d’une ampleur rarement vues ailleurs » pourraient constituer des « crimes contre l’humanité », conclut un récent rapport de la commission d’enquête des Nations unies sur les droits de l’homme dans ce pays de la corne de l’Afrique. De plus, la commission d’enquête de l’ONU publiée le 8 juin 2016, estime que ce pays de l’Afrique de l’Est s’est rendu coupable de crimes contre l’humanité. Il existerait dans ce pays, des prisons secrètes où se pratiquent des formes sophistiquées de torture, le travail forcé pour une grande partie de la jeunesse, des milliers de disparues et une terreur générale. La commission a conclu que des dirigeants érythréens se sont rendus coupables de crimes contre l’humanité. Des crimes d’esclavage, d’emprisonnement, de disparitions forcées, de persécutions, de viols, de meurtres et d’autres actes inhumains ont été commis dans le cadre d’une campagne systématique et à grande échelle contre la population civile depuis 1991. Il paraitrait qu’une mine canadienne a été construite en partie grâce au travail forcé de centaines d’ouvriers conscrits par ce gouvernement érythréen totalitaire accusé de graves violations de droits humains. De plus, c’est un système étatique opaque et combinard, prompt à rendre des services aux puissances du moment, pourvu qu’on lui fasse glisser une petite enveloppe et quitte à renier ses alliances d’hier, exploitant sa population au bénéfice de sa classe dirigeante, menteur et dissimulateur avec des instruments de répression sans précédents. La liberté de religion inscrite dans la Constitution (art. 19.4: « Tout citoyen a la liberté de pratiquer n’importe quelle religion et d’en exercer la pratique. ») ne semble pas bien respectée, car ceux qui pratiquent une religion non reconnue font l’objet d’arrestations de la part de la police. Des centaines de membres d’Églises non reconnues sont aujourd’hui en prison. Pourtant, selon la Constitution érythréenne, la persécution religieuse est interdite et le gouvernement affirme respecter la liberté de culte. Les faits de la poursuite civile au Canada contre la minière canadienne, Nevsun Ressources Au moment