RDC : le M23 a commis des « exécutions sommaires » d’enfants à Bukavu, selon un rapport de l’ONU

Après la prise de Bukavu par le M23, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU fait état d’une « forte détérioration » de la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), entraînant de graves abus tels que des exécutions sommaires, y compris d’enfants, et des violences sexuelles liées au conflit. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) indique avoir reçu des confirmations de cas d’exécution sommaire d’enfants par le M23 après son entrée dans la ville de Bukavu la semaine dernière. « Nous savons également que des enfants étaient en possession d’armes », a déclaré lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, Ravina Shamdasani, porte-parole du HCDH. Le HCDH fait état d’une situation « très chaotique », faisant référence à ces vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux. Celles-ci montrent des enfants âgés de 11 à 15 ans, qui utiliseraient des uniformes abandonnés par les Forces armées congolaises (FARDC), et tirant des coups de feu et pillant des magasins. Des enfants tués au quartier latin à Bukavu « Nous avons également appris que le 16 février, dans un quartier appelé quartier latin à Bukavu, 3 garçons ont été tués lors d’une altercation avec des membres du M23. Selon des informations recueillies auprès de sources fiables, les trois garçons, qui n’ont pas encore été identifiés, transportaient des armes collectées dans un camp abandonné des FARDC et ont été interceptés par le M23. Ils ont refusé de désarmer et, au cours d’un échange de tirs qui a suivi, les trois enfants ont été tués », a détaillé Mme Shamdasani. Déjà, jeudi dernier, la Directrice générale de l’UNICEF, avait sonné l’alarme quant à l’augmentation des violations graves des droits des enfants, précisant que sur les deux dernières semaines 1.100 mineurs non accompagnés avaient été identifiés au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. « Même avant la récente intensification de la crise, le recrutement d’enfants par des groupes armés était déjà en hausse dans la région. Désormais, les parties au conflit appelant à la mobilisation de jeunes combattants, le rythme de recrutement va probablement s’accélérer », s’est inquiétée Catherine Russell, évoquant des enfants recrutés dès l’âge de 12 ans. Recrutement forcé d’enfants En outre, les services du Haut-Commissaire Volker Türk indiquent avoir reçu des informations sur des arrestations et des détentions arbitraires, des traitements dégradants et des allégations de retours forcés de jeunes Congolais fuyant la violence dans les pays voisins. « Nous recensons également des cas de mauvais traitements, de violences sexuelles et sexistes liées au conflit, de recrutement d’enfants et de recrutement forcé, d’intimidation et de menaces de mort », a ajouté Mme Shamdasani. Alors que les rebelles soutenus par le Rwanda ont pénétré vendredi 14 février dans la capitale provinciale du Sud-Kivu, moins de trois semaines après avoir pris le contrôle de Goma, le chef des droits de l’homme de l’ONU, appelle le Rwanda et le M23 à protéger tous les individus dans les territoires qu’ils contrôlent. Volker Türk demande au Rwanda et au M23 de veiller à ce que les droits de l’homme et le droit humanitaire international soient respectés. Il exprime son horreur face aux événements qui se déroulent au Sud et au Nord-Kivu et à l’impact qu’ils ont sur les civils. M. Türk demande aux différentes parties de reprendre le dialogue dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi. « Les risques de débordement vers un conflit encore plus profond et plus large sont effroyablement réels et auront des conséquences encore plus dévastatrices pour les civils », a insisté la porte-parole du Haut-Commissariat. Risques de représailles contre des défenseurs des droits de l’homme L’avancée du M23, soutenu par le Rwanda, dans le Sud-Kivu a plongé la région dans une crise sécuritaire et humanitaire complexe, provoquant des déplacements de population. Sur le terrain, des hôpitaux et des entrepôts humanitaires ont également été attaqués, et des menaces ont été proférées à l’encontre du système judiciaire. À la suite de l’évasion des prisons centrales de Kabare et Bukavu le 14 février, le HCDH indique avoir reçu des demandes de protection de la part de victimes et de témoins. Ils craignent des représailles de la part des évadés, étant donné leur participation active aux procès contre certains de ces prisonniers reconnus coupables de graves violations des droits de l’homme et d’abus – dont certains constituent des crimes internationaux. A ce sujet, le HCDH s’est inquiété de la sécurité des avocats, mais aussi des journalistes. « Des défenseurs des droits de l’homme toujours bloqués à Bukavu et à Goma, ont exprimé des craintes pour leur sécurité, en raison de leur engagement actif en faveur des droits de l’homme et de leur dénonciation des violations et des abus commis par le Rwanda et le M23 dans divers territoires de l’est de la RDC ». Des milliers de personnes se réfugient en quelques jours au Burundi Entre 10.000 et 15.000 personnes sont entrées au Burundi ces derniers jours, fuyant l’escalade de la tension et de la violence dans l’Est de la RDC. Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), la plupart des arrivants sont des Congolais, principalement originaires de la région de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, où la situation continue de se détériorer. Un plus petit nombre de ressortissants burundais sont également rentrés dans leur pays, fuyant les affrontements. Les personnes arrivent principalement au poste frontière de Gatumba, près de la capitale Bujumbura, épuisées et traumatisées, souvent séparées de leur famille et avec peu d’informations sur le lieu où elles se trouvent. « Des équipes du HCR sont présentes pour s’assurer que les personnes arrivant en quête de sécurité reçoivent le soutien dont elles ont besoin en attendant l’enregistrement et les procédures d’accueil ultérieures », a affirmé Matthew Saltmarsh, porte-parole du HCR. Plusieurs personnes se sont noyées le long de la rivière Rusizi « Des milliers de personnes arrivent par des points de passage non officiels, notamment le long de la rivière Rusizi, près de Rugombo, et que plusieurs personnes se
Haïti : un enfant sur huit est désormais déplacé en raison de la violence armée

La crise humanitaire en Haïti atteint un point critique, avec un enfant sur huit désormais déplacé en raison de l’escalade de la violence alimentée par les groupes armés qui continuent de contrôler la plupart partie de la capitale, alerte le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Les dernières données révèlent que plus de 500.000 enfants ont été contraints de quitter leur foyer, ce qui représente une augmentation choquante de de près de 50 % depuis septembre. Au total, plus d’un million d’Haïtiens sont déplacés à l’intérieur du pays, dont la moitié sont des enfants qui ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. « C’est une période horrible pour être un enfant en Haïti, avec la violence qui bouleverse des vies et force de plus en plus d’enfants et de familles à quitter leur foyer », a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF. « Les enfants ont désespérément besoin de sécurité, de protection et d’accès aux services essentiels. Nous ne pouvons pas détourner le regard », a affirmé Catherine Russell. Les enfants haïtiens pris au piège entre violence, pauvreté et déplacements Des décennies d’instabilité politique, de pauvreté et d’inégalité ont permis la montée en puissance des groupes armés et l’impact sur les enfants est dévastateur. Les rapports font état d’une augmentation de 70 % du recrutement d’enfants au cours de l’année écoulée, les mineurs constituant jusqu’à 50 % de leurs rangs. Ce recrutement est contraire au droit international et constitue une grave violation des droits de l’enfant. Par ailleurs, la crise des déplacements a rendu les enfants particulièrement vulnérables à la violence, y compris à la violence sexuelle, au trafic, à l’exploitation et aux abus. Les incidents de violence sexuelle à l’encontre des enfants ont augmenté de 1.000 % au cours de l’année écoulée, a indiqué l’agence onusienne. L’accès aux services de base tels que l’éducation, les soins de santé, l’eau potable et l’assainissement a été gravement perturbé, exposant les enfants à des risques accrus de malnutrition et de maladie. Près de 6.000 personnes endurent des conditions proches de la famine et les sites de déplacement insalubres ont créé un terrain fertile pour les épidémies de choléra. Le pays a enregistré près de 88.000 cas suspects de cette maladie, qui touche les enfants de manière disproportionnée. Une crise urbaine qui s’empire La crise est particulièrement grave dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince, où la violence et l’instabilité sont omniprésentes. En décembre, des tentatives de siège de quartiers résidentiels ont forcé environ 40.000 personnes à fuir leur domicile en seulement deux semaines. L’UNICEF estime que trois millions d’enfants dans le pays ont besoin d’une aide humanitaire, dont 1,2 million d’enfants en danger immédiat dans la ville. Appel à l’action L’UNICEF demande à toutes les parties de cesser immédiatement les hostilités et de mettre fin aux violations des droits de l’enfant, y compris le recrutement par des groupes armés et toutes les formes de violence sexuelle. L’agence a également lancé un appel pour que les travailleurs humanitaires puissent accéder sans entrave aux personnes dans le besoin, y compris les populations déplacées. « Les enfants d’Haïti subissent les conséquences d’une crise qu’ils n’ont pas créée », a déclaré Mme Russell. « Ils comptent sur le gouvernement haïtien et la communauté internationale pour prendre des mesures urgentes afin de protéger leurs vies et de préserver leur avenir », a-t-elle souligné. ONU
Transmission mère-enfant du VIH : la couverture en ARV des enfants représente 27% en Afrique de l’Ouest et du Centre

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé le vendredi 14 juin 2024, un webinaire sur le Thème : « Elimination de la transmission mère enfant du VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre, et si on en parlait ? », avec comme panelistes les docteurs Fodé Simaga et Éric Verschueren de l’ONUSIDA. Plus de cinquante journalistes membres du Réseau des Médias pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) ont échangé au cours d’un webinaire avec les docteurs Fodé Simaga, Directeur de la science, des services et des systèmes pour tous au siège de l’ONUSIDA à Genève et le Dr. Éric Verschueren, Directeur pays ONUSIDA au Benin et au Togo sur la problématique de l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, mais aussi des défis à relever pour atteindre cette élimination d’ici à 2030, comme le suggère l’ONUSIDA. Il s’avère que la lutte contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) reste un enjeu majeur de santé en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest et du Centre, où le taux de dépistage du VIH chez les femmes enceintes et le traitement des enfants aux antirétroviraux demeurent insuffisants, selon les experts de l’ONUSIDA. Selon le Dr Fodé Simaga, « l’Afrique de l’Ouest et du Centre représente 50% des femmes enceintes qui ne sont pas sous traitement. Il a ajouté que la couverture ARV des enfants globalement dans le monde est de 52 %, en Afrique de 37%, mais en Afrique de l’Ouest et du Centre est de 27 %. “ Cela signifie que seulement un enfant sur quatre (1/4) est traité par les ARV. Il y a environ 40% de nouvelles infections des enfants soit environ 51 000 sur 130 000 au total”, a-t-il ajouté. Pour les défis à relever, le Dr Fodé Simaga, met l’accent sur la sensibilisation de proximité afin d’identifier les femmes enceintes et les stimuler à se faire dépister. « Nos systèmes de données ne sont pas très performants dans la région. Il faut vraiment les améliorer pour pouvoir savoir, là aussi sont les femmes enceintes géographiquement et leur nombre. Il faut des campagnes de sensibilisation avec de nouveaux outils (réseaux sociaux, téléphone, sms, etc.) pour sensibiliser les femmes et on doit y arriver. Parce que je ne pense pas qu’aucun d’entre nous ici supportera voir nos enfants qui meurent à ce niveau-là, alors que tous les traitements et le technologie ». Environ 40% de nouvelles infections des enfants Selon le docteur Éric Verschueren, « un enfant sur deux qui n’a pas le traitement quand il est testé positif meurent avant l’âge de deux ans et quatre enfants sur cinq qui n’ont pas le traitement meurent avant l’âge de cinq ans. Ce sont des enfants qu’on peut donc sauver en donnant des ARV, aussi bien au niveau de la prévention des infections chez les mamans enceintes qu’au niveau du traitement des enfants qui ont attrapé le VIH lors de la grossesse ou lors de la période d’allaitement. Il y a beaucoup de travail à faire. D’où la création de l’Alliance mondiale qui est, certes limitée à quatre pays dans notre région, mais les principes et les actions qu’on doit mener sont les mêmes au-delà de ces quatre pays et devaient être suivis partiellement au moins dans la plupart des pays de la sous-région ». D’avis de deux experts, les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre doivent adhérer à l’Alliance mondiale si les dirigeants veulent réellement arriver éradication de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.Notons que la création de l’Alliance mondiale par l’ONUSIDA, les réseaux de personnes vivant avec le VIH, l’UNICEF et l’OMS ainsi que les partenaires techniques, le PEPFAR et le Fonds mondial va permettre de faciliter l’accès aux soins des enfants vivant avec le VIH et éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici à 2030. Par ailleurs, ces pays doivent aussi focaliser leurs actions à la sensibilisation et au dépistage des femmes enceintes pour sauver des enfants issus des mères atteintes du VIH-SIDA pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Wilfrid Lawilla D.
Les enfants sont les premières victimes de la stagnation des progrès en matière de réduction de la pauvreté dans le monde, alertent l’UNICEF et la Banque mondiale

333 millions d’enfants dans le monde, soit 1 sur 6, vivraient dans une extrême pauvreté, d’après une nouvelle analyse publiée aujourd’hui par l’UNICEF et la Banque mondiale. Examinant pour la première fois l’évolution de l’extrême pauvreté chez les enfants, le rapport Global Trends in Child Monetary Poverty According to International Poverty Lines révèle que malgré une baisse du nombre d’enfants vivant avec moins de 2,15 dollars É.-U. par jour, lequel est passé de 383 à 333 millions entre 2013 et 2022 (soit une diminution de 13 %), les incidences économiques de la pandémie de COVID-19 ont entraîné une stagnation des progrès durant trois ans, progrès dont auraient pu bénéficier, selon les prévisions, 30 millions d’enfants supplémentaires s’il n’y avait pas eu les perturbations liées à la crise sanitaire. Publié en amont de la Semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies (du 18 au 22 septembre), durant laquelle les dirigeants mondiaux se réuniront pour analyser, notamment, l’examen à mi-parcours des objectifs de développement durable (ODD), ce rapport alerte sur le fait qu’au rythme actuel de la réduction de la pauvreté, l’ODD consistant à éliminer l’extrême pauvreté chez les enfants d’ici à 2030 ne sera pas atteint. « Il y a sept ans, le monde a fait la promesse d’éliminer l’extrême pauvreté chez les enfants d’ici 2030. Nous avons réalisé des progrès, qui montrent qu’avec suffisamment de volonté et d’investissements, il est possible de sortir des millions d’enfants de la pauvreté, qui constitue souvent un cercle vicieux », a déclaré Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF. « Cependant, la conjugaison des crises provoquées par les effets de la COVID-19, des conflits, des changements climatiques et des chocs économiques a enlisé les progrès et laissé des millions d’enfants dans une situation d’extrême pauvreté. Nous ne pouvons pas abandonner ces enfants. L’élimination de la pauvreté infantile est un choix politique. Nous devons redoubler d’efforts pour que tous les enfants puissent avoir accès aux services essentiels, notamment à l’éducation, à la nutrition, aux soins de santé et à la protection sociale, tout en remédiant aux causes profondes de l’extrême pauvreté. » D’après le rapport, l’Afrique subsaharienne compte la plus grande proportion d’enfants (40 %) vivant dans une extrême pauvreté, laquelle a connu l’augmentation la plus importante enregistrée durant la dernière décennie, passant de 54,8 % en 2013 à 71,1 % en 2022. Cette forte hausse est due à une croissance démographique rapide, à des mesures limitées en matière de protection sociale et aux problèmes planétaires générés par la pandémie de COVID-19, les conflits et les catastrophes climatiques. Parallèlement, dans l’ensemble des autres régions du monde, à l’exception du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, les taux d’extrême pauvreté ont régulièrement diminué. À l’échelle mondiale, plus de la moitié des personnes vivant dans une extrême pauvreté sont des enfants, alors qu’ils ne représentent qu’un tiers de la population du globe. Ils sont deux fois plus susceptibles que les adultes – 15,8 % contre 6,6 % – d’être issus de ménages très pauvres et de ne pas avoir accès à la nourriture, aux installations d’assainissement, à l’hébergement, aux soins de santé et à l’éducation dont ils ont besoin pour survivre et s’épanouir. « Un monde où 333 millions d’enfants vivent dans une extrême pauvreté, qui non seulement ne leur permet pas de satisfaire leurs besoins les plus élémentaires mais les prive également de dignité, de perspectives et d’espoir, est tout simplement intolérable », déclare Luis Felipe Lopez-Calva, Directeur mondial du pôle Pauvreté et équité de la Banque mondiale. « Il n’a jamais été aussi crucial de sortir résolument tous les enfants de la pauvreté, en leur offrant un accès équitable à une éducation, à une nutrition, à des soins de santé et à une protection sociale de qualité, ainsi qu’à la sûreté et à la sécurité. Ce rapport doit nous rappeler qu’il n’y a pas de temps à perdre dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, et que nous devons axer prioritairement nos efforts sur les enfants. » Les enfants les plus vulnérables, tels que ceux vivant en milieu rural ou au sein de ménages où le chef de famille n’est pas ou peu instruit, sont sensiblement plus touchés par l’extrême pauvreté. D’après le rapport, 1 enfant sur 3 vivant dans un pays fragile ou touché par un conflit est issu d’un ménage très pauvre, contre 1 enfant sur 10 dans les pays non fragiles. Afin d’éliminer l’extrême pauvreté et compenser les effets de la pandémie, l’UNICEF et la Banque mondiale appellent les gouvernements et leurs partenaires à :
RDC/Kongo central : Nos enfants sont en danger !!!!

PARLONS-EN. Affaire gravissime dans la ville de Boma! Un monsieur de 68 ans vient d’être arrêté par le commissariat urbain de la PNC. La police a trouvé dans sa maison 19 fillettes séquestrées dont 9 âgées de de 7 à 10 ans et 10 âgées de 14 à 16 ans qui ont été toutes déviergées par lui après les avoir séquestrées. Le premier interrogatoire de services compétents indique que certaines fillettes sont de Boma, d’autres de Kinzau Mvuete. Premier indice : toutes les victimes sont de sexe féminin et sont d’un âge mineur. Deuxième indice : toutes ont été victimes des abus sexuels. Mais en réalité, l’on ne sait dire si lycée abus ont été commis par le seul individu qui a séquestré lesdits enfants ou si ce dernier est juste un entregent d’un proxénétisme en faveur de nombreux pedophiles de la contrée. Et le fait que le séquestreur a choisi de regrouper ses proies à Boma, probablement parce que les installations portuaires seraient moins surveillées qu’à Matadi, il ne faut pas pas exclure l’hypothèse de trafic d’êtres humains ou celle du commerce des organes en destination des pays occidentaux et arabes où, d’après certaines sources fiables de Human Rights International, certains organes humains se négocient jusqu’à un demi/million de dollars. Il faut que les services compétents de la magistrature et de police criminelle se penchent sur ce dossier très sensible qui met en mal la sécurité des familles et de nos enfants dont l’Etat a l’obligation de protection. Affaire à suivre de très près. Par Germain Nzinga
Sénégal/Aminata TOURE: situer les responsabilités sur les tueries de 16 de nos enfants

HAUT ET FORT. « L’élection présidentielle devra impérativement se tenir à date échue, en février 2024 avec la participation de TOUS les candidats », a prévenu l’ancien Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré. « Seul le Président Macky Sall n’y participera pas selon les dispositions très claires de la Constitution », a cependant estimé l’ex présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE, 2019 -2020) dans un message posté sur twitter. Pour elle, « aucun report de l’élection présidentielle ne peut être envisagé! ». En revanche, plaide l’ancien ministre de la Justice, « les plaintes nationales et internationales doivent rapidement permettre de situer les responsabilités sur les tueries de 16 de nos enfants et les commanditaires ». Ce, afin que les auteurs répondent rapidement de « leurs actes de barbarie », a-t-elle conclu. Alain Thyg
Said Pipo lance la Grande fête nationale dédiée aux enfants à Tanger

Après le franc succès de ses précédentes éditions tenues à Mohammedia, la Grande fête nationale dédiée aux Enfants rempile cette année pour sa troisième édition prévue le 6 novembre 2022 au Grand Stade de Tanger. Organisée par l’animateur de l’émission « Atfal 3la Bal» traduire « Des enfants conscients», Said Pipo, en partenariat avec Sonarges (Société nationale de réalisation et de gestion des stades), cette manifestation affiche le grand format avec un programme éclectique qui réunira plus de 35.000 enfants autour du thème « Le Maroc dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc». Il court, il court cet événement. Cette année, au Grand Stade de Tanger, la Grande fête nationale dédiée aux Enfants s’apprête à renouer avec le succès de ses deux précédentes éditions tenues à Mohammedia. Plus de 35.000 enfants des divers établissements scolaires publics et privés seront au rendez-vous accompagnés par les parents et grands-parents, pour clamer tout leur amour pour le Maroc à l’occasion de la Commémoration de la 47 e édition de la Marche Verte. Prévue dimanche 6 novembre 2022 à partir de 16h, cet événement, avec le concours de ses partenaires notamment le Ministère de l’Intérieur, Ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement primaire et des sports, Ministère de la Culture, cette troisième édition s’assigne plusieurs objectifs ambitieux. Il s’agit d’abord de consolider les principes du patriotisme, faire connaître la cause nationale et souligner l’initiative royale du Maroc dans l’autonomie du Sahara du Maroc, entre autres. L’animateur de la plus célèbre émission réservée aux enfants «Des enfants conscients», Said Pipo, sous l’impulsion de qui est né cet événement entend faire de la manifestation un rendez-vous incontournable et fédérateur à plus d’un titre. « Nous entendons à travers cet événement participer à faire connaître l’Initiative d’Autonomie, mise en place depuis mars 2007. Cette initiative à travers laquelle le Maroc offre au monde une approche irénologique concertée et consensuelle, susceptible d’être capitalisée dans les enceintes académiques. Surtout que sa Majesté Le Roi Mohammed VI voit en la question du Sahara marocain l’élément central de la structuration de l’environnement international du Maroc. La sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats en dépendent», indique-t-il à ce propos. Avec le soutien de l’agence Event live pour l’événementiel, lors de cet événement, les enfants invités à cette aventure, diront haut et fort, d’une seule voix, «Le Maroc dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc », la thématique autour de laquelle est organisée cette édition. «Il est important aujourd’hui d’enraciner l’amour du pays et de ses causes nationales et internationales dans l’esprit des enfants afin qu’ils prennent conscience de l’importance que revêtent toutes ces questions liées à l’unité territoriale de notre cher Royaume», poursuit Said Pipo pour qui cet événement donnera suite à d’autres initiatives du genre. Rendez-vous donc le 6 novembre 2022 à partir de 16h au Grand Stade de Tanger ! Soyez au rendez-vous ! On y sera ! L’intégrité territoriale du Maroc A l’instar de la position de la grande majorité de la communauté internationale, l’appui sans faille à l’initiative d’Autonomie signifie en effet que la solution ne peut être que politique, basée exclusivement sur l’Initiative marocaine d’autonomie, dans le cadre de la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume. A la faveur d’une diplomatie active et agissante sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, d’autres pays influents suivent tour à tour l’exemple américain en apportant depuis un soutien ferme à la solution proposée par le Maroc. L’Espagne, l’Allemagne, la Roumanie, les Pays Bas, les Philippines, la Serbie et la Hongrie, pour ne mentionner que ces derniers, ont annoncé leur appui au plan marocain, en tant que seule solution sérieuse et crédible. Ils rejoignent ainsi la majorité des Etats arabes et africains qui soutiennent avec vigueur, et depuis toujours, le plan d’autonomie sous la souveraineté du Maroc.
La Banque mondiale approuve la deuxième phase du programme nutritionnel afin de réduire le retard de croissance des enfants à Madagascar

La Banque mondiale a approuvé mercredi 13 juillet la deuxième phase du programme d’amélioration des résultats nutritionnels en utilisant l’approche-programme à phases multiples, pour un montant de 85 millions de dollars, dont 42,5 millions à titre de dons et 42,5 millions à titre de crédit, afin de continuer à soutenir Madagascar à lutter contre le retard de croissance généralisé chez les enfants. La malnutrition chronique est le principal obstacle au développement du potentiel de l’enfant, au développement humain à long terme du pays et à sa croissance économique. Le retard de croissance touche quatre enfants de moins de cinq ans sur dix à Madagascar, soit environ 1,7 million d’enfants, ce qui représente l’un des taux les plus élevés au monde. De plus, 7,7% des enfants de moins de cinq ans sont émaciés (trop maigres pour leur taille), augmentant ainsi les risques de morbidité et de mortalité. Cependant, malgré les nombreux chocs auxquels le pays a été confronté au cours des dernières années, Madagascar a réalisé des progrès lents mais constants. La prévalence du retard de croissance est passée de 50,1 % en 2008-9 à 39,8 % en 2021. Ce taux d’amélioration de 0,86 point de pourcentage par an est meilleur que celui dans la région Afrique. « Nous félicitons l’Etat malgache pour cette réalisation majeure. La réduction de la prévalence du retard de croissance est une étape essentielle pour améliorer les résultats d’apprentissage des enfants et leur productivité future. Si ces efforts sont maintenus, cela aura un impact significatif et durable sur le capital humain de Madagascar », a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar. « Ce programme complète le Programme de résilience des systèmes alimentaires pour l’Afrique de l’Est et australe (FSRP), récemment approuvé par l’IDA, et les deux programmes renforceront davantage la résilience des communautés pour préserver ces acquis et éviter les perturbations dans la fourniture de services de santé et de nutrition, alors que Madagascar, comme de nombreux autres pays, continue de ressentir les impacts de la pandémie de COVID-19, des chocs climatiques et de la crise de sécurité alimentaire liée à la guerre en Ukraine. » La première phase du programme a permis à plus de 1 875 461 femmes et enfants de moins de cinq ans de recevoir des services de santé et de nutrition par le biais de 4 526 sites communautaires et de 1 081 établissements de soins de santé primaires renforcés et équipés. La deuxième phase restera axée sur l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité d’un ensemble de services essentiels en matière de santé reproductive, maternelle et infantile et de nutrition, la création d’une demande et le renforcement des systèmes. La deuxième phase continuera à soutenir les neuf régions de la première phase, et s’étendra sur quatre autres régions : Androy, Anosy, Atsimo Atsinanana et Atsinanana, dont trois sont parmi les régions les plus vulnérables au climat à Madagascar. Cette deuxième phase permettra également d’accroître les synergies avec d’autres investissements sectoriels, notamment dans les domaines de l’agriculture et de la protection sociale, afin de soutenir davantage l’amélioration des résultats nutritionnels. Il est en effet prouvé qu’une plus grande couverture des interventions en matière de sécurité alimentaire, de protection sociale et de nutrition pour les plus vulnérables et les plus pauvres contribue aux efforts visant à réduire la pauvreté, l’insécurité alimentaire chronique et le retard de croissance des enfants. « Dans un contexte d’aggravation de la fragilité et de l’insécurité alimentaire, ce programme d’approche-programme à multiples phases pour améliorer les résultats nutritionnels s’avère de plus en plus primordial et sa mise en œuvre nécessite une approche multisectorielle afin d’accélérer les progrès en faveur de la réduction du retard de croissance », a déclaré Maud Juquois, économiste principal de la santé à Madagascar. Ce programme décennal a été conçu pour bénéficier à près de 75 % des enfants de moins de cinq ans, en commençant par les régions qui présentent les taux de retard de croissance les plus élevés du pays et en s’étendant progressivement à 15 régions. Avec l’expansion géographique de la deuxième phase, il couvrirait 65 % des enfants de moins de cinq ans à la fin de 2026. D’ici 2028, le programme devrait réduire de 30 % le nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance dans les régions ciblées.